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vendredi, 22 juillet 2016

Il n'y a rien à trier parmi ces ordures

Il y a des jours où l'on se demande où ça va s'arrêter. Le monde devient implosif, partout, la guerre mondiale qui sévit depuis des années en Afrique, au Moyen-Orient, touche les endroits que l'on croyait tranquilles, et soudain, cela prend une réalité, encore plus grande quand on connait quelqu'un dans la ville concernée, quand on apprend avec du retard, de l'étranger, que 84 personnes ont été tuées, et que parmi elles, peut-être il y a le fils d'une amie d'enfance, chez qui on était à boire un coup tranquilles il y a deux mois et demie. Deux minutes d'angoisse avant de vérifier la page facebook de cet ami, et voir, ouf, qu'il est vivant. facebook a du bon donc. Puis lire, toujours sur ce réseau social, le témoignage d'une autre personne qu'on connait, et qui a vécu l'horreur en direct. Oui, tout cela est bien réel, pas comme les nombres de victimes que l'on lit journellement dans les journaux. Et du coup, la France se réveille, accuse, insulte, se montre sous son vrai visage, et ce n'est pas très beau. Entre les récupérations politiques de part et d'autres, les interpellations publiques des dirigeants fondées sur leurs erreurs, leurs manquements véritables ou bien sur des hoaxes lus et crus tout de suite sans discuter ni vérifier sur le net, et les amalgames entre Islam, Arabes, Extrémisme, Réfugiés, Profiteurs, toutes ces notions mélangées sans complexes, par de simples fbookers ou même des journalistes, tout cela donne la nausée.

Comme tout le monde, je suis choquée, atterrée, mais je n'ai pas de théorie sur ce qui devrait être fait, ou pas fait par le gouvernement. La seule chose qui me hérisse, c'est la manière dont les medias font tout pour rendre célèbre des ordures qui ne le méritent vraiment pas. Publient des noms, des photos, qui font qu'on se rappelle plus des assassins que des victimes ou leurs familles.

A ce propos, il y a une pétition, et même deux, que vous pouvez signer.

Sur Change.org

 

http://www.mesopinions.com/petition/medias/anonymat-compl...

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jeudi, 07 juillet 2016

Devoirs de vacances

Pendant que je surveillais une épreuve du bac, je me suis amusée à écrire un poème en anglais. Si vous souhaitez la traduction, vous pouvez toujours utiliser Reverso... ou bien me demander et je ferai l'effort de vous la donner, mais un peu plus tard. J'aime quand mes lecteurs font quelques efforts.

Exam Daydreaming

In the back of a large classroom

That would definitely need to see a broom

I have to perform the tedious task

Of watching a bunch of candidates writing,

Sitting, eating and daring to ask

What I've explained on the blackboard in my neatest handwriting.

Reading Kate Atkinson keeps me awake

Of course. Although subtle, her style doesn't remind me of Blake,

But still makes me enjoy lexical and human discoveries

Through her witty and inventive short-stories

Among these busy thinking teenagers

Coughing, chewing, sniffing, nose-blowing

Not so far from looking like Kate's characters,

Enduring gawky features

And longing to embark on real adventures

in spite of the world literally exploding.

 

dimanche, 26 juin 2016

Si je n'étais pas déjà mariée, j'aurais rendu service à un ou une anglais(e) !

Je suis déprimée par le Brexit. Je n'arrive même plus à analyser intelligemment le truc d'un point de vue politique. Je me sens juste volée d'une liberté que j'avais d'aller me balader en GB quand je voulais, sans prévoir, sauf prévoir d'y passer éventuellement ma retraite. Et ça, eh bien, faut plus y penser.

Je lis les réactions des anglais que je connais, et j'ai les boules pour eux, qui ont vu les votes pour augmenter hyper rapidement ces dernières semaines, sans qu'il y ait un mec de gauche capable de renverser la vapeur. 

Et depuis le vote, des tas de racistes se sentent légitimés, décomplexés, et il y a des faits divers regrettables, des remarques dans les lieux publics faites aux étrangers. Ils ne sont pas habitués. Pourvu que cette extrême droite de merde ne détruise pas cette société dont la principale différence est justement sa tolérance, son ouverture d'esprit.

Mais la crise, les nouveaux media, la société de consommation, les actionnaires, tout cela a rendu les gens cons. Ils ne réfléchissent plus, votent n'importe quoi "par contestation", et s'étonnent le lendemain de la cata qu'ils ont provoquée.

On verra la suite, mais je ne suis pas trop optimiste. Encore moins de la manière dont "nous", européens, on va s'empresser de leur régler leur compte pour que les autres pays ne fassent pas la même chose...

