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dimanche, 14 mai 2017

“La chanson est l’Art de l’Instant.”*

Il y a presque dix ans, ADMV m'avait offert le plus beau cadeau dont je pouvais rêver, un concert de mon chanteur préféré, Gilbert Laffaille, dans mon salon ! Cette année, c'est à mon tour de lui offrir un concert à la maison. Il s'agit d'un chanteur que l'on a découvert ensemble, en voiture, sur une radio locale de chez locale, et ni l'une ni l'autre n'a eu envie d'arrêter la radio malgré les parasites (locaux eux aussi), tellement les mots et la musique provoquaient en nous le même charme. Il s'agissait de cette chanson:

Samedi, il sera chez nous. Et des amis et la famille seront le public. J'espère qu'ils aimeront autant que nous. 

Comme tous les mois de mai quand on organise quelque chose, on se demande le temps qu'il fera. On prévoit soleil, pas soleil, dehors, dedans. Ce weekend, on fait le grand ménage de printemps pour l'occasion. Je n'aurai pas le temps de faire quoi que ce soit de lundi à vendredi, car je suis convoquée pour écouter et faire parler une douzaine de djeuns par jour. Tout cela à 80 km de chez moi. Je vieillis. Je ne rentrerai pas tous les soirs. Je vais faire vivre l'économie touristique de cette jolie ville provinciale. Une connexion wifi et je pourrai évaluer une dizaine de dossiers de recrutement pour le supérieur, et finir de corriger des travaux d'élèves pour les conseils de classes qui commencent dans 15 jours. C'est cool, je ne m'ennuierai pas.

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podcast

Cliquez sur média pour entendre la chanson de Gilles Roucaute

*Charlélie Couture

 

mardi, 03 janvier 2017

“L'indifférence est une paralysie de l'âme.” *

Elles sont vertes et me rappellent mon enfance. Sont-elles moins fortes ou est-ce mon palais d'adulte qui me font les trouver plus douces ? Elles sont orange clair, et sucrées, douces pour ma gorge, elles fondent doucement au moment de l'endormissement. Rapide, rafraîchissant et calmant à la fois, je l'utilise comme le dit la notice jusqu'à huit fois par jour. Dans une grande cuiller à soupe je l'apporte à ma bouche et laisse sa liquescence caramélisée glisser le long de ma langue, puis de mon oesophage. Quel bonheur ! Plus radicale est la gélule blanche qui trois fois par jour me calme mes douleurs diverses, assomme mes maux de tête et mes brûlures de gorge. Et efficace parfois, l'odeur d'eucalyptus qui parvient à rendre à mon nez sa première utilité. Cela fait déjà une semaine que toutes ces sensations me sont quotidiennes. Encore deux jours à en être addict, dans la chaleur de ma maison, pour retrouver la force d'aller travailler.

Pour l'instant, je corrige, organise, prépare, recherche, note, saisis, enregistre, imprime, copie/colle, réponds, écris, coche, lis, écoute, regarde, devant mon écran d'ordinateur.

Et je me suis posée, là, cinq minutes essentielles, pour vous souhaiter une très bonne année 2017. Le bonheur individuel du plus grand nombre fera le bonheur collectif. Ma résolution : voir le positif. Réussir à être heureuse malgré les infos, les difficultés autour de moi. Pour pouvoir mieux agir et réagir. M'ouvrir aux autres, ne pas me recroqueviller sur mon cocon protégé.

Vers le 15 décembre , quand j'étais encore juste fatiguée, mais pas malade, que j'avais l'intention de faire tellement de choses utiles, culturelles, voire sportives, de ces vacances, j'ai gagné un concours de haïkus. La consigne : Écrivez vos résolutions personnelles pour l’année 2017 sous forme d’un haïku de 3 ou 6 lignes en respectant la règle du "5-7-5 syllabes" !

Le mien, c'était ça :

Fuir l’indifférence
Ouvrir ses yeux et son cœur
Agir pour la paix

Ambitieux, j'espère pas trop prétentieux. Ce qui m'est apparu essentiel, avant que je ne sache pour Berlin, et pour Istanbul. Je vais m'efforcer de n'être indifférente à rien. De laisser mon cœur parler, sans me laisser être blasée. De m'engager plus que je ne l'ai fait.   

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NB: j'ai changé "haïr" pour "fuir", en raison du nombre de syllabes.

      

 

 

 

* Anton Tchekhov

jeudi, 29 décembre 2016

Pizza et nostalgie, mieux que les antiviraux !

Plus que deux jours avant qu'on passe à 2017 ... et que rien ne change, ou en moins bien. Oui, je suis peu optimiste. C'est sans doute la grippe, l'âge, les mauvaises nouvelles, le froid dehors, le boulot que je n'ai pas eu le temps de faire à cause de la grippe, les deux stagiaires que j'ai acceptés pour rendre service et qui vont être là, dès mardi matin, à regarder, noter, mes moindres paroles, gestes, remarques... Heureusement, à midi, je brave l'hiver et vais manger une pizza avec des amis de ma jeunesse, que j'ai retrouvés récemment, grâce à mon mariage. On va parler du passé, pas trop, pour ne pas ennuyer ADMV, mais le passé, la nostalgie, ça aide à supporter le présent.

