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mercredi, 21 juin 2017

“Le saké pour le corps Le haïku pour le coeur”*

La canicule donne-t-elle envie d'écrire ? Je rêve de trouver un coin d'ombre où la chaleur n'excède pas les 30 degrés, où le bruit se réduise aux cris des petits d'à côté et au miaulement de mon chat, et où j'écrirais au stylo sur un des nombreux cahiers qui dorment dans mon armoire de bureau. Je les ai achetés ou on me les a offerts parce que j'ai toujours aimé le contact du papier, lisse ou rugueux, mat de préférence, mais je n'ai rien contre les couleurs vives ou pastelles, et les motifs ou jeux de mots rigolos. J'aime le bruit que j'entends au fil des lettres quand j'écris dehors et que mon ordinateur ne m'est d'aucune utilité parce que son écran devient illisible. Alors voilà, ce matin, j'avais envie d'écrire. Il était 6 h 12 et je prenais mon café sur ma terrasse. Quel privilège !

Hier j'ai lu dans un texte officiel que l'Education Nationale m'autorisait à la "Production des œuvres de l'esprit. Toutefois, la production d'œuvres dont il est question doit rester autonome (l'agent doit être rémunéré à l'acte et ne pas bénéficier d'un véritable contrat de travail) et manifester la personnalité de son auteur".

Comme ils sont ouverts d'esprit ! Si j'écris un livre ou peins une toile qui ne manifestent pas ma personnalité, et que j'arrive à les vendre, serai-je hors-la-loi si je n'ai pas demandé l'autorisation ? 

Il y a des tas d'autres choses que j'ai le droit de faire en demandant une autorisation. Même pour m'occuper d'ADMV si elle devenait trop malade ou handicapée pour travailler, et que je touche pour cela une indemnité, il faudrait que mon ministère de tutelle soit d'accord. Faut pas pousser non plus. 

Vu qu'il n'y a que du 25 juin au 1er septembre que je pourrais éventuellement trouver le temps de devenir créative rentablement, je ne vais pas me prendre le chou avec ça.

Ces derniers temps, étant donné le manque de disponibilité à la création, je me suis mise aux haïkus. J'ai même gagné un concours. Je ne sais plus si je vous en avais parlé. C'est sympa le haïku. Ça rapproche de la nature et en même temps de la profondeur de notre cerveau. Et ça met dans une humeur très positive. Enfin, je trouve. Et quand, grâce à un haïku de nouvelle année publié sur facebook tu gagnes des chocolats et un beau cahier, la vita è bella !

Voici celui que j'ai écrit ce matin.

Chat plongeant dans thé glacé

Ciel bleu soleil

Et vivre mon rêve d'été

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* De Santoka

dimanche, 28 mai 2017

"L'inquiétude est la crainte tempérée par l'espérance." *

Nous nous sommes fait une frayeur. Hier matin, au réveil, pas de Boogie. Pourtant nous avions profité du weekend de l'Ascension pour faire une grasse matinée, il était donc déjà 9 h 15, et le soleil dardait ses rayons, comme on disait quand j'étais à l'école primaire. ADMV avait déjà regardé partout dans et autour de la maison, appelé, cherché, attendu. Rien. Nous avons déjeuné. Rien. J'ai signalé sa perte sur "Pet alert", une page facebook dont les appels sont parfois efficaces, envoyé un mail à l'organisme où il est officiellement identifié grâce à sa puce, mis un post sur facebook, puis nous sommes parties, affiches en main, faire le tour du quartier, après avoir regardé sur google earth quels jardins pouvaient l'avoir attiré. Nous avons collé les affiches, sonné chez les gens, surtout ceux qui semblaient avoir des garages et des soupiraux mal fermés. Tous les gens du quartier se sont avérés avoir des chats eux aussi. Plutôt sympas, ils nous ont encouragées et ont pris nos papiers, promettant d'ouvrir l'œil. Pour l'oreille, c'est plus dur, car Boogie ne sait pas encore vraiment miauler. Mais toujours pas notre tigré en vue. J'étais triste, n'osant pas dire à ADMV toutes les images qui me venaient en tête. Je le voyais déjà assommé, puis mort, parce que c'est un casse-cou, dans un coin où personne ne le trouverait. Nous avons alors appris qu'un cambriolage avait eu lieu dans la nuit dans notre rue. Alors, la vision de Boogie enlevé pour le vendre à un laboratoire où utiliser sa fourrure, m'a hantée. Je me suis raisonnée. D'accord, j'étais triste, inquiète, mais mon Boogie est un chat. Un chat prend des risques et peut mourir, ce n'est pas une tragédie. La mère de la jeune fille qui est morte samedi matin en sortant de boîte parce qu'un taré l'a tabassée pour une cigarette non donnée vit, elle, une tragédie. Alors je suis allée, comme prévu, voir une expo, dans un jardin. J'ai même réussi à voir de belles choses. Mais on a rencontré des copines et reparlé de notre chat. Au retour, on est reparti faire un tour. Pour rien. La soirée s'est passée, longue, avec l'impression que Boogie apparaissait derrière la vitre de la porte. C'est fou le nombre d'ombres qui peuvent faire penser à un chat. A 11 h, on est allé dormir. Enfin, dormir. Pas de poids pour tirer sur la couette, pas de petite boule de poil qui vient se faire câliner. Du mal à dormir. Mais dormir quand même avec toutes ces images de torture sur animaux en tête. Je lis trop la presse, je regarde trop les photos sur le net. J'ai lu un peu, car je ne dormais pas. J'ai entendu un bruit. Je me suis dit qu'il ne fallait pas que ça tourne à l'obsession. Je me suis levée quand même, suis allée faire pipi, le stress..., ai quand même jeté un coup d'œil à la gamelle. Rien, bien sûr. Me recoucher, réessayer de dormir. Et soudain, deux pattes, un nez froid. Il était là. Comme si de rien n'était. Enfin presque. Enervé, excité, voulant mordre, pas pour faire mal, hein, mais pas prêt à dormir. Sans doute enfermé depuis la nuit précédente dans un garage. On a fermé la chatière. Mais on a aussi fermé la porte de la chambre. Dormir était vraiment nécessaire. Ce dimanche, je me sens légère.

