mardi, 19 août 2014

En Allemagne, la bière c'est considéré comme un légume. *

Nous sommes parties une semaine en Allemagne et grâce à la barrière de la langue (il n'y a plus de mur, mais il y a quand même encore ça.) nous avons pu nous préserver des informations. Parfois j'entendais des mots comme "Irak" "Obama" "Merkel", mais rien des détails. La clé du repos a sans doute été ça. Car sinon nous étions parties chacune avec nos maux de dos, tendinite de la cheville gauche et entorse de la droite, respectifs. Mais l'accueil a été si chaleureux, disponible, qu'on les a oubliés (les maux décrits dans la phrase précédente.) 

Chaleureux, ça s'adapte très bien ici, (si, si, Pascale !) car non seulement il a fait très beau (climat continental, révisez vos cours d'école primaire et de 6ème) mais aussi on a visité de chouettes coins que la chute du mur a permis de rénover, grâce à l'UNESCO aussi, et nous, on a été dorlotées, gâtées, à défaut d'être remises en état complètement. 

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Au retour, côté temps, c'est moyen, et nous nous sommes mises au régime, car en plus des cadeaux avec lesquels nous sommes rentrées, nous avons rapportées également quelques kilos superflus. Hier j'ai fait les courses en prenant le temps de lire les étiquettes, vu que je suis en vacances, mais les lipides et les glucides n'ont plus aucun secret pour moi.

Pourquoi étions nous en Allemagne ? pour fêter le quarantenaire de notre amitié, de notre rencontre dans une auberge de jeunesse d'Erfurt, et du début de notre correspondance assidue et surveillée par la STASI, comme mon amie allemande a pu le constater en demandant son dossier perso... (aujourd'hui, Google et les autres ont remplacé la STASI et tout le monde s'en fout).

(pour avoir un résumé des épisodes précédents, lire ici : 

http://whatamistilldoinghere.hautetfort.com/archive/2009/11/08/0e4e3946833bc3702d78468c55bee7e8.html#more

 

*Brève de Comptoir, de Jean-Marie Gourio

 

mardi, 05 août 2014

Un métier, ça s'apprend.*

Vous trouvez que vous êtes accro à internet et au téléphone. Vous aimeriez un sevrage pas cher et rapide. Une semaine sans connexion, c'est POSSIBLE !

Voici le nom de la société à laquelle vous pouvez vous adresser. 2014-08-03 10.39.jpg

Un mardi, d'une habile manoeuvre de leur engin à chenille, ils détruisent la maison en face de chez vous et, en même temps, coupent à sa base le poteau auxquels sont reliés tous les fils de 5 maisons environnantes ! 

Une semaine plus tard, si vous avez un portable ou une cabine téléphonique pas loin, car sinon, je pense que vous pouvez bénéficier non pas d'une semaine, mais de 4 semaines, sans internet ni téléphone fixe, les techniciens de chez Orange viennent réparer.

Si vous avez opté pour le dégroupage total, il vous faudra attendre qu'une voisine ayant comme moi choisi de garder une ligne fixe chez eux rentre de vacances, car ils ne se déplacent pas pour la concurrence !

Je vous assure, je n'ai pas inventé le nom de l'entreprise.

*Moi

mercredi, 23 juillet 2014

Aux moments les plus imprévus nous nous demandons bien sûr qui nous sommes vraiment derrière les couches de peinture dont la culture nous a recouverts. *

Mes vacances ont commencé par un stage de peinture. Trois heures de boulot, de bavardages, d'observation studieuse dans un très beau jardin. Un peu de patience chez Lelin-Merloy pour obtenir une plaque de plexiglas à la bonne taille et au bon prix. Et voici l'oeuvre, à ses différents stades d'avancement, puis finie et à sa place.

 

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Si Pascale continue à me stimuler, me donner de bonnes idées, je vais finir par faire concurrence à mes étudiants en design !

A présent je vais partir dans le sud, alors que j'ai tout ce qu'il me faut comme soleil ici, allez comprendre ! 

Je vais commencer par Grenoble. Ça fait très longtemps que je n'ai pas fait ce trajet qui était à une époque de ma vie presque une routine. Cela me réjouit.

*Jim Harrison

mardi, 15 juillet 2014

She has read too many books and it has addled her brain. *

Les vacances ont vraiment commencé par ça:

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Puis il va falloir que je me remette à l'allemand.

Et j'ai pas mal de livres à lire.

Pas besoin de passeport cette année, tout va se passer en France ou en Europe.

* Louisa May Alcott

(Quand je pense que je dévorais ses livres quand j'étais petite !)

lundi, 07 juillet 2014

Mieux vaut être marteau qu’enclume. *

Du 24 juin au 26 juin inclus, j'ai mis toute mon énergie à corriger les 65 copies qu'on m'avait confiées. Cette année, j'ai eu de la chance, j'ai corrigé le bac technologiques et cela fait une vraie différence. Deux heures d'épreuve au lieu de trois par copie et des questions de compréhension peu "ouvertes", c'est-à-dire surtout des éléments à relever dans le texte, des points à remettre dans l'ordre ou des exercices "Vrai ou Faux", bref, cela va bien plus vite à corriger.

Néanmoins, il a quand même fallu que je m'applique pour être prête pour le 26 au soir et pouvoir rentrer mes notes sur ordinateur le 27 au matin avec l'aide d'ADMV, évitant ainsi les erreurs de saisie fort possibles quand on fait ça tout seul.