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Et pour ne pas penser à l'avenir proche, réécoutez Pierre Barouh. Il vient de nous quitter, lui aussi, mais heureusement sa voix et ses mélodies sont toujours sur ma clé usb et ne me quitteront pas à chaque fois que je partirai en vacances.

 

mardi, 20 décembre 2016

Noël, c'est de la nostalgie, et c'est pour ça que je l'aime.

La période de Noël me pousse à regarder la télévision. Le temps est souvent trop gris pour donner envie d'aller me balader dans la campagne, trop froid parfois. Il y a trop de monde en ville pour me donner envie d'aller faire du shopping. Les marchés de noël sont devenus des lieux à éviter. Et mon canapé me fait de l'œil, surtout depuis que mon nouveau chat est là. Il réclame des câlins et quelle autre activité que la télé contemplation me permettrait de pouvoir en même temps câliner Boogie alors qu'il se prélasse sur mon épaule, mes genoux, mon ventre, ma tête...?

Les programmes sont souvent à la culture ce que sont à la gastronomie les nounours en guimauve. Faciles à consommer, nostalgiques à souhait, colorés et pas chers. Mais voilà, on a tous ses faiblesses, j'aime ça. Un bon film sentimental ou drôle pour les gosses, surtout depuis que la TNT nous permet d'y avoir droit en VO, j'adore. Hier soir, pas de film. Mais une émission que je ne m'attendais pas à voir si longue sur Maritie et Gilbert Carpentier. Deux noms magiques, qui annonçaient pendant mon adolescence deux heures de bonheurs et de rigolades en famille. On s'amusait, on critiquait, on adorait, c'était selon, en tout cas, contrairement à la règle familiale habituelle, on avait le droit de causer devant le poste, et ça occupait des samedis soirs où on ne sortait pas.

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Quasiment 90 % des séquences montrées hier soir ne m'étaient pas inconnues. J'ai eu l'impression étranges de les avoir vues hier. Elles m'ont transportée dans une époque de ma vie où j'étais heureuse. De ce bonheur évident que j'ai eu la chance de vivre dans mon enfance et mon adolescence. La plupart des extraits d'émissions dataient de 1969 à 1977. Je ne me rappelais pas qu'on regardaient tous les Sacha shows, Top A, etc. Et pourtant je me rappelais de Sylvie Vartan chantant avec Carlos "2 minutes 35 de bonheur", de Dalida, de Joe Dassin. Que des gens dont je n'ai jamais eu de disques, mais dont je connais toutes les chansons par cœur. J'ai regardé ça avec mon chat, qui ne s'est pas ennuyé une minute. Trois heures ! Pour une fois une émission qui ne lésine pas, qui donne le temps de voir.

Je ne regarde plus d'émissions de variétés, n'en croise même plus. A part peut-être Taratata. Mais c'est souvent tard, ça se prend au sérieux et il y a trop de chansons en anglais. Alors que là, on voyait des filles et des garçons, qui dans la vie n'étaient peut-être pas des copains, mais qui acceptaient le temps d'une émission de se "mettre en danger" pour notre petit bonheur du weekend. Ils se déguisaient, faisaient des duos improbables, chantaient des vieilles chansons ou modernes, mais totalement éloignées de leurs répertoires. Ils faisaient des sketches, et Coluche chantait. Et c'était de l'humour, mais aussi de l'émotion.  

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(Je ne me lasse pas de la voix de Joe Dassin en anglais !)

 

Je crois que c'est la première fois que j'entendais Maritie et Gilbert Carpentier parler, que je les voyais. C'était vraiment des gens bien.

(Cliquez sur les photos pour trouver les articles ou videos en lien.) Edit le 21.12.2016

jeudi, 27 octobre 2016

Encore un soir de rêve *

Je suis allée écouter mon chanteur préféré. Chanteur et poète. Gilbert Laffaille. A l'heure où l'on décerne le prix Nobel à un poète chanteur, celui qui parmi les chanteurs français m'enchante de ses mots depuis 40 ans, mériterait à mes yeux au moins la même récompense. Mais il n'a évidemment pas la même renommée internationale. Cependant il a fêté ses 40 ans de chansons le weekend dernier, au Forum Léo Ferré à Ivry. 

C'est un endroit génial, petit espace préservé de convivialité, de bonne bouffe et de vin sans prétention, de gens sympas qui ne font pas de selfies mais profitent pleinement du concert, puis de la rencontre avec l'artiste.