 

Vive la Vie, blog de femme, femme, femmes, animaux, chat, boogie

*Pierre-Marc-Gaston de Levis (1808)

dimanche, 14 mai 2017

“La chanson est l’Art de l’Instant.”*

Il y a presque dix ans, ADMV m'avait offert le plus beau cadeau dont je pouvais rêver, un concert de mon chanteur préféré, Gilbert Laffaille, dans mon salon ! Cette année, c'est à mon tour de lui offrir un concert à la maison. Il s'agit d'un chanteur que l'on a découvert ensemble, en voiture, sur une radio locale de chez locale, et ni l'une ni l'autre n'a eu envie d'arrêter la radio malgré les parasites (locaux eux aussi), tellement les mots et la musique provoquaient en nous le même charme. Il s'agissait de cette chanson:

Samedi, il sera chez nous. Et des amis et la famille seront le public. J'espère qu'ils aimeront autant que nous. 

Comme tous les mois de mai quand on organise quelque chose, on se demande le temps qu'il fera. On prévoit soleil, pas soleil, dehors, dedans. Ce weekend, on fait le grand ménage de printemps pour l'occasion. Je n'aurai pas le temps de faire quoi que ce soit de lundi à vendredi, car je suis convoquée pour écouter et faire parler une douzaine de djeuns par jour. Tout cela à 80 km de chez moi. Je vieillis. Je ne rentrerai pas tous les soirs. Je vais faire vivre l'économie touristique de cette jolie ville provinciale. Une connexion wifi et je pourrai évaluer une dizaine de dossiers de recrutement pour le supérieur, et finir de corriger des travaux d'élèves pour les conseils de classes qui commencent dans 15 jours. C'est cool, je ne m'ennuierai pas.

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podcast

Cliquez sur média pour entendre la chanson de Gilles Roucaute

*Charlélie Couture

 

lundi, 10 avril 2017

Spring ! it's spring !

Vacances.

Le plus beau mot pour moi depuis 34 ans !

Il veut dire liberté, soleil, cuisine, peinture, balades, voyages, amour, présence, cinéma, lecture, écriture, et tant d'autres choses.

Hier c'était les Portes Ouvertes des Ateliers d'Artistes dans Maville, mais apparemment ce n'est pas une date nationale. En tout cas, c'est une initiative que j'apprécie énormément. Certaines années j'ai fait la visite à vélo ou à pied, cette année j'ai pris la voiture et ai pu découvrir trois lieux. Dont une ancienne usine recyclée en lieu de résidence pour artistes en tous genres, pendant un temps donné (entre 2 mois et deux ou trois ans maximum). L'ambiance y semble résolument sereine, partageuse et créative. J'y ai rencontré deux anciennes élèves qui étaient là pour des raisons différentes, mais semble-t-il heureuses d'y être. J'ai bavardé avec une jeune artiste en écriture. J'ai entendu des sons nouveaux, vu des matériaux surprenants.

Tout cela à à peine un kilomètre de chez moi. J'aurais pu y aller à pied finalement, mais j'ai aussi vu deux autres lieux. Un garage où des dames exposaient leurs santons en céramique. Art naïf ? Et une maison particulière où des sculptures semblaient vivre leur vie derrière un mur qui les cache d'habitude.

Bientôt il y aura les jardins qui s'ouvriront et les artistes qui y exposeront aussi. J'adore le printemps et ses ouvertures. 

Et surtout, notre petit Boogie a fait son entrée dans le grand monde du jardin ! Prise d'autonomie réussie. Incroyable tout ce qu'un chat sait d'une façon innée. En deux minutes, il était tout en haut d'un arbre. Et est redescendu.

Et le soleil qui revient malgré toutes les annonces pessimistes des medias !!!! 

Je n'en demande pas plus. Même si c'est pour 15 jours.

 

samedi, 01 avril 2017

En anglais, "spring" veut aussi dire "ressort" !

Dès que le printemps revient.

Mon blog fait des pauses de plus en plus longues. Pourtant des trucs me passent souvent par la tête, à propos desquels je me dis "Tiens ! tu devrais faire une note. Rigolote." et puis ma journée et son rythme me rattrapent. 

Récemment j'ai assisté à un concert surprenant par sa mise en scène, la qualité de la voix de ses chanteurs, le talent de ses musiciens et son humour subtil et décalé.

http://sortir.telerama.fr/concerts/on-a-dit-on-fait-un-sp...

Hier j'ai fait passer le quart de l'épreuve d'anglais de mes élèves. Compréhension orale. Épreuve assez stressante de concentration, d'écoute et de vitesse de restitution d'un document. Le thème d'hier : l'année sabbatique pour les jeunes entre deux cycles d'études par exemple. 

Je ferais bien une année sabbatique. Mais maintenant j'attends avec impatience la coupure définitive qui me fera apprécier chaque minute de liberté. Trois ou quatre ans encore. Ça va le faire !

Ce matin, j'ai trouvé 8 sujets, il m'en faut 17, pour les oraux de mes BTS. Bientôt donc, je vais entendre parler de design de cuisine, de lunettes qui font voir les aveugles, de meubles chinois flottants, et bien d'autres choses encore. Du coup, j'ai séché le marché. Cet après-midi, j'ai commencé par une sieste. Coup de barre et chute en sommeil qui ne donnent pas le choix ! Me revoilà sur pied, et prête à vous écrire.

Kengo Kuma, oriental kitchen, Kitchen Home Project, Venice Biennale 2016, Beijing Centre for the Arts, Weng Ling,

Dès que le printemps revient, l'énergie aussi. Normalement. Alors je vais peut-être retrouver mon pep's et mon imagination. Et poster.  

