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mercredi, 17 avril 2024

“La peinture, c'est très facile quand vous ne savez pas comment faire. Quand vous le savez, c'est très difficile.” *

J'ai exposé des peintures pour la première fois.

Je ne m'attendais pas à ce que ce soit un si grand plaisir. Cela a été aussi un grand travail.

D'abord, sélectionner quelles peintures montrer. Nous étions douze, issus de notre cours du soir de peinture, à participer. Alors évidemment, même si l'espace qui nous avait été prêté très généreusement par une Maison de Quartier était spacieux, il fallait se montrer raisonnable. Nos œuvres pouvaient avoir été réalisées dans le cadre du cours ou dans un cadre personnel. Au début on pense à de nombreuses peintures qui nous ont demandé du temps, de l'enthousiasme et du travail, et puis on doute. Est-ce que ce sera au niveau du groupe. Est-ce que je n'aurai pas l'air ridicule ? L'exposition avait lieu dans le cadre d'un weekend organisé par la municipalité. Donc ne viendraient pas seulement la famille et les amis, et leur bienveillance.

Quelques photos vous montreront mes choix.

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Mes 5 créations d'assez grande taille

Il faudrait que je vous raconte l'histoire de chacune d'entre elles. A gauche, ma peinture la plus récente, "home-made samosas", un essai d'hyper-réalisme. Ensuite un portrait réalisé dans le cadre d'un stage virtuel proposé par Louise Fletcher, artiste britannique. Il fallait réaliser ce portrait dans une technique encore jamais testée. Pour moi, couteau et carte fidélité. Sans dessin préalable. C'est ma mère. Ensuite, toujours dans ce stage, 4 petites peintures réalisées selon des contraintes multiples, sur un même thème. J'ai choisi la danse. Puis, un portrait réalisé d'après une photo posée à l'envers, représentée telle que je la voyais.  C'est mon cousin, David. Enfin, d'après une photo un coucher de soleil au ciel embrasé.

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Les échanges avec les visiteurs ont été super enrichissants et nous ont redonné l'envie d'être créatifs pour des années à venir.

* Edgar Degas

jeudi, 13 juillet 2023

La vacance des grandes valeurs n'enlève rien à la valeur des grandes vacances. *

Les vacances ont commencé. Je pourrais m’en désintéresser, ne pas le remarquer, mais du jour au lendemain les symptômes sont apparus. Les places de parking disponibles dans ma rue se soudain multipliées. Le matin le petit-déjeuner sur la terrasse a perdu son bruit de fond de moteur permanent, remplacé par un silence agréable coupé seulement parfois par la perceuse d’un bricoleur ou la conversation criée de deux cyclistes. Je ne leur en veux pas. Le bruit du pédalier est bien moins pénible que les klaxons et bruits de motos ou camions. Quant aux conversations entre humains, je les aime, qu’elles soient hurlées, chantées ou chuchotées. Mais les conversations sur le net, avec la même soudaineté, elles, se sont arrêtées. Plus un commentaire ou un like sur Facebook ! En revanche, depuis mi-juin, les évènements annoncés sont innombrables. Dommage qu’il fasse si chaud que le courage d’aller à pied où que ce soit m’abandonne souvent. Je termine mes journées à l’ombre de mes stores à lire, jouer sur mon téléphone, ou regarder une série dont ARTE ou NETFLIX ont le secret quand on sait les dénicher sur ces plateformes, tout en caressant mon chat posé sur mes genoux. Euh, non, là je délire complètement et prend mes rêves pour des réalités. Mon chat passe ses nuits dehors à faire la nouba avec ses potes, et ses journées à dormir à l’ombre des buissons ou dans le sous-sol. Dans mes moments d’activité intense, je cuisine, car les légumes du jardin me donnent du boulot ! Mes créations : poulet à la coriandre et aux courgettes, crevettes à la thaï aux courgettes, omelette au cheddar et aux courgettes, tomates fraîches et bio à la mozzarella aux courgettes, s’il en reste. On ne se lasse pas. Ce sont nos courgettes, et elles ne nous déçoivent jamais ! Reprise de ce texte le 13 juillet : Le soleil semble nous laisser un petit repos et nous permettre de fêter la Bastille comme il se doit. Ce soir j’espère avoir l’énergie d’aller écouter de la musique cubaine en ville, car la séance d’ostéo de ce matin, même si elle est censée me rendre capable de randonner un peu bientôt, m’a mise littéralement à plat, dans le flou. Demain en tout cas, je me laisserai aller à mon éternel bonheur des feux d’artifice. A tous, je souhaite un bel été, le plus tranquille possible, en oubliant, tout comme les media, les sombres problèmes qu’il faudra reprendre à-bras-le-corps dès septembre.

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Karine Rougier, Série flux, 2022, aquarelle sur papier

(à vendre chez Connaissance des Arts)

* Henri Weber 

mercredi, 31 mai 2023

“La légèreté est nécessaire, sinon le tragique serait mortel.” *

Aujourd'hui, je salue toutes les loutres. C'est leur journée nationale.

Depuis dimanche je regarde le tennis à la télé, et c'est super. Parce que je n'ai pas à me dire que je devrais plutôt corriger mes copies, ou remplir les bulletins ou évaluer les dossiers Parcoursup, ou préparer une réunion. Le seul hic, c'est que mes copines qui aiment le tennis sont encore profs et du coup (comme on dit maintenant, même sans logique), je regarde toute seule. Parfois ADMV vient regarder avec moi, pour me faire plaisir. Mais elle est elle-même très occupée par le jardin et par son dossier de retraite. Donc, le tennis à la télé, ça me plait, surtout quand je vois jouer un jeune de 19 ans tout juste qui joue divinement bien. Luca Van Assche, suivez-le, il va nous étonner, ou Caroline Garcia, dont ils vont bientôt dire qu'elle est vieille, mais qui est super belle et efficace. Ben oui, ce qui me gêne à la télé pendant le tennis, ce sont les commentateurs. J'espère que les joueurs ne voient que les images sans les commentaires. Sinon, on va avoir quelques dépressions.

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Je me suis autorisé le tennis aussi parce que la semaine précédente j'ai reçu deux amis allemands accompagnés d'un couple d'amis à eux, comptez bien, ça fait 4 ! Evidemment il avait fallu préparer et aménager la maison, planifier les visites et les repas. Je n'avais pas eu le temps de réviser mon allemand. Bon, eh bien, 8 jours pleins, sans temps de pause sauf le sommeil de la nuit, profond du coup, ça épuise ! Mais c'est sympa aussi, même si le système digestif s'est plaint parfois, car mes amis étaient venus avec des bières, mais la ferme intention de goûter aussi nos vins et notre champagne ! Finalement, ça aide pour l'expression orale.

Le printemps est enfin là, et c'est quasiment déjà l'été. Mes yeux se réjouissent. J'aime ma maison et mon jardin à cette époque. Du coup, c'était juste une note pour vous dire que j'allais bien et me donner l'occasion de parler comme les jeunes. 

J'espère que pour vous tout va bien aussi, ou pas trop mal.

*Yasmina Reza

lundi, 31 octobre 2022

Vieillir c'est savoir perdre. *

J’ai  64

Mon téléphone ne veut pas écrire « ans ».

J'ai beau lui dicter ils refusent le mot « an ».

C'est un signe à mon avis. Pourtant les signes, justement, sont là.  La liste de ce que mon corps a produit pour m’informer de mon vieillissement en 5 ans est parlante et longue.