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Si vous ne connaissez pas ce lieu, n'hésitez pas. Ca ouvre à 19 h 00 et si on a réservé le repas, on le prend tranquillement jusqu'à 20 h 30, heure où les artistes viennent sur scène. Si vous ne mangez pas, et arrivez juste avant le concert, vous serez assis au fond de la salle, mais pas de panique, elle n'est pas si grande, et vous profiterez juste autant du moment.

La programmation est riche et enrichissante. Je vous laisse découvrir.

Quant à Gilbert Laffaille, si vous ne le connaissez pas, c'est que vous êtes nouveaux ici. Je vous laisse découvrir aussi.

Et si vous venez de province, le Kyriad n'est pas loin, 6 minutes à pied, dans une rue un peu glauque près du périph, mais à deux, c'est cool.  Et avec le prix offert par Booking, on ne va pas en faire un plat du coin !

La soirée de vendredi dernier était un bonheur sans limite. Accompagné par Nathalie Fortin au piano, il nous a offert une heure et demie de mots ciselés et de sketches où l'humour est fin et excellent. Merci !

* Titre d'une ancienne chanson de Gilbert Laffaille

vendredi, 06 mai 2016

"Il est temps de se demander si ceux qui créent la richesse n'ont aucun droit aux bienfaits et aux splendeurs qu'elle procure."

Premier pont de l'Ascension de ma carrière (33 ans, quand même !) et il fait un temps splendide. Moralité, le bon dieu aime les profs de l'enseignement public.

Profitant de cette fête re-montante, je suis allée visiter avec ADMV le Familistère de Guise. Une merveille d'utopie réalisée qui a quand même duré un siècle, jusque le capitalisme infâme en vienne à bout.

 

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Quelques jours auparavant, nous étions allées voir "Merci Patron". Ces deux événements m'ont rassurée sur la nature humaine. Il y aura toujours des gens pour se battre pour les plus faibles qu'eux contre l'inhumanité des patrons. Des gens qui rêvent et agissent. Dans Merci Patron, ce n'est pas le film qui est émouvant, remarquable, mais l'action elle-même, le courage de ces ouvriers qu'on ne respecte pas chez les friqués, mais qui se respectent assez pour se battre, prendre des risques et se montrer plus intelligents que les requins.

En final de compte (comme dirait Laura Flessel entendue ce matin sur F-inter) je suis en train de passer un weekend prolongé serein et presque optimiste.

* Jean-Baptiste Godin

 

jeudi, 31 décembre 2015

Bonne nouvelle, 2015, c'est fini !

2015 se termine.

Année qui restera dans la mémoire collective comme une année tragique.

Dans ma mémoire, elle restera celle d'un événement heureux, mon mariage.

Mais elle se termine dans la tristesse. Ma proviseure vient de décéder. Elle s'est battue courageusement et dignement contre une saloperie de maladie, ne s'arrêtant de travailler qu'au maximum 3 semaines en 5 ans, s'autorisant à arriver un peu en retard les jours de chimio. C'est la première fois que je perds un "chef" ou même un collègue. La rentrée va être sombre et pleine d'émotion aussi. Car bien sûr les élèves s'étaient rendu compte, mais il y a peu seulement, qu'elle n'allait pas bien. 

Alors voilà encore une note morose. Moi qui voulait démarrer 2016 avec un nouveau souffle... Bon, je remets ça dans quelques jours. Je vous souhaiterai gayment, gaiement, et pétillamment une nouvelle année. Aujourd'hui, je n'ai pas trop le coeur. On va quand même au resto, mais je suis contente de ne pas être embarquée dans une "fête".

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samedi, 16 mai 2015

Les hommes sont des homosexuels. Tous les hommes sont en puissance d'être des homosexuels, il ne leur manque que de le savoir, de rencontrer l'incident ou l'évidence qui le leur révélera. *

Demain, c'est la journée mondiale de la lutte contre l'homophobie. Je le sais, Pascale me l'a écrit, et c'est en grosses lettres sur le fronton de la mairie. Mairie qui d'ailleurs n'est pas homophobe, puisqu'on a même eu droit à un sourire le jour de notre mariage. Oui, bon, ben, puisque Zapette nous a démasquées, je peux le dire, je suis mariée ! Y'a des trucs qu'on pense qu'on fera jamais dans sa vie, comme grimper en haut de l'Everest, rencontrer Obama, se marier, voir plus de films que Pascale en une semaine, manger un petit pois avec des baguettes, passer à Questions Pour Un Champion, exposer ses peintures à Beaubourg... Eh bien moi, j'en ai fait deux des trucs dans ma liste. Et le mariage, c'était le plus improbable. Ben oui, parce que j'avais pas le droit. J'étais sûrement trop con aux yeux de certains pour écouter la dame et signer leur registre, pour avoir le droit d'adopter un enfant avec quelqu'un (alors que toute seule, j'avais le droit, cherchez l'erreur !) et de me dire qu'un jour ADMV aurait un peu de sous pour améliorer l'ordinaire s'il m'arrivait quelque chose. Trop con, ou autre chose. Mais bon, maintenant on a le droit, et je vous assure, c'est agréable ce côté légal, ce côté égal.