 

mardi, 14 février 2017

PEN-"L"-OH-PEE - Origin: Greek - Means: Duck - Gender: Female

Ah.... 42 jours déjà !

Le temps d'un carême. Du coup, on va fêter ça au resto à midi. Je n'avais pas réalisé que c'était la Saint Valentin, et j'ai eu peur qu'on ne trouve pas de table, mais si.

Boogie grandit. 

Fillon ne ressort pas grandi. Avant cette affaire, je n'avais jamais imaginé qu'il ait pu être un ancien chanteur des Poppys.

Trouverez-vous l'escroc catho?

 

Je suis enfin de nouveau en vacances, sans grippe ! Et chaque minute est un cadeau.

Je dors.

J'ai redécouvert ce qu'était un magasin, autre que ma supérette locale. Mais je ne vais pas abuser. Une visite me suffit. Un jean neuf, deux t-shirts. Mission accomplie. Il me reste à trouver une lampe de bureau pour ma nouvelle pièce atelier, où je vais pouvoir bricoler et peindre. J'adore cet endroit, qui avait été ma chambre pendant 11 ans et était devenue dès mon départ de chez mes parents un grenier. 

Je suis en train de planifier un weekend à Londres au printemps. Je sens que cela va être mon carburant pour le reste de l'année. Pourvu que T. May ne nous massacre pas l'ambiance. J'aime ce pays et je compte bien y séjourner autant que je l'entends. J'avais même prévu y passer une partie de ma retraite. Cela ressemble à mission impossible maintenant.

Résultat de recherche d'images pour "Le Royaume Uni reste européen pour moi"

mardi, 03 janvier 2017

“L'indifférence est une paralysie de l'âme.” *

Elles sont vertes et me rappellent mon enfance. Sont-elles moins fortes ou est-ce mon palais d'adulte qui me font les trouver plus douces ? Elles sont orange clair, et sucrées, douces pour ma gorge, elles fondent doucement au moment de l'endormissement. Rapide, rafraîchissant et calmant à la fois, je l'utilise comme le dit la notice jusqu'à huit fois par jour. Dans une grande cuiller à soupe je l'apporte à ma bouche et laisse sa liquescence caramélisée glisser le long de ma langue, puis de mon oesophage. Quel bonheur ! Plus radicale est la gélule blanche qui trois fois par jour me calme mes douleurs diverses, assomme mes maux de tête et mes brûlures de gorge. Et efficace parfois, l'odeur d'eucalyptus qui parvient à rendre à mon nez sa première utilité. Cela fait déjà une semaine que toutes ces sensations me sont quotidiennes. Encore deux jours à en être addict, dans la chaleur de ma maison, pour retrouver la force d'aller travailler.

Pour l'instant, je corrige, organise, prépare, recherche, note, saisis, enregistre, imprime, copie/colle, réponds, écris, coche, lis, écoute, regarde, devant mon écran d'ordinateur.

Et je me suis posée, là, cinq minutes essentielles, pour vous souhaiter une très bonne année 2017. Le bonheur individuel du plus grand nombre fera le bonheur collectif. Ma résolution : voir le positif. Réussir à être heureuse malgré les infos, les difficultés autour de moi. Pour pouvoir mieux agir et réagir. M'ouvrir aux autres, ne pas me recroqueviller sur mon cocon protégé.

Vers le 15 décembre , quand j'étais encore juste fatiguée, mais pas malade, que j'avais l'intention de faire tellement de choses utiles, culturelles, voire sportives, de ces vacances, j'ai gagné un concours de haïkus. La consigne : Écrivez vos résolutions personnelles pour l’année 2017 sous forme d’un haïku de 3 ou 6 lignes en respectant la règle du "5-7-5 syllabes" !

Le mien, c'était ça :

Fuir l’indifférence
Ouvrir ses yeux et son cœur
Agir pour la paix

Ambitieux, j'espère pas trop prétentieux. Ce qui m'est apparu essentiel, avant que je ne sache pour Berlin, et pour Istanbul. Je vais m'efforcer de n'être indifférente à rien. De laisser mon cœur parler, sans me laisser être blasée. De m'engager plus que je ne l'ai fait.   

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NB: j'ai changé "haïr" pour "fuir", en raison du nombre de syllabes.

      

 

 

 

* Anton Tchekhov

jeudi, 29 décembre 2016

Pizza et nostalgie, mieux que les antiviraux !

Plus que deux jours avant qu'on passe à 2017 ... et que rien ne change, ou en moins bien. Oui, je suis peu optimiste. C'est sans doute la grippe, l'âge, les mauvaises nouvelles, le froid dehors, le boulot que je n'ai pas eu le temps de faire à cause de la grippe, les deux stagiaires que j'ai acceptés pour rendre service et qui vont être là, dès mardi matin, à regarder, noter, mes moindres paroles, gestes, remarques... Heureusement, à midi, je brave l'hiver et vais manger une pizza avec des amis de ma jeunesse, que j'ai retrouvés récemment, grâce à mon mariage. On va parler du passé, pas trop, pour ne pas ennuyer ADMV, mais le passé, la nostalgie, ça aide à supporter le présent.

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Et pour ne pas penser à l'avenir proche, réécoutez Pierre Barouh. Il vient de nous quitter, lui aussi, mais heureusement sa voix et ses mélodies sont toujours sur ma clé usb et ne me quitteront pas à chaque fois que je partirai en vacances.

 

mardi, 20 décembre 2016

Noël, c'est de la nostalgie, et c'est pour ça que je l'aime.

La période de Noël me pousse à regarder la télévision. Le temps est souvent trop gris pour donner envie d'aller me balader dans la campagne, trop froid parfois. Il y a trop de monde en ville pour me donner envie d'aller faire du shopping. Les marchés de noël sont devenus des lieux à éviter. Et mon canapé me fait de l'œil, surtout depuis que mon nouveau chat est là. Il réclame des câlins et quelle autre activité que la télé contemplation me permettrait de pouvoir en même temps câliner Boogie alors qu'il se prélasse sur mon épaule, mes genoux, mon ventre, ma tête...?