vendredi, 17 juin 2016

L'ordinaire du bac

Baccalauréat. Épreuve de philo. 14 juin. Il pleut. Normal. Entrée dans la salle : Enseignants/surveillants, 7h30. Candidats, 7 h 40. "Prenez ce dont vous avez besoin pour écrire ; laissez vos convocations et papiers d'identité en vue, mais rangez tout le reste dans vos sacs, en n'oubliant pas d'y mettre votre téléphone portable ÉTEINT. Puis posez votre sac au fond de la salle contre le mur. Euh, s'il vous plait, asseyez vous du côté de l'étiquette." Dans le couloir, j'ai vu qu'il y avait café, thé et mini-croissants over-réchauffés. "Non, ici, c'est la salle 10, pas 12. " Pas d'absents. Chic ! Moins de choses à écrire sur le P.V. de l'épreuve. Pas de "copie d'absents" à remplir. On se réjouit de peu de chose en ce monde de 2016. Au tableau j'ai écrit tous les éléments de l'en-tête de la copie. Sauf le numéro du candidat. "M.........." . Une candidate demande quand même : "Le numéro, c'est celui-ci ?" "Non, celui-ci, comme c'est indiqué, c'est votre identifiant national. Il vous servira toute votre vie. Le numéro du candidat, commençant par M, comme au tableau, il ne vous servira que pour cette session de bac." Presque tous les sacs sont posés. Un garçon lit encore une page d'un petit livret. Je m'approche. Il révise le désir. Comment l'interrompre !? Vérification des papiers et convocations. Je prends le temps de lire le nom du lycée d'origine des candidats. Il y a une candidate libre. 7h55, le proviseur apporte les sujets. Heureusement que j'ai une paire de ciseaux sur moi. Il a beau me montrer une petite languette à déchirer, censée résoudre mon problème, la conclusion, c'est que l'inventeur de cette languette est le même que celui de l'ouverture facile de ma truite bio de chez Carrouf. Hors de la lame, point de salut. Mon collègue est prof de philo. Curieux, il regarde le sujet, pendant que je note le repère de l'épreuve au tableau. Bien lui en a pris, car une fois les sujets distribués, il n'en reste pas un seul pour nous. Qui a dit que la fonction publique gaspillait ? A 8 heures pile, les élèves retournent la feuille et découvrent ce sur quoi ils vont penser pendant 4 heures. Le garçon de tout à l'heure doit se réjouir ! Cette première mise en route s'est  passée avec plus de calme, moins de bavardages et ricanements nerveux que les autres années. L'ambiance est presque lourde. Dans ma tête en tout cas, elle l'est, lourde, l'ambiance. A peine une centaine de personnes pour se recueillir après l'assassinat de 49 homosexuels et 2 policiers. Au réveil j'ai entendu que l'assassin avait reçu ordre de tuer des mécréants. Et lui, qu'était-il ? A 9h05 je vais boire mon premier café, accompagné d'un croissant moins décevant qu'il le semblait. En revanche, j'ajoute de l'eau dans mon café, car l'expérience dans ce lycée, 21 ans !, m'a démontré que sinon, il est imbuvable. A 9h50 je vois apparaître ma collègue-copine sur le palier, alors je bois mon deuxième café, mais sans croissant. L'impression d'ambiance plombée est partagée. On chuchotchatte de tout et de rien, puis je reviens à mon poste. Mon collègue de philo veille et du palier on voit la moitié de la salle. Pour ne pas avoir l'impression de perdre son temps pendant les 4 heures, mon collègue lit, par intermittence et en prenant des notes, Spinoza. Moi, en levant les yeux à la fin de chaque page, je déguste "Une année au lycée, Guide de Survie en Milieu Lycée" de Fabrice Erre, chez Dargaud, une BD qui existe aussi en blog. Je suis en train de me remuscler les lèvres à force de retenir des éclats de rire. Le premier volume surtout est excellent. Je serais curieuse de savoir si ça peut faire rire quelqu'un qui n'est pas prof. De temps en temps un doigt se lève pour une feuille rose, une feuille verte, une copie ou pour aller aux toilettes. A partir de 10 h : "Excusez-moi, mais pour numéroter les pages, c'est 1 copie : sur / 4, 2 copies  : sur / 8, etc, comme je l'ai écrit au tableau." "Ah oui, désolé(e), j'avais pas vu." 20 candidats, 18 fois ce dialogue. Et je ne vous parle pas du remplissage de l'en-tête. Non, je ne vous en parle pas.

Ca s'est plutôt bien passé. Pas de malaise, de tricherie avérée, pas d'alerte incendie ou attentat.

jeudi, 02 juin 2016

Tout le monde peut s'tromper *

Je cherchais sur Ecosia (c'est mon nouveau moteur de recherche) des trucs pour un cours, et allez savoir comment, j'ai retrouvé cette chanson, que j'aimais bien à l'époque, et qui est semble-t-il tombée dans l'oubli. Pas un chef-d'oeuvre, mais d'avant que les filles se pâment d'amour pour lui. "Non, j'veux pas" de Patrick Bruel.

La phrase dont je me rappelais c'était "Ca m'empêche pas de dormir, mais ça m'fait m'coucher tard".

Il avait 26 ans, j'en avais 28. Ca parait il y a un siècle. On voulait pas, on disait non. On continue à dire non et on nous tape toujours sur la gueule. Enfin, ça, ça existait déjà à l'époque.

Allez, on se change les idées en l'écoutant, en se marrant un peu.

 

* Patrick Bruel

mardi, 31 mai 2016

Grammaire et syntaxe approximatives de la pub...

"Câlin de Yoplait est satisfait ou remboursé !"

 

Ou, comment les publicitaires nous prennent encore et toujours pour des billes. Nous faisant croire que le yaourt est content ou pas !

 

Bébé et tout autre récepteur de câlin, sont souvent satisfaits. Le câlin, on ne lui demande pas son avis !

jeudi, 19 mai 2016

“La fortune ne devrait être possédée que par les gens d'esprit : autrement, elle représente un danger public.” *

Vous vous croyez riche, vous culpabilisez, ou vous pensez que les gens se plaignent d'aise avec toutes les heures sup' qu'ils touchent, et que si ces heures sup' baissent, ce n'est que justice ? Alors cliquez sur l'image et reprenez lien avec la réalité. Vous serez outrés, mais ne pourrez vous empêcher de sourire tellement c'est énôôôrme !