Je n’ai pas envie d’entrer dans le détail, mais il y a plein de mots dont j’ai soudain appris la signification, et des symptômes qui seraient passés inaperçus il y a quelques temps, mais désormais alarment mon médecin. Et puis, depuis mon covid, il y a cette fatigue, qui m’assomme brutalement sans sommation une ou deux fois par jour, alors qu’aux heures normales du sommeil, je n’arrive qu’une nuis sur trois à m’endormir.

Mais je viens de faire un stage de remise en forme post covid long. 3 heures de sport intensif tous les matins, pendant 4 semaines ! Je me sens bien, beaucoup mieux, et sur les conseils des médecins de l'hôpital j'ai voulu inclure le sport dans mon quotidien. Mercredi je suis allée faire une prise de sang à pied puis suis rentrée à pied et ensuite suis repartie à la piscine à pied. Là j'ai nagé quarante-cinq minutes puis je suis rentrée à pied.

Pas peu fière, je me réjouissais déjà de ma vitalité quand une crampe, suivie d’une douleur à la côte m’ont fait en parler à mon médecin et l’ont fait me faire faire la énième prise de sang de cette année ! Bon, c’est pas top. Pas de thrombose, ni de phlébite, mais pas top quand même. Un traitement que j’ai du mal à supporter et d’autres examens à venir…

Quand je pense que les nantis au pouvoir veulent faire passer la retraite à 65 ans pour tout le monde, alors que pour ne pas « mourir sur scène », je suis partie à 62 ans, avec pour la peine une retraite de 51% au lieu de 66%. Je n’ose pas imaginer ce que toucheront mes collègues, ni à l’état dans lequel ils seront après 43 ans de carrière !

Je me souviens d'une amie des blogs, qui écrivait "Vieux, c'est mieux". Je pense souvent à elle, qui était si positive. Perso, j'ai du mal à adhérer à ce slogan, mais je vous promets d'essayer !

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* Georges Wolinski qui était pourtant bon joueur, mais est tombé sur de sales tricheurs.

 

mercredi, 24 novembre 2021

L'automne est une demeure d'or et de pluie *

L’automne avance. ADMV rassemble les feuilles mortes sur son potager. J’observe les couleurs changeantes de ces feuilles. Je me couvre et pars marcher. La nature est changeante, le moral aussi. Une marche revigorante, la visite surprise d’une amie venue de Bretagne, un film drôle et sans prétention, une série scandinave qui nous transporte ailleurs, des samoussas que j’ai pris plaisir à cuisiner, mais dont je ne goûte et sens pas toutes les nuances, une consultation avec un médecin et un service hospitalier qui prennent enfin en compte tous mes symptômes post-covid, une peinture dont je suis contente, un décès d’une de mes cousines qui me rend tellement triste, la sainte patronne des musiciens qui me fait penser à ma mère, le cimetière qui est décidément un lieu qui ne me parle pas quand j’y connais des gens, une BD qui me prouve qu’il y a encore des gens intelligents, un sourire dans un magasin qui me rappelle que la vie peut être sympa, les potimarrons et courges diverses du jardin qui font notre bonheur. Le mois de novembre, c’est ça, ses multiples facettes qui le rendent un peu plus difficile à vivre que les autres je trouve, mais aussi plus surprenant. J’espère que votre mois de novembre ne vous décevra pas.

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* Jacques Chessex

lundi, 11 octobre 2021

Ecrire c'est lire en soi pour écrire en l'autre *

Deux livres dont je voudrais vous parler. 

Le premier, de Marie Maher, Pour la Beauté du Geste

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Le deuxième, de Asya Djoulaït, Noire Précieuse.

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Cliquez sur les images pour avoir plus d'informations 

Le premier, je l'ai lu l'an dernier, d'une traite, et ai été bouleversée par le contenu et par sa sobriété efficace. Le deuxième, je n'ai pas encore eu le temps de le lire, mais il est en haut de ma PAL ! 

Qu'ont-ils en commun ? Eh bien, ils m'ont été présentés lors de moments très agréables. Une ancienne collègue organise chaque année un brunch où, en petit nombre, nous avons l'occasion de rencontrer un auteur, en l'occurrence deux autrices, dont le livre dont nous parlons est un premier livre. 

C'est une chance incroyable de pouvoir profiter de tels moments. Et la semaine qui suit ces écrivaines présentent leurs œuvres à des élèves, et échangent avec eux. Ah, que j'aurais aimé ça quand j'étais au lycée ! A cette époque, un écrivain étudié en classe me semblait forcément mort, au mieux inexistant. Je me souviens de ma surprise quand Prévert est mort quand j'étais en BTS. Moi qui avais lu tous ses poèmes, vu les films de Carné en noir et blanc, bêtement, je le croyais déjà mort. Nos profs nous parlaient des œuvres, quasiment jamais des humains, de leurs vies.

*Robert Sabatier

mercredi, 08 septembre 2021

"Une lecture amusante est aussi utile à la santé que l'exercice du corps."*

C'est une librairie.

Je la fréquente depuis que je suis toute petite. Il y en avait une autre, très bien aussi, dans le temps, mais elle a fermé. Ma librairie a failli fermer deux fois aussi récemment. Le temps est très dur pour les livres. Surtout pour ceux qu'on ne vend pas par internet. Personnellement je préfère traîner dans les rayons, les étages, lire les petites notes que les libraires rédigent, feuilleter les livres d'art, sans pour autant vouloir les acheter. Et maintenant, ma librairie a été rachetée par une maison qui vend du matériel artistique et ça me donne deux fois plus de raisons de venir. Et puis les vendeuses sont adorables. L'une d'elles m'a un jour retrouvée dans l'annuaire et a réussi à me prévenir que j'avais oublié mon téléphone sur l'une des tables du magasin. J'avais déjà commencé à m'angoisser, mais ne me revoyais absolument pas le poser à côté des livres, pour choisir. Mon téléphone actuel n'affiche plus mon nom quand on l'ouvre sans avoir le code. Elle ne pourrait plus me prévenir. Aujourd'hui, comme j'achetais des livres de poche pour en faire cadeau aux amis que je vais croiser le long d'un prochain périple, elle m'a offert 5 livres pour 5 achetés ! le double de la promo que j'ai découverte en rentrant chez moi et que font Livre de Poche et 10/18. En principe, c'est un livre offert pour deux achetés ! 

Evitez les supermarchés, les "centres culturels commerciaux", les sites comme Ah-Ma Zone ! qui exploitent leurs personnels, et allez dans les librairies de vos centres-villes ou de vos quartiers. Les gens y sont gentils, ça sent bon, et on y passe de bons moments. Parfois on y rencontre même les gens qui écrivent les mots qui nous plaisent.

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*Emmanuel Kant

dimanche, 27 juin 2021

En dix phrases, les dix commandements expriment l'essentiel de la vie. Et ces trois mots - liberté, égalité, fraternité - en font autant.*

 

En cherchant sur Google ce matin, j’ai lu que c’était le 80ème anniversaire de la naissance du cinéaste polonais Krzystof Kiesllowski. Quelle tristesse qu’il soit mort à 54 ans ! Il avait certainement d’autres chefs-d’œuvres à nous offrir.

Je l’ai découvert avec le Décalogue et Tu ne tueras point.

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Puis il m’a bouleversée avec La Double Vie de Véronique.

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Bleu a eu un effet cathartique sur moi qui n’arrivais pas à me libérer de la douleur de mes deuils. Evidemment, il n’a pas fallu qu’un film. Et il me faudra encore nombre de livres,  films et autres œuvres d’art de cette trempe. Mais Bleu, m’a fait pleurer et accepter, oser mes larmes.