Les programmes sont souvent à la culture ce que sont à la gastronomie les nounours en guimauve. Faciles à consommer, nostalgiques à souhait, colorés et pas chers. Mais voilà, on a tous ses faiblesses, j'aime ça. Un bon film sentimental ou drôle pour les gosses, surtout depuis que la TNT nous permet d'y avoir droit en VO, j'adore. Hier soir, pas de film. Mais une émission que je ne m'attendais pas à voir si longue sur Maritie et Gilbert Carpentier. Deux noms magiques, qui annonçaient pendant mon adolescence deux heures de bonheurs et de rigolades en famille. On s'amusait, on critiquait, on adorait, c'était selon, en tout cas, contrairement à la règle familiale habituelle, on avait le droit de causer devant le poste, et ça occupait des samedis soirs où on ne sortait pas.

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Quasiment 90 % des séquences montrées hier soir ne m'étaient pas inconnues. J'ai eu l'impression étranges de les avoir vues hier. Elles m'ont transportée dans une époque de ma vie où j'étais heureuse. De ce bonheur évident que j'ai eu la chance de vivre dans mon enfance et mon adolescence. La plupart des extraits d'émissions dataient de 1969 à 1977. Je ne me rappelais pas qu'on regardaient tous les Sacha shows, Top A, etc. Et pourtant je me rappelais de Sylvie Vartan chantant avec Carlos "2 minutes 35 de bonheur", de Dalida, de Joe Dassin. Que des gens dont je n'ai jamais eu de disques, mais dont je connais toutes les chansons par cœur. J'ai regardé ça avec mon chat, qui ne s'est pas ennuyé une minute. Trois heures ! Pour une fois une émission qui ne lésine pas, qui donne le temps de voir.

Je ne regarde plus d'émissions de variétés, n'en croise même plus. A part peut-être Taratata. Mais c'est souvent tard, ça se prend au sérieux et il y a trop de chansons en anglais. Alors que là, on voyait des filles et des garçons, qui dans la vie n'étaient peut-être pas des copains, mais qui acceptaient le temps d'une émission de se "mettre en danger" pour notre petit bonheur du weekend. Ils se déguisaient, faisaient des duos improbables, chantaient des vieilles chansons ou modernes, mais totalement éloignées de leurs répertoires. Ils faisaient des sketches, et Coluche chantait. Et c'était de l'humour, mais aussi de l'émotion.  

Afficher l'image d'origine

 

(Je ne me lasse pas de la voix de Joe Dassin en anglais !)

 

Je crois que c'est la première fois que j'entendais Maritie et Gilbert Carpentier parler, que je les voyais. C'était vraiment des gens bien.

(Cliquez sur les photos pour trouver les articles ou videos en lien.) Edit le 21.12.2016

jeudi, 27 octobre 2016

Encore un soir de rêve *

Je suis allée écouter mon chanteur préféré. Chanteur et poète. Gilbert Laffaille. A l'heure où l'on décerne le prix Nobel à un poète chanteur, celui qui parmi les chanteurs français m'enchante de ses mots depuis 40 ans, mériterait à mes yeux au moins la même récompense. Mais il n'a évidemment pas la même renommée internationale. Cependant il a fêté ses 40 ans de chansons le weekend dernier, au Forum Léo Ferré à Ivry. 

C'est un endroit génial, petit espace préservé de convivialité, de bonne bouffe et de vin sans prétention, de gens sympas qui ne font pas de selfies mais profitent pleinement du concert, puis de la rencontre avec l'artiste.

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Si vous ne connaissez pas ce lieu, n'hésitez pas. Ca ouvre à 19 h 00 et si on a réservé le repas, on le prend tranquillement jusqu'à 20 h 30, heure où les artistes viennent sur scène. Si vous ne mangez pas, et arrivez juste avant le concert, vous serez assis au fond de la salle, mais pas de panique, elle n'est pas si grande, et vous profiterez juste autant du moment.

La programmation est riche et enrichissante. Je vous laisse découvrir.

Quant à Gilbert Laffaille, si vous ne le connaissez pas, c'est que vous êtes nouveaux ici. Je vous laisse découvrir aussi.

Et si vous venez de province, le Kyriad n'est pas loin, 6 minutes à pied, dans une rue un peu glauque près du périph, mais à deux, c'est cool.  Et avec le prix offert par Booking, on ne va pas en faire un plat du coin !

La soirée de vendredi dernier était un bonheur sans limite. Accompagné par Nathalie Fortin au piano, il nous a offert une heure et demie de mots ciselés et de sketches où l'humour est fin et excellent. Merci !

* Titre d'une ancienne chanson de Gilbert Laffaille

samedi, 08 octobre 2016

Si j'avais le pouvoir, je commencerais par redonner leur sens aux mots (Confucius).

Notre chat n'est plus là. Et ça se sent. Trop. L'avantage, quand on perd un animal, quel que soit la tristesse que l'on puisse ressentir, c'est qu'on peut se dire, on va en reprendre un. On va trouver un autre petit animal à poils et à ronrons à dorloter, à rendre indispensable et dépendant, à protéger. Ça ne nous empêchera pas de repenser à celui-ci, tellement gentil et intelligent, mais on n'a pas besoin d'années pour s'y faire et avoir une dose d'amour disponible.

Mais quand on perd un humain, évidemment, c'est tellement différent. Ça n'a rien à voir.

J'ai besoin de dire ça, parce que beaucoup de gens m'ont parlé, pleins de compassion exagérée, comme si j'étais en deuil. Ça m'a rappelé des moments autrement plus douloureux, et j'aurais pas voulu. Le discours était inadapté.

Vous savez, c'est comme les gens qui disent qu'un cambriolage, c'est comme un viol. Eh bien non. J'ai été cambriolée. Et je vous assure, qu'à choisir, je préférerais être cambriolée des centaines de fois, quitte à repartir sans rien pour le reste de ma vie, qu'être violée.