Pourquoi tant de diligence me direz-vous? Eh bien parce que ADMV et moi nous sommes payé un long weekend à la mer : les plages de sable fin, le ciel bleu, les moules savamment cuisinées, les oiseaux à Marquenterre, toutes ces choses qui font qu'on se croit en vacances, même si ce n'est en fait qu'un weekend.

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Je suis une prof un tant soit peu inquiète et consciente des responsabilités qui lui incombent. Laisser mes copies 4 jours "unattended" m'inquiétait un peu. Alors je les ai rangées dans un des deux meubles classeurs que je possède et qui ferment à clé. Je ne sais pas pourquoi, j'y ai joint le livre photos que j'avais réalisé pour une collègue qui partait en retraite.

Mercredi dernier à une heure d'une dernière répétition pour une chanson d'au revoir avec l'équipe d'anglais, je me décide à sortir le livre du meuble pour faire un paquet cadeau. Mais, stupéfaction et crise de panique : la clé fonctionnait, mais le panneau enroulant qui se baisse normalement pour ouvrir le meuble, ne s'enroulait plus. Grâce aux deux centimètres de vide en haut je me suis pendue de tout mon poids pour faire descendre ce panneau, peine perdue. J'ai essayé de sortir le panneaux de ses glissières avec un pied-de-biche, mais je n'aurais réussi qu'à le massacrer. J'ai bougé le meuble et ai réalisé que le fond du meuble n'était qu'une plaque d'aggloméré qui ne résisterait pas à ma détermination. Alors, telle Monica détruisant le baby-foot de Joey pour sauver le caneton et le poussin coincés à l'intérieur (dans Friends) j'ai tué mon classeur à coups de marteau et de tournevis. Ne me souvenant pas à quelle hauteur exactement j'avais posé copies et livre, j'ai dû essayer plusieurs fois et le résultat n'est pas très propre, mais j'ai vaincu !

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Il ne m'a fallu ensuite que peu de temps pour emballer le cadeau, acheter les fleurs et aller chanter un au revoir sur l'air d'une chanson des Beatles. 

* Proverbe français

vendredi, 20 juin 2014

Deviens sans cesse celui que tu es, sois le maître et le sculpteur de toi-même.*

C'est la première fois.

Un élève au premier rang écrit quelques lignes sur son brouillon après avoir, je suppose, lu le sujet. Puis, je remarque qu'il prend une position assez rare, on croirait qu'il a deux coudes à son bras gauche, pour réfléchir. Quelque chose comme ça:

vive la vie,baccalauréat,philo,élève,banalement idiot

Un bruit léger, mais régulier, m'alerte. Il dort. Le collègue mâle va lui demander s'il va bien. L'élève sursaute, mais répond que oui. 

Mais aussitôt le bruit reprend, plus dense, encore plus régulier. Soudain, il ronfle bruyamment. Cela étonne et fait sourire les voisins. Mais que faire? il n'est pas malade. Le voilà qui se réveille et s'aperçoit qu'il a bavé sur son bras. Il change alors de position.

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Ce n'est pas mieux. Du coup, il essaye ça:

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Et ça ne convient pas non plus. Mais il adopte quand même cette position. Il faut bien faire des choix !

Finalement, je suis allée chercher le CPE, qui lui a parlé un peu sèchement, il a quand même écrit deux heures, pour rendre une feuille d'environ 400 mots ! Dont au moins 4 fois la phrase suivante:

"Chaque individu est différent l'un de l'autre".

Il aurait dû choisir le sujet 1 sur le choix et la liberté.

Coïncidence étonnante, le livre léger que je lisais, prêté par une collègue était : "Libre et Assoupi." !!!

Ma conclusion : Je lui conseille de rester endormi chez lui le jour des résultats. L'effort violent pour se déplacer n'en vaudra sans doute pas la peine.

* Nietszche

 

 

samedi, 14 juin 2014

Pour la carotte, le lapin est la parfaite incarnation du Mal. *

Pour l'educnat, ça sent la fin de l'année, mais pour beaucoup d'autres gens aussi. Les rues commencent à se vider, et tant mieux, car les travaux commencent aussi, et cela ne va arranger ni la circulation, ni le stationnement. La fin de l'année pour un enseignant, ça veut dire "ranger, trier". Trier ce qui reste dans le cartable, ranger son bureau, vider son casier, ranger et trier ce qui doit être gardé ou non pour l'année prochaine.

L'école maternelle proche de chez moi s'y est mise aussi. Il était temps. En effet, ce matin, dépassait de leur poubelle..... un sapin de Noël ! 

Cette année le soleil est là pour nous donner du courage. Du courage pour aller surveiller le bac, pour cueillir les cerises, pour corriger les copies de bac (bientôt), pour inviter les amis (qu'on n'a pas vu depuis le nouvel an... ). Ce soir ce sera sur la terrasse, apéro prolongé, pour lequel j'ai inventé une recette de tarte à la carotte. En inventant, j'ai pensé à Hervé, qui créait en cuisine, des chefs-d’œuvres. 

 

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 * Robert Sheckley

 

mercredi, 11 juin 2014

ON S’ÉTAIT CONNU GRÂCE AUX BLOGS

Pas de note depuis...