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Et puis, lors d’un stage de vidéo (organisé et payé par l’Education Nationale un été, du temps où cette institution considérait important d’avoir des professeurs cultivés, ouverts sur l’art et la politique) j’ai rencontré l’Amateur, tourné en Pologne en 1979 et j’ai compris mieux qui était Kieslowski.

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Son cœur l’a lâché en 1996.

Mais je vais profiter de ma retraite pour voir ses films que je n’ai pas encore eu la chance de vivre.

*Krzystof Kiesllowski

mardi, 11 mai 2021

“On ne pourrait pas apprécier la lumière, si nous ne connaissions pas les ténèbres.”*

Le moral revient, les activités aussi. Ou dans l'ordre inverse.

Hier soir j'ai assisté à un concert  en compagnie d'une amie allemande. 

Elle l'a accompagné d'un verre de rosé et moi d'une flûte de champagne. 

J'étais chez moi, et en même temps, dessinais. Elle était chez elle, à 800 km d'ici. Mais de temps en temps, nous échangions nos impressions. Je ne dis pas que c'est pareil qu'être ensemble à un concert, mais de toutes façons, vu où nous habitons, ce ne serait pas possible.

Le plus frustrant vraiment est de ne pas pouvoir applaudir à la fin des morceaux.

La chanteuse, c'était Lisa Bassenge, elle jouait et nous parlait en direct de Halle, Allemagne, où se déroule d'habitude à cette époque de l'année un festival de chanteuses de jazz. J'ai presque tout compris à ce qu'elle disait, et ce qu'elle chantait était en anglais.

Je vous offre le lien, apparemment vous pouvez l'écouter en différé. La parlotte de présentation au début ne dure pas longtemps !

https://www.womeninjazz.de/event.php?id=1012

Si vous cliquez sur l'icône en haut à gauche, vous aurez sur la droite de la page la liste des artistes avec les jours et heures de leurs concerts. N'hésitez pas, en direct ou en différé, c'est gratuit.

Une autre année, j'irai peut-être en Allemagne pour assister au festival.

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*M. Scott Peck

samedi, 08 mai 2021

“Un pessimiste, c'est un optimiste qui a beaucoup d'expérience.” *

L’extérieur influence mon intérieur. Ce que j’entends et ce que je vois m’usent. Surtout quand les contradictions et les mensonges affluent. Même la météo nous ment ! Pourquoi nous annoncer un superbe weekend, et confirmer ce matin qu’il va faire 31 ° alors qu’il fait gris et frisquet ?

Mes jours se suivent, se ressemblent. Mes projets n’arrivent pas toujours à me booster. Mon corps me dit non. Tous les soirs, depuis le vaccin, j’ai de la fièvre. Et puis j’ai mal aux hanches. Et hier et ce matin un mal de tête s’est invité.

J’ai des choses à faire : une peinture à finir, une tarte à la rhubarbe, des coups de fil à passer. Mais je déteste toujours autant le téléphone. Bon, allez, j’ai envie d’être positive. De quoi pourrais-je parler ?

J’ai trouvé un site de produit bio sympa, pas trop cher, j’ai réussi à y trouver un cadeau d’anniversaire pour ma petite filleule de cœur qui a bientôt 26 ans !  Depuis deux ans, je ne peux plus envisager de lui offrir une journée à Paris, comme je le faisais quand elle était petite.

Des bébés naissent autour de moi, de parents que j’ai câlinés, portés, nourris, habillés, quand ils étaient bébés eux-mêmes. C’est très émouvant. Je ne serai jamais grand-mère, ben non, pour ça il faut avoir été mère, mais j’existerai pour eux.

Heureusement qu’il y a internet, je peux quand même faire du shopping et rêver de faire plaisir.

Demain, je marcherai. Je marcherai combativement, dans l’engagement. Deux marches se retrouveront car aucune cause ne peut exister sans les autres. Le climat et la culture. Le weekend dernier j’ai manifesté pour lutter contre la suppression des droits des travailleurs. Et le weekend précédent, je me suis rassemblée avec beaucoup de gens de ma ville sidérés et révoltés par le meurtre sordide d’une femme trans. Quand pourrai-je avoir un weekend tranquille où je ne me sente pas obligée d’aller crier ma colère ? Quand les décideurs cesseront ils d’être sourds ?

Les gens disent « vivement qu’on ressorte, qu’on revive normalement ! »

Pourquoi je n’arrive pas à y croire ?

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* Oscar Wilde

mercredi, 21 avril 2021

"Mon projet préféré ? C'est le prochain." *

Envie d’écrire, mais sur quoi ?

Tout ce que je fais ces temps-ci me semble si peu intéressant.

Ah, si !

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Dimanche je suis allée danser (comme je pouvais avec ma cheville) devant le théâtre de ma ville. Des artistes, intermittents techniciens, spectateurs potentiels, étaient venus des trois villes du coin. Il faisait beau, la plupart des gens avaient un masque, les distances étaient gardées, mais c’était très sympa quand même, bien que sans grand espoir de voir le gouvernement prendre en compte ce secteur de notre société. Roselyne a été hospitalisée, apparemment elle allait mieux, mais depuis, on ne l’entend plus.

Peut-être le virus s’est il attaqué à ses cordes vocales ?

Pour aller retrouver cet événement politico-festif j’ai pris mes pieds. 6 kilomètres aller/retour. C’est à peu près la distance que je parcours quand je fais ma séance de « sport ». 6 à 7 km. J’espère pouvoir faire plus cet été. Je bosse comme une folle chez le kiné et je sens la force revenir dans mon mollet.

Cet été, à la fois si proche et si loin. Que vais-je en faire ? Des amis nous ont proposé une maison à Saint-Malo début juillet, et ça nous tente bien. Mais je rêve aussi de repartir en Grande-Bretagne. La question, aurai-je été vaccinée d’ici là ? Maintenant que je coche bien les cases, je n’arrive pas à obtenir un rendez-vous…

Envie d’écrire donc, d’inventer, mais encore faut-il être inspirée. Du coup, je me suis inscrite à un atelier d’écriture, qui j’espère ne sera pas annulé, en septembre en Ardèche. Mon coin préféré de France. Quelle chance ! La fin d’été là-bas, je n’ai jamais eu la chance de vivre ça. En plus ça me donnera l’occasion de revoir quelques amis, qui me manquent malgré le téléphone, les visio, et autres moyens de communication à la mode.

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L’Ardèche, c’est des paysages, des sensations, des odeurs. J’espère que mon odorat aura récupéré d’ici là.

* Frank Lloyd Wright

mardi, 24 novembre 2020

Le poète doit faire un tableau noir avec de la lumière.*

Ranger et trier un bureau définitivement après 37 années de carrière, et six ou sept ans d’études supérieures, est une expérience étrangement intéressante et me provoquant moins d’émotions nostalgiques que je ne m’y attendais. Ce sont plutôt des émotions historiques !

Je retrouve des objets, outils, utilisés jusqu’à il n’y a pas si longtemps et pourtant les collègues entrés depuis moins de 15 ans dans la profession n’en ont peut-être même pas entendu parler.

Le tableau de feutre. Un grand tissu feutrine bleu nuit sur lequel on posait des figurines et étiquettes qui s’accrochaient automatiquement grâce à un velcro collé derrière. J’en ai dessiné des objets ! et rédigé des étiquettes, que je pouvais et les élèves aussi déplacer à volonté. C'était en quelque sorte le premier tableau interactif. Les éléments à coller s’achetaient aussi tout faits, mais il n’y avait jamais les images et les mots voulus. Et puis ça coûtait plus cher.