Donc, voilà, dans quelques semaines, j'espère que nous aurons un autre chat, un tout petit, car je n'ai jamais fait cette expérience d'avoir un tout petit chat et de le suivre jusqu'à ce qu'il soit vieux. 

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*(Confucius)

 

samedi, 30 juillet 2016

Etre vieux c'est être jeune plus longtemps *

Ça y est il est l'heure !

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J'ai 58 ans aujourd'hui. Ca fait bizarre. Ca rapproche des 60. D'un nouveau cap. Et pourtant, bien que je n'aie jamais été aussi près de la carte vermeil, j'ai encore 4 ou 5 ans à bosser. 

J'ai profité de mes trois semaines de juillet pour avancer mon boulot pour la rentrée, même s'il m'en reste (il ne faudrait pas non plus que je m'ennuie en septembre). Et bientôt je serai au soleil, dans différents endroits plus ou moins sauvages, dont les Cévennes où Stevenson est parti voyager avec son âne Modestine. Un coin rêvé pour les équins donc.

Je vous souhaite à tous une belle fin d'été. Je ne sais pas si je publierai beaucoup au moins d'août, la connexion risque d'être en pointillé.

Mais je penserai à vous !

 

 

 

 

* Le Chat de Gelück

vendredi, 22 juillet 2016

Il n'y a rien à trier parmi ces ordures

Il y a des jours où l'on se demande où ça va s'arrêter. Le monde devient implosif, partout, la guerre mondiale qui sévit depuis des années en Afrique, au Moyen-Orient, touche les endroits que l'on croyait tranquilles, et soudain, cela prend une réalité, encore plus grande quand on connait quelqu'un dans la ville concernée, quand on apprend avec du retard, de l'étranger, que 84 personnes ont été tuées, et que parmi elles, peut-être il y a le fils d'une amie d'enfance, chez qui on était à boire un coup tranquilles il y a deux mois et demie. Deux minutes d'angoisse avant de vérifier la page facebook de cet ami, et voir, ouf, qu'il est vivant. facebook a du bon donc. Puis lire, toujours sur ce réseau social, le témoignage d'une autre personne qu'on connait, et qui a vécu l'horreur en direct. Oui, tout cela est bien réel, pas comme les nombres de victimes que l'on lit journellement dans les journaux. Et du coup, la France se réveille, accuse, insulte, se montre sous son vrai visage, et ce n'est pas très beau. Entre les récupérations politiques de part et d'autres, les interpellations publiques des dirigeants fondées sur leurs erreurs, leurs manquements véritables ou bien sur des hoaxes lus et crus tout de suite sans discuter ni vérifier sur le net, et les amalgames entre Islam, Arabes, Extrémisme, Réfugiés, Profiteurs, toutes ces notions mélangées sans complexes, par de simples fbookers ou même des journalistes, tout cela donne la nausée.

Comme tout le monde, je suis choquée, atterrée, mais je n'ai pas de théorie sur ce qui devrait être fait, ou pas fait par le gouvernement. La seule chose qui me hérisse, c'est la manière dont les medias font tout pour rendre célèbre des ordures qui ne le méritent vraiment pas. Publient des noms, des photos, qui font qu'on se rappelle plus des assassins que des victimes ou leurs familles.

A ce propos, il y a une pétition, et même deux, que vous pouvez signer.

Sur Change.org

 

http://www.mesopinions.com/petition/medias/anonymat-compl...

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dimanche, 26 juin 2016

Si je n'étais pas déjà mariée, j'aurais rendu service à un ou une anglais(e) !

Je suis déprimée par le Brexit. Je n'arrive même plus à analyser intelligemment le truc d'un point de vue politique. Je me sens juste volée d'une liberté que j'avais d'aller me balader en GB quand je voulais, sans prévoir, sauf prévoir d'y passer éventuellement ma retraite. Et ça, eh bien, faut plus y penser.

Je lis les réactions des anglais que je connais, et j'ai les boules pour eux, qui ont vu les votes pour augmenter hyper rapidement ces dernières semaines, sans qu'il y ait un mec de gauche capable de renverser la vapeur. 

Et depuis le vote, des tas de racistes se sentent légitimés, décomplexés, et il y a des faits divers regrettables, des remarques dans les lieux publics faites aux étrangers. Ils ne sont pas habitués. Pourvu que cette extrême droite de merde ne détruise pas cette société dont la principale différence est justement sa tolérance, son ouverture d'esprit.

Mais la crise, les nouveaux media, la société de consommation, les actionnaires, tout cela a rendu les gens cons. Ils ne réfléchissent plus, votent n'importe quoi "par contestation", et s'étonnent le lendemain de la cata qu'ils ont provoquée.

On verra la suite, mais je ne suis pas trop optimiste. Encore moins de la manière dont "nous", européens, on va s'empresser de leur régler leur compte pour que les autres pays ne fassent pas la même chose...

jeudi, 02 juin 2016

Tout le monde peut s'tromper *

Je cherchais sur Ecosia (c'est mon nouveau moteur de recherche) des trucs pour un cours, et allez savoir comment, j'ai retrouvé cette chanson, que j'aimais bien à l'époque, et qui est semble-t-il tombée dans l'oubli. Pas un chef-d'oeuvre, mais d'avant que les filles se pâment d'amour pour lui. "Non, j'veux pas" de Patrick Bruel.

La phrase dont je me rappelais c'était "Ca m'empêche pas de dormir, mais ça m'fait m'coucher tard".

Il avait 26 ans, j'en avais 28. Ca parait il y a un siècle. On voulait pas, on disait non. On continue à dire non et on nous tape toujours sur la gueule. Enfin, ça, ça existait déjà à l'époque.

Allez, on se change les idées en l'écoutant, en se marrant un peu.

 

* Patrick Bruel

vendredi, 06 mai 2016

"Il est temps de se demander si ceux qui créent la richesse n'ont aucun droit aux bienfaits et aux splendeurs qu'elle procure."