Mais comment écrire après avoir perdu un ami. Un ami que je connaissais depuis 8 ans. 8 ans, ça peut paraître peu, mais quand on se comprend tout de suite, et que l'on prend conscience de la fragilité de la vie, c'est beaucoup. Parce qu'en 8 ans, on a, malgré les kilomètres fait tant de choses ensemble que je me rappellerai toujours : Rigolé, marché dans Paris, goûté des bons vins, goûté ses petits plats, si subtils et nouveaux à chaque rencontre, joué, à un tas de choses (composio, time's up, taboo, cékoidon, et tous les petits jeux cons que je publiais sur mon blog en sachant qu'il chercherait). On a parlé de choses futiles comme de choses sérieuses. Il adorait Venise, mais je suis contente qu'il soit allé en Angleterre et qu'il ait aimé. C'est important que mes amis comprennent ce que j'aime en Angleterre. Et puis une saloperie de maladie l'a attaqué vicieusement il y a 4 ans. Il s'est battu, a tout accepté des traitements inhumains qu'on lui a proposés, des conditions d'hospitalisation pas toujours au top. Je ne l'ai jamais entendu se plaindre. Quand on se voyait, il était le premier à profiter du moment, à nous prouver que la vie, il faut la mordre, ne pas la perdre à se morfondre et à entretenir la rancœur. Il n'a jamais fait allusion ici à sa maladie, moi non plus. Et je ne pensais pas écrire une note. Mais Pascale, pour qui il était et est tout, a été très forte, pendant ces quatre ans, et hier. Alors je leur dois cette note, je dois faire l'effort de trouver les mots pour dire à quel point je suis triste d'avoir perdu mon ami. Mes prochaines notes ne seront pas tristes. Je n'oublierai pas Hervé, bien au contraire, mais chaque moment de la vie que j'apprécierai sera comme un hommage. Je râlerai encore quelques fois quand même contre les politiques véreux, car il aimait ça chez moi, ce côté caneton enchaîné déchaîné qui ne rate pas une manif. Et Peut-être qu'un jour... Chirac (ou mieux Sharko) finira en prison !

 

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jeudi, 29 mai 2014

La bêtise est infiniment plus fascinante que l'intelligence... L'intelligence a des limites, la bêtise n'en a pas!*

Deux petits événements viennent de confirmer ce que je pense depuis quelques années.

Le premier a eu lieu en salle des profs. Une collègue a organisé une "action culturelle" au cours de laquelle des élèves sont passés à l'improviste dans des classes dire des poèmes. Sur le programme, elle avait écrit "commandos poétiques". Des collègues de philo, n'y ont vu aucune métaphore, aucun effet de second degré, (est-ce un oxymore, je n'en suis pas sûre. Amis profs de français, HELP!) mais se sont offusqués de l'usage du mot et je les soupçonne d'en avoir référé à la hiérarchie. (Laissons-les bénéficier de la présomption d'innocence) Néanmoins, une chose est sûre ils ont vociféré en salle des profs. 

Va-t-on bannir de notre vocabulaire : "la salve d'applaudissements", "le baroud d'honneur" sous prétexte que cela pourrait avoir une connotation guerrière? Dans ce cas toute tentative d'écriture risque d'être "une Berezina"!

Le deuxième micro-événement est la demande du maire d'une mairie des Yvelines de faire retirer toutes les affiches publicitaires pour des bijoux, montrant une femme qui est sur le point d'embrasser son propre reflet dans un miroir, sous prétexte qu'il a reçu "une dizaine" de coups de fil !!! Evidemment cette personne, comme mes collègues philosophes, manque cruellement de culture ... et d'acuité visuelle. Il n'a pas vu qu'il s'agissait de la même femme, n'y a vu aucune référence culturelle, et a cédé immédiatement à une pression homophobe de saison.

Personnellement, cette affiche, je la trouve plutôt belle, et ADMV l'avait photographiée avant que les culs-bénits-coincés du 78 ne réagissent. 

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/publicite-deux-femmes-sur-le-point-de-s-embrasser-la-mairie-censure_1547240.html

En lisant l'article, j'apprends que l'auteure de cette censure est une femme. Qu'elle aille, si elle n'a aucune connaissance du mythe de Narcisse, voir du côté de l'analyse du refoulement. 

 Tout en faisant mes recherches sur le net, j'ai trouvé cette affiche, qui a parait-il fait polémique en Afrique du Sud. 

http://www.sochoklate.com/?p=1454

Les Yvelines n'en sont peut-être pas à l'Apartheid sexuel, mais méfions-nous.

Et méfions-nous de tous ceux qui montre leur inculture autant que leur intolérance.

* Claude Chabrol

jeudi, 22 mai 2014

Il n'y a rien de commun entre la corrida et le match. Le match, mutuellement et librement consenti, met en présence deux adversaires dont chacun se fait, de gaîté de coeur, casser le nez, désorbiter l'oeil ou défoncer les mandibules. *

Je n'irai pas jusqu'à me réjouir, mais quand même, qui est-ce qu'avait commencé ?

 

Photo AFP

 

* Courteline

lundi, 19 mai 2014

Ben si, je vote !

Dimanche prochain ce sont les élections européennes. Je ne vais pas dire comme tant d'autres que j'entends autour de moi "Pff, voter ça sert à rien, tous pourris." Je sais que beaucoup d'élus le sont, pourris, mais je n'arrive pas à me défaire de cette éducation civique que m'ont donnée mes parents. La vraie, pas celle de l'école (quoi que, apprendre par cœur la définition du département et du canton, ça peut servir). Donc, je vote comme d'autres ne peuvent s'empêcher de se marier à l'église ou de faire appel à Dieu dans les situations tragiques, tout en n'y croyant pas vraiment. 