Convertissez vos revenus en Unités Liliane Bettencourt.

Et venez manifester avec moi (entre autres). Soyons plus nombreux que les casseurs, pour arrêter cette médiatisation mensongère de ce que sont les manifestants anti-loi El Khomri.

* Nietzsche

Tout problème profane un mystère à son tour, le problème est profané par sa solution. *

Dans la maison, on fait faire des travaux. Et du coup on a déplacé plein de trucs, et blindé le grenier. Dans une boîte, j'ai trouvé un objet, qui, dès que je l'ai vu, m'a fait m'écrier: "Super! Un cékoidon pour mon blog !!!"

Celui ou celle qui trouve, aura un cadeau ! et la proposition qui m'aura fait le plus rire aussi. 

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Purée, non seulement, c'est un cékoidon, mais en plus il est retors ! La deuxième photo s'obstine à apparaître la tête en bas, alors que je l'ai fait tourner sur mon disque dur..... 

 

* Cioran

vendredi, 06 mai 2016

"Il est temps de se demander si ceux qui créent la richesse n'ont aucun droit aux bienfaits et aux splendeurs qu'elle procure."

Premier pont de l'Ascension de ma carrière (33 ans, quand même !) et il fait un temps splendide. Moralité, le bon dieu aime les profs de l'enseignement public.

Profitant de cette fête re-montante, je suis allée visiter avec ADMV le Familistère de Guise. Une merveille d'utopie réalisée qui a quand même duré un siècle, jusque le capitalisme infâme en vienne à bout.

 

Guise.jpg

 

Quelques jours auparavant, nous étions allées voir "Merci Patron". Ces deux événements m'ont rassurée sur la nature humaine. Il y aura toujours des gens pour se battre pour les plus faibles qu'eux contre l'inhumanité des patrons. Des gens qui rêvent et agissent. Dans Merci Patron, ce n'est pas le film qui est émouvant, remarquable, mais l'action elle-même, le courage de ces ouvriers qu'on ne respecte pas chez les friqués, mais qui se respectent assez pour se battre, prendre des risques et se montrer plus intelligents que les requins.

En final de compte (comme dirait Laura Flessel entendue ce matin sur F-inter) je suis en train de passer un weekend prolongé serein et presque optimiste.

* Jean-Baptiste Godin

 

mardi, 05 avril 2016

PUTAIN UN MOIS !

J'avais jamais fait aussi pire.

Que dire pour ma défense ?

L'info me mine.

La météo me mine.

Mes copies de bac blanc et l'organisation du vrai bac en contrôle continu m'ont minée.

Mais ça, c'est fait, et je suis en vacances, et je me sens mieux.

Au programme : Vidage de deux chambres au premier, remplissage du grenier, pour pouvoir faire des travaux. Comme je n'ai pas mes entrées au Panama, il n'y a que dans la maison que je peux placer et éventuellement faire fructifier mon fric. Et au moins ceux qui resteront quand je me casserai auront quelque chose à se mettre sous la dent.

Hier, des jeunes, qui ne savaient pas quoi faire alors que la douceur de la nuit annonçait enfin le printemps, ont eu l'idée désormais sans originalité ici et ailleurs de faire flamber une voiture. Je dis des jeunes, car vu que les flics et les pompiers arrivés extrêmement rapidement ne les ont pas croisés, ils ont encore des jambes qui leur permettent de se barrer vite fait. C'est con pour eux, car les flammes à leur paroxysme, c'était joli. Et ils n'en n'ont même pas profité.

Ils n'ont même pas vu ma tête un peu sans expression quand j'ai réalisé que j'allais peut-être perdre mon véhicule assez neuf, mais assuré, et surtout mon matériel de peinture, qui lui ne l'est pas, assuré. Mais bon, tout ça n'est pas très grave, et finalement il n'y a que l'arrière de ma voiture qui a fondu, mais bien fondu.

Comme je suis vieille et riche (enfin, c'est ce qu'ils pensent sans doute), je paye un max d'assurance et du coup après une heure et quart de coups de fil quand même, on m'a prêté une voiture.

En revanche, personne ne verra non plus la tête des étudiants habitant l'immeuble devant la voiture, et dont les pompiers ont violemment enfoncé les portes des appartements pour vérifier qu'aucun d'eux n'était inconscient, asphyxié par la fumée. A leur retour de vacances, ils se diront sans doute qu'ils n'avaient pas besoin de ça, dans la dernière ligne droite de leur année universitaire.

Mais je remercie les cons qui ont fait ça, car ils m'ont permis hier après-midi de passer trois quarts d'heures dans mon commissariat de quartier, à entendre des gens déposer plainte pour bien pire que ce que je venais de subir et le flic de service prononcer des réflexions grosbeaufesques comme on n'imagine même pas que c'est possible. J'ai eu la chance de tomber sur la flique, pas très subtile, mais efficace et aimable. 

Y'a aussi des remarques qui font du bien. Au musée, samedi, une gardienne de salle m'a dit bonjour quand je suis arrivée. Et quand je suis repassée devant elle, m'a demandé : "Vous n'êtes pas une actrice?" Moi : "Non." Elle : "Ah bon, parce qu'on dirait que vous êtes une actrice."

 

dimanche, 06 mars 2016

Y'a pas grand chose de drôle à raconter, mais...