Mais des journées du 17 mai, faut qu'il y en ait encore malheureusement, parce qu'il y a encore des gens qui se permettent des insultes, des violences, des discriminations envers les homos, mais aussi les transsexuels. Toujours pas de couple homo qui se bécote dans le couloir dans mon lycée. En 20 ans, j'en ai vu 3 !

Et sinon, ce soir, c'est la Nuit des Musées. Mais dans Maville, y'a pas beaucoup de musées. On a failli en avoir un nouveau, mais le maire (qui aime les homos) n'aime pas l'art. 

Nobody is perfect.

* Marguerite Duras

 

samedi, 02 mai 2015

Là, tout de suite, je voudrais surtout aller m'acheter un camion pelleteuse, creuser un trou dans le sol et m'ensevelir dedans en attendant que le temps passe. *

Je suis passée par la Gare de l'Est cette semaine, après avoir passé 3 jours supers à Paris. Le quartier de la Roquette, c'est d'enfer. Sympa, si, si, les parisiens de ce quartier sont très accueillants (on en dit pas autant dès qu'on arrive dans des quartiers huppés comme L'Opéra), et la Roquette en plus, c'est animé, rigolo, coloré, et y'a des bons croissants. Y'a des petites cours très tranquilles où, une fois chez soi, on peut oublier qu'on est à Paris tellement c'est calme.

Au hasard d'une promenade j'ai croisé ces deux véhicules décorés. Lequel préféreriez-vous pour partir en vacances ? Et question subsidiaire : Quelle personne connue habite dans cette rue ? (Pascôle, t'as pas le droit de jouer !!!)

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Mais Gare de l'Est, où c'est plutôt morose d'habitude, c'était coloré aussi pour le coup. Y'avait une expo d'art Berlinois d'aujourd'hui, et un hommage à ceux qui n'ont pas toujours été libres d'aller et venir à Berlin, à cause d'un mur. A l'époque les Trabis étaient plutôt blanches, beiges, bleuâtres ou grises. Mais là, ça en jette, je trouve.

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* Virginie Despentes

dimanche, 01 février 2015

Tout bonheur commence par un petit déjeuner tranquille.*

C'est dimanche, et pour une fois je suis plutôt zen. La première raison est que mardi je fais grève. Le mot d'ordre est "de meilleures conditions de travail" (particulièrement pour les stagiaires, mais aussi pour nous, vu que notre lycée est doté de moins en moins d'heures pour de plus en plus d'élèves et de "missions" à remplir) et "le réchauffement de nos salaires".

J'ai beau savoir que faire 24 h de grève et manifester ne changera rien, je vais aller battre le bitume et dire ce que j'ai sur le coeur, puis profiter de l'après-midi pour faire mon travail en retard au lieu de niquer mon dimanche pour ça.

La deuxième raison de ma zénitude, c'est que ce matin avec ADMV on a été profiter d'un cadeau de noël super bien choisi : une heure de piscine - hammam - sauna, le tout privatisé, c'est à dire rien que pour nous deux. Je ne peux pas vous dire le bien que cette petite pause m'a fait ! Enfin, si, je vous le dis, c'était génial. Et on s'est dit qu'on essaierait de se refaire ça une fois par mois. Si c'est possible, la prochaine fois, j'ajouterai un massage. Mais je ne sais pas s'il y a des massages le dimanche.

Petit hommage à Cabu:

 

* Somerset Maugham. (Mon premier principe zen, je dois dire !)

mercredi, 07 janvier 2015

Le grand Duduche, les beaufs, Maurice et Patapon, et bien d'autres sont orphelins.

Il y avait un moment que je n'avais pas été aussi triste. Perdre tous ces gens intelligents qui se sont toujours engagés pour la liberté, tant d'un coup (on ne sait même pas exactement qui, ni combien à l'heure où j'écris), de cette manière abjecte est quelque chose que j'ai du mal à surmonter.

Bien sûr il va y avoir des discours compatissants et horrifiés de ceux qui ne lisaient jamais Charlie, mais pourquoi pas. Si on massacrait les journalistes du Point ou de l'Express, je serais tout autant horrifiée.

Mais là, en plus, pour certains que je connais depuis toute petite, c'est comme si c'était des amis. Cabu venait de ma région, avec sa gueule de gosse malgré ses 77 ans. 

Cet assassinat est abject par sa lâcheté et par le fait de cibler l'intelligence, le courage de la lutte pour la démocratie. Je vais m'abonner à Charlie Hebdo, par principe. Comment répondre ? Sinon en aidant la victime de ces barbares à survivre.

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mercredi, 11 juin 2014

ON S’ÉTAIT CONNU GRÂCE AUX BLOGS

Pas de note depuis...

