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jeudi, 10 août 2017

Il se peut qu’un jour la France cesse d’exister, mais la Dordogne survivra... *

Cela fait un mois que je suis en vacances. Je ne suis pas tout à fait reposée. Mais je me disais ce matin, le serai-je à nouveau ? Ce que j'appelle de la fatigue, c'est peut-être tout simplement le fait de vieillir. Il y a dix jours environ j'ai fêté mon dernier anniversaire en 5. L'an prochain, ce sera officiel, je serai vieille. Senior. Enfin non, parce que ces enfoirés de la compagnie de bus de Maville ont repoussé l'âge de la réduction de 50% sur l'abonnement à 62 ans, et la SNCF, je ne sais pas, mais ils ne tarderont pas. 

Il y a des signes qui ne trompent pas. Une dose et demie de whisky hier soir au lieu d'une, et j'ai eu un mal de tête comme jamais je n'en avais eu à cause de l'eau de feu. Les plis de l'oreiller qui s'effacent de plus en plus tard après le réveil sur ma joue gauche. (je comprends maintenant pourquoi il faut la "tendre" ! ha ! ha ! ha !) Dans les magasins, le tram, et quand je bosse au lycée, le regard des autres, la manière dont on te parle, qui dit, "oui, t'es bien gentille, mais t'es vieille". Tout cela ne me dérangerait pas si dans le même temps on ne me demandait pas la même chose qu'aux jeunes : C'est-à-dire un temps plein de boulot, les mêmes responsabilités, et pas plus de temps pour préparer tout ça, alors que je deviens lente, mais lente !...

Pour l'instant je suis encore en vacances, et même je vais vraiment les démarrer, puisqu'on part dimanche pour le sud. Je ne vais pas dire vers le soleil, puisqu'à deux ou trois exceptions, nous l'avons tous les jours depuis le printemps. Mais vers des paysages différents, une petite maison qui a l'air super confortable et cosy (la proprio est anglaise) sur les photos et où je sais que je vais pour deux semaines complètement déconnecter, et vivre au rythme que je choisirai sur le moment. Bien sûr, il y a internet, mais j'essaierai de ne pas trop m'y scotcher, d'ailleurs, je crois avoir lu dans le descriptif de la maison que la wifi était faible. Tant mieux.

Nous partons en Dordogne. Dans Dordogne, il y a "dors" ou "d'or". Dans tous les cas ça donne envie. Nous y étions l'an dernier, à l'est du département, cette année, direction l'ouest, à la frontière de la Charente.

Il me reste donc trois jours de prépas boulot, accompagnement de malades, coups de fil pénibles à ESSEFER, rangements, agressions téléphoniques des pubs, etc. 

Et il me reste à vous dire au revoir, bon mois d'août, mais ça, c'est un plaisir !

 

* ...tout comme les rèves dont se nourrit l’âme humaine."

Henry Miller

mercredi, 21 juin 2017

“Le saké pour le corps Le haïku pour le coeur”*

La canicule donne-t-elle envie d'écrire ? Je rêve de trouver un coin d'ombre où la chaleur n'excède pas les 30 degrés, où le bruit se réduise aux cris des petits d'à côté et au miaulement de mon chat, et où j'écrirais au stylo sur un des nombreux cahiers qui dorment dans mon armoire de bureau. Je les ai achetés ou on me les a offerts parce que j'ai toujours aimé le contact du papier, lisse ou rugueux, mat de préférence, mais je n'ai rien contre les couleurs vives ou pastelles, et les motifs ou jeux de mots rigolos. J'aime le bruit que j'entends au fil des lettres quand j'écris dehors et que mon ordinateur ne m'est d'aucune utilité parce que son écran devient illisible. Alors voilà, ce matin, j'avais envie d'écrire. Il était 6 h 12 et je prenais mon café sur ma terrasse. Quel privilège !

Hier j'ai lu dans un texte officiel que l'Education Nationale m'autorisait à la "Production des œuvres de l'esprit. Toutefois, la production d'œuvres dont il est question doit rester autonome (l'agent doit être rémunéré à l'acte et ne pas bénéficier d'un véritable contrat de travail) et manifester la personnalité de son auteur".

Comme ils sont ouverts d'esprit ! Si j'écris un livre ou peins une toile qui ne manifestent pas ma personnalité, et que j'arrive à les vendre, serai-je hors-la-loi si je n'ai pas demandé l'autorisation ? 

Il y a des tas d'autres choses que j'ai le droit de faire en demandant une autorisation. Même pour m'occuper d'ADMV si elle devenait trop malade ou handicapée pour travailler, et que je touche pour cela une indemnité, il faudrait que mon ministère de tutelle soit d'accord. Faut pas pousser non plus. 

Vu qu'il n'y a que du 25 juin au 1er septembre que je pourrais éventuellement trouver le temps de devenir créative rentablement, je ne vais pas me prendre le chou avec ça.

Ces derniers temps, étant donné le manque de disponibilité à la création, je me suis mise aux haïkus. J'ai même gagné un concours. Je ne sais plus si je vous en avais parlé. C'est sympa le haïku. Ça rapproche de la nature et en même temps de la profondeur de notre cerveau. Et ça met dans une humeur très positive. Enfin, je trouve. Et quand, grâce à un haïku de nouvelle année publié sur facebook tu gagnes des chocolats et un beau cahier, la vita è bella !

Voici celui que j'ai écrit ce matin.

Chat plongeant dans thé glacé

Ciel bleu soleil

Et vivre mon rêve d'été

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* De Santoka

dimanche, 14 mai 2017

“La chanson est l’Art de l’Instant.”*

Il y a presque dix ans, ADMV m'avait offert le plus beau cadeau dont je pouvais rêver, un concert de mon chanteur préféré, Gilbert Laffaille, dans mon salon ! Cette année, c'est à mon tour de lui offrir un concert à la maison. Il s'agit d'un chanteur que l'on a découvert ensemble, en voiture, sur une radio locale de chez locale, et ni l'une ni l'autre n'a eu envie d'arrêter la radio malgré les parasites (locaux eux aussi), tellement les mots et la musique provoquaient en nous le même charme. Il s'agissait de cette chanson:

Samedi, il sera chez nous. Et des amis et la famille seront le public. J'espère qu'ils aimeront autant que nous. 

