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mardi, 14 février 2017

PEN-"L"-OH-PEE - Origin: Greek - Means: Duck - Gender: Female

Ah.... 42 jours déjà !

Le temps d'un carême. Du coup, on va fêter ça au resto à midi. Je n'avais pas réalisé que c'était la Saint Valentin, et j'ai eu peur qu'on ne trouve pas de table, mais si.

Boogie grandit. 

Fillon ne ressort pas grandi. Avant cette affaire, je n'avais jamais imaginé qu'il ait pu être un ancien chanteur des Poppys.

Trouverez-vous l'escroc catho?

 

Je suis enfin de nouveau en vacances, sans grippe ! Et chaque minute est un cadeau.

Je dors.

J'ai redécouvert ce qu'était un magasin, autre que ma supérette locale. Mais je ne vais pas abuser. Une visite me suffit. Un jean neuf, deux t-shirts. Mission accomplie. Il me reste à trouver une lampe de bureau pour ma nouvelle pièce atelier, où je vais pouvoir bricoler et peindre. J'adore cet endroit, qui avait été ma chambre pendant 11 ans et était devenue dès mon départ de chez mes parents un grenier. 

Je suis en train de planifier un weekend à Londres au printemps. Je sens que cela va être mon carburant pour le reste de l'année. Pourvu que T. May ne nous massacre pas l'ambiance. J'aime ce pays et je compte bien y séjourner autant que je l'entends. J'avais même prévu y passer une partie de ma retraite. Cela ressemble à mission impossible maintenant.

Résultat de recherche d'images pour "Le Royaume Uni reste européen pour moi"

mardi, 03 janvier 2017

“L'indifférence est une paralysie de l'âme.” *

Elles sont vertes et me rappellent mon enfance. Sont-elles moins fortes ou est-ce mon palais d'adulte qui me font les trouver plus douces ? Elles sont orange clair, et sucrées, douces pour ma gorge, elles fondent doucement au moment de l'endormissement. Rapide, rafraîchissant et calmant à la fois, je l'utilise comme le dit la notice jusqu'à huit fois par jour. Dans une grande cuiller à soupe je l'apporte à ma bouche et laisse sa liquescence caramélisée glisser le long de ma langue, puis de mon oesophage. Quel bonheur ! Plus radicale est la gélule blanche qui trois fois par jour me calme mes douleurs diverses, assomme mes maux de tête et mes brûlures de gorge. Et efficace parfois, l'odeur d'eucalyptus qui parvient à rendre à mon nez sa première utilité. Cela fait déjà une semaine que toutes ces sensations me sont quotidiennes. Encore deux jours à en être addict, dans la chaleur de ma maison, pour retrouver la force d'aller travailler.

Pour l'instant, je corrige, organise, prépare, recherche, note, saisis, enregistre, imprime, copie/colle, réponds, écris, coche, lis, écoute, regarde, devant mon écran d'ordinateur.

Et je me suis posée, là, cinq minutes essentielles, pour vous souhaiter une très bonne année 2017. Le bonheur individuel du plus grand nombre fera le bonheur collectif. Ma résolution : voir le positif. Réussir à être heureuse malgré les infos, les difficultés autour de moi. Pour pouvoir mieux agir et réagir. M'ouvrir aux autres, ne pas me recroqueviller sur mon cocon protégé.

Vers le 15 décembre , quand j'étais encore juste fatiguée, mais pas malade, que j'avais l'intention de faire tellement de choses utiles, culturelles, voire sportives, de ces vacances, j'ai gagné un concours de haïkus. La consigne : Écrivez vos résolutions personnelles pour l’année 2017 sous forme d’un haïku de 3 ou 6 lignes en respectant la règle du "5-7-5 syllabes" !

Le mien, c'était ça :

Fuir l’indifférence
Ouvrir ses yeux et son cœur
Agir pour la paix

Ambitieux, j'espère pas trop prétentieux. Ce qui m'est apparu essentiel, avant que je ne sache pour Berlin, et pour Istanbul. Je vais m'efforcer de n'être indifférente à rien. De laisser mon cœur parler, sans me laisser être blasée. De m'engager plus que je ne l'ai fait.   

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NB: j'ai changé "haïr" pour "fuir", en raison du nombre de syllabes.

      

 

 

 

* Anton Tchekhov

jeudi, 29 décembre 2016

Pizza et nostalgie, mieux que les antiviraux !

Plus que deux jours avant qu'on passe à 2017 ... et que rien ne change, ou en moins bien. Oui, je suis peu optimiste. C'est sans doute la grippe, l'âge, les mauvaises nouvelles, le froid dehors, le boulot que je n'ai pas eu le temps de faire à cause de la grippe, les deux stagiaires que j'ai acceptés pour rendre service et qui vont être là, dès mardi matin, à regarder, noter, mes moindres paroles, gestes, remarques... Heureusement, à midi, je brave l'hiver et vais manger une pizza avec des amis de ma jeunesse, que j'ai retrouvés récemment, grâce à mon mariage. On va parler du passé, pas trop, pour ne pas ennuyer ADMV, mais le passé, la nostalgie, ça aide à supporter le présent.

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Et pour ne pas penser à l'avenir proche, réécoutez Pierre Barouh. Il vient de nous quitter, lui aussi, mais heureusement sa voix et ses mélodies sont toujours sur ma clé usb et ne me quitteront pas à chaque fois que je partirai en vacances.