Certaines nouvelles laissent sans voix.

On apprend que le Primat des Gaules n'a pas dénoncé un crime de pédophilie.

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Cet homme qui affirmait en 2012 "le mariage entre personnes d'un même sexe ouvrirait la voie à la polygamie et à l'inceste".

Et à part ça, bonne fête à toutes les grands-mères !

lundi, 08 février 2016

Blanc New York, bleu chez moi.

Dehors le ciel joue à "jour-nuit-jour-nuit" depuis ce matin. Mais je m'en fiche, je suis en vacances. Je pourrais m'arrêter là, car ça résume mon humeur. Bonheur de pouvoir me coucher tard s'en m'angoisser de mon état le lendemain, de faire des grasses matinées sans culpabiliser comme les autres dimanches en me disant que je n'ai pas fini mon boulot, de me balader à pied, tranquillement, de faire les rangements et le ménage qui attendaient que je sois disponible en rendant ma maison impropre à toute vie sociale.

Mais vous avez le droit de savoir tout ce qui m'est arrivé depuis le 24 janvier. Côté boulot, j'ai fait 4 heures de réunion pour choisir un enregistrement pour le bac, après avoir passé 5 heures à sélectionner deux documents qui finalement n'ont pas été choisis. J'ai aussi passé un samedi matin à aller expliquer à une foule sans nom et sans nombre comment faire pour éviter les établissements qu'ils veulent éviter et à expliquer qu'organiser un voyage n'est pas légalement obligatoire en section européenne. 

Mais, joie, j'ai aussi fait grève ! Pas de boulot et d'ados en face de moi de toute une journée.

On a rencontré la maman d'un petit garçon de seconde qui souffre de TOC et de bien d'autres choses. Cette année, j'ai deux élèves qui souffrent de TOC, deux ou trois dyspraxiques et une ou deux anorexiques. Et sûrement plein d'autres cas qui n'ont pas fait leur coming-out médical. Y'en a de plus en plus, ou on en diagnostique de plus en plus ?

J'ai surveillé le bac blanc, ce qui m'a permis de faire ça:

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Validé par tous les collègues qui l'ont vu.

Hors boulot, j'ai vu deux beaux spectacles de danse. Étonnants, surprenants, mais souvent drôles et émouvants.

J'ai mangé tous les mercredis avec ma tante qui oublie de plus en plus de choses, mais pas qu'elle m'aime et que c'est réciproque. Alors, tout va bien. 

Aux alentours du 26 janvier j'ai aussi admiré de loin des photos prises à New York sous la neige. C'est beau, mais ne pas se geler, c'est beau aussi.

https://www.facebook.com/artpeople1/photos/a.103598047647...

Et aujourd'hui, je voudrais qu'on se rappelle de Charonne.

N'oubliez pas de dire aux gens que vous trouvez beaux qu'ils sont beaux !

Au moment où je vais valider, c'est grand bleu et grand beau. Sourire, et fatigue presque oubliée.

 

dimanche, 24 janvier 2016

"Et l'on voit de la flamme aux yeux des jeunes gens, Mais dans l’œil du vieillard on voit de la lumière." *

J'aime bien écouter France Inter, dans ma voiture, ça me détend, mais j'ai peu de minutes par jour pendant lesquelles en profiter, alors je regarde souvent en replay quelques rubriques que j'ai manquées, et surtout celles qui vont me faire rire. Et il y en a ! 

Mais je me suis fait une réflexion. Ne sont-ils pas tous très jeunes, ceux qui interviennent autour du vieillard Patrick Cohen (53 ans ! cela semble un record) ?

J'ai jeté un coup d’œil sur wiki et à part François Morel qui parle une fois par semaine le matin, et Alévêque le mercredi à 11 h 20, et Manoukian, mais pas tous les jours, tous les autres ont entre 34 et 42 ans. Et les 3 vieux du début de mon paragraphe n'ont que 56, 52 et 58 ans. Je me suis demandé si ça ne réduisait pas l'angle d'attaque des sujets traités. J'aimerais de temps en temps entendre l'humour d'un vrai vieux. Ils ont quand même pas tous été assassinés.

On vire les vieux en ce moment, depuis quelques années, même. 

A France Inter, les vieux qu'on ne vire pas interviennent très tôt le matin et surtout le samedi et le dimanche, quand les jeunes veulent pas bosser.

Bon, j'avais rien à prouver, c'était juste une petite remarque en passant.

Vive la Vie, blog de femme, femmes, femme, agacement, jeunisme.

Chroniqueurs de France Inter s'intéressant aux nouvelles du monde.

* Victor Hugo

dimanche, 10 janvier 2016

JE SUIS UNE INCOMPÉTENTE QUI DÉCIDE DE SUPPRIMER QP1C... JE SUIS...*

Ils ont donc décidé que Julien Lepers devait quitter Questions Pour Un Champion. Je ne suis pas une groupie, mais ça me rend triste. Et surtout, je ne comprends pas pourquoi, s'il ne le souhaitait pas.

Dans un peu plus de 2 ans, son jeu aurait eu 30 ans, c'était l'occasion rêvée de terminer sur une semaine ou deux de super super champions, d'invités surprises, etc.

On entend divers arguments:

L'audimat a baissé. Mais quelle émission de France 3 ou de la télé en général n'a pas perdu de public? Les gens ne regardent plus la télé, il faudra que les producteurs et les directeurs de chaînes s'y fassent. Mes élèves sont accros au net, mais pas à  la télé, ça c'est sûr.

