mercredi, 13 janvier 2010
LE ROMANTISME N'EST PAS MON DADA, MAIS C'EST BEAU.
Hier soir, j'ai fait ce que je n'avais pas fait depuis longtemps. Je suis allée à la deuxième séance dans mon cinéma d'art et d'essai. J'ai eu beau prévoir qu'ils arrêteraient le chauffage dix minutes après le début de mon film, et avoir mis un pull épais, mon manteau d'hiver sur moi et avoir apporté en plus un grand châle en polaire, je me suis gelée tout le long des deux heures. Heureusement, le film était beau. L'anglais que j'ai entendu, l'accent, les mots, un régal. Une caméra forcément experte puisque c'est Jane Campion qui la porte. Pendant deux heures, donc, je me suis replongée dans un univers que je délaisse la plupart du temps depuis la fac : le romantisme anglais. Cependant comme à chaque fois que je suis sortie d'un livre ou d'un film parlant de cette époque là, la pensée prédominante a été : heureusement que je suis née au XXème siècle ! Et surtout dans sa deuxième moitié. Car quand même, cette passion vécue avec un mur entre deux, ce jeune homme à qui l'on n'a pas dit que partir à Londres sans manteau en plein hiver c'était une folie, et qui comme tous les amoureux fous romantiques finit atteint de tuberculose. C'est à vous dégoûter de vivre une passion ! Les tenues féminines non plus n'auraient pas été ma tasse de thé, si je puis m'exprimer ainsi... Ce film raconte donc la vie de Keats. Et pour avoir relu sa bio, cela semble assez fidèle. Donc si vous aimez l'Angleterre, le XIXème siècle, où les gens n'avaient le droit de s'aimer que s'ils étaient riches, les femmes que de briller en couture, alors allez voir Bright Star, et vous ne serez pas déçus.

18:41 Publié dans Emotion, Film, Loisirs, petits détails qui n'échappent pas, Quotidien agréable, Total Respect | Lien permanent | Commentaires (17) | Tags : vive la vie, blog de femme, femme, femmes, cinéma, anglais

















