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jeudi, 22 octobre 2015

“Le temps marche ainsi. Ce n’est pas seulement une fuite vers l’avant. C’est à la fois un retour en arrière et une fuite vers l’avant. ”*

Je vous regarde, de temps en temps. Mais je m'occupe aussi. J'ai fini plusieurs tas, mangé avec ma tante, téléphoné à d'autres (tantes) et regardé ma série signée Klapisch, 10 %. J'aime bien, je ris, je trouve le milieu bien décrit, avec ce qu'il faut d'exagération et d'humour. Demain je fais un petit tour par la campagne pour aller faire réparer mon mobile qui a subi un choc lors d'un coup de vent violent fin août. Vendredi je vais chercher ADMV avec un tas de trucs qu'elle ne peut pas rapporter en train. Samedi, repos, valises, et Dimanche, vacances ! on part se ressourcer dans un hôtel spa, où il pourra faire le temps pourri qu'il veut autour, on s'en fout. J'emmène un bouquin, pas de copies, et je vais DORMIR. Là, je peux pas beaucoup, demain matin, encore un paquet ! (on n'oubliera pas d'enregistrer les épisodes de mercredi prochain.)

Et comme tous les ans je suis à peu près dans le même état à la même date, et que ça recommencera l'an prochain, on peut dire que ma note, c'est un peu Retour Vers Le Futur.

* Cedric Klapisch

dimanche, 21 septembre 2014

Si ce n'est le ciné, y a rien à faire aujourd'hui !

Il y a quelques jours j'ai reçu une superbe carte ! 

 

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Elle est arrivée droit de Normandie, où, n'en déplaise à Zapette, ils ont plus de goût et d'humour pour les cartes postales qu'en Vendée!

L'automne est arrivé ce matin, sans prévenir. Du coup, je vais au ciné tout à l'heure, voir Pride, un film anglais qui parle des mineurs grévistes du temps de l'horrible Thatcher, et des gays et lesbiennes qui les ont aidés, montrant apparemment que la solidarité peut faire décroître les préjugés. 

Je vous dirai ce que j'en ai pensé, mais on a déjà décidé d'emmener tous nos élèves de terminale voir ce film. Déjà dans l'équipe, pour la première fois, il y a eu quelques hésitations, des avis "mitigés"... Vu qu'aucune classe n'aura cours, ce sont tous les profs qui ont les terms ce jour là qui accompagneront. J'imagine déjà toutes les conneries que je vais entendre. Je me blinde.

 

 

 

vendredi, 07 décembre 2012

LES FILMS DONT PASCALE NE PARLE PAS (2)

Vous avez dû vous demander si j'étais devenue invisible. Eh non ! Juste submergée par le boulot, copies, conseils de classe, et la folie d'aller passer tout mon samedi à Paris. Du coup encore plus de boulot en semaine. Mais je ne regrette pas. Les Invisibles, * je les ai vus, au cinéma. C'est un docu honnête où s'expriment 9 homosexuel(les). A mon goût il y a eu quelques longueurs et un peu trop de chèvres et de panoramas pastoraux pseudo-lyriques . Les moments de témoignages sont en revanche très vrais, sans pathos, et du coup c'est un bon film. A part quelques images d'archives, ce n'est pas un documentaire généralisant sur la condition homosexuelle. Disons que ce sont neuf portraits filmés avec respect, ce qui n'est pas si courant. Je n'ai pas appris grand chose de nouveau. J'ai plusieurs amis qui ont passé la soixantaine et qui m'ont déja bien raconté leur jeunesse, leurs amours dans les années 50/60. Mais si certains croient encore qu'ils ne connaissent pas d'homos dans leur entourage, qu'ils aillent voir le film, et ces gens ressembleront forcément à quelqu'un de proche, qu'ils voient sans voir. Dans ce film ce sont d'ailleurs en majorité des gens qui ont été visibles et en ont subi les conséquences. Mais l'invisibilité n'a pas disparu avec les années 70, ni 80, ni depuis. Je l'ai connue dans ma famille même si depuis la mort de mes parents, j'ai réussi à faire mon coming-out. Je l'ai même connue au début parmi mes amis à qui je ne savais pas comment annoncer que leur amie hétéro vivait à présent avec une femme. Enfin, au boulot, mon invisibilité n'a pas besoin de cape. Quelques personnes sont au courant, mais la plupart n'imaginent même pas que je puisse être lesbienne. J'ai parlé de la manif de dimanche prochain à table, personne ne savait de quelle manif il s'agissait. Nous étions quand même 12 à table ! J'avoue, je me censure moi-même. Et devant mes élèves aussi. Tant de profs pourtant mentionnent sans penser à mal leur conjoint ou leurs enfants à une occasion ou une autre. Bien que cela ne choque personne, ne provoque aucune réaction, ils "s'affichent" donc hétéros ! Terme employé par une collègue (qui se croit pourtant ouverte d'esprit) pour parler de deux filles qui s'embrassaient sur un banc du lycée il y a environ 3 ans. A ce propos, je suis tombée par hasard sur mon premier couple de filles en train de s'embrasser au coin d'un couloir et je ne pense pas qu'elles soient beaucoup plus visibles que moi, vu comme elles sont parties rapidement et sans me regarder surtout  dès qu'elles ont entendu mon pas. Enfin, d'ici qu'elles l'assument, elles, elles pourront peut-être se marier et adopter sans faire croire qu'elles sont célibataires. Je leur souhaite, mais l'ambiance politique du moment me fait même douter de ça.