Mais comment écrire après avoir perdu un ami. Un ami que je connaissais depuis 8 ans. 8 ans, ça peut paraître peu, mais quand on se comprend tout de suite, et que l'on prend conscience de la fragilité de la vie, c'est beaucoup. Parce qu'en 8 ans, on a, malgré les kilomètres fait tant de choses ensemble que je me rappellerai toujours : Rigolé, marché dans Paris, goûté des bons vins, goûté ses petits plats, si subtils et nouveaux à chaque rencontre, joué, à un tas de choses (composio, time's up, taboo, cékoidon, et tous les petits jeux cons que je publiais sur mon blog en sachant qu'il chercherait). On a parlé de choses futiles comme de choses sérieuses. Il adorait Venise, mais je suis contente qu'il soit allé en Angleterre et qu'il ait aimé. C'est important que mes amis comprennent ce que j'aime en Angleterre. Et puis une saloperie de maladie l'a attaqué vicieusement il y a 4 ans. Il s'est battu, a tout accepté des traitements inhumains qu'on lui a proposés, des conditions d'hospitalisation pas toujours au top. Je ne l'ai jamais entendu se plaindre. Quand on se voyait, il était le premier à profiter du moment, à nous prouver que la vie, il faut la mordre, ne pas la perdre à se morfondre et à entretenir la rancœur. Il n'a jamais fait allusion ici à sa maladie, moi non plus. Et je ne pensais pas écrire une note. Mais Pascale, pour qui il était et est tout, a été très forte, pendant ces quatre ans, et hier. Alors je leur dois cette note, je dois faire l'effort de trouver les mots pour dire à quel point je suis triste d'avoir perdu mon ami. Mes prochaines notes ne seront pas tristes. Je n'oublierai pas Hervé, bien au contraire, mais chaque moment de la vie que j'apprécierai sera comme un hommage. Je râlerai encore quelques fois quand même contre les politiques véreux, car il aimait ça chez moi, ce côté caneton enchaîné déchaîné qui ne rate pas une manif. Et Peut-être qu'un jour... Chirac (ou mieux Sharko) finira en prison !

 

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lundi, 19 mai 2014

Ben si, je vote !

Dimanche prochain ce sont les élections européennes. Je ne vais pas dire comme tant d'autres que j'entends autour de moi "Pff, voter ça sert à rien, tous pourris." Je sais que beaucoup d'élus le sont, pourris, mais je n'arrive pas à me défaire de cette éducation civique que m'ont donnée mes parents. La vraie, pas celle de l'école (quoi que, apprendre par cœur la définition du département et du canton, ça peut servir). Donc, je vote comme d'autres ne peuvent s'empêcher de se marier à l'église ou de faire appel à Dieu dans les situations tragiques, tout en n'y croyant pas vraiment. 

Il y a quelques semaines j'ai entendu parler d'une liste féministe. Quelques jours plus tard j'ai fait un test pour voir quel parti correspondait le plus à mes idées, et sans équivoque aucune, c'était la liste Féministe pour une Europe Solidaire. Alors j'ai consulté leur site, me suis abonnée à la newsletter, et il y a quelques jours j'ai reçu un mail m'expliquant qu'ils ont peu d'argent et n'ont donc pas pu faire imprimer assez de bulletins de vote pour qu'il y en ait dans toutes les villes. Dans la mienne, il n'y a en fait ni bulletin, ni profession de foi (quand je vous dis que c'est un peu comme un acte religieux !) C'est peut-être pareil chez vous.

Si vous êtes tentés de voter pour eux (autant d'hommes que de femmes sur la liste, parité oblige), cliquez sur le lien ci-dessous. D'abord pour les connaître. Cliquez "qui sommes-nous" et vous aurez des infos sur les personnes à l'origine de la liste. Puis cliquez sur le nom de votre région et vous pourrez imprimer votre bulletin.

http://www.feministespouruneeuropesolidaire.eu/imprimer-le-bulletin-de-vote-fpes/

Si j'ai bien compris, on peut mettre ce bulletin dans notre enveloppe, il est parfaitement valide.

Si vous n'êtes pas convaincus et que vous pensez que les "grands partis" c'est mieux, faites comme vous voulez, mais j'aurai essayé !

L'illustration de Courrier International. Cliquez sur l'image et allez les lire.

 

samedi, 05 avril 2014

Heureusement, il y a les weekends.

Je suis de plus en plus en retard pour publier. Stress annuel des copies de bac blanc qui s'ajoutent au boulot normal. Enfin, quand je dis "normal", j'édulcore. Cette semaine, on faisait aussi passer l'épreuve de compréhension orale, très flippante. 85 élèves dans un amphi, qui doivent garder un silence absolu pendant 20 minutes (cela devient un exploit de nos jours !) et ne pas tricher, face à 6 adultes surveillant avec bien du mal ce qui est impossible à surveiller.

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Heureusement, j'ai mes weekends. Vendredi dernier, je suis allée à Ivry, au Forum Léo Ferré, écouter Gilbert Laffaille. Récital accompagné piano/guitare, un pur moment de bonheur et d'émotion. Amplifié par le fait d'être assise à côté de Francesca Solleville et de partager avec elle ce bonheur et cette émotion.