Comme tous les mois de mai quand on organise quelque chose, on se demande le temps qu'il fera. On prévoit soleil, pas soleil, dehors, dedans. Ce weekend, on fait le grand ménage de printemps pour l'occasion. Je n'aurai pas le temps de faire quoi que ce soit de lundi à vendredi, car je suis convoquée pour écouter et faire parler une douzaine de djeuns par jour. Tout cela à 80 km de chez moi. Je vieillis. Je ne rentrerai pas tous les soirs. Je vais faire vivre l'économie touristique de cette jolie ville provinciale. Une connexion wifi et je pourrai évaluer une dizaine de dossiers de recrutement pour le supérieur, et finir de corriger des travaux d'élèves pour les conseils de classes qui commencent dans 15 jours. C'est cool, je ne m'ennuierai pas.

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podcast

Cliquez sur média pour entendre la chanson de Gilles Roucaute

*Charlélie Couture

 

lundi, 10 avril 2017

Spring ! it's spring !

Vacances.

Le plus beau mot pour moi depuis 34 ans !

Il veut dire liberté, soleil, cuisine, peinture, balades, voyages, amour, présence, cinéma, lecture, écriture, et tant d'autres choses.

Hier c'était les Portes Ouvertes des Ateliers d'Artistes dans Maville, mais apparemment ce n'est pas une date nationale. En tout cas, c'est une initiative que j'apprécie énormément. Certaines années j'ai fait la visite à vélo ou à pied, cette année j'ai pris la voiture et ai pu découvrir trois lieux. Dont une ancienne usine recyclée en lieu de résidence pour artistes en tous genres, pendant un temps donné (entre 2 mois et deux ou trois ans maximum). L'ambiance y semble résolument sereine, partageuse et créative. J'y ai rencontré deux anciennes élèves qui étaient là pour des raisons différentes, mais semble-t-il heureuses d'y être. J'ai bavardé avec une jeune artiste en écriture. J'ai entendu des sons nouveaux, vu des matériaux surprenants.

Tout cela à à peine un kilomètre de chez moi. J'aurais pu y aller à pied finalement, mais j'ai aussi vu deux autres lieux. Un garage où des dames exposaient leurs santons en céramique. Art naïf ? Et une maison particulière où des sculptures semblaient vivre leur vie derrière un mur qui les cache d'habitude.

Bientôt il y aura les jardins qui s'ouvriront et les artistes qui y exposeront aussi. J'adore le printemps et ses ouvertures. 

Et surtout, notre petit Boogie a fait son entrée dans le grand monde du jardin ! Prise d'autonomie réussie. Incroyable tout ce qu'un chat sait d'une façon innée. En deux minutes, il était tout en haut d'un arbre. Et est redescendu.

Et le soleil qui revient malgré toutes les annonces pessimistes des medias !!!! 

Je n'en demande pas plus. Même si c'est pour 15 jours.

 

samedi, 01 avril 2017

En anglais, "spring" veut aussi dire "ressort" !

Dès que le printemps revient.

Mon blog fait des pauses de plus en plus longues. Pourtant des trucs me passent souvent par la tête, à propos desquels je me dis "Tiens ! tu devrais faire une note. Rigolote." et puis ma journée et son rythme me rattrapent. 

Récemment j'ai assisté à un concert surprenant par sa mise en scène, la qualité de la voix de ses chanteurs, le talent de ses musiciens et son humour subtil et décalé.

http://sortir.telerama.fr/concerts/on-a-dit-on-fait-un-sp...

Hier j'ai fait passer le quart de l'épreuve d'anglais de mes élèves. Compréhension orale. Épreuve assez stressante de concentration, d'écoute et de vitesse de restitution d'un document. Le thème d'hier : l'année sabbatique pour les jeunes entre deux cycles d'études par exemple. 

Je ferais bien une année sabbatique. Mais maintenant j'attends avec impatience la coupure définitive qui me fera apprécier chaque minute de liberté. Trois ou quatre ans encore. Ça va le faire !

Ce matin, j'ai trouvé 8 sujets, il m'en faut 17, pour les oraux de mes BTS. Bientôt donc, je vais entendre parler de design de cuisine, de lunettes qui font voir les aveugles, de meubles chinois flottants, et bien d'autres choses encore. Du coup, j'ai séché le marché. Cet après-midi, j'ai commencé par une sieste. Coup de barre et chute en sommeil qui ne donnent pas le choix ! Me revoilà sur pied, et prête à vous écrire.

Kengo Kuma, oriental kitchen, Kitchen Home Project, Venice Biennale 2016, Beijing Centre for the Arts, Weng Ling,

Dès que le printemps revient, l'énergie aussi. Normalement. Alors je vais peut-être retrouver mon pep's et mon imagination. Et poster.  

 

mardi, 20 décembre 2016

Noël, c'est de la nostalgie, et c'est pour ça que je l'aime.

La période de Noël me pousse à regarder la télévision. Le temps est souvent trop gris pour donner envie d'aller me balader dans la campagne, trop froid parfois. Il y a trop de monde en ville pour me donner envie d'aller faire du shopping. Les marchés de noël sont devenus des lieux à éviter. Et mon canapé me fait de l'œil, surtout depuis que mon nouveau chat est là. Il réclame des câlins et quelle autre activité que la télé contemplation me permettrait de pouvoir en même temps câliner Boogie alors qu'il se prélasse sur mon épaule, mes genoux, mon ventre, ma tête...?

Les programmes sont souvent à la culture ce que sont à la gastronomie les nounours en guimauve. Faciles à consommer, nostalgiques à souhait, colorés et pas chers. Mais voilà, on a tous ses faiblesses, j'aime ça. Un bon film sentimental ou drôle pour les gosses, surtout depuis que la TNT nous permet d'y avoir droit en VO, j'adore. Hier soir, pas de film. Mais une émission que je ne m'attendais pas à voir si longue sur Maritie et Gilbert Carpentier. Deux noms magiques, qui annonçaient pendant mon adolescence deux heures de bonheurs et de rigolades en famille. On s'amusait, on critiquait, on adorait, c'était selon, en tout cas, contrairement à la règle familiale habituelle, on avait le droit de causer devant le poste, et ça occupait des samedis soirs où on ne sortait pas.