 

mardi, 20 décembre 2016

Noël, c'est de la nostalgie, et c'est pour ça que je l'aime.

La période de Noël me pousse à regarder la télévision. Le temps est souvent trop gris pour donner envie d'aller me balader dans la campagne, trop froid parfois. Il y a trop de monde en ville pour me donner envie d'aller faire du shopping. Les marchés de noël sont devenus des lieux à éviter. Et mon canapé me fait de l'œil, surtout depuis que mon nouveau chat est là. Il réclame des câlins et quelle autre activité que la télé contemplation me permettrait de pouvoir en même temps câliner Boogie alors qu'il se prélasse sur mon épaule, mes genoux, mon ventre, ma tête...?

Les programmes sont souvent à la culture ce que sont à la gastronomie les nounours en guimauve. Faciles à consommer, nostalgiques à souhait, colorés et pas chers. Mais voilà, on a tous ses faiblesses, j'aime ça. Un bon film sentimental ou drôle pour les gosses, surtout depuis que la TNT nous permet d'y avoir droit en VO, j'adore. Hier soir, pas de film. Mais une émission que je ne m'attendais pas à voir si longue sur Maritie et Gilbert Carpentier. Deux noms magiques, qui annonçaient pendant mon adolescence deux heures de bonheurs et de rigolades en famille. On s'amusait, on critiquait, on adorait, c'était selon, en tout cas, contrairement à la règle familiale habituelle, on avait le droit de causer devant le poste, et ça occupait des samedis soirs où on ne sortait pas.

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Quasiment 90 % des séquences montrées hier soir ne m'étaient pas inconnues. J'ai eu l'impression étranges de les avoir vues hier. Elles m'ont transportée dans une époque de ma vie où j'étais heureuse. De ce bonheur évident que j'ai eu la chance de vivre dans mon enfance et mon adolescence. La plupart des extraits d'émissions dataient de 1969 à 1977. Je ne me rappelais pas qu'on regardaient tous les Sacha shows, Top A, etc. Et pourtant je me rappelais de Sylvie Vartan chantant avec Carlos "2 minutes 35 de bonheur", de Dalida, de Joe Dassin. Que des gens dont je n'ai jamais eu de disques, mais dont je connais toutes les chansons par cœur. J'ai regardé ça avec mon chat, qui ne s'est pas ennuyé une minute. Trois heures ! Pour une fois une émission qui ne lésine pas, qui donne le temps de voir.

Je ne regarde plus d'émissions de variétés, n'en croise même plus. A part peut-être Taratata. Mais c'est souvent tard, ça se prend au sérieux et il y a trop de chansons en anglais. Alors que là, on voyait des filles et des garçons, qui dans la vie n'étaient peut-être pas des copains, mais qui acceptaient le temps d'une émission de se "mettre en danger" pour notre petit bonheur du weekend. Ils se déguisaient, faisaient des duos improbables, chantaient des vieilles chansons ou modernes, mais totalement éloignées de leurs répertoires. Ils faisaient des sketches, et Coluche chantait. Et c'était de l'humour, mais aussi de l'émotion.  

Afficher l'image d'origine

 

(Je ne me lasse pas de la voix de Joe Dassin en anglais !)

 

Je crois que c'est la première fois que j'entendais Maritie et Gilbert Carpentier parler, que je les voyais. C'était vraiment des gens bien.

(Cliquez sur les photos pour trouver les articles ou videos en lien.) Edit le 21.12.2016

lundi, 05 décembre 2016

Les chats sont malins et conscients de l'être.*

Il est chez nous depuis deux jours et on ne pourrait déjà pas s'en passer! Il aura du boulot pour être aussi gentil et intelligent et câlin que Poupoune, mais honnêtement, il fait de beaux débuts. 

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Je vous présente donc Boogie et vous demande de l'encourager pour sa première longue journée sans moi demain !

* Tomi Ungerer

samedi, 26 novembre 2016

Nausée du 21ème siècle

Dimanche dernier des amies sont allées voter aux primaires et vont sans doute aller revoter demain. Leur peur ? Fillon. Homophobe autoproclamé, puisqu'il ne rêve que d'une chose empêcher les gays d'adopter, et même de leur retirer le droit de se marier. Gageons qu'il n'y parviendra pas, le conseil constitutionnel veille. Enfin, j'espère. Car il est quand même soutenu par des gens sympathiques comme Scie Vie Tasse et L'essence comme un. 

Depuis des années on excuse les gens qui votent Effène en appelant leur vote "un vote de contestation". Perso, j'ai toujours pensé que pour voter pour eux, il fallait être facho. Consciemment, pas consciemment, bêtement, tout ce que vous voulez, mais facho quand même. On y est. Aujourd'hui, ils n'ont que l'embarras du choix ! La France s'extrême-droitise ouvertement et l'avenir va être plombé.

La tête de Fillon, on l'a assez vue quand il était le ministre de l'énervé. Mais lui ou Juppé, honnêtement, je m'en fous. Je ne voterai pas pour eux aux élections, à aucun des deux tours, quoi qu'il arrive. Les électeurs de droite n'ont qu'à prendre leurs responsabilités et ne pas choisir un candidat proche du FN. S'ils le veulent, ils s'en mordront les doigts, et l'auront bien mérité. Je ne vois pas pourquoi, étant de gauche depuis toujours, je devrais les aider à choisir le moins mauvais.