Premier pont de l'Ascension de ma carrière (33 ans, quand même !) et il fait un temps splendide. Moralité, le bon dieu aime les profs de l'enseignement public.

Profitant de cette fête re-montante, je suis allée visiter avec ADMV le Familistère de Guise. Une merveille d'utopie réalisée qui a quand même duré un siècle, jusque le capitalisme infâme en vienne à bout.

 

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Quelques jours auparavant, nous étions allées voir "Merci Patron". Ces deux événements m'ont rassurée sur la nature humaine. Il y aura toujours des gens pour se battre pour les plus faibles qu'eux contre l'inhumanité des patrons. Des gens qui rêvent et agissent. Dans Merci Patron, ce n'est pas le film qui est émouvant, remarquable, mais l'action elle-même, le courage de ces ouvriers qu'on ne respecte pas chez les friqués, mais qui se respectent assez pour se battre, prendre des risques et se montrer plus intelligents que les requins.

En final de compte (comme dirait Laura Flessel entendue ce matin sur F-inter) je suis en train de passer un weekend prolongé serein et presque optimiste.

* Jean-Baptiste Godin

 

dimanche, 10 janvier 2016

JE SUIS UNE INCOMPÉTENTE QUI DÉCIDE DE SUPPRIMER QP1C... JE SUIS...*

Ils ont donc décidé que Julien Lepers devait quitter Questions Pour Un Champion. Je ne suis pas une groupie, mais ça me rend triste. Et surtout, je ne comprends pas pourquoi, s'il ne le souhaitait pas.

Dans un peu plus de 2 ans, son jeu aurait eu 30 ans, c'était l'occasion rêvée de terminer sur une semaine ou deux de super super champions, d'invités surprises, etc.

On entend divers arguments:

L'audimat a baissé. Mais quelle émission de France 3 ou de la télé en général n'a pas perdu de public? Les gens ne regardent plus la télé, il faudra que les producteurs et les directeurs de chaînes s'y fassent. Mes élèves sont accros au net, mais pas à  la télé, ça c'est sûr.

Le public a 69 de moyenne d'âge et la télé doit être pour tout le monde ! Ça c'est le plus stupide argument que j'aie entendu. Si la télé est pour tout le monde, pourquoi les vieux n'auraient-ils pas droit à 35 minutes d'intelligence tous les soirs de la semaine? De plus, il y a de plus en plus de jeunes qui sont candidats. Cela veut-il dire qu'ils n'ont jamais regardé l'émission?

La même directrice qui a pris cette décision inepte a ajouté qu'ils allaient changer d'animateur, de décor et de style de questions ! Autant dire qu'ils suppriment l'émission. Autant changer de nom aussi, ce serait plus honnête.

Le type qui va remplacer Julien Lepers, j'ai vu sa photo, il a 44 ans et en fait 60. Grisonnant, maigre, sec. Je me souviens l'avoir vu présenter le journal de temps en temps, pas l'impression qu'il ait l'énergie de lire les questions comme Julien Lepers. C'est un métier ! 

Le décor ? Allez, quelques dépenses vont renflouer la chaîne. 

Le style des questions ? Sûrement pour faire du Nagui, ou comme celui de TF1 le midi, je ne sais plus son nom. Tiens, FR3 aurait dû demander à Artur ou Hanouna, ça aurait été parfait pour leurs projets !

Bref, je vais perdre une émission qui me détendait, animée par un mec sympa, je l'ai rencontré, qui était fier de son jeu, car il l'avait créé et qu'elle offrait à tous un vrai challenge intellectuel. Qui pratiquait un comique de répétition qui mettait les candidats à l'aise. (Et si ça agace certains, tant pis.) Qui n'était jamais méchant, et avait à cœur avec son équipe, de ne jamais ridiculiser qui que ce soit à l'écran. On ne peut pas en dire autant de tous les animateurs de jeux ! 

 

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* Dana Hastier

jeudi, 31 décembre 2015

Bonne nouvelle, 2015, c'est fini !

2015 se termine.

Année qui restera dans la mémoire collective comme une année tragique.

Dans ma mémoire, elle restera celle d'un événement heureux, mon mariage.

Mais elle se termine dans la tristesse. Ma proviseure vient de décéder. Elle s'est battue courageusement et dignement contre une saloperie de maladie, ne s'arrêtant de travailler qu'au maximum 3 semaines en 5 ans, s'autorisant à arriver un peu en retard les jours de chimio. C'est la première fois que je perds un "chef" ou même un collègue. La rentrée va être sombre et pleine d'émotion aussi. Car bien sûr les élèves s'étaient rendu compte, mais il y a peu seulement, qu'elle n'allait pas bien. 

Alors voilà encore une note morose. Moi qui voulait démarrer 2016 avec un nouveau souffle... Bon, je remets ça dans quelques jours. Je vous souhaiterai gayment, gaiement, et pétillamment une nouvelle année. Aujourd'hui, je n'ai pas trop le coeur. On va quand même au resto, mais je suis contente de ne pas être embarquée dans une "fête".

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dimanche, 15 novembre 2015

Je n'ai rien contre Dieu. J'ai juste du mal avec ses clubs de supporters.*

Après les vieux qui avaient envie de vivre comme bon leur semblait, les jeunes, qui avaient envie de vivre, et le droit.

Je me demande comment je vais en parler à mes élèves demain. Je n'ai que deux heures de cours, et lâchement, je suis soulagée. Avec une de mes classes, le hasard m'a fait donner un exercice de compréhension sur la chanson "Imagine". Ils auront eu des idées sur les rêves de bonheur à imaginer. Pour eux, le bonheur et la paix vont paraître loin et très imaginaires en effet.

Comme tout le monde je suis atterrée. L'envie de dire quelque chose, de hurler se confond avec celle de se taire, car si on écoute, la radio, et même france info, on entend beaucoup de conneries.