A l’époque, j’étais dans un collège de campagne, pas un rond, et peu de matériel.

Il y a 25 ans j’ai été mutée en lycée de centre ville, récent, et j’ai découvert le rétroprojecteur. On utilisait des transparents. Au départ uniquement avec des stylos permanents ou pas, ça se conservait bien ou s’effaçait à l’eau. Puis j’ai appris à photocopier dessus. J’avais des illustrations, des tableaux, c’était génial. Et enfin, on les a oubliés ces transparents pour n’utiliser que l’ordinateur et le vidéo projecteur. 

Je viens de retrouver une boîte de transparents vierges. Pas question de les jeter. Je vais justement en avoir besoin pour préparer des décos de noël pour mes fenêtres. On peint sur la feuille de plastique, on attend que ça sèche, et on décolle pour poser sur la vitre, ça adhère. C’est magique ! 

Mes transparents vont donc avoir une deuxième vie. Moi aussi, j'espère.

Je vous reparlerai d’autres trouvailles plus tard.

PS : j'ai cherché en vain une photo montrant une séance pédagogique avec tableau de feutre. Et je suis tombée par hasard sur cette BD. Finalement je la trouve adaptée à mon texte.

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EDIT DU 27 NOVEMBRE POUR Elisabeth :

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Tableau de feutre moderne. On ne nous vendait pas de lettres en plastique accrochant sur le feutre à l'époque.

 

 

 

 

 

 

 

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En revanche, là, ça ressemble assez bien à ce que j'utilisais avant d'avoir un ordinateur dans ma salle. C'était plus pratique que l'ordi pour faire des caches, ajouter des commentaires ou signes tout en parlant, car en plus, on ne tournait pas le dos aux élèves.

 

 

 

 

* Olivier Py

vendredi, 09 octobre 2020

Les couleurs sont les touches d'un clavier, ... *

J’ai repris mon cours de peinture. Mesures Covid évidemment ! Le moins bien : un sens des déplacements a été imposé, ce qui fait qu’à chaque fois qu’on doit aller changer l’eau de son pot ou se laver les mains, on doit faire un détour autour de la salle en passant par l’extérieur. Les élèves, en tout cas lors de cette première séance, derrière leurs masques et aux places indiquées par des autocollants bleu, ont été très statiques. Cela retire un peu de convivialité. Les consignes du prof sont plus difficiles à entendre aussi.

Mais il y a des avantages ! au lieu de la quarantaine ou plus d’élèves des autres années, nous ne sommes que 22 et cela ne devrait pas augmenter. Quel calme ! quel confort ! On a de l’espace, on voit bien tout le monde et le sujet que l’on a à peindre. Et les gens sont plus calmes aussi.

Bref, pour l’instant, je suis ravie de la manière dont mon cours se présente. Et même si je dois limiter le matériel que j’emporte car j’y vais avec mes pieds + le tram, et que ce tram ne me rassure pas, car passé 20h les gens ne portent pas tous un masque, en tout cas correctement, je vais m’y tenir et aller travailler sérieusement ma peinture.

Première séance : cercle chromatique. Dans ma vie, j’ai dû faire cet exercice au moins 6 fois, mais de six manières différentes. Alors, ça ne me dérange pas. Il faut réviser, et que les bases deviennent des réflexes.

La semaine prochaine, on travaillera sur le monochrome. Cela me rend impatiente. Si, si !

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*...les yeux sont les marteaux, et l'âme est le piano lui-même, aux cordes nombreuses, qui entrent en vibration.

Wassily Kandinsky

jeudi, 17 septembre 2020

J'ai participé à un concours de nouvelles

De l’Importance de l’Art

Tous les ans depuis l’an 2000, date à laquelle j’ai emménagé dans cette maison, vous avez vidé ma boîte aux lettres, nourri mon chat, arrosé mes plantes et cueilli les légumes et les fruits qui risquaient de se perdre, pendant que je visitais les musées de Paris, Glasgow, Quimper, Montréal, Tunis et autres villes des pays que j’ai aimé visiter.

Vous l’avez fait avec fidélité, loyauté et conscience. Sans rien me demander, bien au contraire. Il n’était pas rare que je rentre et trouve sur ma table de cuisine un gâteau à la fleur d’oranger ou une bouteille d’hydromel fait maison. Bien sûr j’essayais toujours de vous rapporter un petit cadeau, qui vous fasse un peu voyager, vous qui n’en aviez pas toujours les moyens ni la possibilité. Je me suis réjouie pour vous quand vous avez gagné ce séjour au Portugal, que vous aviez choisi de faire au moment où j’allais découvrir l’immobilité, à cause de mon tendon d’Achille opéré.

Une vibration me dérange dans ce moment de rêverie sur ma terrasse.

- Ah, bonjour Monsieur, comment se passe votre séjour ? 

Son numéro n’est pas dans la liste de mes contacts, mais je reconnais sa voix immédiatement. 

- Très bien, merci, me dit-il. La ville de Lisbonne est magnifique ! et d’ailleurs, je vais vous envoyer des photos.

- C’est très gentil. Mais vous savez, la vue sur nos jardins est belle aussi ! Il y a des nuances de vert invraisemblables ! Et au milieu les petites taches orange des potimarrons, qui rappellent la couleur de mon parasol. Ce matin, un petit vent presque frais me fait me sentir en vacances. J’ai l’impression que si je sortais, à deux-cents mètres, j’aurais la mer.

Je me suis laissée aller à cette évocation presque poétique qui ne ressemble en rien aux conversations que nous avons d’habitude.

- Je vous remercie pour le petit courrier, reprend-il. C’est drôle, c’est rare de recevoir une carte postale quand on est à l’hôtel ! Et pour la photo de votre chat aussi ! Il me manque celui-là.

Il se tait, je suppose qu’il a besoin de quelques secondes pour penser à son jardin, sa maison, se rassurer.

- Je ne voulais pas vous déranger, seulement, je m’inquiète un peu. Je pars tellement rarement de chez moi.

En essayant de prendre un ton réconfortant, mais pas trop condescendant, je lui dis :

- Ne vous en faites pas, vos enfants passent régulièrement. D’ailleurs, on s’est échangé des courgettes contre des tomates. Il fait chaud, mais il reste de l’eau dans la citerne, alors, on peut continuer d’arroser votre potager.

- Oh, c’est bien. Et vous ? vous ne souffrez pas trop ? s’enquiert-il. Je pense à vous dans les musées, vous savez. Je sais que vous les aimez tant.

- Mon pied s’en remet. Je dis cette phrase en la trouvant étrangement sans le moindre sens. Mais je n’ai pas trouvé d’autres mots. Mon pied s’en remet à moi, à ma patience, aux médecins, à son destin de pied.

Et moi, demain, je peins.