Ce mec contre le manque d'humanité duquel j'ai défilé en 1995 ne représente aucun espoir pour moi. J'ai de la mémoire.

Et puis, peut-être ces deux ultra-droitistes vont-ils réussir à faire se réveiller la gauche, la vraie, pas Macron, ni Hollande et ses sbires. On peut rêver, non ?

 

 

 

jeudi, 27 octobre 2016

Encore un soir de rêve *

Je suis allée écouter mon chanteur préféré. Chanteur et poète. Gilbert Laffaille. A l'heure où l'on décerne le prix Nobel à un poète chanteur, celui qui parmi les chanteurs français m'enchante de ses mots depuis 40 ans, mériterait à mes yeux au moins la même récompense. Mais il n'a évidemment pas la même renommée internationale. Cependant il a fêté ses 40 ans de chansons le weekend dernier, au Forum Léo Ferré à Ivry. 

C'est un endroit génial, petit espace préservé de convivialité, de bonne bouffe et de vin sans prétention, de gens sympas qui ne font pas de selfies mais profitent pleinement du concert, puis de la rencontre avec l'artiste.

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Si vous ne connaissez pas ce lieu, n'hésitez pas. Ca ouvre à 19 h 00 et si on a réservé le repas, on le prend tranquillement jusqu'à 20 h 30, heure où les artistes viennent sur scène. Si vous ne mangez pas, et arrivez juste avant le concert, vous serez assis au fond de la salle, mais pas de panique, elle n'est pas si grande, et vous profiterez juste autant du moment.

La programmation est riche et enrichissante. Je vous laisse découvrir.

Quant à Gilbert Laffaille, si vous ne le connaissez pas, c'est que vous êtes nouveaux ici. Je vous laisse découvrir aussi.

Et si vous venez de province, le Kyriad n'est pas loin, 6 minutes à pied, dans une rue un peu glauque près du périph, mais à deux, c'est cool.  Et avec le prix offert par Booking, on ne va pas en faire un plat du coin !

La soirée de vendredi dernier était un bonheur sans limite. Accompagné par Nathalie Fortin au piano, il nous a offert une heure et demie de mots ciselés et de sketches où l'humour est fin et excellent. Merci !

* Titre d'une ancienne chanson de Gilbert Laffaille

samedi, 08 octobre 2016

Si j'avais le pouvoir, je commencerais par redonner leur sens aux mots (Confucius).

Notre chat n'est plus là. Et ça se sent. Trop. L'avantage, quand on perd un animal, quel que soit la tristesse que l'on puisse ressentir, c'est qu'on peut se dire, on va en reprendre un. On va trouver un autre petit animal à poils et à ronrons à dorloter, à rendre indispensable et dépendant, à protéger. Ça ne nous empêchera pas de repenser à celui-ci, tellement gentil et intelligent, mais on n'a pas besoin d'années pour s'y faire et avoir une dose d'amour disponible.

Mais quand on perd un humain, évidemment, c'est tellement différent. Ça n'a rien à voir.

J'ai besoin de dire ça, parce que beaucoup de gens m'ont parlé, pleins de compassion exagérée, comme si j'étais en deuil. Ça m'a rappelé des moments autrement plus douloureux, et j'aurais pas voulu. Le discours était inadapté.

Vous savez, c'est comme les gens qui disent qu'un cambriolage, c'est comme un viol. Eh bien non. J'ai été cambriolée. Et je vous assure, qu'à choisir, je préférerais être cambriolée des centaines de fois, quitte à repartir sans rien pour le reste de ma vie, qu'être violée.

Donc, voilà, dans quelques semaines, j'espère que nous aurons un autre chat, un tout petit, car je n'ai jamais fait cette expérience d'avoir un tout petit chat et de le suivre jusqu'à ce qu'il soit vieux. 

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*(Confucius)

 

dimanche, 11 septembre 2016

“ Le secret du succès est de faire de ta vocation tes vacances.” *

C'est la reprise !

Enfin, c'était la reprise le 31 août. Dix jours déjà ! Ca se passe plutôt bien. J'ai sûrement gagné au tirage au sort. J'ai gagné le meilleur emploi du temps de ma carrière. 33 ans. 12 ans que je demande à ne pas travailler le lundi. Et ça y est !!! Et en plus le reste n'est pas mal non plus. D'accord, j'ai 7 heures de cours sans respiration sauf la cantine le vendredi, mais je sais qu'ensuite j'ai 3 jours pour :  me détendre le samedi et le dimanche, aller au marché, sans me dire que j'ai des devoirs à faire !!!! Car mes devoirs, je les ferai le lundi. Je vais savourer cette année, un peu comme le dernier chocolat extrêmement délicieux d'une boîte dont vous savez que le fabricant a pris la retraite.

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Le beau temps rend cette rentrée très agréable aussi, même si je n'ai jamais senti comme ça ma transpiration couler sur mon front en cours, pas à cause du silence de mes élèves après une question, mais à cause de la température. Pour rappel, on ne peut pas ouvrir les fenêtres, car le bruit du boulevard nous empêche de nous entendre. Surtout moi, d'ailleurs je vois l'ORL dans peu de temps. Mais je peux mettre mes beaux habits d'été, et me sentir jolie, malgré mes lunettes qui semblent avoir pris une place définitive sur mon nez... Et puis ça donne envie de cuisiner des trucs légers, ce qui est facilité par mon voisin qui m'a donné moult légumes, totalement bio ! Mes recettes : saumon-pâtisson, porc au roquefort, courgettes-vinaigrette, aubergines-sardines... Je me sens devenir cuisinière-poétesse.