Le public a 69 de moyenne d'âge et la télé doit être pour tout le monde ! Ça c'est le plus stupide argument que j'aie entendu. Si la télé est pour tout le monde, pourquoi les vieux n'auraient-ils pas droit à 35 minutes d'intelligence tous les soirs de la semaine? De plus, il y a de plus en plus de jeunes qui sont candidats. Cela veut-il dire qu'ils n'ont jamais regardé l'émission?

La même directrice qui a pris cette décision inepte a ajouté qu'ils allaient changer d'animateur, de décor et de style de questions ! Autant dire qu'ils suppriment l'émission. Autant changer de nom aussi, ce serait plus honnête.

Le type qui va remplacer Julien Lepers, j'ai vu sa photo, il a 44 ans et en fait 60. Grisonnant, maigre, sec. Je me souviens l'avoir vu présenter le journal de temps en temps, pas l'impression qu'il ait l'énergie de lire les questions comme Julien Lepers. C'est un métier ! 

Le décor ? Allez, quelques dépenses vont renflouer la chaîne. 

Le style des questions ? Sûrement pour faire du Nagui, ou comme celui de TF1 le midi, je ne sais plus son nom. Tiens, FR3 aurait dû demander à Artur ou Hanouna, ça aurait été parfait pour leurs projets !

Bref, je vais perdre une émission qui me détendait, animée par un mec sympa, je l'ai rencontré, qui était fier de son jeu, car il l'avait créé et qu'elle offrait à tous un vrai challenge intellectuel. Qui pratiquait un comique de répétition qui mettait les candidats à l'aise. (Et si ça agace certains, tant pis.) Qui n'était jamais méchant, et avait à cœur avec son équipe, de ne jamais ridiculiser qui que ce soit à l'écran. On ne peut pas en dire autant de tous les animateurs de jeux ! 

 

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* Dana Hastier

jeudi, 31 décembre 2015

Bonne nouvelle, 2015, c'est fini !

2015 se termine.

Année qui restera dans la mémoire collective comme une année tragique.

Dans ma mémoire, elle restera celle d'un événement heureux, mon mariage.

Mais elle se termine dans la tristesse. Ma proviseure vient de décéder. Elle s'est battue courageusement et dignement contre une saloperie de maladie, ne s'arrêtant de travailler qu'au maximum 3 semaines en 5 ans, s'autorisant à arriver un peu en retard les jours de chimio. C'est la première fois que je perds un "chef" ou même un collègue. La rentrée va être sombre et pleine d'émotion aussi. Car bien sûr les élèves s'étaient rendu compte, mais il y a peu seulement, qu'elle n'allait pas bien. 

Alors voilà encore une note morose. Moi qui voulait démarrer 2016 avec un nouveau souffle... Bon, je remets ça dans quelques jours. Je vous souhaiterai gayment, gaiement, et pétillamment une nouvelle année. Aujourd'hui, je n'ai pas trop le coeur. On va quand même au resto, mais je suis contente de ne pas être embarquée dans une "fête".

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mardi, 22 décembre 2015

Je veux bien me déguiser en sapin de noël pour les fêtes, si on me promet de faire très très très attention quand on enlèvera les boules. *

J'écris de moins en moins. Je trouve de moins en moins le temps de venir lire les blogs. Mais là, je suis en vacances, l'occasion de me ressaisir. Je me suis remise à lire ces temps-ci. Je viens de démarrer un livre de Barbara Kingsolver, Animal Dreams. Il m'avait été conseillé par une amie anglaise en 2005 ! Je l'avais acheté aussitôt.

Comme quoi il n'est jamais trop tard.

Je me suis mise à lire les journaux, sur le net, trop de journaux, trop d'articles. Ça me mine le moral. Alors j'espère que les romans vont me remettre la tête en état, en état de rêver.

Ce soir je vais aller voir Demain, le film de Mélanie Laurent. Il parait qu'il redonne la pêche. 

Depuis samedi, je ne prends plus le quart de comprimé qui m'aidait à l'origine, quand j'en prenais un entier, à dormir d'une traite, sans me réveiller à 3 h du matin et penser. Penser empêche de dormir. Et depuis samedi, je dors ! plus besoin de l'effet même placebo du minuscule comprimé magique.

Les vacances. C'est plus magique que n'importe quelle molécule. Je vais pouvoir faire autre chose que corriger mes copies. (bien qu'elles soient là, sur mon bureau et demandent mon attention avant le 4 janvier, date butoir sans appel !)

Je vais cuisiner. J'ai reçu les 5 beaux livres Larousse gagnés à Questions pour Un Champion. Des idées et des projets à foison, côté gustatif.

Et vous, comment Noël approche-t-il ?

Ici le sapin est prêt depuis une semaine.

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(En bas, c'est le dos de mon chat, curieux)

* Le Chat de Gelück, justement.

lundi, 30 novembre 2015

« Le libéralisme est une valeur de la gauche » *

Ce que je retiens des nouvelles du jour, c'est que la femme de Macron, Madame Trogneux, prof de lettres de son état à Amiens, vient de se mettre en disponibilité pour aider son mari bénévolement ! Comme aurait dit mon copain Coluche, (ben oui, c'était vraiment un pote dans ma tête), dont nous fêtons le 30ème anniversaire des restos (enfin, fêter, n'est pas vraiment le mot adéquat), bref, comme aurait dit Coluche, je me marre !!!!