Je suis rentré hier. J’ai sonné chez ma voisine, mais elle n’était pas là. Son chat est venu à ma rencontre dans la cour, puis s’est éloigné, comme un prince. Je suis entré dans ma maison, est déposé mes bagages sans les défaire, trop fatigué par ce voyage. C’est décidé, je ne reprendrai plus l’avion. Le stress occasionné par l’embarquement, trouver son chemin, sa porte, s’adresser à la bonne personne, tout cela m’est insupportable. Puis traverser Paris, être à l’heure pour le train pour Reims, dans cette gare où tout pue, et finalement prendre le tram, au milieu des masques, non, définitivement non, je ne referai pas cela.  Le couloir n’a pas changé. La cuisine non plus. Sur un coin de table, les trois ou quatre factures que mes enfants ont dû trouver dans ma boite aux lettres. L’odeur n’est pas la même que d’habitude. C’est drôle, elle me rappelle celle des musées à Lisbonne. Mais ici, je peux enfin m’asseoir. J’envoie un message à ma voisine pour la prévenir que je suis de retour, elle avait l’air un peu inquiète pour moi au téléphone. Je me demande où elle est. A peine remise de son opération et elle est repartie ! Elle m’a toujours étonnée par ses voyages, ses récits de visites. Quelle énergie ! Elle fera d’autres voyages, elle.

Je vais au salon, les fenêtres ont besoin d’être ouvertes. Cette odeur de renfermé, je n’en veux plus. L’arrivée d’un message me surprend. « Bonjour Monsieur Ferreira, contente que vous soyez bien rentré. Je suis au Musée d’Orsay. »

La voilà donc replongée dans la peinture. Sur le canapé, un objet inhabituel. J’acclimate mes yeux à l’obscurité, je devine plus que je ne vois. Mais l’image se dévoile. Une tache orange, des reflets, du vert, des ombres, du soleil, les yeux d’un chat dans les herbes, le rouge vif d’un poivron. Les odeurs me viennent dans la tête, le bruit des insectes au plus fort de la chaleur. Elle l’a peint ce tableau pour moi ! J’ouvre les volets et apparaissent un papillon et une courgette. Mon jardin, mon monde. Vu de chez ma voisine. Si près, si loin.

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mardi, 28 juillet 2020

« Le féminisme n’a jamais tué personne. Le machisme tue tous les jours »*

Etant chez moi en permanence, ne me déplaçant que de 20 ou 30 mètres maximum à chaque fois, égayant mes déplacements de manœuvres diverses, mais me fatiguant plus qu'on ne peut imaginer à chaque fois, il faut dire qu'il fait chaud, j'opte le plus souvent pour le statisme. Sur mon fauteuil ou assise sur mon lit et utilisant mon ordinateur, je peux difficilement manquer une nouvelle. C'est assez déprimant, car que ce soit dans mon entourage concret ou dans les personnes connues qui font l'actualité, il y a beaucoup de décès. Aujourd'hui, il s'agit de Gisèle Halimi. Comme a dit son fils, elle a eu une "belle vie". Je suppose qu'il entend par là qu'elle a eu une vie active, bien remplie et assez longue pour lui permettre d'accomplir quelques rêves, ambitions, et de mener à bien quelques combats qui la passionnaient. Elle a effectivement fait avancer la cause des femmes, mais je ne peux m'empêcher de penser que ces dernières années, elle étaient sans doute déçue du retour en arrière sur certains droits qui semblaient acquis pour de bon et dans l'évolution du machisme, qui semble indestructible. D'autres femmes se sont battues sur ce terrain et je suis devenue adulte en les lisant, en les écoutant et en essayant d'appliquer à ma vie ce qu'elles m'enseignaient : Benoîte Groult, Françoise Giroud, Evelyne Le Garrec, et d'autres encore moins connues. Je leur rend hommage à toutes aujourd'hui. Bravo et merci à toutes ces femmes qui ont permis à d'autres d'être libres de choisir leur vie. Et courage à celles qui ont encore à se battre, et qui le font bien, à la manière de ce 21ème siècle que j'ai tant de mal à accepter comme le mien.

A lire : 

https://curiosity-club.co/media/je-suis-gisele-halimi/

https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/09/22/gisele-...

 

*Benoîte Groult

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mercredi, 03 juin 2020

" Le plus lent marcheur, s'il ne perd pas son but de vue, va encore plus vite que celui qui erre au hasard. "*

Je vais réparer mon corps avant de prendre congé. Ma retraite, je l'ai imaginée cyclant, marchant, lisant, paressant, dessinant, nageant, plein de trucs en -ant, même si la tendance est plutôt aux trucs en -ing. Les deux premiers, depuis la rencontre brutale mon pied gauche et un objet inconnu métallique sur une zone piétonne en Angleterre, sont devenus impossibles. Je marche une heure maximum, à plat, et à la fin j'ai mal. Le vélo, interdit. Depuis le début je dis que mon cerveau ne donne plus d'ordres à mon pied. Mais on m'a dit d'être patiente, qu'une déchirure musculaire faisait souffrir, que mon entorse était une grosse entorse. Et puis, à force que je râle, mon médecin s'est enfin décidée à m'envoyer voir un spécialiste, qui m'a fait passer une IRM. Verdict : Il y a bien eu rupture de mon tendon d'Achille le 28 octobre. J'ai eu peur que cela ne s'opère pas, mais si. Seulement on va devoir utiliser autre chose que mon propre tendon. J'ai pas demandé quoi. On m'a demandé quand ? J'ai dit le plus tôt possible. Ce sera le 6 juillet. Une journée et une nuit de clinique. Ma première opération dans le privé. Ensuite, il y aura 6 semaines d'immobilisation, le pied dans une botte, et déplacements en béquilles. Ca nous mène au 17 août. On avait décidé de ne pas partir en vacances cet été, ça tombe bien. ADMV s'occupera de moi. Je le sais. Elle l'a déjà fait, encore plus longtemps. Ensuite, rééducation. En septembre, je ne savais pas ce que je ferais, eh bien maintenant je sais. J'entretiendrai une relation suivie avec mon kiné. Et puis, le 1er octobre, quand je serai officiellement en retraite, je serai prête et fonctionnelle pour tous les trucs en -ant mentionnés au début de mon texte. 

Et vous, vous faites quoi de votre été ?

Vente en ligne d'articles Botte de marche pour PIED CHEVILLE sur ...

*Gotthold Ephraim Lessing

vendredi, 08 mai 2020

Lire est le seul moyen de vivre plusieurs fois *

J'ai envie de vous présenter un livre. Il a 73 ans. Au début il n'existait pas. Mais deux frère et sœur sans enfant, dont je pourrais vous raconter l'histoire un jour, Fernand et Alice, donnaient leur amour à leurs petits-neveux et nièces en leur offrant des vacances, des moments heureux dans un jardin, et des lectures. La revue Lisette fut achetée toutes les semaines, puis les numéros furent reliés pour en faire un livre. Fernand, ancien ingénieur, était en retraite, avait vécu deux guerres, et voulait toujours apprendre plus. Malgré tout cela, il n'avait pas perdu son optimisme, sa foi en l'humanité, le modernisme, l'avenir. Un relieur qui avait sa boutique pas loin lui a appris la technique. C'est ainsi que mon grenier est plein de livres divers, de plus ou moins grand intérêt, mais merveilleusement reliés. Cet "album de Lisette", comme je l'appelais enfant, a fait mon bonheur. J'ai tout lu, en négligeant sans doute un peu trop les pages couture et tricot. Aujourd'hui, en période de confinement, je le regrette. Sinon, oui, j'ai tout lu. J'y ai acquis autant de principes moraux de base que d'esprit critique. Car oui, certains textes me faisaient sourire, ou bondir, mais j'y puisais ce qu'il y avait d'émotion et de nostalgie universelle. Et savoir que ma mère avait feuilleté ces pages, sans les abîmer du tout, donnait à cette lecture encore plus de valeur. Je pense que je vais relire le roman-feuilleton "Nicole au Pays des Dollars", et me demande quelle idéologie il véhiculait !