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Des petits bonheurs qui font oublier que nous devons être "vigilants" au lycée, à tout moment qu'ils ont dit, et nous plier à quelques nouvelles règles de sécurité. Enfin, le jour où un ou une cinglé(e) entrera avec une grenade ou une kalachnikov, sans demander poliment un badge visiteur à la loge, ou même en le faisant, on aura beau être vigilant, ce sera une surprise. 

* Mark Twain - A ce propos, j'ai déjà fait un succès de mes vacances, je crois que c'est cela, ma vocation.

samedi, 30 juillet 2016

Etre vieux c'est être jeune plus longtemps *

Ça y est il est l'heure !

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J'ai 58 ans aujourd'hui. Ca fait bizarre. Ca rapproche des 60. D'un nouveau cap. Et pourtant, bien que je n'aie jamais été aussi près de la carte vermeil, j'ai encore 4 ou 5 ans à bosser. 

J'ai profité de mes trois semaines de juillet pour avancer mon boulot pour la rentrée, même s'il m'en reste (il ne faudrait pas non plus que je m'ennuie en septembre). Et bientôt je serai au soleil, dans différents endroits plus ou moins sauvages, dont les Cévennes où Stevenson est parti voyager avec son âne Modestine. Un coin rêvé pour les équins donc.

Je vous souhaite à tous une belle fin d'été. Je ne sais pas si je publierai beaucoup au moins d'août, la connexion risque d'être en pointillé.

Mais je penserai à vous !

 

 

 

 

* Le Chat de Gelück

vendredi, 22 juillet 2016

Il n'y a rien à trier parmi ces ordures

Il y a des jours où l'on se demande où ça va s'arrêter. Le monde devient implosif, partout, la guerre mondiale qui sévit depuis des années en Afrique, au Moyen-Orient, touche les endroits que l'on croyait tranquilles, et soudain, cela prend une réalité, encore plus grande quand on connait quelqu'un dans la ville concernée, quand on apprend avec du retard, de l'étranger, que 84 personnes ont été tuées, et que parmi elles, peut-être il y a le fils d'une amie d'enfance, chez qui on était à boire un coup tranquilles il y a deux mois et demie. Deux minutes d'angoisse avant de vérifier la page facebook de cet ami, et voir, ouf, qu'il est vivant. facebook a du bon donc. Puis lire, toujours sur ce réseau social, le témoignage d'une autre personne qu'on connait, et qui a vécu l'horreur en direct. Oui, tout cela est bien réel, pas comme les nombres de victimes que l'on lit journellement dans les journaux. Et du coup, la France se réveille, accuse, insulte, se montre sous son vrai visage, et ce n'est pas très beau. Entre les récupérations politiques de part et d'autres, les interpellations publiques des dirigeants fondées sur leurs erreurs, leurs manquements véritables ou bien sur des hoaxes lus et crus tout de suite sans discuter ni vérifier sur le net, et les amalgames entre Islam, Arabes, Extrémisme, Réfugiés, Profiteurs, toutes ces notions mélangées sans complexes, par de simples fbookers ou même des journalistes, tout cela donne la nausée.

Comme tout le monde, je suis choquée, atterrée, mais je n'ai pas de théorie sur ce qui devrait être fait, ou pas fait par le gouvernement. La seule chose qui me hérisse, c'est la manière dont les medias font tout pour rendre célèbre des ordures qui ne le méritent vraiment pas. Publient des noms, des photos, qui font qu'on se rappelle plus des assassins que des victimes ou leurs familles.

A ce propos, il y a une pétition, et même deux, que vous pouvez signer.

Sur Change.org

 

http://www.mesopinions.com/petition/medias/anonymat-compl...

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jeudi, 07 juillet 2016

Devoirs de vacances

Pendant que je surveillais une épreuve du bac, je me suis amusée à écrire un poème en anglais. Si vous souhaitez la traduction, vous pouvez toujours utiliser Reverso... ou bien me demander et je ferai l'effort de vous la donner, mais un peu plus tard. J'aime quand mes lecteurs font quelques efforts.

Exam Daydreaming

In the back of a large classroom

That would definitely need to see a broom

I have to perform the tedious task

Of watching a bunch of candidates writing,

Sitting, eating and daring to ask

What I've explained on the blackboard in my neatest handwriting.

Reading Kate Atkinson keeps me awake

Of course. Although subtle, her style doesn't remind me of Blake,

But still makes me enjoy lexical and human discoveries

Through her witty and inventive short-stories

Among these busy thinking teenagers

Coughing, chewing, sniffing, nose-blowing

Not so far from looking like Kate's characters,

Enduring gawky features

And longing to embark on real adventures

in spite of the world literally exploding.

 

dimanche, 26 juin 2016

Si je n'étais pas déjà mariée, j'aurais rendu service à un ou une anglais(e) !

Je suis déprimée par le Brexit. Je n'arrive même plus à analyser intelligemment le truc d'un point de vue politique. Je me sens juste volée d'une liberté que j'avais d'aller me balader en GB quand je voulais, sans prévoir, sauf prévoir d'y passer éventuellement ma retraite. Et ça, eh bien, faut plus y penser.