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Quasiment 90 % des séquences montrées hier soir ne m'étaient pas inconnues. J'ai eu l'impression étranges de les avoir vues hier. Elles m'ont transportée dans une époque de ma vie où j'étais heureuse. De ce bonheur évident que j'ai eu la chance de vivre dans mon enfance et mon adolescence. La plupart des extraits d'émissions dataient de 1969 à 1977. Je ne me rappelais pas qu'on regardaient tous les Sacha shows, Top A, etc. Et pourtant je me rappelais de Sylvie Vartan chantant avec Carlos "2 minutes 35 de bonheur", de Dalida, de Joe Dassin. Que des gens dont je n'ai jamais eu de disques, mais dont je connais toutes les chansons par cœur. J'ai regardé ça avec mon chat, qui ne s'est pas ennuyé une minute. Trois heures ! Pour une fois une émission qui ne lésine pas, qui donne le temps de voir.

Je ne regarde plus d'émissions de variétés, n'en croise même plus. A part peut-être Taratata. Mais c'est souvent tard, ça se prend au sérieux et il y a trop de chansons en anglais. Alors que là, on voyait des filles et des garçons, qui dans la vie n'étaient peut-être pas des copains, mais qui acceptaient le temps d'une émission de se "mettre en danger" pour notre petit bonheur du weekend. Ils se déguisaient, faisaient des duos improbables, chantaient des vieilles chansons ou modernes, mais totalement éloignées de leurs répertoires. Ils faisaient des sketches, et Coluche chantait. Et c'était de l'humour, mais aussi de l'émotion.  

Afficher l'image d'origine

 

(Je ne me lasse pas de la voix de Joe Dassin en anglais !)

 

Je crois que c'est la première fois que j'entendais Maritie et Gilbert Carpentier parler, que je les voyais. C'était vraiment des gens bien.

(Cliquez sur les photos pour trouver les articles ou videos en lien.) Edit le 21.12.2016

lundi, 05 décembre 2016

Les chats sont malins et conscients de l'être.*

Il est chez nous depuis deux jours et on ne pourrait déjà pas s'en passer! Il aura du boulot pour être aussi gentil et intelligent et câlin que Poupoune, mais honnêtement, il fait de beaux débuts. 

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Je vous présente donc Boogie et vous demande de l'encourager pour sa première longue journée sans moi demain !

* Tomi Ungerer

jeudi, 27 octobre 2016

Encore un soir de rêve *

Je suis allée écouter mon chanteur préféré. Chanteur et poète. Gilbert Laffaille. A l'heure où l'on décerne le prix Nobel à un poète chanteur, celui qui parmi les chanteurs français m'enchante de ses mots depuis 40 ans, mériterait à mes yeux au moins la même récompense. Mais il n'a évidemment pas la même renommée internationale. Cependant il a fêté ses 40 ans de chansons le weekend dernier, au Forum Léo Ferré à Ivry. 

C'est un endroit génial, petit espace préservé de convivialité, de bonne bouffe et de vin sans prétention, de gens sympas qui ne font pas de selfies mais profitent pleinement du concert, puis de la rencontre avec l'artiste.

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Si vous ne connaissez pas ce lieu, n'hésitez pas. Ca ouvre à 19 h 00 et si on a réservé le repas, on le prend tranquillement jusqu'à 20 h 30, heure où les artistes viennent sur scène. Si vous ne mangez pas, et arrivez juste avant le concert, vous serez assis au fond de la salle, mais pas de panique, elle n'est pas si grande, et vous profiterez juste autant du moment.

La programmation est riche et enrichissante. Je vous laisse découvrir.

Quant à Gilbert Laffaille, si vous ne le connaissez pas, c'est que vous êtes nouveaux ici. Je vous laisse découvrir aussi.

Et si vous venez de province, le Kyriad n'est pas loin, 6 minutes à pied, dans une rue un peu glauque près du périph, mais à deux, c'est cool.  Et avec le prix offert par Booking, on ne va pas en faire un plat du coin !

La soirée de vendredi dernier était un bonheur sans limite. Accompagné par Nathalie Fortin au piano, il nous a offert une heure et demie de mots ciselés et de sketches où l'humour est fin et excellent. Merci !

* Titre d'une ancienne chanson de Gilbert Laffaille

dimanche, 11 septembre 2016

“ Le secret du succès est de faire de ta vocation tes vacances.” *

C'est la reprise !

Enfin, c'était la reprise le 31 août. Dix jours déjà ! Ca se passe plutôt bien. J'ai sûrement gagné au tirage au sort. J'ai gagné le meilleur emploi du temps de ma carrière. 33 ans. 12 ans que je demande à ne pas travailler le lundi. Et ça y est !!! Et en plus le reste n'est pas mal non plus. D'accord, j'ai 7 heures de cours sans respiration sauf la cantine le vendredi, mais je sais qu'ensuite j'ai 3 jours pour :  me détendre le samedi et le dimanche, aller au marché, sans me dire que j'ai des devoirs à faire !!!! Car mes devoirs, je les ferai le lundi. Je vais savourer cette année, un peu comme le dernier chocolat extrêmement délicieux d'une boîte dont vous savez que le fabricant a pris la retraite.

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Le beau temps rend cette rentrée très agréable aussi, même si je n'ai jamais senti comme ça ma transpiration couler sur mon front en cours, pas à cause du silence de mes élèves après une question, mais à cause de la température. Pour rappel, on ne peut pas ouvrir les fenêtres, car le bruit du boulevard nous empêche de nous entendre. Surtout moi, d'ailleurs je vois l'ORL dans peu de temps. Mais je peux mettre mes beaux habits d'été, et me sentir jolie, malgré mes lunettes qui semblent avoir pris une place définitive sur mon nez... Et puis ça donne envie de cuisiner des trucs légers, ce qui est facilité par mon voisin qui m'a donné moult légumes, totalement bio ! Mes recettes : saumon-pâtisson, porc au roquefort, courgettes-vinaigrette, aubergines-sardines... Je me sens devenir cuisinière-poétesse.