 

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* Pierre Dumayet

 

samedi, 25 avril 2020

Avec le confinement, tout est à retardement.

Le confinement est une étrange expérience. Je ne sais pas si c’est dû à mon âge, ou si cela fait la même chose à beaucoup de monde, mais j’ai l’impression que cela me fait assister à ma transformation. Je me vois vieillir. Je me demande si je vais savoir ressortir, remarcher, re-rencontrer du monde et avoir envie de parler. Je m’habitue bien à ne plus être entourée au quotidien de gens dont la plupart ne représentaient pas grand-chose pour moi. Je parle de mon boulot. Mes collègues, sympathiques dans l’ensemble par ailleurs, mes élèves, à qui je souhaite le meilleur pour l’avenir. Mais ne plus les voir ne me manquera pas.

Non, le confinement fait ressortir l’essentiel. Ma famille. Mes amis. Des personnes âgées que je ne reverrai peut-être pas. Un ami est en train de perdre son père qui est en maison de retraite. Une autre, sa maman qui, elle, a la chance d’être chez elle avec son mari. Mais dans les deux cas, je ne les reverrai pas, car je n’ai pas un lien de famille directe avec eux. Vraisemblablement, je ne serai même pas aux obsèques.

Le plus dur dans tout cela, c’est de ne pas pouvoir être présente auprès de mes amis. J’apprends les nouvelles par téléphone, par sms, par mail ou par lettre. Est-ce que cela rend les mauvaises nouvelles plus acceptables, moins traumatisantes ? En tout cas, je peux réagir seule, à distance, et continuer mon confinement. Je n’interromps pas ma vie, comme je l’aurais fait en temps normal, pour rendre visite, serrer dans mes bras, prendre le temps de veiller avec quelqu’un. Le nombre des mauvaises nouvelles a augmenté, et pourtant la douleur étant en mots, mais pas en actes, elle semble me toucher moins. Mais est-ce que ça ne sera pas une explosion d’émotion, de tristesse, de douleur, quand je reverrai en même temps ou presque tous ces gens que j’aime et qui ont perdu, ou sont en train de perdre quelqu’un d’important ?

Ma colère aussi va exploser à retardement. Je ne sais pas comment. Mais tout ce que je lis et entends de la part des gens de pouvoir et d’argent, s’accumule et me rend comme insensible, tellement il y a d’injustices, d’inepties, de violences, dont je suis témoin à distance, mais contre lesquelles je ne peux pas réagir. Pas encore.

 

https://www.amesauvage.com/blog/achat-tableau-n391

achat tableau moderne

mercredi, 08 avril 2020

“Il faut croire que la plus grande inconscience de l’homme, c’est celle de sa propre vie.”*

 

AIRE DE PIQUE NIQUE LE PONT DES BUTTES, BRISSAC LOIRE AUBANCE

Confinement Jour 23

On a d’abord su que les écoles, collèges et lycées fermaient. C’était tellement étrange, inédit, qu’on ne savait pas si l’on devait s’en réjouir ou pas. Evidemment cela signifiait que l’épidémie de Coronavirus devait être grave. On entendait parler de ce qui se passait en Italie, en Alsace, mais sur place, encore rien. D’un autre côté, j’étais prête à exercer mon droit de retrait, et cette annonce de fermeture simplifiait tout. Pas de certificat médical à demander à mon médecin, pas de courrier à faire au médecin de prévention. Dans le weekend, on a fait des courses, comme tout le monde, mais peut-être mois que d’autres, car ADMV qui est prévoyante, avait déjà fait des provisions de produits de base au fur et à mesure qu’elle lisait la presse. Elle était rentrée de son boulot en région parisienne fatiguée, et toussant depuis le mercredi. Moi, j’allais bien, et puis elle est fragile côté ORL, tousse souvent, donc je ne me suis pas inquiétée plus que ça. Mais ça évoluait bizarrement. Une bonne gastro, de la fièvre. Moi, toujours rien. Sauf le lundi soir, de la fièvre aussi. Mal à la tête. On avait déjà décidé depuis le weekend précédent de dormir et se laver chacune à un étage, pour que si l’une était contaminée, l’autre puisse éviter de l’être aussi. Au lycée je passais mon temps à me laver les mains entre chaque cours, depuis dix jours au moins. Le mercredi, elle allait vraiment mal, alors le jeudi elle a obtenu un RV chez son médecin, et est revenue avec un papier la décrivant comme « symptomatique ». On a encore fait plus attention. Ses symptômes se sont aggravés. Toujours fièvre, maux de tête, douleurs dans le dos et les jambes, et puis elle avait perdu l’odorat et le goût. Tout m’est arrivé pareil, à chaque fois 4 jours plus tard. J’ai parlé à mon médecin. Oui, j’étais sûrement contaminée aussi. Pas d’arrêt de travail, je ne voulais perdre ma journée de carence. Pas de test, on ne serait testées que si on était hospitalisées pour essoufflement grave et problème pulmonaire. Pas de traitement. Prendre un peu de doliprane, mais pas trop, car le corps doit se défendre seul et on doit savoir où on en est côté fièvre. Bref, 21 jours pour ADMV, 17 jours pour moi ! Des symptômes variés qui s'enchaînent de manière étonnante. On va mieux. On n’est pas dans les statistiques. On espère ne plus être contagieuses et immunisées, mais les infos sont vagues et contradictoires. On n’est pas sorties pendant tout ce temps, sauf chez le médecin et à la pharmacie. Et hier, première sortie « courses », masquée, parce qu’on ne sait jamais. Autour de nous c’est un peu l’angoisse. Des membres de ma famille sont en Ehpad, d’autres attendent des opérations pour des maladies graves, d’autres bossent en hôpital et risquent leur vie. Et nous, après avoir beaucoup angoissé, on se sent beaucoup mieux, comme guéries, protégées dans notre maison, qu’on se sent privilégiées d’avoir, avec son jardin. Il fait beau. Je bosse, mais c’est plutôt moins fatigant que la classe en vrai. Parfois on oublie presque le monde extérieur. Je vis dans un quartier où les gens respectent assez bien le confinement. Mais je vois des images de rues et de villes où les gens se comportent comme des inconscients. J’ai lu un titre d’article qui parlait d’un « suicide collectif », mais ce n’est pas que ça, c’est aussi un « meurtre collectif ». Et puis il y a des confinés qui craquent, de tous âges. J’appelle régulièrement mes copines célibataires. On a la chance d’être deux. Pour se soigner c’était plus facile aussi.  J’espère que vous allez bien, mes lecteurs.trices.  D’écrire tout ça m’a fait du bien. Je n’arrive pas à être drôle. Désolée.

A midi, on a fait un pique-nique au soleil, accompagnées par le chant des oiseaux et les bourdonnements des insectes. C’était tellement bien !