 

Cliquez sur chaque photo, il y a un lien. Francesca, 82 ans, qui n'a rien perdu de sa conviction et de sa force.

Aujourd'hui, journée à la campagne en bonne compagnie, après avoir cuisiné ce matin pour agrémenter l'apéro. Admirer les fleurs et la boîte à abeilles solitaires. Elles ne font pas de miel, mais pollinisent et sont très utiles. C'est un peu comme une maternité pour abeilles, et cela leur donne un lieu pour pondre et protéger leurs oeufs jusqu'à éclosion, sans se faire chasser, comme ça leur arrive quand elles utilisent les trous dans les bords de fenêtres.

 

jeudi, 27 mars 2014

Au printemps, Au printemps*

Bon, je ne vous parlerai pas de politique, j'ai pas envie de vomir.

Je ne vous parlerai pas boulot, la grande vague des examens commence, et demain j'emporte les boules quiès pour corriger pendant 4 ou 5 heures, des grilles remplies de croix et de mots, et quelques expressions écrites, (juste 70 fois environ le même traitement plat et sans s à la 3ème personne) en compagnie de 40 collègues, enfermés dans une salle moche de chez moche au rectorat.

Je ne vous parlerai pas du soleil, que tout ça m'empêche de déguster.

Mais je vous parlerai de mon vendredi soir, à Ivry, au Forum Léo Ferré, où mon ami Gilbert Laffaille chante, et où je serai en compagnie d'une copine (pas mon ADMV qui sera dans sa famille, oui, on fait pas toujours familles communes). Du coup, je dors à la capitale, enfin, en banlieue, et je rentre chez moi samedi après-midi pour finir mes copies de bac blanc. (Ah, mince, j'avais dit que je ne parlais pas de ça !

Ah, et puis mes travaux de toit, vélux, etc. sont enfin finis ! Devis signé en septembre... Dernier chèque fait hier, on n'en parle plus. Ouf. 

CADEAU :

 

Pour les moins de 40 ans, qu'auraient pu manquer ça ! (y'en a pas beaucoup ici...) C'est la première blague qui a un rapport avec ma note, mais c'est la deuxième que j'adore ! A 17 ans, je faisais ma vedette en disant le sketch par coeur.

* Jacques Brel. 

dimanche, 23 mars 2014

VOTEZ !

C'est une belle journée. Première balade du matin, allez voter !

Le moral est plutôt bon, car les derniers sondages donnaient ma maire sortante gagnante. Ça clouerait le bec à ses opposants, sur la même liste cette fois, alors que la dernière ils se tiraient dans les pattes de la manière la plus basse.

En plus il fait beau, et même si je vais passer les 3/4 de la journée à corriger mes copies dans mon salon, au moins ce sera à la lumière naturelle et éclatante et non à celle de ma lampe de luminothérapie.

Et hier, c'était la journées portes ouvertes de mon lycée et j'ai encore vu des merveilles. Et des anciens élèves m'ont redonné un peu de foi en ce que je fais pour gagner ma croûte. L'un d'entre eux (que j'ai eu 5 ans, 3 pour le bac et 2 pour le BTS) est maintenant architecte et part à New York, embauché dans une grosse boîte qui construit des tours.... à Paris ! 5 ans d'anglais avec moi et il est quand même bilingue.

 

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jeudi, 30 janvier 2014

Dieu est à la mode. Raison de plus pour le laisser aux abrutis qui la suivent.*

Je suis vachement étonnée. Je viens de me servir du moteur de recherche sur ce blog, et je m'aperçois que je ne vous ai jamais écrit ma citation préférée. "Beethoven était tellement sourd que toute sa vie il a cru qu'il faisait de la peinture."

La même personne a écrit dans un de ses derniers livres que je n'ai malheureusement pas lu : "Tout le monde ne peut pas naître orphelin, mais on le devient à force de courage, d'abnégation, de patience; ou a défaut, d'une bonne tronçonneuse." 

Il a aussi écrit des romans, best-sellers en leur temps, où il nous parlait de son enfance de rital à Paris, puis de ses amours avec Maria. Hier, il a lâché prise, après quelques années d'une maladie chiante qui l'avait obligé à arrêté d'écrire. Quand on sait que dans un de ses derniers livres il avait aussi écrit : "Tant que je pourrai écrire une ligne, je serai présent parmi les vivants.", on se dit que 90 ans, ça a dû lui paraître long.

Je l'ai connu vers mes 18/20 ans, et les vieux de sa génération, ils me faisaient vraiment marrer. (alors qu’aujourd’hui, j'ai fait de l'humour en classe, et les jeunes en face de moi, ils se demandent encore ce que j'ai bien voulu dire.) 

De toutes les photos qui traînent sur le net, je trouve que celle-ci est la plus belle. Un insolent intelligent, c'est rare de nos jours.