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Des petits bonheurs qui font oublier que nous devons être "vigilants" au lycée, à tout moment qu'ils ont dit, et nous plier à quelques nouvelles règles de sécurité. Enfin, le jour où un ou une cinglé(e) entrera avec une grenade ou une kalachnikov, sans demander poliment un badge visiteur à la loge, ou même en le faisant, on aura beau être vigilant, ce sera une surprise. 

* Mark Twain - A ce propos, j'ai déjà fait un succès de mes vacances, je crois que c'est cela, ma vocation.

samedi, 30 juillet 2016

Etre vieux c'est être jeune plus longtemps *

Ça y est il est l'heure !

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J'ai 58 ans aujourd'hui. Ca fait bizarre. Ca rapproche des 60. D'un nouveau cap. Et pourtant, bien que je n'aie jamais été aussi près de la carte vermeil, j'ai encore 4 ou 5 ans à bosser. 

J'ai profité de mes trois semaines de juillet pour avancer mon boulot pour la rentrée, même s'il m'en reste (il ne faudrait pas non plus que je m'ennuie en septembre). Et bientôt je serai au soleil, dans différents endroits plus ou moins sauvages, dont les Cévennes où Stevenson est parti voyager avec son âne Modestine. Un coin rêvé pour les équins donc.

Je vous souhaite à tous une belle fin d'été. Je ne sais pas si je publierai beaucoup au moins d'août, la connexion risque d'être en pointillé.

Mais je penserai à vous !

 

 

 

 

* Le Chat de Gelück

vendredi, 17 juin 2016

L'ordinaire du bac

Baccalauréat. Épreuve de philo. 14 juin. Il pleut. Normal. Entrée dans la salle : Enseignants/surveillants, 7h30. Candidats, 7 h 40. "Prenez ce dont vous avez besoin pour écrire ; laissez vos convocations et papiers d'identité en vue, mais rangez tout le reste dans vos sacs, en n'oubliant pas d'y mettre votre téléphone portable ÉTEINT. Puis posez votre sac au fond de la salle contre le mur. Euh, s'il vous plait, asseyez vous du côté de l'étiquette." Dans le couloir, j'ai vu qu'il y avait café, thé et mini-croissants over-réchauffés. "Non, ici, c'est la salle 10, pas 12. " Pas d'absents. Chic ! Moins de choses à écrire sur le P.V. de l'épreuve. Pas de "copie d'absents" à remplir. On se réjouit de peu de chose en ce monde de 2016. Au tableau j'ai écrit tous les éléments de l'en-tête de la copie. Sauf le numéro du candidat. "M.........." . Une candidate demande quand même : "Le numéro, c'est celui-ci ?" "Non, celui-ci, comme c'est indiqué, c'est votre identifiant national. Il vous servira toute votre vie. Le numéro du candidat, commençant par M, comme au tableau, il ne vous servira que pour cette session de bac." Presque tous les sacs sont posés. Un garçon lit encore une page d'un petit livret. Je m'approche. Il révise le désir. Comment l'interrompre !? Vérification des papiers et convocations. Je prends le temps de lire le nom du lycée d'origine des candidats. Il y a une candidate libre. 7h55, le proviseur apporte les sujets. Heureusement que j'ai une paire de ciseaux sur moi. Il a beau me montrer une petite languette à déchirer, censée résoudre mon problème, la conclusion, c'est que l'inventeur de cette languette est le même que celui de l'ouverture facile de ma truite bio de chez Carrouf. Hors de la lame, point de salut. Mon collègue est prof de philo. Curieux, il regarde le sujet, pendant que je note le repère de l'épreuve au tableau. Bien lui en a pris, car une fois les sujets distribués, il n'en reste pas un seul pour nous. Qui a dit que la fonction publique gaspillait ? A 8 heures pile, les élèves retournent la feuille et découvrent ce sur quoi ils vont penser pendant 4 heures. Le garçon de tout à l'heure doit se réjouir ! Cette première mise en route s'est  passée avec plus de calme, moins de bavardages et ricanements nerveux que les autres années. L'ambiance est presque lourde. Dans ma tête en tout cas, elle l'est, lourde, l'ambiance. A peine une centaine de personnes pour se recueillir après l'assassinat de 49 homosexuels et 2 policiers. Au réveil j'ai entendu que l'assassin avait reçu ordre de tuer des mécréants. Et lui, qu'était-il ? A 9h05 je vais boire mon premier café, accompagné d'un croissant moins décevant qu'il le semblait. En revanche, j'ajoute de l'eau dans mon café, car l'expérience dans ce lycée, 21 ans !, m'a démontré que sinon, il est imbuvable. A 9h50 je vois apparaître ma collègue-copine sur le palier, alors je bois mon deuxième café, mais sans croissant. L'impression d'ambiance plombée est partagée. On chuchotchatte de tout et de rien, puis je reviens à mon poste. Mon collègue de philo veille et du palier on voit la moitié de la salle. Pour ne pas avoir l'impression de perdre son temps pendant les 4 heures, mon collègue lit, par intermittence et en prenant des notes, Spinoza. Moi, en levant les yeux à la fin de chaque page, je déguste "Une année au lycée, Guide de Survie en Milieu Lycée" de Fabrice Erre, chez Dargaud, une BD qui existe aussi en blog. Je suis en train de me remuscler les lèvres à force de retenir des éclats de rire. Le premier volume surtout est excellent. Je serais curieuse de savoir si ça peut faire rire quelqu'un qui n'est pas prof. De temps en temps un doigt se lève pour une feuille rose, une feuille verte, une copie ou pour aller aux toilettes. A partir de 10 h : "Excusez-moi, mais pour numéroter les pages, c'est 1 copie : sur / 4, 2 copies  : sur / 8, etc, comme je l'ai écrit au tableau." "Ah oui, désolé(e), j'avais pas vu." 20 candidats, 18 fois ce dialogue. Et je ne vous parle pas du remplissage de l'en-tête. Non, je ne vous en parle pas.

Ca s'est plutôt bien passé. Pas de malaise, de tricherie avérée, pas d'alerte incendie ou attentat.

vendredi, 06 mai 2016

"Il est temps de se demander si ceux qui créent la richesse n'ont aucun droit aux bienfaits et aux splendeurs qu'elle procure."

Premier pont de l'Ascension de ma carrière (33 ans, quand même !) et il fait un temps splendide. Moralité, le bon dieu aime les profs de l'enseignement public.