Je suis même étonnée qu'elle ne se soit pas arrêtée avant. Le vrai courage aurait été de continuer à travailler. Le plus dur, pour elle, ça ne devait pas être les élèves, ou les copies, comme pour tout prof normal, mais imaginez la salle des profs ! Le jour où ils ont dévoilé le contenu de la réforme des collèges, ou la suppression des postes, ou encore celle des horaires de latin, ben oui, pour une prof de lettres, ça la fout mal de penser que le latin ne sert à rien. Pourtant son mari, lui, il veut pas dépenser plus pour toutes ces options qui ne se monnayeront pas plus tard. Je me régale à la pensée des vannes qu'on a dû lui faire, des pétages de plomb dont elle a dû être victime. Perso, si je voyais la tête de la meuf à Macron, ou à tout autre génie de la finance dans ma salle des profs, j'aurais envie de m'en servir comme punching-ball. 

Quant à aider son mec ! Mais depuis quand une femme de ministre est censée s'immiscer dans la vie professionnelle de son mec ? Depuis quand les ministères embauchent-ils des bénévoles. C'est ceux qui sortent de l'ENA ou de Sciences Po et qui galèrent à trouver du taf qui vont être contents.

Bon, j'imagine que tout ça c'est du blabla, et que comme la bonne bourgeoise tranquille (encore plus tranquille depuis que son mec est plein aux as et est sûr d'avoir une retraite dorée) qu'elle est, elle va tout simplement faire femme à la maison, avec de multiples hobbies. Pas la peine de se la jouer femme politique engagée! 

Lisez quand même ça, c'est lamentable.

« Son avis m’importe et elle est là pour ça car on ne travaille pas bien quand on n’est pas heureux », dit le ministre. « Je suis la présidente de son fan-club », s’amuse sa femme qui insiste sur leurs « échanges parfois musclés ».

Bienvenue dans le monde de Oui-Oui trader !

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CLIQUEZ ICI POUR LIRE L'ARTICLE ENTIER.

* Macron Emmanuel. Oui, il a dit ça. Sa femme, quand elle était sa prof, n'a pas dû bien lui expliquer le sens du mot "libéralisme" à notre époque.

 

dimanche, 15 novembre 2015

Je n'ai rien contre Dieu. J'ai juste du mal avec ses clubs de supporters.*

Après les vieux qui avaient envie de vivre comme bon leur semblait, les jeunes, qui avaient envie de vivre, et le droit.

Je me demande comment je vais en parler à mes élèves demain. Je n'ai que deux heures de cours, et lâchement, je suis soulagée. Avec une de mes classes, le hasard m'a fait donner un exercice de compréhension sur la chanson "Imagine". Ils auront eu des idées sur les rêves de bonheur à imaginer. Pour eux, le bonheur et la paix vont paraître loin et très imaginaires en effet.

Comme tout le monde je suis atterrée. L'envie de dire quelque chose, de hurler se confond avec celle de se taire, car si on écoute, la radio, et même france info, on entend beaucoup de conneries.

Je pense surtout à ceux qui ont perdu quelqu'un, à ceux qui cherchent encore, et à ceux qui se battent pour que les fous furieux n'aient pas gagné, c'est à dire pour vivre.

Je ne sais pas si on peut voir cette vidéo si on n'est pas inscrit sur facebook. Mais Marc Trevidic y résume très clairement où l'on en est. 

https://www.facebook.com/frederic.bruel/videos/1015325121...

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* Croisé sur Facebook

mercredi, 11 novembre 2015

J'ai trouvé un dessin par idée, chuis trop forte !

Comme toujours il y a du bon et du mauvais. Des jours de soleil où l'on se croirait en juin, d'autres où déjà l'hiver nous fait vivre dans le noir du matin au soir. Vive l'heure d'hiver où l'on ne trouve plus le sommeil, où il fait jour quand on dort encore le matin, mais où la sortie du lycée se fait quasi dans l'obscurité. J'espère que cela sert vraiment à quelque chose. Moi, ça me mine tous les ans, et la lampe de luminothérapie a déjà repris du service.

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Une lueur d'espoir, j'ai peut-être trouvé une solution pour mes yeux. Les lentilles journalières semblent me convenir. C'est un peu plus cher à l'achat, mais on n'achète plus de produits d'entretien et quand on ne les porte pas, on ne paye pas. Elisabeth, je porte des lentilles progressives depuis une dizaine d'années, donc je peux te dire que ça existe. Ça semble plus complexe il est vrai et du coup on ne me corrige plus mon astigmatisme, ce qui explique peut-être mon manque d'équilibre parfois.

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Les vacances m'ont fait du bien, même si j'ai passé beaucoup de temps à corriger mes copies. Mais au moins cela à mis fin au blocage psychologique qui faisait augmenter spectaculairement la pille sur la gauche de mon bureau, sans que je puisse y toucher. J'en ai vu la fin, je peux redonner des évaluations et ne plus avoir mal à l'estomac. 

copies_bac_2_1  copies_bac_2_2

http://morpheen.canalblog.com/

Ce qui me donne plus mal à l'estomac, c'est les média qui annoncent sans broncher que le Effhaine va arriver majoritairement dans ma région et que 52 % ne seraient pas gênés par une victoire de ces affreux. Ce n'est même plus ma région d'ailleurs. Elle est tellement immense cette région à présent qu'elle ne peut plus en aucun cas avoir la moindre personnalité. 

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Je termine par un truc sympa. Aujourd'hui c'est le 11 novembre, j'ai pu faire la grasse mat', et il y a de la lumière dehors ! J'adore.