Je pense surtout à ceux qui ont perdu quelqu'un, à ceux qui cherchent encore, et à ceux qui se battent pour que les fous furieux n'aient pas gagné, c'est à dire pour vivre.

Je ne sais pas si on peut voir cette vidéo si on n'est pas inscrit sur facebook. Mais Marc Trevidic y résume très clairement où l'on en est. 

https://www.facebook.com/frederic.bruel/videos/1015325121...

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* Croisé sur Facebook

jeudi, 22 octobre 2015

“Le temps marche ainsi. Ce n’est pas seulement une fuite vers l’avant. C’est à la fois un retour en arrière et une fuite vers l’avant. ”*

Je vous regarde, de temps en temps. Mais je m'occupe aussi. J'ai fini plusieurs tas, mangé avec ma tante, téléphoné à d'autres (tantes) et regardé ma série signée Klapisch, 10 %. J'aime bien, je ris, je trouve le milieu bien décrit, avec ce qu'il faut d'exagération et d'humour. Demain je fais un petit tour par la campagne pour aller faire réparer mon mobile qui a subi un choc lors d'un coup de vent violent fin août. Vendredi je vais chercher ADMV avec un tas de trucs qu'elle ne peut pas rapporter en train. Samedi, repos, valises, et Dimanche, vacances ! on part se ressourcer dans un hôtel spa, où il pourra faire le temps pourri qu'il veut autour, on s'en fout. J'emmène un bouquin, pas de copies, et je vais DORMIR. Là, je peux pas beaucoup, demain matin, encore un paquet ! (on n'oubliera pas d'enregistrer les épisodes de mercredi prochain.)

Et comme tous les ans je suis à peu près dans le même état à la même date, et que ça recommencera l'an prochain, on peut dire que ma note, c'est un peu Retour Vers Le Futur.

* Cedric Klapisch

jeudi, 24 septembre 2015

Il faut que la peinture serve à autre chose qu'à la peinture.*

Bon, j'ai pas gagné 50 000 euros. Je suis moins cool et moins rapide qu'il y a six ans, faut que je m'y fasse. Mais JLP est également plus stressé et fatigable qu'il y a six ans. Y'a une justice. Je vous enverrai un mail perso pour vous dire à quelle date je vais crever le petit écran !

J'ai un mois de septembre hyper chargé côté boulot, comme côté loisirs. Une invitation ou/et un spectacle par weekend, l'arrivée de notre petite assistante, qui a bien besoin de soutien tellement qu'elle est timide et jeune (20 ans !), un spectacle ce soir suivi d'un resto avec une copine, s'inscrire aux spectacles de cirque, danse et autres arts vivants à faire très vite, inscription aux cours de peinture, et mes 198 élèves auxquels il faut que je fournisse boulot et évaluations. J'attends les vacances ! mais je n'ai pas encore organisé, alors que j'ai plein d'envies, mais la peur d'être trop crevé pour mettre en oeuvre. 

On croit se détendre en lisant les blogs, les journaux ou fessebouc, mais on croule sous les nouvelles les plus réjouissantes. Tellement de morts et d'horreurs en tous genres qu'on se dit qu'il faut vivre en ermites pour ne pas sombrer dans la déprime. Et puis les gens autour de moi qui ne vont pas forcément bien, au boulot, et ailleurs. Alors là, on se dit "je vais bien, j'ai de la chance", mais le cheval doit être doté d'une grosse capacité à l'empathie, parce que parfois, c'est trop dur à se dire même ça.

Vivement que je puisse vider tout ça sur mes toiles ou mes feuilles. Y'a qu'après le cours de peinture que je me sens mieux. Et cette année, le lundi soir, j'aurai sporco avec mes potes du boulot. Super !

A propos de peinture, je ne vous ai pas montré ce que j'ai fait en deux heures lors de mon dernier cours en mai. La nana a posé par périodes de 15 minutes, et j'ai fait ça sans dessin préalable, directement à l'acrylique sur papier kraft. La photo a un peu déformé l'original, parce qu'à cause de l'escalier, je ne peux pas me tenir juste en face.

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*Matisse 

lundi, 14 septembre 2015

Des vacanciers en septembre ? C'est possible, sans aucun d'août. *

Je sens qu'on grogne, qu'on maugrée, qu'on dit pis que pendre sur ma paresse. Nous sommes le 14 septembre, et ce n'est que ma deuxième note depuis la rentrée. Eh bien sachez que le 14 septembre c'était la date traditionnelle de ma rentrée quand j'étais petite. Alors du coup, me voici.

Que vous dire. C'est comme les autres années, avec quelques têtes nouvelles, de plus en plus difficile à mémoriser et à associer aux noms de mes listes. Sur les 198 élèves que j'ai cette année, je n'en connais qu'une vingtaine. Et ma mémoire, elle, ne s'arrange pas.

Cela m'inquiète d'ailleurs, car je vais bientôt participer à mon jeu TV préféré, l'enregistrement est très bientôt, et comme je l'ai dit à mon chef aujourd'hui "Ça va être moins flamboyant qu'il y a six ans..." Je révise, je m'entraîne. Quand je bute sur une question cinéma, je me dis "Oh, Pascale va être furieuse" et quand c'est sur une question musique, je n'ose plus regarder ADMV. J'aimerais bien tomber sur le thème "blogs et sites", au moins dans ce domaine j'ai de l'expérience.

En dehors de cela, samedi soir je suis allée ré-écouter Francesca Solleville à Ivry. Je ne me lasse pas de son engagement, de l'émotion qu'elle transmet, de son amour pour Ferrat et Leprest. A Ivry, il y a le Forum Léo Ferré, et c'est vraiment un chouette endroit, avec une programmation de chanson française riche et variée. Dommage que j'aie quand même quelques kilomètres à faire pour y arriver. Et samedi, la pluie battante qui s'est abattue sur nous à quelques kilomètres du périphérique ne nous a pas aidés !