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* François Cavanna, 1994.

samedi, 07 décembre 2013

Un homme qui prive un autre homme de sa liberté est prisonnier de la haine, des préjugés et de l'étroitesse d'esprit.

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Je me suis rappelé mon premier exposé tout en anglais, en 1973, sur l'Apartheid et Nelson Mandela qui était en prison, le boycott des produits en provenance de l'Afrique du Sud en Angleterre l'année où j'étais assistante, puisque le gouvernement britannique encourageait les échanges commerciaux avec la dictature et ça m'a rappelé aussi le concert de Johnny Clegg dans Maville, en 1987 ou 8, je ne sais plus. 

Il n'a jamais baissé le poing.

 


 

 

 

lundi, 11 novembre 2013

La guerre 14, c'était pas des vacances. Dans un sens, heureusement, parce qu'il a pas fait beau.*

Pas de commémo pour moi aujourd'hui. Du beau temps, pour changer un peu. 

En ont-ils eu du soleil, eux, dans les tranchées ? L'histoire de mon pays, de ma région, sera ici un peu évoquée.

On peut aussi écouter le sketch de Coluche, (dont est extraite la citation de mon titre) l'ancien combattant. Deux façons de rendre hommage aux poilus, pas du tout antinomiques.

 

vendredi, 26 avril 2013

Le pire con, c'est le vieux con. On ne peut rien contre l'expérience.*

On connaissait le Mur du çon du Canard Enchaîné, le Syndicat de la Magistrature, dans un local réservé aux adhérents, avait inventé "Le mur des cons". La loi n'étant pas respectée, depuis que je bosse, je n'ai jamais connu de local syndical. Alors pour nous défouler et éviter d'aller poser une bombe, on se contente de râler après les ministres, les parents, nos proviseurs et certains élèves dans la salle des profs, entre deux sonneries. (J'allais dire "conneries".)

Ce matin j'ai eu la joie d'entendre François Morel sur F. Inter dans ma voiture en allant... au lycée (oui, j'avais une réunion pendant les vacances !). Il a dit exactement ce que je pensais (mais tellement mieux !). Alors ne vous en privez pas, écoutez:

* Jacob Braude

mercredi, 24 avril 2013

Une loi timide est ordinairement une mauvaise loi.*

Alors ça y est. Après six mois d'homophobie ouverte, et pourtant inutile, puisque la loi était partie pour être votée par une majorité qui, contrairement à Guano, a appris depuis longtemps à appuyer sur le bon bouton, je vais avoir les mêmes droits qu'une femme qui aime un homme. Comme m'a dit une de mes tantes, "rien que pour les faire chier, faut vous marier" ! Elle m'a dit ça plus poliment, parce qu'elle est super bien élevée ma tante. Mais c'est vrai que quand on sera nombreux à être mariés et homos, les manifs contre le mariage pour nous, seront encore plus ridicules. Ca ne les empêchera sûrement pas de penser que nous sommes des dégénérés, de nous haïr, mais les noirs, les racistes ne les aime pas, et pourtant ils ont le droit de se marier. Maintenant, il va falloir qu'on décide où on fait ça, quand et avec qui. Des questions que nombre d'entre vous ont déjà eu à se poser, et il y a longtemps. J'ai 54 ans et demi, et je dois faire face pour la première fois à quelque chose que mes cousines ont eu à gérer il y a 30 ans ! Elles ont même eu le temps de divorcer. Enfin, au moins, je n'aurai pas à faire de concession à cause de mes parents. Je n'aurai pas à me demander qui paye le mariage, ce sera moi. Et comme je suis née dans la bonne génération, j'ai un boulot et un salaire. Ca va quand même en surprendre certains quand je vais demander mon jour de congé pour me marier (qu'ils ont utilisé depuis un bail !), moi qui ai toujours donné ma participation aux sapins de noël des rejetons de mes collègues, tout en sachant que jamais personne ne verserait un denier pour les miens. Si je parle de ma vie privée à mes élèves, à présent que c'est vraiment légal d'être en couple et homosexuel, croyez-vous que personne, vraiment personne, ne me reprochera d' "afficher" mon homosexualité ? Je n'en suis pas si sûre. Mais cela ne m'empêchera pas d'être, comme je le suis depuis hier soir, HEUREUSE.

En plus comme je suis en vacances, au lieu d'être en "Accompagnement Personnalisé" avec mes 36 élèves de secondes, j'ai pu entendre le billet de Sophie Aram : http://www.franceinter.fr/emission-le-billet-de-sophia-ar...

Et là en plus, il fait beau et ma tante va venir manger (pas celle qui m'a dit de les faire chier, une qui en parle avec beaucoup moins de facilité et quelques années de plus, même si elle nous accepte tout à fait).

Y'en a quand même dix qui n'ont pas trouvé le bouton du tout. Donc même si Guano ferait mieux de ne pas aller jouer à Tout le Monde Veut Prendre sa Place, il y a pire que lui.