PS : moment de panique, je ne trouvais plus comment on "justifiait" le texte. Z'ont qu'à changer leur interface sans nous le dire chez H&F, on leur dira rien !

jeudi, 22 octobre 2015

“Le temps marche ainsi. Ce n’est pas seulement une fuite vers l’avant. C’est à la fois un retour en arrière et une fuite vers l’avant. ”*

Je vous regarde, de temps en temps. Mais je m'occupe aussi. J'ai fini plusieurs tas, mangé avec ma tante, téléphoné à d'autres (tantes) et regardé ma série signée Klapisch, 10 %. J'aime bien, je ris, je trouve le milieu bien décrit, avec ce qu'il faut d'exagération et d'humour. Demain je fais un petit tour par la campagne pour aller faire réparer mon mobile qui a subi un choc lors d'un coup de vent violent fin août. Vendredi je vais chercher ADMV avec un tas de trucs qu'elle ne peut pas rapporter en train. Samedi, repos, valises, et Dimanche, vacances ! on part se ressourcer dans un hôtel spa, où il pourra faire le temps pourri qu'il veut autour, on s'en fout. J'emmène un bouquin, pas de copies, et je vais DORMIR. Là, je peux pas beaucoup, demain matin, encore un paquet ! (on n'oubliera pas d'enregistrer les épisodes de mercredi prochain.)

Et comme tous les ans je suis à peu près dans le même état à la même date, et que ça recommencera l'an prochain, on peut dire que ma note, c'est un peu Retour Vers Le Futur.

* Cedric Klapisch

samedi, 10 octobre 2015

Mes lunettes, c’est ma burqa à moi. Je suis un peu myope, et les myopes, quand ils retirent leurs lunettes, ils ont un air de petit chiot mignon qui veut se faire adopter. *

Un petit air d'automne ensoleillé depuis une semaine aurait tendance à me rendre le moral, mais le boulot et ses obligations en plus des cours habituels (réunions de parents, organisation de l'emploi du temps de l'assistante, copies à corriger, sorties "culturelles") me rendent morose.

Je n'ai plus l'âge. Je suis fatiguée. Je me suis endormie sur le canapé hier en rentrant à 15 h 30 et ne me suis réveillée que deux heures plus tard ! Je voulais pourtant seulement faire une mini-pause. Mon genou gauche me fait mal suite à une chute fin septembre. Et une bizarre douleur, genre brûlure, me harcèle sur l'épiderme. Pourtant, pas de trace, ni d'irritation apparente. Et pour clore le tout, je ne supporte plus mes lentilles de contact, et ça, ça m'attaque vraiment le moral !

Pour notre mariage, on a eu entre autres cadeaux tous bien choisis, un bon pour une séance de photos. Je n'arrive pas à m'imaginer me faire photographier avec mes lunettes. 

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Il y a quelques bons côtés. Hier soir, au réveil, je suis allée chercher ADMV à la gare et on a passé une bonne partie de la soirée dans un bar à vins tenu par deux copines, et c'était vraiment sympa et délicieux. 

Et dans une semaine je serai en vacances. Dormir ! mais aussi corriger. J'ai 7 paquets en souffrance. Je traverse une phase de phobie corrective aiguë. 

La deuxième semaine on fait notre deuxième voyage de noces. Ça, c'est cool.

Et pour finir, parce que mieux vaut rire de tout :

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*Karl Lagerfeld... qui n'est pas à une connerie près quand il l'ouvre.

jeudi, 24 septembre 2015

Il faut que la peinture serve à autre chose qu'à la peinture.*

Bon, j'ai pas gagné 50 000 euros. Je suis moins cool et moins rapide qu'il y a six ans, faut que je m'y fasse. Mais JLP est également plus stressé et fatigable qu'il y a six ans. Y'a une justice. Je vous enverrai un mail perso pour vous dire à quelle date je vais crever le petit écran !

J'ai un mois de septembre hyper chargé côté boulot, comme côté loisirs. Une invitation ou/et un spectacle par weekend, l'arrivée de notre petite assistante, qui a bien besoin de soutien tellement qu'elle est timide et jeune (20 ans !), un spectacle ce soir suivi d'un resto avec une copine, s'inscrire aux spectacles de cirque, danse et autres arts vivants à faire très vite, inscription aux cours de peinture, et mes 198 élèves auxquels il faut que je fournisse boulot et évaluations. J'attends les vacances ! mais je n'ai pas encore organisé, alors que j'ai plein d'envies, mais la peur d'être trop crevé pour mettre en oeuvre. 

On croit se détendre en lisant les blogs, les journaux ou fessebouc, mais on croule sous les nouvelles les plus réjouissantes. Tellement de morts et d'horreurs en tous genres qu'on se dit qu'il faut vivre en ermites pour ne pas sombrer dans la déprime. Et puis les gens autour de moi qui ne vont pas forcément bien, au boulot, et ailleurs. Alors là, on se dit "je vais bien, j'ai de la chance", mais le cheval doit être doté d'une grosse capacité à l'empathie, parce que parfois, c'est trop dur à se dire même ça.

Vivement que je puisse vider tout ça sur mes toiles ou mes feuilles. Y'a qu'après le cours de peinture que je me sens mieux. Et cette année, le lundi soir, j'aurai sporco avec mes potes du boulot. Super !