*Bien qu'il semble y avoir une erreur dans le sous-titre (tous ces acteurs n'apparaissent pas dans le film) c'est un article assez juste.

C'est aussi un beau film sur le féminisme.

Edit, samedi 8 décembre 2012.

A réécouter sur France Culture, une émission où participent le metteur en scène et une de ses personnages, celle, justement, qui est sur la photo au-dessus ! Ecoutez vite, car cela ne restera sans doute pas longtemps sur le net :

http://www.franceculture.fr/emission-l-invite-des-matins-...

mardi, 27 novembre 2012

LES FILMS DONT PASCALE NE PARLE PAS

Mon Frère se Marie, un film suisse qui mériterait d'être belge. Mais non, je ne vais pas encore vous citer Coluche... Dans le rôle de la mère, Aurore Clément, une de mes actrices fétiches depuis que j'ai découvert le Cinéma de Chantal Akerman en 1990. Dans le rôle du père, Jean-Luc Bideau, idéal dans la peau de ce père vieillissant comme il peut. Il y a un film dans le film. Le fils fait une vidéo pour que les différents personnages racontent comme ils ont vécu les évènements que nous raconte le film dont nous regardons le DVD. C'est presque en temps réel, en ton réel. C'est parfois tragique, comme peuvent l'être certaines implosions familiales et pourtant il y a de l'humour, subtil, distillé, au douzième degré, du coup. Il y a un fils adoptif, une mère biologique, une fille et une mère caractérielles, et ça vous donne un samedi soir différent et bien agréable.

mardi, 19 juin 2012

Je me surmène de paresse.*

Déjà deux jours de surveillance ! Hier, philo, où j'ai vu un ancien élève, qui a passé 5 ans dans notre lycée, sans jamais fournir le moindre effort, choisir le sujet sur le travail.

Un peu comme si Gaston Lagaffe avait sorti un dossier sur le moyen de remotiver les employés de chez Spirou au travail...

Aujourd'hui une promo d'élèves de 1ères qui pourront se targuer d'être les seuls élèves de S à avoir passé l'HG en épreuves anticipées, puisqu'une des premières décisions de Peillon (il l'a annoncé) sera de remettre l'enseignement de l'histoire et de la géographie en terminale S.

Après l'effort, le réconfort. Hier, je suis allée au cinéma, grâce à Pascale. J'ai vu Sur la Route. (Merci, même si je ne vais pas qu'en dire du bien, j'ai été contente de le voir !) J'avais lu le livre en fac, et l'avais trouvé un peu chiant. Eh bien, comme le disent les critiques, le film est très fidèle au livre. Néanmoins, et malgré la fatigue (au début je tombais carrément de sommeil, et un des personnages n'arrêtait pas de chantonner et ça me tapait sur le système) j'ai tenu jusqu'au bout, et ça devient plutôt plus intéressant pendant la dernière heure (ça dure deux heures vingt !). L'avantage par rapport au livre, c'est qu'il y a des vues des USA magnifiques, et différentes de ce qu'on voit d'habitude, l'Amérique profonde parfois. Ce film a pour moi un peu valeur de documentaire. Où en étaient les USA quand les jeunes ici reconstruisaient leur société après la guerre...Mais les personnages, égoïstes, que ce soit dans leur soif de jouissance sans jamais se responsabiliser vis-à-vis d'eux-mêmes ou des autres, ou du "héros" qui semble jouer les voyeurs, ne jamais s'impliquer, mais n'oublie jamais de prendre des notes, et d'ailleurs finira par écrire un livre qui parle de celui à qui il a tourné le dos alors qu'il était dans la panade complète et que lui-même semblait avoir atteint une certaine opulence. Finalement, je ne l'avais peut-être pas fini, ce livre, à la fac...

Ce soir, pas de cinéma, mais une coupe de champagne en terrasse avec des amies, juste avant que la pluie ne s'abatte sur Maville.

Comme dirait l'autre, jusqu'ici, donc, tout va bien. Il me reste deux surveillances, puis.... Vacances !!! Je suis privilégiée, ne le dîtes pas trop à mes collègues.