Il y a quelques semaines j'ai entendu parler d'une liste féministe. Quelques jours plus tard j'ai fait un test pour voir quel parti correspondait le plus à mes idées, et sans équivoque aucune, c'était la liste Féministe pour une Europe Solidaire. Alors j'ai consulté leur site, me suis abonnée à la newsletter, et il y a quelques jours j'ai reçu un mail m'expliquant qu'ils ont peu d'argent et n'ont donc pas pu faire imprimer assez de bulletins de vote pour qu'il y en ait dans toutes les villes. Dans la mienne, il n'y a en fait ni bulletin, ni profession de foi (quand je vous dis que c'est un peu comme un acte religieux !) C'est peut-être pareil chez vous.

Si vous êtes tentés de voter pour eux (autant d'hommes que de femmes sur la liste, parité oblige), cliquez sur le lien ci-dessous. D'abord pour les connaître. Cliquez "qui sommes-nous" et vous aurez des infos sur les personnes à l'origine de la liste. Puis cliquez sur le nom de votre région et vous pourrez imprimer votre bulletin.

http://www.feministespouruneeuropesolidaire.eu/imprimer-le-bulletin-de-vote-fpes/

Si j'ai bien compris, on peut mettre ce bulletin dans notre enveloppe, il est parfaitement valide.

Si vous n'êtes pas convaincus et que vous pensez que les "grands partis" c'est mieux, faites comme vous voulez, mais j'aurai essayé !

L'illustration de Courrier International. Cliquez sur l'image et allez les lire.

 

dimanche, 11 mai 2014

Saint Servais, Saint Pancrace et saint Mamert font à trois un petit hiver.*

Aujourd'hui, on apprend des choses ici :

J'ai cherché ce qu'étaient "les Saints de Glace" dont on nous rebat les oreilles chaque année, dont j'oublie la date également chaque année, et qui, du coup me procure beaucoup d'angoisses. En effet, j'ai prévu un grand pique-nique chez moi dimanche, où il y aura 17 personnes ! Rien que des copines. (oui, parfois, je me socialise communautairement, car ça fait du bien une fois de temps en temps de ne pas faire partie de la minorité invisible.) 

Je regarde la météo tous les jours, qui sur "Ta météo" qui annonce le temps à 14 jours, est passée de grand soleil, à pluie, puis pluies faibles. Cela changera encore sûrement 5 fois d'ici une semaine.

Donc, j'ai cherché ce qu'étaient ces Saints de Glace, ayant comme tout le monde au moins une fois dans ma vie fait la blague facile de dire ou penser ou écrire : les SEINS de glace ! Quelle ne fut pas ma surprise de voir qu'ils étaient situés au moment de la Saint (ça ne s'invente pas!) MAMERT !

Je vous laisse lire le reste en cliquant sur l'image.

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Post-scriptum : Saint Pancrace (Pancras en anglais) est le nom de la gare de l'Eurostar à Londres, et cette gare était MA gare quand j'étais assistante. Pourquoi avoir changé ces saints sur le calendrier, je vous le demande !!!

* Dicton.

vendredi, 09 mai 2014

Le seul moyen de lutte qui nous reste, pour refuser l'arbitraire et la barbarie, est de ne pas renoncer à notre éducation.

Le 8 mai, on ne travaille pas, mais alors, le 9, on se rattrape !

Deux heures de cours, deux heures de réunion et trois heures de classement de dossiers pour le recrutement en post-bac, alors que d'habitude le vendredi après-midi, je ne travaille pas. Bon, on peut voir le côté positif des choses, du coup ADMV a eu un vrai jour de vacances.

J'ai pas mal de soucis en ce moment, dont certains purement matériels, mais quand j'écoute ou lis les infos, je me dis que quand même la situation est pire ailleurs. Certains titres me révoltent carrément. J'ai entendu un journaliste expliquer froidement sur je ne sais plus quelle radio que les filles enlevées au Nigéria avaient été déjà pour certaines "partagées" par les ravisseurs qui les avaient sûrement déjà violées, et que pour les autres elles attendent dans une forêt immense où l'on ne pourra pas les retrouver, d'être vendues et envoyées à l'étranger pour alimenter des réseaux de prostitution. Vous les croiserez sûrement à Paris dans quelques semaines a-t-il ajouté. 

J'ai quand même signé des pétitions. C'est tout ce que je peux faire. Et vous donner lien pour faire pareil.

http://www.change.org/fr/p%C3%A9titions/plus-de-200-jeune...

* Yasmina Khadra

 

vendredi, 02 mai 2014

Petite minute pseudo-politico-dépressive de fin de vacances

En voulant m'informer aujourd'hui, j'ai lu ça :

http://www.20minutes.fr/societe/1365929-20140502-australie-veut-fixer-age-retraite-a-70-ans

Je pense qu'ils ont raison. Et même, je les trouve frileux (sûrement à force de vivre au soleil). Je pense qu'on devrait supprimer la retraite. Complètement. Définitivement. Et comme cela permettrait vraiment à l'état et aux entreprises de faire des économies, je propose que l'on verse aux héritiers une somme équivalente à l'âge où le travailleur sera mort épuisé sur son lieu de travail. S'il meurt chez lui, il touche moins, c'est un luxe. Plus on meurt jeune, plus la famille touche. Mais une seule fois, faut pas pousser ! Et s'il n'y a pas d'héritiers, le patron empoche la somme.

Mon nouveau slogan est : Travaillez vieux, travaillez mieux !