Profitant de cette fête re-montante, je suis allée visiter avec ADMV le Familistère de Guise. Une merveille d'utopie réalisée qui a quand même duré un siècle, jusque le capitalisme infâme en vienne à bout.

 

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Quelques jours auparavant, nous étions allées voir "Merci Patron". Ces deux événements m'ont rassurée sur la nature humaine. Il y aura toujours des gens pour se battre pour les plus faibles qu'eux contre l'inhumanité des patrons. Des gens qui rêvent et agissent. Dans Merci Patron, ce n'est pas le film qui est émouvant, remarquable, mais l'action elle-même, le courage de ces ouvriers qu'on ne respecte pas chez les friqués, mais qui se respectent assez pour se battre, prendre des risques et se montrer plus intelligents que les requins.

En final de compte (comme dirait Laura Flessel entendue ce matin sur F-inter) je suis en train de passer un weekend prolongé serein et presque optimiste.

* Jean-Baptiste Godin

 

lundi, 08 février 2016

Blanc New York, bleu chez moi.

Dehors le ciel joue à "jour-nuit-jour-nuit" depuis ce matin. Mais je m'en fiche, je suis en vacances. Je pourrais m'arrêter là, car ça résume mon humeur. Bonheur de pouvoir me coucher tard s'en m'angoisser de mon état le lendemain, de faire des grasses matinées sans culpabiliser comme les autres dimanches en me disant que je n'ai pas fini mon boulot, de me balader à pied, tranquillement, de faire les rangements et le ménage qui attendaient que je sois disponible en rendant ma maison impropre à toute vie sociale.

Mais vous avez le droit de savoir tout ce qui m'est arrivé depuis le 24 janvier. Côté boulot, j'ai fait 4 heures de réunion pour choisir un enregistrement pour le bac, après avoir passé 5 heures à sélectionner deux documents qui finalement n'ont pas été choisis. J'ai aussi passé un samedi matin à aller expliquer à une foule sans nom et sans nombre comment faire pour éviter les établissements qu'ils veulent éviter et à expliquer qu'organiser un voyage n'est pas légalement obligatoire en section européenne. 

Mais, joie, j'ai aussi fait grève ! Pas de boulot et d'ados en face de moi de toute une journée.

On a rencontré la maman d'un petit garçon de seconde qui souffre de TOC et de bien d'autres choses. Cette année, j'ai deux élèves qui souffrent de TOC, deux ou trois dyspraxiques et une ou deux anorexiques. Et sûrement plein d'autres cas qui n'ont pas fait leur coming-out médical. Y'en a de plus en plus, ou on en diagnostique de plus en plus ?

J'ai surveillé le bac blanc, ce qui m'a permis de faire ça:

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Validé par tous les collègues qui l'ont vu.

Hors boulot, j'ai vu deux beaux spectacles de danse. Étonnants, surprenants, mais souvent drôles et émouvants.

J'ai mangé tous les mercredis avec ma tante qui oublie de plus en plus de choses, mais pas qu'elle m'aime et que c'est réciproque. Alors, tout va bien. 

Aux alentours du 26 janvier j'ai aussi admiré de loin des photos prises à New York sous la neige. C'est beau, mais ne pas se geler, c'est beau aussi.

https://www.facebook.com/artpeople1/photos/a.103598047647...

Et aujourd'hui, je voudrais qu'on se rappelle de Charonne.

N'oubliez pas de dire aux gens que vous trouvez beaux qu'ils sont beaux !

Au moment où je vais valider, c'est grand bleu et grand beau. Sourire, et fatigue presque oubliée.

 

mardi, 22 décembre 2015

Je veux bien me déguiser en sapin de noël pour les fêtes, si on me promet de faire très très très attention quand on enlèvera les boules. *

J'écris de moins en moins. Je trouve de moins en moins le temps de venir lire les blogs. Mais là, je suis en vacances, l'occasion de me ressaisir. Je me suis remise à lire ces temps-ci. Je viens de démarrer un livre de Barbara Kingsolver, Animal Dreams. Il m'avait été conseillé par une amie anglaise en 2005 ! Je l'avais acheté aussitôt.

Comme quoi il n'est jamais trop tard.

Je me suis mise à lire les journaux, sur le net, trop de journaux, trop d'articles. Ça me mine le moral. Alors j'espère que les romans vont me remettre la tête en état, en état de rêver.

Ce soir je vais aller voir Demain, le film de Mélanie Laurent. Il parait qu'il redonne la pêche. 

Depuis samedi, je ne prends plus le quart de comprimé qui m'aidait à l'origine, quand j'en prenais un entier, à dormir d'une traite, sans me réveiller à 3 h du matin et penser. Penser empêche de dormir. Et depuis samedi, je dors ! plus besoin de l'effet même placebo du minuscule comprimé magique.

Les vacances. C'est plus magique que n'importe quelle molécule. Je vais pouvoir faire autre chose que corriger mes copies. (bien qu'elles soient là, sur mon bureau et demandent mon attention avant le 4 janvier, date butoir sans appel !)

Je vais cuisiner. J'ai reçu les 5 beaux livres Larousse gagnés à Questions pour Un Champion. Des idées et des projets à foison, côté gustatif.

Et vous, comment Noël approche-t-il ?

Ici le sapin est prêt depuis une semaine.

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(En bas, c'est le dos de mon chat, curieux)

* Le Chat de Gelück, justement.

jeudi, 22 octobre 2015

“Le temps marche ainsi. Ce n’est pas seulement une fuite vers l’avant. C’est à la fois un retour en arrière et une fuite vers l’avant. ”*

Je vous regarde, de temps en temps. Mais je m'occupe aussi. J'ai fini plusieurs tas, mangé avec ma tante, téléphoné à d'autres (tantes) et regardé ma série signée Klapisch, 10 %. J'aime bien, je ris, je trouve le milieu bien décrit, avec ce qu'il faut d'exagération et d'humour. Demain je fais un petit tour par la campagne pour aller faire réparer mon mobile qui a subi un choc lors d'un coup de vent violent fin août. Vendredi je vais chercher ADMV avec un tas de trucs qu'elle ne peut pas rapporter en train. Samedi, repos, valises, et Dimanche, vacances ! on part se ressourcer dans un hôtel spa, où il pourra faire le temps pourri qu'il veut autour, on s'en fout. J'emmène un bouquin, pas de copies, et je vais DORMIR. Là, je peux pas beaucoup, demain matin, encore un paquet ! (on n'oubliera pas d'enregistrer les épisodes de mercredi prochain.)