A part ça, jeudi je fais grève, l'occasion d'avancer mon boulot et de réviser mes capitales et mes présidents de la république. 

Marc Escayrol

mardi, 01 septembre 2015

PETITS SOUVENIRS DE VACANCES

Me voilà rentrée. C'était chouette. Vivre la vie Guernesiaise au quotidien, découvrir ses bons et ses moins bons côtés, mais surtout revenir à peu  près reposés : objectif atteint.

Les bons côtés : les plages sont magnifiques, sablonneuses, peu peuplées et on peut s'y baigner sans danger, y nager vraiment car les vagues ne sont pas trop fortes. Il y a des promenades magnifiques le long de la côte, des falaises vertigineuses, des points de vue étonnants. Les pubs servent de la cuisine délicieuse et les prix sont décents. La maison de Victor Hugo est une petite merveille et nous apprend beaucoup de choses sur l'auteur de nos récitations et sujets de devoirs de première. Les autochtones sont sympas et serviables. 

Les moins bons côtés : les routes sont très étroites et hyper fréquentées. C'est une attention, une tension devrais-je dire, de tous les instants. Il faut quelques minutes pour comprendre que pour que deux voitures se croisent il faut absolument que l'une d'elles montent sur le trottoir, qui n'existe en général que d'un côté de la chaussée. Mais parfois pas du tout, et là, il faut juste espérer. Il faut quelques jours pour comprendre le système de "Filter" aux croisements. L'île est autonome et a ses propres lois, qui sont pour beaucoup un peu arriérées. L'ouverture d'esprit n'a peut-être pas atteint ce petit bijou du milieu de la Manche. Le climat n'est pas forcément celui dont vous rêvez. Mais il est supportable car changeant, et ce petit côté "surprise, surprise" a son charme. Bilan du séjour 8 jours avec, 9 jours sans... pluie.

Des photos pour vous faire partager mes impressions.

 

jeudi, 30 juillet 2015

“Mon âge, même si je le savais, je ne le croirais pas.”*

Si vous suivez un peu, vous savez sans doute qu'aujourd'hui n'est pas tout à fait un jour comme un autre pour moi. C'est le jour que beaucoup de mes amis confondent, je ne sais pas pourquoi, avec le 29 ou le 31 juillet, ce qui permet souvent de ne pas boire un, mais au moins cinq ou six verres de champagne. C'est aujourd'hui que je prends en pleine face le fait que la soixantaine n'a jamais été aussi près officiellement, et pourtant je m'en sens toujours aussi loin à l'intérieur. Oui, de l'extérieur la sensation n'est sans doute pas la même. Vous allez me dire, on ne change pas comme ça du jour au lendemain ! Et je vais vous répondre, ah oui, et les yaourts alors ! Ils ont une date qui fait que le lendemain de cette date fatidique on ne peut plus les manger alors que la veille encore, on pouvait leur ajouter un coulis et s'en faire son dessert. Et moi, il y a deux jours un mec du corps dit "médical" m'a demandé mon âge. J'ai dit "57 ans dans deux jours", mais sur le compte-rendu, il a écrit 56. On est donc bien comme les yaourts ! La date, c'est la date.

Hier j'ai cuisiné des rouleaux de printemps selon une recette nouvellement trouvée sur le net : au lieu des crevettes, je mets du poulet cuisiné rapidement au gingembre. Je mets aussi des petits bouts de gingembre et des allumettes de mangue, le reste comme d'hab', salade verte, soja, vermicelle chinois, carotte, mente. Et le résultat est génial ! Mais aujourd'hui, j'apporte les sushis, commandés chez le marchand, parce que je suis vieille je vous dis, et pas question de bosser.

Ce weekend on retourne se tremper les pieds dans l'eau, froide. Et ça va être cool.

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*Vincent Scotto

jeudi, 09 juillet 2015

Il n’existe guère de texte, si ennuyeux soit-il, qui ne contienne une perle susceptible de faire rire.”*

Ca y est !!!!

A 8 h 20 je me suis dit qu'il était raisonnable de me déclarer en vacances, car le centre d'examens ne m'avait pas appelée, et cela voulait dire qu'aucun candidat n'avait choisi de prendre anglais à l'oral. C'est grâce à France Infos qui, comme tous les media, fait appel à des "experts" qui expliquent qu'il faut choisir des matières où l'on a obtenu une note extrêmement basse. Ce qui est totalement inepte, si l'on n'ajoute pas "et dans laquelle on obtient d'habitude la moyenne". Imaginez le mec qui prend maths, parce que c'est une matière "importante", coeff 5, qui a eu 3 et a 4 à l'année. L'heureux candidat gagnera maximum 10 points. Alors que celui qui prend anglais où il a eu 9, mais qui a d'habitude 12, peut espérer avoir 13 et gagner 12 points. D'autant plus que les profs de langues sont rarement ceux en jury qui disent "moi, je n'ajoute pas de points. je suis contre, par principe." Fin du paragraphe spécial candidat malheureux au bac.

Hier soir je m'étais couchée très tard, car j'ai regardé sur la 3 un excellent documentaire sur le massacre de Srebenica. C'était il y a 20 ans. Les Casques Bleux n'ont rien empêché, bien au contraire. J'y étais en vacances 4 ans avant. D'autres y sont allés très peu de temps après. Et les Serbes refusent de parler de génocide. Dur de dormir après ça.

Plus léger. Sur le net on trouve des sites incroyables. En quelques secondes, j'ai créé ça :

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Pôscôle.jpg

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Et un peu plus tard, je suis tombée sur cette page où les citations sont très fortes ! Cliquez sur la photo et dites-moi quelle est votre préférée.

 

Moi, j'ai choisi celle-là, parce que le représentant des parents au fonds social a proposé le mois dernier que, plutôt que d'aider les parents à payer l'abonnement aux transports en commun, nous ferions mieux de leur conseiller d'acheter en vélo. Si tu es pauvre, t'as qu'à pédaler !

* Didier Nordon