Je pense qu'avec un tel programme, j'ai des chances pour entrer au gouvernement quand DSK y sera nommé premier ministre, après la démission forcée de ce mou du genou qu'est Valls. (il doit quand même s'être musclé les genoux à prier au Vatican, lui, le premier ministre républicain.) 

mardi, 29 avril 2014

L'alsace c'est comme des toilettes , toujours occupée *

Vacances pour moi, vacances pour mon blog !

Je suis partie 4 jours en Alsace, séjournant à une centaine de mètres de l'endroit exact où j'allais avec mes parents. La maison était luxueuse, les gens adorables, le petit-déj' une merveille. Et de là nous sommes allées marcher, déambuler dans les villages dont je me souvenais : Kaysersberg, Hunawihr, Rodern, Thannenkirch, Bergheim... Nous avons visité le centre ville de Sélestat (malheureusement la bibliothèque humaniste est fermée pour 6 mois...), celui de Colmar. Mais définitivement c'est la campagne avec ses vignes et ses forêts qui a eu notre préférence. Nous avons profité avec plus ou moins de modération du Gewürztraminer et du pinot gris et/ou noir, de la tarte flambée, de la palette à la moutarde, des lever knepfle, du kugelhopf... 4 jours de break, qui ont fait du bien.  ADMV n'est repartie que pour trois jours et fait un pont pendant lequel je serai là, puisqu'encore en vacances. Pour le suivant, niet ! je bosserai le vendredi. 

J'ai testé un nouvel hébergeur d'albums photos. Vous me direz si vous trouvez la formule sympa. En tout cas c'est bien plus simple à utiliser que Picasa auquel je n'ai jamais rien compris. 

Le programme de cette semaine est beaucoup moins "vert" (Référence au premier album) ! Quoi que le papier peint de mon bureau n'est pas rouge.

 * Tomi Ungerer

dimanche, 20 avril 2014

Celui qui doit être pendu à Pâques trouve le carême bien court.*

Un beau dimanche, alors que les media n'arrêtent pas de nous dire qu'il va faire moche. Pas de chocolat dehors, mais quand même deux petits lapins emballés de papier doré sur ma table de cuisine. Notre dessert est donc prêt !

Enfin en vacances ! Fin de demi-trimestre (oui, le troisième est commencé depuis un moment dans notre lycée) plutôt agréable, puisque nous avons assisté à la pièce traditionnelle en anglais de la section internationale. Un peu de tristesse aussi, car c'est la dernière que nous verrons. (il y en a eu environ 80 depuis que je suis dans ce lycée). Mais la collègue qui les met en scène avec beaucoup d'humour et de génie, prend sa retraite en juin. Je l'envie, mais elle va me manquer (et pas seulement pour ses pièces !)

Demain, avec ADMV, nous partons en Alsace. La marche en forêt, les dégustations de vins locaux, la confiture de baies d'églantier, le kugelhopf, les paysages verts, les villages fleuris, le château du Haut-Koenigsbourg, autant de choses que je connais déjà, mais que je vais retrouver avec grand plaisir, car c'est là que je passais toutes mes vacances de Pâques enfant. J'ai l'impression de me rappeler de toutes les balades par coeur. 

Hier soir un message téléphonique, voix féminine, me disait que mes papiers avaient été trouvés devant une église et qu'on pouvait me les envoyer par la poste ou que je pouvais passer les chercher. J'ai rappelé, choisi la deuxième solution et ai trouvé une dame très sympa, dans un quartier de HLM où je ne vais pas souvent, qui m'a rendu mes papiers et que j'ai remerciée d'un sachet d'oeufs en chocolat que j'avais acheté l'après-midi. Cela ne va pas me faire me convertir, mais cela m'a mis du baume au coeur. 

Moralité : faites gaffe en sortant votre portable de votre sac, il n'y aura pas toujours une meuf sympa et honnête pour vous rendre vos papiers !

 *Proverbe Basque.

mercredi, 16 avril 2014

Heureusement il fait beau, et dans deux jours je suis en vacances.

Ma dernière note a une suite. 

Récemment quelques collègues et moi avons découvert sur une page de réseau social des propos déplacés, plus ou moins humoristiques, souvent moins que plus, à propos de membres du personnel du lycée, dont les noms étaient cités en toutes lettres. 

Intervention auprès de la hiérarchie, finalement la page est supprimée. Mais demain tous les fautifs (dont nous avons heureusement capturé les écrits et les écrans) seront convoqués pour rappel à la loi. Nul n'a le droit de critiquer une personne privée en citant son nom. Leurs parents seront informés. Je suis sûre qu'ils n'imaginent même pas de quoi sont capables leurs trésors, éloignés qu'ils sont, souvent, des outils informatiques que leurs progénitures utilisent.

Il n'y a pas mort d'homme. Mais quand même. Quand j'ai lu mon nom et mon prénom, accompagnés d'une critique qui fut "aimée" par trois autres de mes élèves ainsi que par une que je ne connais absolument pas, j'ai réalisé que en gougueulisant mon nom, n'importe qui allait tomber sur cette phrase, qui, j'espère, ne résume pas tout à fait qui je suis. Quoi que le propos ne fût pas injurieux, cela m'a confirmé en tout cas, que la rigueur dont j'essaye de faire preuve dans mes cours, n'est plus du tout, mais vraiment plus du tout !, comprise par les adolescents de 2014.

