lundi, 09 novembre 2009

UN ANNIVERSAIRE QUI COMPTE POUR MOI

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J'ai pris la première photo en 1974. J'étais en seconde et je participais pendant mes vacances à un séjour itinérant en RDA. Un soir, dans une auberge de jeunesse, un groupe de collégiens est-allemands a demandé à passer la soirée avec nous. Autour de tables rondes, un peu gênés au départ, nous avons parlé, échangé des adresses. J'ai écrit 5 lettres au retour. Deux personnes m'ont répondu. Un garçon qui me demandait régulièrement de lui envoyer des jeans, et dont les dernières lettres me sont parvenues en 1983 ou 84 d'une prison de Berlin Ouest !, et une fille de deux ans plus jeune que moi, qui ne m'a jamais rien demandé, sauf des paroles de chansons en anglais, et m'envoyait plein de cadeaux, objets en bois, papier à lettres démodé, qui me faisaient plaisir à chaque fois. Les années ont passé. En 1982, je finissais mon année d'assistanat, avec un moral dans les chaussettes à l'idée de revenir en France. J'ai fait une demande de visa, pour lequel mon amie devait m'inviter officiellement, et je me suis rendue seule en train en RDA, ai passé la frontière sous la pluie "protégée" par les mitraillettes. J'avais 24 ans, un visa d'entrée, pour le retour il fallait aller voir la police sur place, et ma mère n'en menait pas large avec tout ce qu'on racontait sur le rideau de fer et ce qui se passait derrière ! A 22 ans, M. était mariée et avait déjà un petit garçon de 4 ans. Tout le monde s'étonnait qu'une française vienne voir ses amis, alors que les allemands de l'Ouest, négligeaient souvent de rendre visite à leur famille. On m'a souvent demandé si j'étais au PC, car ils croyaient qu'il fallait avoir sa carte pour obtenir un visa. Ma réponse négative les rassurait. Je me souviens de la grand-mère de G. qui a pleuré en me remerciant d'être venue voir la famille de son petit-fils, d'un petit garçon à qui j'avais apporté une pochette de feutres, et qui avait couru chercher les siens pour me les montrer, d'une pizza dont on avait parlé pendant une semaine avant de réunir les ingrédients un peu tous les jours avant de pouvoir enfin la faire, de la vie pas chère, mais des magasins où on trouvait des choses, mais pas toujours ce qu'on voulait, d'un mariage où je suis allée et où la bière coulait à flots, et dont on est reparti à pied en traversant une forêt, de G. qui me disait de venir vivre en RDA, que là je serais sûre de ne pas être au chômage et qu'on parlerait de moi dans les journaux, je me souviens de tant de gentillesse. Je me souviens des larmes le jour où ils m'ont ramenée à Magdeburg, du train où ils n'avaient surtout pas le droit de monter, de l'impression d'injustice d'être aussi libre, et eux, si peu. Sept ans plus tard, je commençais à me dire qu'il fallait que je retourne les voir et la nouvelle est tombée ! Le mur aussi. Aussitôt, ma lettre d'invitation est partie, celle de M. l'a croisée m'annonçant son arrivée. En mars 1990 ils ont fait tout le voyage en Trabant, avec dans le coffre tout le mélange de carburant nécessaire à l'aller-retour ! Ce séjour chez moi, nécessitant auparavant encore pas mal de démarches administratives, fut magique et ce sont eux qui ont eu les honneurs de la presse locale. Depuis on se voit quasiment tous les ans. En 1992 j'ai pu prendre la deuxième photo, tout près de la porte cette fois. On s'est fait visiter mutuellement les coins qu'on connaissait bien : l'Angleterre, Berlin, la Savoie, la Tchékoslavaquie, et on va se revoir en avril pour fêter ces 20 ans de liberté. Voilà pourquoi cet anniversaire n'est pas pour moi qu'un évènement médiatique.

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dimanche, 08 novembre 2009

CETTE ANNEE ILS ME FONT RIRE

Thème du devoir : l'interview d'une célèbrité.

Daniel Radcliff : "I don't like football. I think is socks, because it isn't interesting."

The journalist : "Who's your wife ?"

David Beckham : "Victoria. What else ?"

Eva Longoria : "Sometimes I like touching some balls with my husband."

 

vendredi, 06 novembre 2009

PARTIR AILLEURS

J'aime bien l'Angleterre, parce que malgré la globalisation, dès qu'on a débarqué, on est ailleurs. Là où on était, c'est un peu la Riviera britannique. Les hôtels ont un petit côté désuet, mais authentiques, car ils sont effectivement pleins de touristes. Même en novembre, ça ne fait pas ville fantôme comme en France. Il y a les jetées dans les villes balnéaires où l'on peut s'acheter des sucres d'orge et jouer aux machines à sous. On a rigolé au moins pour dix livres, à s'inventer des stratégies avec les copines pour faire sauter la banque. Elles ont été meilleures que nous car je crois qu'elles ont autant rigolé que nous pour 8 livres seulement. Et puis j'ai fait un tour par la gare, car elles ne sont pas comme chez nous non plus !