* Marc Levy

lundi, 24 février 2020

Nous appellerons émotion une chute brusque de la conscience dans le magique. *

La fin de février annonce le printemps. Enfin ! Jamais hiver n'aura paru si long. Peu de lumière, peu de froid, pas de neige, beaucoup de virus. Malade 3 semaines en décembre, mal remise jusqu'au 13 février, malade de nouveau. Pour nuire à mon optimisme et à celui d'ADMV qui est encore plus malade que moi depuis largement aussi longtemps, les média ne parlent que du coronavirus. On a beau savoir que jusqu'ici il a surtout fait mourir les personnes très âgées et/ou souffrant de quelque chose de bien plus grave, c'est anxiogène. Dans les lieux publics où nous toussons, les gens nous regardent méchamment et méfiamment. (ce deuxième mot n'existe pas, mais est à propos.) J'ai beau savoir que les personnes asiatiques sont l'objet d'un raciste silencieux mais ostensible, cela ne me console pas. Cette santé bancale depuis presque 10 semaines m'aura fait tester l'enseignement sans entendre. Cela amplifie les bruits de fond en brouillard sonore assez désagréable, cela transforme ma voix comme si j'avais un mégaphone intérieur et pour ne pas passer pour une idiote, j'évite de faire répéter mes élèves, ce qui me rend très "bienveillant" quant à l'évaluation des prestations à l'oral de mes élèves. Je vais terminer cette carrière en étant très populaire ! J'ai voulu consulter mon ORL, mais les rendez-vous ne se prennent que le premier lundi du mois. Je n'ai su cela que le mardi 2 février. A 24 heures près, j'ai repoussé ma consultation d'un mois. Mon rhume le plus récent a contribué bizarrement à débloquer quelque peu mon oreille droite. Mais j'ai encore quelques acouphènes persistants. 

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Loin de ma tête, mon entorse de la cheville, qui date du 28 octobre, me handicape pas mal et rend toute activité pénible, sauf si c'est une activité assise. Je suis donc allée au cinéma où j'ai vu "Deux". Un sujet qui m'a beaucoup parlé, car à quelques années près, j'aurais pu être amenée à vivre ça. Mais heureusement la loi a rendu ma vie privée plus acceptable et visible surtout par mon entourage. C'est bien qu'il y ait des films qui abordent l'invisibilité de l'homosexualité, mais j'aurais aimé plus d'émotion. 

J'ai lu aussi, dans mon beau fauteuil, cadeau de noël d'ADMV. Le Lambeau, de Philippe Lançon et parallèlement Semeuses de Rire, raconté par une clowne que je connais bien. Deux émotions différentes, mais des émotions vraies. 

Je suis allée une fois à la piscine. Se déplacer sans glisser est un peu un parcours du combattant, mais une fois dans l'eau, j'adore. 

Et pour essayer de régler mon problème de cheville qui ne peut plus fonctionner normalement, j'ai démarré un traitement d'ondes de choc. Ca fait mal, mais ça fait du bien là où ça fait mal. Tiens, ça me rappelle une pub. J'espère que ça marchera aussi bien qu'il y a 6 ans. Achille m'en veut ! 

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On a commencé à regarder une série dystopique sur le thème "et si les nazis avaient gagné la guerre...", Le Maître du Haut Château. C'est extrêmement bien fait, mais extrêmement flippant. Après le premier épisode, j'ai rêvé que la police venait m'arrêter car j'avais intitulé un dossier sur mon ordinateur "Affaires Sensibles". 

Voilà ce que j'ai fait de mes vacances, pour l'instant. Cette semaine, je mange au resto avec une amie et je passe une journée à Paris. Le motif principal étant que j'ai oublié mes clés dans un musée où je suis allée le weekend dernier. Quand on n'a pas de tête, il faut avoir une carte "senior" ! Ma prochaine note sera peut-être sur mes aventures parisiennes.

* Jean-Paul Sartre

mardi, 20 août 2019

A propos de Frédérique Bonnal / "Je suis curieuse des gens. C'est l'essence même de mon jeu d'actrice..."*

Il y a bien longtemps, après avoir eu mon concours, j'ai pu suivre une formation professionnelle dans ce qu'on appelait à l'époque le CPR. En plus de nos heures de pratique, 9 heures devant les élèves, nous avions une journée de formation théorique par semaine. Nous avons eu droit en plus à deux stages de 5 jours me semble-t-il dans deux spécialités que nous pouvions choisir. J'avais opté pour informatique et théâtre.

Le premier stage m'a vue essayer de comprendre ce qu'était un ordinateur et ce qu'on pouvait bien en faire dans notre métier. C'était assez complexe pour deux raisons. La première, c'est que nous travaillions sur des TO5 ou autre dinosaure et on ne nous enseignait que de la programmation, largement trop dur pour moi, et largement inutile comme la suite me l'a prouvé. La deuxième cause de difficulté pour moi était de jouer le moindre rôle dans cette formation, vu qu'on nous avait imposé des binômes et que le mien, prof de physique, pensait tout savoir et ne me laissait rien faire.

Le deuxième stage fut une réussite complète. Il était animé par une actrice, Frédérique Bonnal, qui nous a permis avec talent, humanité, pédagogie, intelligence, et j'en passe, à nous exprimer clairement, à nous mouvoir devant un public, à trouver notre place dans un groupe, à travailler sur nos émotions intérieures pour savoir les maîtriser à l'extérieur. Je me souviens de ces 5 journées avec un bonheur immense. Frédérique Bonnal nous avait aussi parler de son métier, de cet accent du midi qui lui faisait trouver des rôles, du dernier téléfilm qu'elle avait tourné avec Jacques Dufilho, de Jacques Dufilho, de sa passion pour son métier. 

Plus tard, je l'ai découverte dans le film de Guédiguian Marius et Jeannette, puis dans presque tous les films de Guédiguian. Des rôles plus ou moins importants, mais toujours justes. Et j'étais contente de la recroiser, même si elle ne s'en apercevait pas. 

Récemment j'ai pensé à elle, comme souvent, et me suis dit qu'avec internet, je pourrais peut-être la joindre, sur facebook par exemple. J'aurais aimé lui dire combien elle m'a apporté, alors que je n'étais qu'une jeune prof, assez timide, vite dépassée par les émotions.

Mais je ne pourrai pas. Elle est décédée le 29 juillet 2017. Elle était née en 1953. Je ne me souviens pas d'un hommage à la télé, ni même d'une annonce au 20 heures. Alors, ici, je veux lui rendre hommage. Elle n'a pas forcément fait une grande carrière, brillé dans les magazines ni à la télé, mais elle était une excellente actrice, et une femme généreuse, ouverte, et qui savait partager sa passion. Sur internet, on trouve peu de choses à son sujet, mais les messages laissés sur le site du CNSAD disent combien elle mérite qu'on se souvienne d'elle. http://www.rueduconservatoire.fr/article/6014/deces/frede...

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*"... Ca m'intéresse de savoir ce que ça ferait d'être vous." Meryl Streep

lundi, 04 mars 2019

Le travail, c'est la santé, rien faire, c'est la conserver.*

C’est le mois de mars. Un air de printemps, une lumière différente, oui, on y est. Ça ne me donne malheureusement pas vraiment envie de bosser. Envie ou pas, je croule sous les copies et autres pensums, donc je m’exécute.

De plus notre grand chef, Blanc qu'erre, n’en finit pas de nous agresser, de rendre notre boulot insupportable, ses sous-fifres (qu’il ne doit par ailleurs pas ménager non plus) font leur possible pour faire appliquer sa politique inhumaine.Récemment un collègue m’a fait remarquer que les media ne parlent jamais des suicides dans l’éducation nationale. C’est vrai. La police, Orange, la SNCF… Les entreprises ou corps de métiers ne manquent pas où mourir est moins dur que travailler. Mais l’éducation nationale, on n’en parle pas. Pour tout le monde nous sommes ceux qui bossent 18 heures par semaines et sont toujours en vacances, pourquoi voudrions-nous en finir. Pourtant, autour de moi, je vois des gens qui souffrent, qui sont au bout du bout, et ça me fait peur, car certains ne sont ni vieux comme moi, ni jeunes et sans défenses. Non, ce sont des quarantenaires, qui ont de l’expérience, ont ou avaient encore des projets, et ont une vie privée remplie.