Il y a encore quelques années, 5 ou 6, j'avais d'excellentes relations avec mes élèves. Ils percevaient quasiment toujours mon humour, et les échos que je glanais par ci par là, s'ils n'étaient pas toujours uniquement positifs, me flattaient le plus souvent. Aujourd'hui, je ne suis à leurs yeux qu'une vieille acariâtre. 

Putain, 6 ans ! *

* Référence que les moins de 40 ans ne peuvent pas connaître.

 

samedi, 12 avril 2014

Il n’y a qu’une réussite : pouvoir vivre comme on l’entend.*

Hier, j'ai été frappée du blues du prof. Une semaine fatigante, mais riche en émotions. Une classe de Terminale se montrant sous un jour parfaitement odieux et méprisant (méprisable ?). Une convocation lundi à faire passer un examen pour lequel je ne suis absolument pas compétente, mais qui m'a fait passer trois heures à essayer de trouver des sujets qui ne mettent pas en péril les candidats. Une classe de seconde répondant avec autant d'enthousiasme que 21 lombrics un jour de sécheresse à une séance que je pensais "fun".

L'impression bizarre de ne recevoir aucun feedback positif de la part de ceux qui devraient m'en renvoyer : mes élèves et ma hiérarchie. 

Les seuls qui m'aient montré leur reconnaissance, pas dans le sens de "gratitude", mais dans le sens "prise de conscience d'une valeur professionnelle" sont des collègues, des adultes. Notre assistant américain, qui m'a écrit une petite lettre d'au revoir, qui m'a quasiment fait pleurer d'émotion. Une collègue qui semble toujours trouver que je suis super forte en péda, alors qu'elle même est d'une énergie étonnante et stimulante dans notre équipe. Une ancienne élève, aujourd'hui prof (depuis au moins 15 ans), venue faire passer les TPE dans mon lycée, et chez qui je sens toujours l'admiration que je voyais dans ses yeux en 84 quand elle avait 13 ans et mois 26. 

Conclusion, je me sens vieille. Je n'arrive plus à "faire passer" l'émotion chez les jeunes. 

Je ne suis sûrement pas la seule. Enseigner à des ados est quelque chose qui nécessite un punch que je n'ai plus. Mon seuil de tolérance envers eux s'est réduit peu à peu, mon ouverture d'esprit sans doute aussi. Ils ne sont  pas les seuls à blâmer.

Mais pour les 6 ans qui me restent à faire (si Valls ne nous concocte pas une nouvelle réforme vicieuse), je ne me vois pas m'épuiser à changer de boulot. Il n'y a aucune ouverture possible dans l'educnat, Je vais donc essayer de résister aux baisses de moral. 

Ce matin, le soleil, ma nouvelle coupe de cheveux, une bonne nuit de sommeil, m'ont redonné la pêche. Ce soir je vais écouter un choeur dans un des hauts-lieux historique de Maville et m'en réjouis, et demain matin je crapahuterai sur 7 kilomètres dans la nature. Tout cela est revivifiant. Mon boulot, pas vraiment.

Christopher MorleyExtrait de Where the blue begins 

 

samedi, 05 avril 2014

Heureusement, il y a les weekends.

Je suis de plus en plus en retard pour publier. Stress annuel des copies de bac blanc qui s'ajoutent au boulot normal. Enfin, quand je dis "normal", j'édulcore. Cette semaine, on faisait aussi passer l'épreuve de compréhension orale, très flippante. 85 élèves dans un amphi, qui doivent garder un silence absolu pendant 20 minutes (cela devient un exploit de nos jours !) et ne pas tricher, face à 6 adultes surveillant avec bien du mal ce qui est impossible à surveiller.

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Heureusement, j'ai mes weekends. Vendredi dernier, je suis allée à Ivry, au Forum Léo Ferré, écouter Gilbert Laffaille. Récital accompagné piano/guitare, un pur moment de bonheur et d'émotion. Amplifié par le fait d'être assise à côté de Francesca Solleville et de partager avec elle ce bonheur et cette émotion.

 

Cliquez sur chaque photo, il y a un lien. Francesca, 82 ans, qui n'a rien perdu de sa conviction et de sa force.

Aujourd'hui, journée à la campagne en bonne compagnie, après avoir cuisiné ce matin pour agrémenter l'apéro. Admirer les fleurs et la boîte à abeilles solitaires. Elles ne font pas de miel, mais pollinisent et sont très utiles. C'est un peu comme une maternité pour abeilles, et cela leur donne un lieu pour pondre et protéger leurs oeufs jusqu'à éclosion, sans se faire chasser, comme ça leur arrive quand elles utilisent les trous dans les bords de fenêtres.

 

jeudi, 27 mars 2014

Au printemps, Au printemps*

Bon, je ne vous parlerai pas de politique, j'ai pas envie de vomir.

Je ne vous parlerai pas boulot, la grande vague des examens commence, et demain j'emporte les boules quiès pour corriger pendant 4 ou 5 heures, des grilles remplies de croix et de mots, et quelques expressions écrites, (juste 70 fois environ le même traitement plat et sans s à la 3ème personne) en compagnie de 40 collègues, enfermés dans une salle moche de chez moche au rectorat.

Je ne vous parlerai pas du soleil, que tout ça m'empêche de déguster.

Mais je vous parlerai de mon vendredi soir, à Ivry, au Forum Léo Ferré, où mon ami Gilbert Laffaille chante, et où je serai en compagnie d'une copine (pas mon ADMV qui sera dans sa famille, oui, on fait pas toujours familles communes). Du coup, je dors à la capitale, enfin, en banlieue, et je rentre chez moi samedi après-midi pour finir mes copies de bac blanc. (Ah, mince, j'avais dit que je ne parlais pas de ça !