Je lis les réactions des anglais que je connais, et j'ai les boules pour eux, qui ont vu les votes pour augmenter hyper rapidement ces dernières semaines, sans qu'il y ait un mec de gauche capable de renverser la vapeur. 

Et depuis le vote, des tas de racistes se sentent légitimés, décomplexés, et il y a des faits divers regrettables, des remarques dans les lieux publics faites aux étrangers. Ils ne sont pas habitués. Pourvu que cette extrême droite de merde ne détruise pas cette société dont la principale différence est justement sa tolérance, son ouverture d'esprit.

Mais la crise, les nouveaux media, la société de consommation, les actionnaires, tout cela a rendu les gens cons. Ils ne réfléchissent plus, votent n'importe quoi "par contestation", et s'étonnent le lendemain de la cata qu'ils ont provoquée.

On verra la suite, mais je ne suis pas trop optimiste. Encore moins de la manière dont "nous", européens, on va s'empresser de leur régler leur compte pour que les autres pays ne fassent pas la même chose...

vendredi, 17 juin 2016

L'ordinaire du bac

Baccalauréat. Épreuve de philo. 14 juin. Il pleut. Normal. Entrée dans la salle : Enseignants/surveillants, 7h30. Candidats, 7 h 40. "Prenez ce dont vous avez besoin pour écrire ; laissez vos convocations et papiers d'identité en vue, mais rangez tout le reste dans vos sacs, en n'oubliant pas d'y mettre votre téléphone portable ÉTEINT. Puis posez votre sac au fond de la salle contre le mur. Euh, s'il vous plait, asseyez vous du côté de l'étiquette." Dans le couloir, j'ai vu qu'il y avait café, thé et mini-croissants over-réchauffés. "Non, ici, c'est la salle 10, pas 12. " Pas d'absents. Chic ! Moins de choses à écrire sur le P.V. de l'épreuve. Pas de "copie d'absents" à remplir. On se réjouit de peu de chose en ce monde de 2016. Au tableau j'ai écrit tous les éléments de l'en-tête de la copie. Sauf le numéro du candidat. "M.........." . Une candidate demande quand même : "Le numéro, c'est celui-ci ?" "Non, celui-ci, comme c'est indiqué, c'est votre identifiant national. Il vous servira toute votre vie. Le numéro du candidat, commençant par M, comme au tableau, il ne vous servira que pour cette session de bac." Presque tous les sacs sont posés. Un garçon lit encore une page d'un petit livret. Je m'approche. Il révise le désir. Comment l'interrompre !? Vérification des papiers et convocations. Je prends le temps de lire le nom du lycée d'origine des candidats. Il y a une candidate libre. 7h55, le proviseur apporte les sujets. Heureusement que j'ai une paire de ciseaux sur moi. Il a beau me montrer une petite languette à déchirer, censée résoudre mon problème, la conclusion, c'est que l'inventeur de cette languette est le même que celui de l'ouverture facile de ma truite bio de chez Carrouf. Hors de la lame, point de salut. Mon collègue est prof de philo. Curieux, il regarde le sujet, pendant que je note le repère de l'épreuve au tableau. Bien lui en a pris, car une fois les sujets distribués, il n'en reste pas un seul pour nous. Qui a dit que la fonction publique gaspillait ? A 8 heures pile, les élèves retournent la feuille et découvrent ce sur quoi ils vont penser pendant 4 heures. Le garçon de tout à l'heure doit se réjouir ! Cette première mise en route s'est  passée avec plus de calme, moins de bavardages et ricanements nerveux que les autres années. L'ambiance est presque lourde. Dans ma tête en tout cas, elle l'est, lourde, l'ambiance. A peine une centaine de personnes pour se recueillir après l'assassinat de 49 homosexuels et 2 policiers. Au réveil j'ai entendu que l'assassin avait reçu ordre de tuer des mécréants. Et lui, qu'était-il ? A 9h05 je vais boire mon premier café, accompagné d'un croissant moins décevant qu'il le semblait. En revanche, j'ajoute de l'eau dans mon café, car l'expérience dans ce lycée, 21 ans !, m'a démontré que sinon, il est imbuvable. A 9h50 je vois apparaître ma collègue-copine sur le palier, alors je bois mon deuxième café, mais sans croissant. L'impression d'ambiance plombée est partagée. On chuchotchatte de tout et de rien, puis je reviens à mon poste. Mon collègue de philo veille et du palier on voit la moitié de la salle. Pour ne pas avoir l'impression de perdre son temps pendant les 4 heures, mon collègue lit, par intermittence et en prenant des notes, Spinoza. Moi, en levant les yeux à la fin de chaque page, je déguste "Une année au lycée, Guide de Survie en Milieu Lycée" de Fabrice Erre, chez Dargaud, une BD qui existe aussi en blog. Je suis en train de me remuscler les lèvres à force de retenir des éclats de rire. Le premier volume surtout est excellent. Je serais curieuse de savoir si ça peut faire rire quelqu'un qui n'est pas prof. De temps en temps un doigt se lève pour une feuille rose, une feuille verte, une copie ou pour aller aux toilettes. A partir de 10 h : "Excusez-moi, mais pour numéroter les pages, c'est 1 copie : sur / 4, 2 copies  : sur / 8, etc, comme je l'ai écrit au tableau." "Ah oui, désolé(e), j'avais pas vu." 20 candidats, 18 fois ce dialogue. Et je ne vous parle pas du remplissage de l'en-tête. Non, je ne vous en parle pas.