Et comme tous les ans je suis à peu près dans le même état à la même date, et que ça recommencera l'an prochain, on peut dire que ma note, c'est un peu Retour Vers Le Futur.

* Cedric Klapisch

lundi, 14 septembre 2015

Des vacanciers en septembre ? C'est possible, sans aucun d'août. *

Je sens qu'on grogne, qu'on maugrée, qu'on dit pis que pendre sur ma paresse. Nous sommes le 14 septembre, et ce n'est que ma deuxième note depuis la rentrée. Eh bien sachez que le 14 septembre c'était la date traditionnelle de ma rentrée quand j'étais petite. Alors du coup, me voici.

Que vous dire. C'est comme les autres années, avec quelques têtes nouvelles, de plus en plus difficile à mémoriser et à associer aux noms de mes listes. Sur les 198 élèves que j'ai cette année, je n'en connais qu'une vingtaine. Et ma mémoire, elle, ne s'arrange pas.

Cela m'inquiète d'ailleurs, car je vais bientôt participer à mon jeu TV préféré, l'enregistrement est très bientôt, et comme je l'ai dit à mon chef aujourd'hui "Ça va être moins flamboyant qu'il y a six ans..." Je révise, je m'entraîne. Quand je bute sur une question cinéma, je me dis "Oh, Pascale va être furieuse" et quand c'est sur une question musique, je n'ose plus regarder ADMV. J'aimerais bien tomber sur le thème "blogs et sites", au moins dans ce domaine j'ai de l'expérience.

En dehors de cela, samedi soir je suis allée ré-écouter Francesca Solleville à Ivry. Je ne me lasse pas de son engagement, de l'émotion qu'elle transmet, de son amour pour Ferrat et Leprest. A Ivry, il y a le Forum Léo Ferré, et c'est vraiment un chouette endroit, avec une programmation de chanson française riche et variée. Dommage que j'aie quand même quelques kilomètres à faire pour y arriver. Et samedi, la pluie battante qui s'est abattue sur nous à quelques kilomètres du périphérique ne nous a pas aidés !

A part ça, jeudi je fais grève, l'occasion d'avancer mon boulot et de réviser mes capitales et mes présidents de la république. 

Marc Escayrol

jeudi, 30 juillet 2015

“Mon âge, même si je le savais, je ne le croirais pas.”*

Si vous suivez un peu, vous savez sans doute qu'aujourd'hui n'est pas tout à fait un jour comme un autre pour moi. C'est le jour que beaucoup de mes amis confondent, je ne sais pas pourquoi, avec le 29 ou le 31 juillet, ce qui permet souvent de ne pas boire un, mais au moins cinq ou six verres de champagne. C'est aujourd'hui que je prends en pleine face le fait que la soixantaine n'a jamais été aussi près officiellement, et pourtant je m'en sens toujours aussi loin à l'intérieur. Oui, de l'extérieur la sensation n'est sans doute pas la même. Vous allez me dire, on ne change pas comme ça du jour au lendemain ! Et je vais vous répondre, ah oui, et les yaourts alors ! Ils ont une date qui fait que le lendemain de cette date fatidique on ne peut plus les manger alors que la veille encore, on pouvait leur ajouter un coulis et s'en faire son dessert. Et moi, il y a deux jours un mec du corps dit "médical" m'a demandé mon âge. J'ai dit "57 ans dans deux jours", mais sur le compte-rendu, il a écrit 56. On est donc bien comme les yaourts ! La date, c'est la date.

Hier j'ai cuisiné des rouleaux de printemps selon une recette nouvellement trouvée sur le net : au lieu des crevettes, je mets du poulet cuisiné rapidement au gingembre. Je mets aussi des petits bouts de gingembre et des allumettes de mangue, le reste comme d'hab', salade verte, soja, vermicelle chinois, carotte, mente. Et le résultat est génial ! Mais aujourd'hui, j'apporte les sushis, commandés chez le marchand, parce que je suis vieille je vous dis, et pas question de bosser.

Ce weekend on retourne se tremper les pieds dans l'eau, froide. Et ça va être cool.

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*Vincent Scotto

mardi, 21 juillet 2015

“La climatisation a ceci de bon qu’elle nous permet de porter nos vêtements d’hiver au mois de juillet.”*

Le 9 juillet, c'était le jour de publication de ma note précédente, et le jour de l'oral de rattrapage pour les malchanceux du premier tour du bac.

Depuis, qu'ai-je fait ? Qu'ai-je à vous raconter ?

J'ai été bien occupée avec l'achat d'une nouvelle voiture. J'en change tous les 5 ans à peu près, et à chaque fois, c'est un stress. Si on s'adresse à des particuliers pour vendre l'ancienne et en acheter une "nouvelle d'occasion", on tremble jusqu'au moment où le chèque s'avère ne pas être en bois, et on se demande si l'on ne se fait pas refiler une voiture avec un vice caché. Mais si on s'adresse à un garage, on a l'impression de se faire avoir aussi. Dans les deux cas, il faut négocier, parler technique, écouter entre les lignes, et le fait d'être une femme rend la tâche encore plus ardue, car en face, le vendeur part du principe qu'il peut encore plus vous arnaquer. (Sinon, y'a une autre soluce, mais c'est pas facile non plus !)

Bon j'ai l'impression que j'ai plutôt fait une bonne affaire, si l'on excepte le fait que j'ai pris plus "chic" que je ne le pensais au départ, et donc, plus cher. Mais une voiture de démonstration âgée d'un mois, 2500 kilomètres au compteur, presque 4000 euros moins cher que la voiture neuve, je pense que c'est honnête. Elle roule bien, on l'a testée ce weekend, et elle est plutôt confortable puisque malgré les 700 km, ADMV est revenue sans lumbago.

Ce weekend on est allé voir le père d'ADMV qui n'est pas en super forme (son père, pas elle) et on a aussi profité un peu d'un coin sympa de France pour faire du tourisme. 