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Je ne suis pas la seule à m’inquiéter de l’état psychologique de mes collègues, peut-être parce qu’en 35 ans de carrière, j’ai dû par deux fois prendre des antidépresseurs pendant 2 ans et demi, et la dernière fois, j’ai vraiment frisé le burn-out, à cause de la réforme des langues vivantes en lycée.

Le mépris, la surcharge des responsabilités, les changements dans les ordres donnés en permanence, le fait de passer pour des cons aux yeux de nos élèves, tout cela m’avait fait craquer. A chaque fois, j’ai pris les comprimés magiques, avant l’effondrement, mais tout le monde ne le fait pas. J’ai trouvé plusieurs blogs à ce sujet, mais peu de documents officiels.

https://mobbingdock.wordpress.com/2016/06/28/suicides-dan...

Plus ancien :

https://blog.francetvinfo.fr/l-instit-humeurs/2011/10/22/...

Il y a même eu des questions au Sénat sur notre suivi médical : https://www.senat.fr/questions/base/2015/qSEQ151018322.html

La réponse dit que « les agents qui le souhaitent peuvent avoir une visite médicale ». En 35 ans, je n’en ai jamais entendu parler. On ne m’a jamais dit que je pouvais voir un médecin. Et l’initiative d’aller voir ce médecin spontanément ressemble tellement à un aveu de faiblesse, que peu de gens en dépression iront. Là où travaille ADMV, il y a un médecin du travail qu’elle voit régulièrement. Si elle n’y va pas spontanément, on la convoque, et si elle fait remarquer une douleur, ou une maladie due à son travail, on demande à ses supérieurs de faire des aménagements, et on veille à ce qu’ils soient faits. Pour tous les employés de l’EN, profs ou non, ceci est de l’ordre de l’imaginaire !

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Je vais donc faire attention à mes collègues, et à moi, et essayer de tenir encore 21 mois.

* info pour les jeunes : Maurice Pon, parolier d'Henri Salvador, chanson sortie en 1965.

lundi, 08 octobre 2018

POST POST-RENTREE

La rentrée s'est faite et j'attends déjà les vacances. Cinq paquets de copies attendent dans mon cartable. Mon cartable est un sac à dos cette année, car j'ai pris de bonnes résolutions. Je vais aller le plus souvent possible au lycée en tram, ce qui implique 15 minutes de marche à pied. Un aller-retour me fait donc marcher 30 minutes, ce qui est le minimum recommandé. Mais les bonnes résolutions se heurtent à des impondérables, comme les réunions, les rendez-vous médicaux, qui m'obligent à des déplacements rapides en journée, et aussi aux conséquences d'autres bonnes résolutions : ne pas me faire "bouffer" par mon boulot, me laisser du temps pour d'autres activités. Je me suis donc inscrite à mon cours de peinture, mais aussi au yoga et je vais à la piscine une fois par semaine. Mais les horaires font, que à pied, en tram, en bus, je ne verrais plus ma maison du tout, je n'aurais plus un seul moment de pause. Impossible. J'ai besoin de souffler, de ne rien faire parfois, et même de dormir. Alors, je reprends la voiture.

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Bref, je ne suis pas totalement satisfaite de mon début d'année. Elève Ed, peut mieux faire !

Mais j'ai des projets sympas et je vois des choses sympas, rencontre des gens sympas, et ça, ça fait une belle rentrée. Nos deux assistantes, une des USA, l'autre d'Afrique du Sud, ont l'air très chouettes. On se fait un apéro d'équipe pour les accueillir la semaine prochaine. Je vais bientôt écouter Stacey Kent et Michel Jonasz en concerts, un bonheur. Je vois des expos et vais en voir d'autres. J'ai gagné des entrées gratuites pour l'exposition Zao Wu Ki au Musée d'Art Moderne à Paris. Je vais aller faire du cocooning en Alsace bientôt et passer trois jours à Londres. Hier, j'ai passé deux heures hors du temps à dessiner au musée. Et à  midi, deux copines retraitées sont venues manger un curry à la maison. Bavardages, ravissement des papilles, auto-satisfaction, et soleil en prime.

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Ma vie n'est donc pas que du stress. Bien au contraire. 

dimanche, 19 août 2018

la science peut mener à la découverte de l'énergie atomique mais elle ne peut pas nous préserver d'une catastrophe nucléaire.*

Il y a quelques temps j'ai eu l'occasion d'entendre sur France Inter une émission où quelqu'un qui semblait vraiment savoir de quoi il parlait nous a expliqué que tout ce qu'on avait raconté sur le nucléaire au moment où on le mettait en place en France était faux, à savoir : ce n'est pas pas cher, ce n'est pas propre, et cela n'est pas sans danger.

https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/f...

Non seulement il y a les mêmes risques qu'à Fukushima, car nos réacteurs sont du même type, mais en plus les déchets que l'on va dorénavant enterrer à Bure, ne se détruiront jamais, et même finiront par contaminer tout le monde, on en est sûr. Et pourtant, hier, j'ai lu que "le gentil Xavier Bertrand", mouillé dans le scandale du médiator il y a quelques années, eh bien, il a sans vergogne affirmé : "Foutez-moi la paix avec les Éoliennes: "Ça coûte les yeux de la tête, ça ne crée pas d'emploi et ça détruit nos paysages." 

Alors s'il préfère, comme dans la Drôme d'où je viens, agrémenter les paysages de son département avec des centrales nucléaires, je voudrais lui dire ici (mais lira-t-il les propos d'Ed le Cheval qui parle ???) que je préférerais cent fois voir mon paysage envahi par des éoliennes que d'être polluée par le nucléaire en plus des glyphosates dont trois départements de ma région sont dans le peloton de tête des utilisateurs.

Je trouve criminel, voire assassin de tenir ce genre de propos. 

Voilà, c'était mon coup de colère. J'essaye tous les jours à mon niveau de polluer moins, de manger bio, et tous ces enfoirés nous rappellent tous les jours que l'on est impuissant. Quelle chance j'ai de n'avoir ni enfants, ni petits-enfants. Au moins je ne m'angoisse pas au sujet de leur avenir. Ce mec en a trois, des enfants, et apparemment, il s'en fout.

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*Vaclav Havel

dimanche, 05 août 2018

Soleil, soleil, soleil

Je suis allée prendre ma dose annuelle minimum d'Angleterre. Cette fois nous ne nous sommes pas beaucoup éloignées de la côte, et à vrai dire, je n'ai pas regretté, car rouler sous cette chaleur aurait été une souffrance. Nous étions donc pendant une semaine un petit peu citoyennes du Kent, dans un petit cottage, très petit, mais cosy, avec au pied de notre lit une vue magnifique sur la campagne environnante, et le coucher de soleil. J'avais vu, sans trop espérer m'en servir, que cette location disposait d'une piscine. Eh bien presque tous les jours j'ai nagé et c'était un vrai bonheur après des journées que nous avons voulu malgré tout actives. Nous avons visité des châteaux, les jardins de ces châteaux, des églises, les vieux cimetières près de ces églises. Nous sommes allées au bord de la mer, observé les oiseaux, suivi quelques footpaths, fait du shopping, découvert des petits salons de thé adorables, un resto indien divin et quelques pubs où nous nous sommes vraiment senties ailleurs et chez nous. Parler anglais m'a fait du bien. Manger anglais. Boire anglais2018-08-01 10.20.14.jpg. Respirer anglais. C'est ma drogue.                  2018-07-30 15.50.04.jpg

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