Ah, et puis mes travaux de toit, vélux, etc. sont enfin finis ! Devis signé en septembre... Dernier chèque fait hier, on n'en parle plus. Ouf. 

CADEAU :

 

Pour les moins de 40 ans, qu'auraient pu manquer ça ! (y'en a pas beaucoup ici...) C'est la première blague qui a un rapport avec ma note, mais c'est la deuxième que j'adore ! A 17 ans, je faisais ma vedette en disant le sketch par coeur.

* Jacques Brel. 

dimanche, 23 mars 2014

VOTEZ !

C'est une belle journée. Première balade du matin, allez voter !

Le moral est plutôt bon, car les derniers sondages donnaient ma maire sortante gagnante. Ça clouerait le bec à ses opposants, sur la même liste cette fois, alors que la dernière ils se tiraient dans les pattes de la manière la plus basse.

En plus il fait beau, et même si je vais passer les 3/4 de la journée à corriger mes copies dans mon salon, au moins ce sera à la lumière naturelle et éclatante et non à celle de ma lampe de luminothérapie.

Et hier, c'était la journées portes ouvertes de mon lycée et j'ai encore vu des merveilles. Et des anciens élèves m'ont redonné un peu de foi en ce que je fais pour gagner ma croûte. L'un d'entre eux (que j'ai eu 5 ans, 3 pour le bac et 2 pour le BTS) est maintenant architecte et part à New York, embauché dans une grosse boîte qui construit des tours.... à Paris ! 5 ans d'anglais avec moi et il est quand même bilingue.

 

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vive la vie,blog de femme,femme,femmes,lycée,jpo,bons moments

 

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mardi, 18 mars 2014

La tendance la plus profonde de toute activité humaine est la marche vers l'équilibre.*

Pour entretenir sa forme, il faut faire de l'exercice. Dimanche, j'ai fait du vélo. Aujourd'hui, je fais de la marche à pied.

Je regarde peu les infos à la télé pour préserver ma forme mentale, du coup ce n'est qu'hier que j'ai découvert le visage de celui qui n'était qu'un nom jusque là, le nom du méchant, celui qu'on n'a pas forcément envie de connaître. Et tout de suite, je me suis dit, je l'ai déjà vu quelque part, oui! c'est un méchant dans les films. Ce regard, ce sourire pincé, ces mains qui se frottent de la satisfaction d'avoir entubé ses victimes.

J'ai cherché. Et j'ai trouvé plusieurs "méchants" dont au moins une caractéristique rappelait cette personne:

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Les dents longues et le regard plissé.

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Ne brille pas par son intelligence, mais est plutôt machiavélique quand même.

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Double visage, sait apparaître comme un être normal, mais est en réalité ...

Et finalement, j'ai trouvé ce personnage que je n'ai pas vu en action, mais qui semble avoir été créé fidèlement à partir de cet homme qui se réjouit d'avoir signé un pacte qui nous nique tous.

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Lui, Moche et Méchant. C'est tout à fait ça. 

http://www.challenges.fr/economie/20140306.CHA1248/les-discussions-patinent-sur-le-pacte-de-responsabilite.html

Allez voir cet article et la photo qui l'illustre et vous verrez que ce n'est pas le fruit de mon imagination.

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C'est sûrement en faisant cette tête là qu'il a fait peur à Hollande.

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Il utilise les moins forts que lui pour asseoir sa fortune.

 

J'en passe, et des meilleures. Bon, dans le film, si j'ai bien compris, il devient gentil à la fin, et nous, il faut bien l'admettre, nous ne sommes pas dans ce monde là. Méchant il restera. 

Le titre anglais lui va comme un gant : Moi, Méprisable !

* Jean Piaget

 

samedi, 15 mars 2014

Il importe en peinture, que le portrait ressemble au modèle, mais non pas le modèle au portrait. *

La peinture, c'est un peu comme le yoga. Pascale est d'accord avec moi, là-dessus. Cet après-midi, j'ai à nouveau fait de la peinture, avec une amie, jeune, qui a besoin qu'on s'occupe d'elle en ce moment, qui a grand besoin de penser à autre chose qu'à ses problèmes et de rechercher ses forces intérieures. Alors, je lui ai proposé deux heures et demie de peinture. Au programme : le portrait. On pose chacune pour l'autre. Après deux poses, comme elle avait plus besoin que moi de peindre, j'ai posé et elle a peint. Ce qui explique que son portrait est plus avancé que le mien. 

 

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A gauche, c'est moi, à droite c'est elle. Le visage sera fait lors d'une prochaine séance. 

 

 

 

 

 

 

 

 Çà lui a fait du bien. Elle s'est remise à chanter. Et on a ri. Si vous êtes un peu déprimé, prenez une feuille épaisse, de la peinture acrylique, jouez avec les couleurs, les épaisseurs, laissez-vous aller, et vous direz, comme mon amie "J'en reviens pas que c'est moi qui ai fait ça !"

* Jean-Paul Toulet

 

samedi, 08 mars 2014

Y'en a pas souvent, mais elles sont belles et bonnes !

Voilà, c'est fini. 