Ca s'est plutôt bien passé. Pas de malaise, de tricherie avérée, pas d'alerte incendie ou attentat.

jeudi, 02 juin 2016

Tout le monde peut s'tromper *

Je cherchais sur Ecosia (c'est mon nouveau moteur de recherche) des trucs pour un cours, et allez savoir comment, j'ai retrouvé cette chanson, que j'aimais bien à l'époque, et qui est semble-t-il tombée dans l'oubli. Pas un chef-d'oeuvre, mais d'avant que les filles se pâment d'amour pour lui. "Non, j'veux pas" de Patrick Bruel.

La phrase dont je me rappelais c'était "Ca m'empêche pas de dormir, mais ça m'fait m'coucher tard".

Il avait 26 ans, j'en avais 28. Ca parait il y a un siècle. On voulait pas, on disait non. On continue à dire non et on nous tape toujours sur la gueule. Enfin, ça, ça existait déjà à l'époque.

Allez, on se change les idées en l'écoutant, en se marrant un peu.

 

* Patrick Bruel

mardi, 31 mai 2016

Grammaire et syntaxe approximatives de la pub...

"Câlin de Yoplait est satisfait ou remboursé !"

 

Ou, comment les publicitaires nous prennent encore et toujours pour des billes. Nous faisant croire que le yaourt est content ou pas !

 

Bébé et tout autre récepteur de câlin, sont souvent satisfaits. Le câlin, on ne lui demande pas son avis !

jeudi, 19 mai 2016

“La fortune ne devrait être possédée que par les gens d'esprit : autrement, elle représente un danger public.” *

Vous vous croyez riche, vous culpabilisez, ou vous pensez que les gens se plaignent d'aise avec toutes les heures sup' qu'ils touchent, et que si ces heures sup' baissent, ce n'est que justice ? Alors cliquez sur l'image et reprenez lien avec la réalité. Vous serez outrés, mais ne pourrez vous empêcher de sourire tellement c'est énôôôrme !

Convertissez vos revenus en Unités Liliane Bettencourt.

Et venez manifester avec moi (entre autres). Soyons plus nombreux que les casseurs, pour arrêter cette médiatisation mensongère de ce que sont les manifestants anti-loi El Khomri.

* Nietzsche

Tout problème profane un mystère à son tour, le problème est profané par sa solution. *

Dans la maison, on fait faire des travaux. Et du coup on a déplacé plein de trucs, et blindé le grenier. Dans une boîte, j'ai trouvé un objet, qui, dès que je l'ai vu, m'a fait m'écrier: "Super! Un cékoidon pour mon blog !!!"

Celui ou celle qui trouve, aura un cadeau ! et la proposition qui m'aura fait le plus rire aussi. 

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Purée, non seulement, c'est un cékoidon, mais en plus il est retors ! La deuxième photo s'obstine à apparaître la tête en bas, alors que je l'ai fait tourner sur mon disque dur..... 

 

* Cioran

vendredi, 06 mai 2016

"Il est temps de se demander si ceux qui créent la richesse n'ont aucun droit aux bienfaits et aux splendeurs qu'elle procure."

Premier pont de l'Ascension de ma carrière (33 ans, quand même !) et il fait un temps splendide. Moralité, le bon dieu aime les profs de l'enseignement public.

Profitant de cette fête re-montante, je suis allée visiter avec ADMV le Familistère de Guise. Une merveille d'utopie réalisée qui a quand même duré un siècle, jusque le capitalisme infâme en vienne à bout.

 

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Quelques jours auparavant, nous étions allées voir "Merci Patron". Ces deux événements m'ont rassurée sur la nature humaine. Il y aura toujours des gens pour se battre pour les plus faibles qu'eux contre l'inhumanité des patrons. Des gens qui rêvent et agissent. Dans Merci Patron, ce n'est pas le film qui est émouvant, remarquable, mais l'action elle-même, le courage de ces ouvriers qu'on ne respecte pas chez les friqués, mais qui se respectent assez pour se battre, prendre des risques et se montrer plus intelligents que les requins.

En final de compte (comme dirait Laura Flessel entendue ce matin sur F-inter) je suis en train de passer un weekend prolongé serein et presque optimiste.

* Jean-Baptiste Godin

 

mardi, 05 avril 2016

PUTAIN UN MOIS !

J'avais jamais fait aussi pire.

Que dire pour ma défense ?

L'info me mine.

La météo me mine.

Mes copies de bac blanc et l'organisation du vrai bac en contrôle continu m'ont minée.

Mais ça, c'est fait, et je suis en vacances, et je me sens mieux.

Au programme : Vidage de deux chambres au premier, remplissage du grenier, pour pouvoir faire des travaux. Comme je n'ai pas mes entrées au Panama, il n'y a que dans la maison que je peux placer et éventuellement faire fructifier mon fric. Et au moins ceux qui resteront quand je me casserai auront quelque chose à se mettre sous la dent.