* Louis -Sébastien Mercier

lundi, 22 avril 2013

Kilt. Costume quelquefois porté par les Ecossais en Amérique, et par les Américains en Ecosse.

En ce moment je suis en vacances, mais paradoxalement, c'est à la rentrée que je vais partir en voyage. J'accompagne avec deux collègues 30 élèves à Edinburgh. (véritable orthographe)

C'est une ville où je ne suis allée qu'une fois, mais qui m'avait séduite. Je suis ravie d'y retourner et en plus avec un programme de visites touffu, et qui semble passionnant.

Si vous ne connaissez pas la ville, regardez le film L'illusionniste fait d'après un scénario de Tati par Sylvain Chomet , réalisateur des Triplettes de Belleville. Bien que cela se passe dans les années 60 je pense, on s'y croirait. L'Ecosse vit et évolue à un rythme bien à elle, et c'est ce qui fait son charme.

L'arrivée en Ecosse : 

Une autre scène où l'on voit un peu la ville : 

*Ambrose Pierce

samedi, 30 mars 2013

L'amour de la démocratie est celui de l'égalité. *

Cette photo a été prise dans mon jardin garanti sans pesticides l'an dernier le 9 avril 2012.

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Je lance les paris. Pourrai-je reprendre la même photo le 9 avril 2013 ? Personnellement, je dis non.

Je vous encourage à participer à la protection de notre planète en n'utilisant aucun pesticides. Les jardins des particuliers sont malheureusement source de pollution de manière inexcusable et importante !

Pour montrer que vous soutenez ce comportement et cet engagement, allez inscrire votre jardin, balcon, rebord de fenêtre sur ce site :

 

Et puisqu'on est dans les signatures, et que les gros cons défilent en rose bonbon derrière une hyène homophobe au look de barbie vieillissante, signez là aussi :

et ici, pendant que vous y êtes :

http://tempsreel.nouvelobs.com/mariage-gay-lesbienne/2013...

Merci pour tout.

*Montesquieu

 

 

lundi, 18 mars 2013

Les portes de l'avenir sont ouvertes à ceux qui savent les pousser.*

Encore un lundi. Avant de repartir pour de nouvelles aventures educnatiennes, un petit mot. Quelles sont les news depuis mardi ? Eh bien, j'ai cuisiné 21 nems vendredi pour des amis qui ont besoin de réconfort. Et ça a semblé faire effet !

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Puis, hier, j'ai travaillé, ou du moins j'ai passé une bonne partie de ma journée sur mon lieu de travail, car c'était la Journée Portes Ouvertes. Une journée où l'on oublie un peu les mesquineries du quotidien, qu'elles viennent des élèves, des collègues ou de la hiérarchie, pour ne montrer et voir que le positif. Car c'est ce positif que toutes les contraintes administratives, les corrections de copies, les rendez-vous avec les parents, les visites d'inspecteurs, les organisations d'examens que nous prenons maintenant en charge, les sujets à trouver pour ces-dits examens, nous cache. Ce que les élèves et nous faisons de bien devient trop souvent invisible. Il y a eu des concerts, des extraits de pièces de théâtre, des salles où l'on informait sur les diverses options spécifiques à mon lycée et une magnifique expo. Il y a eu, me semble-t-il moins de visiteurs que d'habitude. Pourquoi ? je l'ignore. L'entrée est gratuite, donc on ne peut pas imputer cela à la crise. Le lieu n'a pas changé. Le temps était redevenu "normal". Il est resté beaucoup de crêpes et de brownies invendus !

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* Coluche (conf. de presse 1980)

vendredi, 08 mars 2013

When God created man, she was only experimenting.*

Vous avez dû le remarquer, j'ai traversé une semaine un peu chargée. Pas une minute pour écrire ici. J'ai écrit en rouge sur pas mal de copies, en noir sur les feuilles où je prenais les notes pour mes collègues des groupes de compétences pendant les conseils de classes, à l'ordi sur le merveilleux logiciel où l'on rentre les notes et les moyennes, et les appréciations, mais ici, rien. Désolée.

Comment faire une entrée aujourd'hui sans parler de la Journée Internationale des droits des femmes. Je n'ai rien de plus à en dire que les autres années, rien de plus à rappeler, si ce n'est que ces journées qui paraissent inutiles à certains, sont le minimum nécessaire pour symboliser un certain respect et obliger les media à se rappeler qu'il existe encore des inégalités et que des gens se battent contre celles-ci.

Pour illustrer cette note et dire merde à France Inter qui s'est sans doute cru moderne en intitulant cette journée "la journée des filles" et qui à 14 h faisait une émission hyperchiante sur les politiciens italiens, propos d'hommes sur les hommes, voici deux vidéos. La deuxième est directement adressée à ma copine Pascale.

 

* Graffiti

 "Quand Dieu créa l'homme, elle était encore en train d'expérimenter."