A propos de peinture, je ne vous ai pas montré ce que j'ai fait en deux heures lors de mon dernier cours en mai. La nana a posé par périodes de 15 minutes, et j'ai fait ça sans dessin préalable, directement à l'acrylique sur papier kraft. La photo a un peu déformé l'original, parce qu'à cause de l'escalier, je ne peux pas me tenir juste en face.

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*Matisse 

lundi, 14 septembre 2015

Des vacanciers en septembre ? C'est possible, sans aucun d'août. *

Je sens qu'on grogne, qu'on maugrée, qu'on dit pis que pendre sur ma paresse. Nous sommes le 14 septembre, et ce n'est que ma deuxième note depuis la rentrée. Eh bien sachez que le 14 septembre c'était la date traditionnelle de ma rentrée quand j'étais petite. Alors du coup, me voici.

Que vous dire. C'est comme les autres années, avec quelques têtes nouvelles, de plus en plus difficile à mémoriser et à associer aux noms de mes listes. Sur les 198 élèves que j'ai cette année, je n'en connais qu'une vingtaine. Et ma mémoire, elle, ne s'arrange pas.

Cela m'inquiète d'ailleurs, car je vais bientôt participer à mon jeu TV préféré, l'enregistrement est très bientôt, et comme je l'ai dit à mon chef aujourd'hui "Ça va être moins flamboyant qu'il y a six ans..." Je révise, je m'entraîne. Quand je bute sur une question cinéma, je me dis "Oh, Pascale va être furieuse" et quand c'est sur une question musique, je n'ose plus regarder ADMV. J'aimerais bien tomber sur le thème "blogs et sites", au moins dans ce domaine j'ai de l'expérience.

En dehors de cela, samedi soir je suis allée ré-écouter Francesca Solleville à Ivry. Je ne me lasse pas de son engagement, de l'émotion qu'elle transmet, de son amour pour Ferrat et Leprest. A Ivry, il y a le Forum Léo Ferré, et c'est vraiment un chouette endroit, avec une programmation de chanson française riche et variée. Dommage que j'aie quand même quelques kilomètres à faire pour y arriver. Et samedi, la pluie battante qui s'est abattue sur nous à quelques kilomètres du périphérique ne nous a pas aidés !

A part ça, jeudi je fais grève, l'occasion d'avancer mon boulot et de réviser mes capitales et mes présidents de la république. 

Marc Escayrol

mardi, 01 septembre 2015

PETITS SOUVENIRS DE VACANCES

Me voilà rentrée. C'était chouette. Vivre la vie Guernesiaise au quotidien, découvrir ses bons et ses moins bons côtés, mais surtout revenir à peu  près reposés : objectif atteint.

Les bons côtés : les plages sont magnifiques, sablonneuses, peu peuplées et on peut s'y baigner sans danger, y nager vraiment car les vagues ne sont pas trop fortes. Il y a des promenades magnifiques le long de la côte, des falaises vertigineuses, des points de vue étonnants. Les pubs servent de la cuisine délicieuse et les prix sont décents. La maison de Victor Hugo est une petite merveille et nous apprend beaucoup de choses sur l'auteur de nos récitations et sujets de devoirs de première. Les autochtones sont sympas et serviables. 

Les moins bons côtés : les routes sont très étroites et hyper fréquentées. C'est une attention, une tension devrais-je dire, de tous les instants. Il faut quelques minutes pour comprendre que pour que deux voitures se croisent il faut absolument que l'une d'elles montent sur le trottoir, qui n'existe en général que d'un côté de la chaussée. Mais parfois pas du tout, et là, il faut juste espérer. Il faut quelques jours pour comprendre le système de "Filter" aux croisements. L'île est autonome et a ses propres lois, qui sont pour beaucoup un peu arriérées. L'ouverture d'esprit n'a peut-être pas atteint ce petit bijou du milieu de la Manche. Le climat n'est pas forcément celui dont vous rêvez. Mais il est supportable car changeant, et ce petit côté "surprise, surprise" a son charme. Bilan du séjour 8 jours avec, 9 jours sans... pluie.

Des photos pour vous faire partager mes impressions.

 

jeudi, 06 août 2015

C'est dans les petites choses qu'on voit ce qu'on vaut.*

Je pars samedi en vacances. D'abord Saint-Malo, puis Guernesey. Une découverte pour moi. Le plaisir attendu de vivre en îlienne presque trois semaines. Tout ce que j'aime de l'Angleterre en prime. Cela va me faire un bien fou. Ici, je n'arrive pas à "couper". J'ai l'impression d'avoir la tête aussi pleine que pendant l'année scolaire. Rendez-vous médicaux, sans cesse repoussés pendant l'année ; rendez-vous familiaux, sympas, mais prenants ; des amis convalescents en tous genre. Du rangement et du ménage, parce qu'on prête la maison. (Ce qui est bien, car comme ça les cambrioleurs éventuels seront éloignés. Il y en a pas mal qui traînent dans le quartier ces derniers temps.) Refaire des clés. Recevoir un pv pour 72 km/h au lieu de 70. Et hop ! un point de moins. Des petits cadeaux à acheter pour les gens qui nous prêtent leur maison à Guernesey. Lentilles de contacts à commander..... Des petites choses, me direz-vous. Et si c'est dans celles-ci qu'on voit ce que je vaux, eh bien, je ne vaux pas grand-chose. Les vacances me revaloriseront j'espère.

Alors, pour détendre ce temps qui passe trop vite, un gif. Et Bonnes vacances !

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* Micheline Beauchemin (connait pô)