Hier, des jeunes, qui ne savaient pas quoi faire alors que la douceur de la nuit annonçait enfin le printemps, ont eu l'idée désormais sans originalité ici et ailleurs de faire flamber une voiture. Je dis des jeunes, car vu que les flics et les pompiers arrivés extrêmement rapidement ne les ont pas croisés, ils ont encore des jambes qui leur permettent de se barrer vite fait. C'est con pour eux, car les flammes à leur paroxysme, c'était joli. Et ils n'en n'ont même pas profité.

Ils n'ont même pas vu ma tête un peu sans expression quand j'ai réalisé que j'allais peut-être perdre mon véhicule assez neuf, mais assuré, et surtout mon matériel de peinture, qui lui ne l'est pas, assuré. Mais bon, tout ça n'est pas très grave, et finalement il n'y a que l'arrière de ma voiture qui a fondu, mais bien fondu.

Comme je suis vieille et riche (enfin, c'est ce qu'ils pensent sans doute), je paye un max d'assurance et du coup après une heure et quart de coups de fil quand même, on m'a prêté une voiture.

En revanche, personne ne verra non plus la tête des étudiants habitant l'immeuble devant la voiture, et dont les pompiers ont violemment enfoncé les portes des appartements pour vérifier qu'aucun d'eux n'était inconscient, asphyxié par la fumée. A leur retour de vacances, ils se diront sans doute qu'ils n'avaient pas besoin de ça, dans la dernière ligne droite de leur année universitaire.

Mais je remercie les cons qui ont fait ça, car ils m'ont permis hier après-midi de passer trois quarts d'heures dans mon commissariat de quartier, à entendre des gens déposer plainte pour bien pire que ce que je venais de subir et le flic de service prononcer des réflexions grosbeaufesques comme on n'imagine même pas que c'est possible. J'ai eu la chance de tomber sur la flique, pas très subtile, mais efficace et aimable. 

Y'a aussi des remarques qui font du bien. Au musée, samedi, une gardienne de salle m'a dit bonjour quand je suis arrivée. Et quand je suis repassée devant elle, m'a demandé : "Vous n'êtes pas une actrice?" Moi : "Non." Elle : "Ah bon, parce qu'on dirait que vous êtes une actrice."

 

dimanche, 06 mars 2016

Y'a pas grand chose de drôle à raconter, mais...

Certaines nouvelles laissent sans voix.

On apprend que le Primat des Gaules n'a pas dénoncé un crime de pédophilie.

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Cet homme qui affirmait en 2012 "le mariage entre personnes d'un même sexe ouvrirait la voie à la polygamie et à l'inceste".

Et à part ça, bonne fête à toutes les grands-mères !

lundi, 08 février 2016

Blanc New York, bleu chez moi.

Dehors le ciel joue à "jour-nuit-jour-nuit" depuis ce matin. Mais je m'en fiche, je suis en vacances. Je pourrais m'arrêter là, car ça résume mon humeur. Bonheur de pouvoir me coucher tard s'en m'angoisser de mon état le lendemain, de faire des grasses matinées sans culpabiliser comme les autres dimanches en me disant que je n'ai pas fini mon boulot, de me balader à pied, tranquillement, de faire les rangements et le ménage qui attendaient que je sois disponible en rendant ma maison impropre à toute vie sociale.

Mais vous avez le droit de savoir tout ce qui m'est arrivé depuis le 24 janvier. Côté boulot, j'ai fait 4 heures de réunion pour choisir un enregistrement pour le bac, après avoir passé 5 heures à sélectionner deux documents qui finalement n'ont pas été choisis. J'ai aussi passé un samedi matin à aller expliquer à une foule sans nom et sans nombre comment faire pour éviter les établissements qu'ils veulent éviter et à expliquer qu'organiser un voyage n'est pas légalement obligatoire en section européenne. 

Mais, joie, j'ai aussi fait grève ! Pas de boulot et d'ados en face de moi de toute une journée.

On a rencontré la maman d'un petit garçon de seconde qui souffre de TOC et de bien d'autres choses. Cette année, j'ai deux élèves qui souffrent de TOC, deux ou trois dyspraxiques et une ou deux anorexiques. Et sûrement plein d'autres cas qui n'ont pas fait leur coming-out médical. Y'en a de plus en plus, ou on en diagnostique de plus en plus ?

J'ai surveillé le bac blanc, ce qui m'a permis de faire ça:

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Validé par tous les collègues qui l'ont vu.

Hors boulot, j'ai vu deux beaux spectacles de danse. Étonnants, surprenants, mais souvent drôles et émouvants.

J'ai mangé tous les mercredis avec ma tante qui oublie de plus en plus de choses, mais pas qu'elle m'aime et que c'est réciproque. Alors, tout va bien. 

Aux alentours du 26 janvier j'ai aussi admiré de loin des photos prises à New York sous la neige. C'est beau, mais ne pas se geler, c'est beau aussi.

https://www.facebook.com/artpeople1/photos/a.103598047647...

Et aujourd'hui, je voudrais qu'on se rappelle de Charonne.

N'oubliez pas de dire aux gens que vous trouvez beaux qu'ils sont beaux !

Au moment où je vais valider, c'est grand bleu et grand beau. Sourire, et fatigue presque oubliée.