En dehors de ça, on a aussi le weekend précédent fêté le départ en retraite d'une copine qui a exactement le même âge que moi, à 4 jours près, mais qui s'arrête 5 ans avant moi ! Bon, elle a fait l'école normale et 3 gosses. On ne peut pas tout avoir. Ou ne pas avoir.

Sinon, comme vous autres, j'ai fait comme j'ai pu pour garder un peu de frais dans la maison, et quand c'était impossible, on a été profiter des bords de mer de la Baie de Somme. Et on y retourne bientôt, et ensuite, encore plus au nord, un endroit où le vieil Hugo a séjourné, pas forcément de son plein gré. 

Et comme vous, je me dis que j'ai bien de la chance de ne pas être grecque, (et pas seulement !).

* Jean Delacour

jeudi, 09 juillet 2015

Il n’existe guère de texte, si ennuyeux soit-il, qui ne contienne une perle susceptible de faire rire.”*

Ca y est !!!!

A 8 h 20 je me suis dit qu'il était raisonnable de me déclarer en vacances, car le centre d'examens ne m'avait pas appelée, et cela voulait dire qu'aucun candidat n'avait choisi de prendre anglais à l'oral. C'est grâce à France Infos qui, comme tous les media, fait appel à des "experts" qui expliquent qu'il faut choisir des matières où l'on a obtenu une note extrêmement basse. Ce qui est totalement inepte, si l'on n'ajoute pas "et dans laquelle on obtient d'habitude la moyenne". Imaginez le mec qui prend maths, parce que c'est une matière "importante", coeff 5, qui a eu 3 et a 4 à l'année. L'heureux candidat gagnera maximum 10 points. Alors que celui qui prend anglais où il a eu 9, mais qui a d'habitude 12, peut espérer avoir 13 et gagner 12 points. D'autant plus que les profs de langues sont rarement ceux en jury qui disent "moi, je n'ajoute pas de points. je suis contre, par principe." Fin du paragraphe spécial candidat malheureux au bac.

Hier soir je m'étais couchée très tard, car j'ai regardé sur la 3 un excellent documentaire sur le massacre de Srebenica. C'était il y a 20 ans. Les Casques Bleux n'ont rien empêché, bien au contraire. J'y étais en vacances 4 ans avant. D'autres y sont allés très peu de temps après. Et les Serbes refusent de parler de génocide. Dur de dormir après ça.

Plus léger. Sur le net on trouve des sites incroyables. En quelques secondes, j'ai créé ça :

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Et un peu plus tard, je suis tombée sur cette page où les citations sont très fortes ! Cliquez sur la photo et dites-moi quelle est votre préférée.

 

Moi, j'ai choisi celle-là, parce que le représentant des parents au fonds social a proposé le mois dernier que, plutôt que d'aider les parents à payer l'abonnement aux transports en commun, nous ferions mieux de leur conseiller d'acheter en vélo. Si tu es pauvre, t'as qu'à pédaler !

* Didier Nordon

 

dimanche, 28 juin 2015

"Il est idiot de monter une côte à bicyclette quand il suffit de se retourner pour la descendre."*

Je viens de découvrir cet article par hasard. Je vous en donne le lien, car il rejoint le ressenti que j'ai de la sexualité depuis 1985 où je suis tombée amoureuse d'une femme pour la première fois.

http://www.2012un-nouveau-paradigme.com/2015/06/nous-sommes-tous-bisexuels.html

Je ne suis pas allée à la Gay Pride. Trop fatiguée. Les copies de bac à corriger. Cette année ils n'ont pas trouvé mieux que de proposer un sujet d'expression écrite sur le sport. Du coup je ne lis que des phrases sans queue ni tête truffées de mots français adorés des fans de foot. Cela m'épuise, alors qu'il aurait fallu me redonner le goût de l'effort physique et m'inspirer pour trouver une activité qui me plaise. C'est mon cardiologue qui l'a dit. Pour contrebalancer les textes creux dont je dois en plus compter les mots et souligner les fautes innombrables, il y a eu le match France-Allemagne de foot féminin, défaite, dur dur, mais beau jeu, et celui de basket féminin des françaises contre l'Espagne. et là, les françaises ont gagné. C'est trois fois plus beau, plus fair-play, plus vivant que quand ce sont des mecs qui jouent. Et elles gagnent moins que trois fois moins.

A l'heure où je vous écris, je devrais être dehors à laver ma voiture. 

Ma parole, je vis un weekend de beauf !!!!!!

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* Pierre DAC

vendredi, 12 juin 2015

Les choses se déforment facilement quand on regarde en arrière.*

C'est une belle journée. La fin des cours ! Une grande légèreté m'envahit. Du coup, je n'ai pas envie de pousser un coup de gueule, mais d'essayer de vous faire rire. 

Vous souvenez-vous ? Le 24 octobre 2009 je vous présentais mon toast du matin, qui, bien que borgne, souriait : 

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Figurez-vous qu'il n'est pas le seul objet à avoir du sentiment ! Voici un article où vous trouverez plein d'autres exemples. Cliquez sur ce légume que plein de gens plaignent, et vous vous ferez des amis.

Ouvrez l’œil autour de vous et je suis sûre que vous croiserez des visages. Ne vous gênez pas, envoyez moi des photos !

Zapette, fidèle parmi les fidèles, m'a envoyé la photo d'un objet qui ressemble à autre chose:

 

vive la vie,blog de femme,femme,femmes,ces choses qui nous entourent et nous regardent.

Et moi, j'ai rencontré au hasard d'une balade dans Maville, cette maison au regard coquin :

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Edit du 18.06.2015 : Zapette n'arrête plus ! Elle m'a envoyé une nouvelle photo.

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Dans cette photo, elle voit une main serrée. Personnellement, je vois bien des doigts, mais j'avoue que je me demande ce qu'ils tiennent.

Quant au commentaire d'Elizabeth, il m'a rappelé ce morceau de gingembre qui m'a tendu les bras un jour au supermarché.