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Il y a aussi dans cette région de beaux châteaux, avec parfois des noms qui nous rappellent le pays. Celui-ci s'appelle Herstmonceux. Trace d'un temps où les français étaient des touristes encore moins civilisés et plus arrogants qu'aujourd'hui ! C'était en 1066, on arrivait nombreux, on dézinguait tout le monde et on s'installait un un siècle ! Qui dit mieux ?

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Quand je serai vieille grande, j'habiterai quelques mois par an en Angleterre pour me ressourcer dans des coins dignes de la série Barnaby. Si vous ne connaissez pas, regardez au moins une fois un dimanche soir, et vous aurez une idée de l'Angleterre qui me fait rêver, avec les deux ou trois meurtres par épisode en moins, évidemment !

PS: ce ne sont pas des anglais qui ont mis ces horribles spots au-dessus de l'entrée, mais les canadiens auxquels ce château appartient à présent...

jeudi, 05 novembre 2009

L'ANGLETERRE, C'EST PAS BON POUR LE REGIME

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Tout ça,  c'était déjà pas mal. Mais c'est classique, allez-vous me dire, très anglais, on voit ça partout là-haut. Mais nous sommes retournées dans notre merveilleux restaurant thaïlandais, juste derrière notre hôtel, et là, non seulement nous avons été reçues comme des reines, mais en plus nos papilles étaient à la fête ! Pour accompagner ces saveurs indescriptibles et uniques, nous avons commandé 4 thés au jasmin, et on nous a apporté ça :

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Une théière par personne, avec une fleur mystérieuse à l'intérieur. Pour accompagner nos plats, c'était un délice !

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Désolée, une des photos est floue, mais je ne résiste pas à la publier quand même. C'était trop bon.

Aujourd'hui, je reprends les cours à 11 heures, je mange chez ma tante. Tant mieux, ça fera une transition pour supporter la cantine demain. Le choc aurait été trop rude. Bon appétit à tous !

 

mercredi, 04 novembre 2009

DON'T BELIEVE IN THE METEO

Avant de partir j'avais regardé plusieurs sites de météo qui m'avaient annoncé 4 jours de ça :

En fait, nous avons eu ça :

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Ca :

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Et ça :

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Et entretemps, nous avons eu tout ça :

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Nous sommes revenues à travers la tempête, avec seulement une heure et quart de retard sur le planning. Aujourd'hui, comme pour beaucoup, c'est la reprise, en tous cas, du boulot pour la reprise demain, mais si au milieu de votre boulot vous avez accès à un ordi inhabituel, re-votez pour moi sur le Very Nice Blog, rien que pour faire la nique à Pascale ! Et c'est que ça a de l'importance, ça !

lundi, 02 novembre 2009

100 % DES GAGNANTS ONT TENTE LEUR CHANCE

Je ne sais pas pourquoi, mais ces temps-ci mes amis et ma famille m'inondent de jeux "quiz de culture générale". Je n'ai pas encore testé le "Time's Up", mais ça ne saurait tarder.
Le dernier en date s'appelle "La Boîte à Quiz". Voici une des cartes qui nous a donné du fil à retordre. Le but du jeu est évidemment de répondre au maximum de questions parmi les 10, l'objectif minimal étant 6, puis une fois les réponses trouvées, découvrir le point commun ! Là, je vous souhaite bien du plaisir.
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Post-scriptum : évidemment, nous jouions sans Gougueule !

dimanche, 01 novembre 2009

DECOUVERTES

Une contesse m'a fait découvrir deux librairies que je ne connaissais pas, honte à moi, et j'entends déjà emy se gausser, "quoi ! Ed, la vieille prof d'anglais, elle connaissait même pas ça !"

Alors voilà, il y a celle-ci, anglaise, tout près de Notre Dame. C'est un plaisir de se perdre à l'intérieur. Et je vous invite à aller signer leur pétition contre l'ouverture d'une porte vers le café du coin, qui ferait sortir les clients dudit café directement sur leurs étals de livres, où il fait bon flâner actuellement.

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Vous voyez, y'aurait une porte, là, à droite, en plein où il y a des livres contre le mur...
La deuxième librairie que je ne connaissais pas est Canadienne, dans une petite rue pas loin, perpendiculaire à la rue St Jacques, derrière le square de l'église, dans une rue qui donne rue de la Harpe.
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Les nourritures intellectuelles, c'est bien, mais les nourritures terrestres, c'est pas mal non plus, et en échange, je lui ai fait découvrir un restaurant chinois où tout est délicieux, semble assez authentique, et où vous vous ferez mal voir si vous dites "y'a pas de rouleaux de printemps ou de nems ?" Mais il y a tant d'autres choses...

samedi, 31 octobre 2009

RUBRIQUE CINEMA

     A Paris, j’ai fait du ciné-zapping. En début d’après-midi, on était allé voir "Inglourious Basterds", tellement on m’avait dit que c’était un chef-d’œuvre. Je ne remets pas le jugement en doute, je ne me suis pas ennuyée, les acteurs jouent excellemment bien leurs rôles, les allemands parlent allemand et les américains anglais, ça change des anciens films de guerre, mais j’ai regretté d’avoir à manquer 25 % des images à cause de la violence chirurgicale. Ca me fait ça à chaque film de Tarentino, je vais finir par abandonner.

