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mercredi, 11 juin 2014

ON S’ÉTAIT CONNU GRÂCE AUX BLOGS

Pas de note depuis...

Mais comment écrire après avoir perdu un ami. Un ami que je connaissais depuis 8 ans. 8 ans, ça peut paraître peu, mais quand on se comprend tout de suite, et que l'on prend conscience de la fragilité de la vie, c'est beaucoup. Parce qu'en 8 ans, on a, malgré les kilomètres fait tant de choses ensemble que je me rappellerai toujours : Rigolé, marché dans Paris, goûté des bons vins, goûté ses petits plats, si subtils et nouveaux à chaque rencontre, joué, à un tas de choses (composio, time's up, taboo, cékoidon, et tous les petits jeux cons que je publiais sur mon blog en sachant qu'il chercherait). On a parlé de choses futiles comme de choses sérieuses. Il adorait Venise, mais je suis contente qu'il soit allé en Angleterre et qu'il ait aimé. C'est important que mes amis comprennent ce que j'aime en Angleterre. Et puis une saloperie de maladie l'a attaqué vicieusement il y a 4 ans. Il s'est battu, a tout accepté des traitements inhumains qu'on lui a proposés, des conditions d'hospitalisation pas toujours au top. Je ne l'ai jamais entendu se plaindre. Quand on se voyait, il était le premier à profiter du moment, à nous prouver que la vie, il faut la mordre, ne pas la perdre à se morfondre et à entretenir la rancœur. Il n'a jamais fait allusion ici à sa maladie, moi non plus. Et je ne pensais pas écrire une note. Mais Pascale, pour qui il était et est tout, a été très forte, pendant ces quatre ans, et hier. Alors je leur dois cette note, je dois faire l'effort de trouver les mots pour dire à quel point je suis triste d'avoir perdu mon ami. Mes prochaines notes ne seront pas tristes. Je n'oublierai pas Hervé, bien au contraire, mais chaque moment de la vie que j'apprécierai sera comme un hommage. Je râlerai encore quelques fois quand même contre les politiques véreux, car il aimait ça chez moi, ce côté caneton enchaîné déchaîné qui ne rate pas une manif. Et Peut-être qu'un jour... Chirac (ou mieux Sharko) finira en prison !

 

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