 

dimanche, 24 janvier 2016

"Et l'on voit de la flamme aux yeux des jeunes gens, Mais dans l’œil du vieillard on voit de la lumière." *

J'aime bien écouter France Inter, dans ma voiture, ça me détend, mais j'ai peu de minutes par jour pendant lesquelles en profiter, alors je regarde souvent en replay quelques rubriques que j'ai manquées, et surtout celles qui vont me faire rire. Et il y en a ! 

Mais je me suis fait une réflexion. Ne sont-ils pas tous très jeunes, ceux qui interviennent autour du vieillard Patrick Cohen (53 ans ! cela semble un record) ?

J'ai jeté un coup d’œil sur wiki et à part François Morel qui parle une fois par semaine le matin, et Alévêque le mercredi à 11 h 20, et Manoukian, mais pas tous les jours, tous les autres ont entre 34 et 42 ans. Et les 3 vieux du début de mon paragraphe n'ont que 56, 52 et 58 ans. Je me suis demandé si ça ne réduisait pas l'angle d'attaque des sujets traités. J'aimerais de temps en temps entendre l'humour d'un vrai vieux. Ils ont quand même pas tous été assassinés.

On vire les vieux en ce moment, depuis quelques années, même. 

A France Inter, les vieux qu'on ne vire pas interviennent très tôt le matin et surtout le samedi et le dimanche, quand les jeunes veulent pas bosser.

Bon, j'avais rien à prouver, c'était juste une petite remarque en passant.

Vive la Vie, blog de femme, femmes, femme, agacement, jeunisme.

Chroniqueurs de France Inter s'intéressant aux nouvelles du monde.

* Victor Hugo

dimanche, 10 janvier 2016

JE SUIS UNE INCOMPÉTENTE QUI DÉCIDE DE SUPPRIMER QP1C... JE SUIS...*

Ils ont donc décidé que Julien Lepers devait quitter Questions Pour Un Champion. Je ne suis pas une groupie, mais ça me rend triste. Et surtout, je ne comprends pas pourquoi, s'il ne le souhaitait pas.

Dans un peu plus de 2 ans, son jeu aurait eu 30 ans, c'était l'occasion rêvée de terminer sur une semaine ou deux de super super champions, d'invités surprises, etc.

On entend divers arguments:

L'audimat a baissé. Mais quelle émission de France 3 ou de la télé en général n'a pas perdu de public? Les gens ne regardent plus la télé, il faudra que les producteurs et les directeurs de chaînes s'y fassent. Mes élèves sont accros au net, mais pas à  la télé, ça c'est sûr.

Le public a 69 de moyenne d'âge et la télé doit être pour tout le monde ! Ça c'est le plus stupide argument que j'aie entendu. Si la télé est pour tout le monde, pourquoi les vieux n'auraient-ils pas droit à 35 minutes d'intelligence tous les soirs de la semaine? De plus, il y a de plus en plus de jeunes qui sont candidats. Cela veut-il dire qu'ils n'ont jamais regardé l'émission?

La même directrice qui a pris cette décision inepte a ajouté qu'ils allaient changer d'animateur, de décor et de style de questions ! Autant dire qu'ils suppriment l'émission. Autant changer de nom aussi, ce serait plus honnête.

Le type qui va remplacer Julien Lepers, j'ai vu sa photo, il a 44 ans et en fait 60. Grisonnant, maigre, sec. Je me souviens l'avoir vu présenter le journal de temps en temps, pas l'impression qu'il ait l'énergie de lire les questions comme Julien Lepers. C'est un métier ! 

Le décor ? Allez, quelques dépenses vont renflouer la chaîne. 

Le style des questions ? Sûrement pour faire du Nagui, ou comme celui de TF1 le midi, je ne sais plus son nom. Tiens, FR3 aurait dû demander à Artur ou Hanouna, ça aurait été parfait pour leurs projets !

Bref, je vais perdre une émission qui me détendait, animée par un mec sympa, je l'ai rencontré, qui était fier de son jeu, car il l'avait créé et qu'elle offrait à tous un vrai challenge intellectuel. Qui pratiquait un comique de répétition qui mettait les candidats à l'aise. (Et si ça agace certains, tant pis.) Qui n'était jamais méchant, et avait à cœur avec son équipe, de ne jamais ridiculiser qui que ce soit à l'écran. On ne peut pas en dire autant de tous les animateurs de jeux ! 

 

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* Dana Hastier

jeudi, 31 décembre 2015

Bonne nouvelle, 2015, c'est fini !

2015 se termine.

Année qui restera dans la mémoire collective comme une année tragique.

Dans ma mémoire, elle restera celle d'un événement heureux, mon mariage.

Mais elle se termine dans la tristesse. Ma proviseure vient de décéder. Elle s'est battue courageusement et dignement contre une saloperie de maladie, ne s'arrêtant de travailler qu'au maximum 3 semaines en 5 ans, s'autorisant à arriver un peu en retard les jours de chimio. C'est la première fois que je perds un "chef" ou même un collègue. La rentrée va être sombre et pleine d'émotion aussi. Car bien sûr les élèves s'étaient rendu compte, mais il y a peu seulement, qu'elle n'allait pas bien. 

Alors voilà encore une note morose. Moi qui voulait démarrer 2016 avec un nouveau souffle... Bon, je remets ça dans quelques jours. Je vous souhaiterai gayment, gaiement, et pétillamment une nouvelle année. Aujourd'hui, je n'ai pas trop le coeur. On va quand même au resto, mais je suis contente de ne pas être embarquée dans une "fête".

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