     Pour nous remettre du choc, contentes malgré tout de l’avoir vu, on avait ensuite choisi un film léger mais dont j’avais lu qu’il n’était pas mal, à part la fille, je ne me rappelais plus pourquoi. Nous avons donc acheté un ticket pour « 500 jours ensemble ». Mais nous avons tenu six ou sept jours, pas plus, ce qui est peut-être dommage, mais tant pis, vu qu’aucune de ces séquences n’avait réussi à nous faire rire ou nous émouvoir le moins du monde. Ayant eu confirmation que ma voisine n’était pas plus séduite que moi par le dessin que nous allions revoir 493 fois si nous restions, avec des évènements dans le désordre, mais tournant tous autour d’un grand ado « allo-maman-bobo », qui allait vite m’énerver, nous avons décidé d’aller voir ce qui se jouait à côté. Je ne vais pas souvent au ciné, j’ai envie d’y voir des films qui valent la peine. Je ne saurai donc jamais ce que je pense de la fille. Ce qui a achevé de nous décider, c’est que c’était une salle de rongeurs boutonneux.

     A côté, nous avons vu, je l’ai assez vite deviné, les dernières images de « Whiteout » que j’avais éliminé de mes options le matin même de peur de m’ennuyer. Vu qu’on est presque sorti avant d’être entré dans le noir, y’a pas eu de mal. No problem, dans ce coin retiré du Gaumont parisien, il y avait une troisième salle.

     A nouveau, nous nous sommes assises, sans savoir ce que nous allions voir. Et là, nous n’avons pas été déçues. Sin Nombre est un chef d’œuvre. J’ai été tenue en haleine tout le long du film par un réalisme et une émotion sans artifice, de la violence, mais pas esthétisante. Ca valait le coup de se tromper !

     Le lendemain nous avons fait dans le classique. On avait choisi un film, et c’est celui-là qu’on a vu, jusqu’au bout. Il s’agissait de « La Balade Sauvage » de Terrence Malik. J’ai regardé internet depuis, et ce type-là n’a fait que 4 films. Et il y en a un que j’avais vu : « Les Moissons du Ciel. » Celui d’hier datait de 1974. Bien sûr ça a vieilli un peu, mais quand on a comme moi 51 ans, on est ému par ce qu’il dégage. Il y a de l’humour, du suspense, de la violence, mais sans s’en repaître, et comme c’est un film rare, je remercie mon hôtesse de me l’avoir fait connaître.

     Je vais maintenant attendre mes vacances de noël pour retourner au ciné... En attendant je regarde des dvd. La semaine dernière on a vu Gloria avec Geena Rowlands. Quelle merveille ! Quand je pense que je l'avais toujours raté. Là encore on nous parle d'un monde violent sans se complaire dans l'hémoglobine. J'adore.

vendredi, 30 octobre 2009

MOT D'EXCUSE

Mesdames et Messieurs les bloggeurs (si, il y a sûrement quelques hommes, même s’ils restent étonnamment silencieux),

 

Veuillez excuser Ed pour son absence de 48 heures qu’elle a passées à Paris, prise en charge par une amie noble connue par l’intermédiaire de Virgibri qui lui a fait rattraper le retard intellectuel et cinématographique pris depuis le début de cette année scolaire.

 

Elle a déjà rattrapé le travail non fait concernant les réponses aux nombreux commentaires, et reprendra son service normalement le 4 novembre, après être allée faire une immersion linguistique et touristique, pas trop arrosée espérons-le, dans la région de Brighton.

 

Son état général nécessitait un radical changement d’environnement et une dose journalière de bavardage à propos d’autre chose que de l’éducation nationale.

 

En attendant son retour définitif de ses cures de réenthousiasmation, Ed fera paraître quelques notes auxquelles elle ne répondra peut-être qu'en différé, mais qui seront là pour pallier l'ennui et le désoeuvrement causés par l'absence de votre dada préféré.

 

Comptant sur votre compréhension,

 

Le Vétérinaire généraliste en charge de Ed le Cheval qui Parle.

mercredi, 28 octobre 2009

LIKES AND DISLIKES

Toutes ces photos font références à des choses que j'aime ou n'aime pas faire dans ma maison. Quelles sont ces activités d'après vous ? Pensez-vous qu'il s'agit de quelque chose que j'aime ou que je n'aime pas ?

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