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* Hermann Hesse

samedi, 02 mai 2015

Là, tout de suite, je voudrais surtout aller m'acheter un camion pelleteuse, creuser un trou dans le sol et m'ensevelir dedans en attendant que le temps passe. *

Je suis passée par la Gare de l'Est cette semaine, après avoir passé 3 jours supers à Paris. Le quartier de la Roquette, c'est d'enfer. Sympa, si, si, les parisiens de ce quartier sont très accueillants (on en dit pas autant dès qu'on arrive dans des quartiers huppés comme L'Opéra), et la Roquette en plus, c'est animé, rigolo, coloré, et y'a des bons croissants. Y'a des petites cours très tranquilles où, une fois chez soi, on peut oublier qu'on est à Paris tellement c'est calme.

Au hasard d'une promenade j'ai croisé ces deux véhicules décorés. Lequel préféreriez-vous pour partir en vacances ? Et question subsidiaire : Quelle personne connue habite dans cette rue ? (Pascôle, t'as pas le droit de jouer !!!)

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Mais Gare de l'Est, où c'est plutôt morose d'habitude, c'était coloré aussi pour le coup. Y'avait une expo d'art Berlinois d'aujourd'hui, et un hommage à ceux qui n'ont pas toujours été libres d'aller et venir à Berlin, à cause d'un mur. A l'époque les Trabis étaient plutôt blanches, beiges, bleuâtres ou grises. Mais là, ça en jette, je trouve.

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* Virginie Despentes

mercredi, 04 mars 2015

En Belgique, quand le ciel est bas, on se met une pomme sur la tête pour voir les choses autrement *

Mars est là. La lumière qui me rapporte mon moral. Même si des giboulées servent d'intermèdes, je me sens mieux. J'ai attaqué le boulot. Des copies, des copies et encore des copies. Au début, ça va, puis, ça donne un certain tournis. Hier, je recevais une copine, une de mes 4 mousquetaires de 6ème, qui habite le même quartier que moi, mais que je vois pourtant peu souvent. Elle bosse, elle a deux parents très âgés, elle est fille unique et célibataire, et sa routine est bien pire que la mienne.

Je suis allée en Belgique. J'adore ce pays. On m'avait dit que les francophones n'étaient pas toujours bien reçus, alors, j'ai parlé anglais, mais je pense qu'ils n'étaient pas dupes, vu qu'aussitôt la commande passée ou la petite conversation terminée, je reparlais français avec ADMV.

J'avais un souvenir assez surpeuplé de Bruges où j'étais allée il y a 25 ans lors d'un grand weekend de printemps. Mais là, même si l'on sent bien que les chocolats, les gaufres et la bière sont là pour nous, les touristes, les rues étaient calmes, on pouvait prendre des photos sans trop de figurants obligatoires dans le champ. C'est l'avantage d'être là-bas juste avant le printemps, et en semaine. Et c'est vraiment une ville géniale. On avait trouvé une belle guesthouse sur le net, où l'accueil et le confort étaient conformes aux avis donnés sur le site. Et marcher comme ça plusieurs jours de suite toute la journée m'a remise en forme. Quand on était fatiguées du bruit on allait respirer le calme du béguinage et de ses cygnes.

L'idée de ce séjour était d'ADMV qui avait vu le film "Bons Baisers de Bruges" (In Bruges, en VO) et qui était tombée en amour pour cette ville. Du coup, dimanche, au retour, j'ai regardé le film aussi, et on a bien ri, et tout reconnu, même les oeuvres du musée Groninge, et je dois dire que Colin Farrell devant le tableau de l'écorché, faisait la même tête que nous !

Un aveu pour terminer : je ne suis pas fan de la bière belge en fait. Je suis une inconditionnelle ce celle qui est fabriquée outre-manche. Et le soir on s'était trouvé un pub irlandais où le dépaysement était total, l'accueil hyper sympa, et bière et plats comme là-haut ! Un voyage dans le voyage !

Bon, allez, je vous offre quelques photos.

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 Vous voyez le chien qui dort derrière le pan de fenêtre de gauche ? Eh bien, on le voit qui bouge dans le film ! le même exactement !

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Stéphane de Groodt

vendredi, 06 février 2015

La perle précieuse provient d’une vulgaire huître.*

 

J'ai récemment lu mes fiches de début d'année. En général, j'attends de les connaître un peu les auteurs de ces fiches. Et là, je n'ai pas été déçue.

Projet professionnel : criminel. J'en ai aussi trouvé une qui veut devenir : "Cristiane" ... Quelqu'un peut me dire ce que ça peut être ?

Livre lu : Les Mûres ont des oreilles

Problème pouvant vous gêner dans vos études : Sourdité gauche

Situation familiale particulière : parents mariés. (Ca, ça devient un classique)

2 de mes élèves de seconde sont déjà allés en Inde ! (Ca, ça me donne des complexes.)

J'en oublie sûrement. Mais je ne vais pas vous quitter sans vous citer une élève de première L (ça veut dire "littéraire") qui m'a envoyé "les premiers geais" de sa nouvelle !

* Proverbe chinois

 

 

dimanche, 01 février 2015

Tout bonheur commence par un petit déjeuner tranquille.*

C'est dimanche, et pour une fois je suis plutôt zen. La première raison est que mardi je fais grève. Le mot d'ordre est "de meilleures conditions de travail" (particulièrement pour les stagiaires, mais aussi pour nous, vu que notre lycée est doté de moins en moins d'heures pour de plus en plus d'élèves et de "missions" à remplir) et "le réchauffement de nos salaires".

J'ai beau savoir que faire 24 h de grève et manifester ne changera rien, je vais aller battre le bitume et dire ce que j'ai sur le coeur, puis profiter de l'après-midi pour faire mon travail en retard au lieu de niquer mon dimanche pour ça.

La deuxième raison de ma zénitude, c'est que ce matin avec ADMV on a été profiter d'un cadeau de noël super bien choisi : une heure de piscine - hammam - sauna, le tout privatisé, c'est à dire rien que pour nous deux. Je ne peux pas vous dire le bien que cette petite pause m'a fait ! Enfin, si, je vous le dis, c'était génial. Et on s'est dit qu'on essaierait de se refaire ça une fois par mois. Si c'est possible, la prochaine fois, j'ajouterai un massage. Mais je ne sais pas s'il y a des massages le dimanche.

Petit hommage à Cabu:

 

* Somerset Maugham. (Mon premier principe zen, je dois dire !)