Ne vous inquiétez pas pour moi, je ne parle que des vacances. Mais cette chanson a un lien avec le livre que je suis en train de lire, Heartbreak Hotel de Deborah Moggach. Un ancien acteur de 70 ans qui hérite d'un B&B qu'il transforme en hôtel pour gens qui viennent de rompre. Ça donne des portraits et des rencontres de personnages multiples dans une ambiance parfois grave, parfois drôle, voire très drôle, et c'est assez léger pour faire un roman de vacances idéal. 

Vous avez dit "2 semaines de vacances" ? Ça a passé tellement vite que j'ai du mal à vous croire. 

Le premier weekend, j'ai donc été dorlotée et remise en forme au spa. Ensuite, j'ai fait quelques trucs chiants mais nécessaires que je repoussais régulièrement depuis le début du trimestre. Puis, j'ai passé quelques heures (enfin, je dis quelques pour pas dire une multitude) à trier mes photos sur mon ordinateur, en renommant tous mes fichiers, et aussi à trier (oui, pendant les vacances, je me transforme en trieuse.) mes bijoux. En général, ils sont dans plein de boîtes, coffrets en tous genres et de toutes tailles, et je ne me rappelle jamais où j'ai mis telles boucles d'oreilles ou tel pendentif. A présent ils sont dans trois boîtes en plastique, dont les compartiments sont sûrement destinés à recevoir des punaises, clous et autres objets utilitaires de petite taille. Avec les couvercles transparents, je vois tout de suite le bijou que je cherche. Et pendant les vacances, ce sera plus rapidement caché, au cas où on serait cambriolées.

Pendant le deuxième weekend, j'ai glandouillé avec mon ADMV, on a regardé des films intellectuels (Le Grand Restaurant avec Louis de Funès) ; on est allé voir un spectacle absolument nullissime, dont je ne dirai pas plus ici de peur de perdre le bénéfice de mes vacances ; on est allées au marché ; bref, on a passé un bon weekend.

Lundi je jouais les guides touristiques avec un ami allemand qui venait à Paris avec 7 collègues de sa piscine pour 8 heures ! On a crapahuté de Montmartre à l'Arc de Triomphe, puis à la Tour Eiffel, en repassant par le Quartier Latin, Notre-Dame, le Centre Pompidou, les statues de Nicki de Saint-Phalle, et le Marais. Tout le monde était content, un peu trempé et fatigué, mais content.

 

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Puis, ce fut le Hohe Punkt !!! Je suis allée chez Pascale et Mouche. Et croyez moi, ça a été un séjour de rêve. D'abord, le printemps a commencé à montre le bout de son nez. Et puis Mouche a revêtu sa toque invisible de chef 5 étoiles et m'a servi des plats divins tout au long des deux jours et demi.

 

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Et avec Pascale, pas de blog, mais une après-midi peinture géniale qui a produit l'oeuvre ci-dessous que vous avez l'immense honneur de découvrir en exclusivité (ou presque. Car si ça tombe, elle va en parler chez elle.) 

 

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Puis je suis rentrée chez moi. J'ai essayé de travailler. J'ai un peu réussi, mais il me reste encore beaucoup à faire, et c'est très dur avec ce temps magnifique. Mais j'ai quand même fait des moyennes, rempli les bulletins sur l'ordi et commencé un paquet de copies que je finirai demain matin. Lundi, je devrais être opérationnelle et, comme d'habitude, je vais galérer à corriger mes 50 copies de bac blanc en même temps que le reste du boulot au lieu d'avoir profité de mes vacances pour les faire... Enfin, à vrai dire, "profiter de ses vacances" c'est antinomique avec "corriger les copies de bac blanc". Donc, tout va bien. Et comme je dis toujours, c'est pô grave !

Et comme c'est encore un peu les vacances, je vous propose un "cékoidon" !

Vous avez droit à une proposition, et à une question en oui ou non pour faire votre proposition suivante.

 

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dimanche, 02 mars 2014

Les préjugés marchent en troupeaux, comme les bêtes. *

Les lois évoluent. Elles sont parfois contestées, mais elles sont passées. Mais il faut bien du temps avant que la société ne les intègrent.

Récemment je suis allée me requinquer deux jours dans un centre de spa. ADMV avait fait les réservations, sans doute en donnant son nom et en précisant que c'était pour deux personnes. On ne lui a rien demandé et en arrivant, sur ma fiche c'était imprimé Mr. ADMV !

(Ensuite, et que comprennent les initiés, moi qui suis un cheval qui parle, on m'a appelé "Agneau" !)

Cela pourrait passer pour un incident banal. Mais c'est surtout un réflexe bien ancré dans la société française. Si une dame réserve pour deux personnes, l'autre est un homme et évidemment porte le même nom que la dame.

Effectivement en réservant un gîte pour les vacances de pâques, j'ai signé le mail "Madame Quiparle", et le contrat est arrivé à : Monsieur et Madame Quiparle !

Cela relève de la même grandeur d'imagination et de tact que quand on a réservé une chambre pour deux personnes avec un grand lit, qu'on nous voit arriver à la réception et que l'on dit d'un air gêné : "Vous avez bien réservé une chambre avec un grand lit ?"

A réception du contrat de location, je me suis également fait la réflexion que Madame n'était pas considérée comme capable de signer le contrat seule. Pourtant il y a bien longtemps (enfin pas tant que ça) que Madame a le droit d'ouvrir un compte en banque seule, de prendre un emploi seule, et de signer des contrats sans forcément avoir l'autorisation de son mari ! Et elle a également le droit de garder son nom. (de jeune fille ! ah ! j'adore ce terme. Pourquoi pas "nom de vierge" ou de "pucelle" ???)

 

* Anne Barratin