* Jules Renard

jeudi, 10 mai 2012

La bande dessinée, c'est comme le cinéma, même si c'est un cinéma de pauvres. *

Activités culturelles de la semaine :

Au cinéma, j'ai vu Barbara, et j'ai aimé. Je ne raconterai rien de ce film, car le peu que j'avais déjà entendu sur France Inter, et lu sur AlloCiné m'a déjà fait perdre quelques effets de surprise. Pour ceux qui ont adoré Avengers, je ne conseille pas ce film. Des jeunes qui sortaient nous ont dit qu'ils avaient trouvé ça "long" ! Comment ont-ils pu ? Lent, oui, mais long, non. En temps réel ou presque. C'est tout. Un film où le cerveau du spectateur doit rester actif, où on n'explique pas tout. Ca se passe en RDA en 1980, ça je peux le dire, c'est écrit à la première image du film. Ensuite, je ne peux de toutes façons pas vous dévoiler le tout début des dialogues car des c*x!ds qui sont arrivés en retard, ont mis des plombes à s'asseoir et m'ont fait rater les sous-titres. Si vous allez le voir, je suis preneuse des trois premières répliques du script, d'accord !

Aujourd'hui, entre mes cours et mes devoirs à la maison, lecture de BD sur chaise longue sur ma terrasse. Je ne peux même pas me réjouir autant que l'anglais de la blague.

Un Homme est Mort, de Davodeau.

"Un anglais dit : "cette année on a eu de la chance, l'été, c'est tombé un dimanche."

Nous, on n'a pas eu cette chance, l'été c'est tombé un jeudi, et je bossais...

* Hugo Pratt

 

vendredi, 27 avril 2012

Plus une société a besoin de services, plus elle est imparfaite, précaire et exposée à périr.*

Fi du temps de chiotte qu'on nous impose depuis un mois, me suis-je dit, saperlipopette, je suis en vacances, alors agissons comme en vacances ! Et avec deux potes nous sommes allés au ciné, puis au resto ! La fête.

Je suis donc allée voir Louise Wimmer. Enfin ! Dans Maville il faut être patient, savoir attendre les bijoux cinématographiques. L'essentiel est de les voir sur grand écran, peu importe la date. Cela permet aussi d'avoir oublié tout ce qui s'est dit sur le film en question, et la surprise et la découverte en sont encore plus fortes. Une actrice que je connaissais comique (dans Fais pas ci, fais pas ça par exemple) mais qui ici nous offre autant de gravité, de courage que de dignité, habite (premier mot qui m'est venu à l'esprit et convient parfaitement ici...) et fait vivre cette oeuvre. Ce film est de ceux qui un jour montreront la société à un moment donné. On dira," c'était comme ça au tournant du siècle." Le personnage est émouvant sans jamais tomber dans un pathos insupportable. Cette femme nous montre ce que veut dire l'expression "sur le fil". Le fil du funambule, d'où l'on peut tomber malgré tous les efforts pour garder la tête droite, sans aide extérieure. Ou le fil du rasoir qui peut nous détruire brutalement, casser en deux définitivement. Tout le long de ce film ma chance d'avoir un toit, un salaire assuré, un amour dans ma vie, m'est revenue dans la figure. Mais sans me culpabiliser. Voilà, ce que j'ai aimé. Ce film n'est pas moralisateur. Il montre à quel point notre sort dépend de peu de chose. D'une relation réussie ou rompue, du mauvais employé sur lequel on tombe aux services sociaux, d'un réveil raté, etc.

Ensuite nous sommes allés manger chinois. Un lieu sympa et simple où pour 17.90 € on mange à volonté. Pas si cher que ça, mais après Louise Wimmer, quel luxe !

Et maintenant, je vais aller lire la note de Pascale sur Louise. Je ne lis jamais ses notes avant de voir les films.

*Guy-René Plour

(A propos de cet auteur [que je n'ai pas inventé !], quelqu'un pourrait-il me dire qui il est ? On trouve de nombreuses citations de lui sur le net, mais aucun site nous parlant de lui.)

lundi, 26 septembre 2011

Je ne veux parler que de cinéma, pourquoi parler d'autre chose ? Avec le cinéma on parle de tout, on arrive à tout.*

Envie de causer de ciné. La semaine dernière on est allé voir La Fée, et on a adoré ! Une merveille qui nous a fait rire, (du non-stop pendant les vingt premières minutes), et qui nous a donné envie de dire merde à tous les gens qui nous empêchent de vivre. Et je trouve ça sain. Les acteurs qui jouent dans La Fée et qui sont aussi les scénaristes, et sûrement plein d'autres trucs dans ce film, sont des clowns qui se sont mis au cinéma. Ils sont merveilleusement polyvalents : drôles, danseurs, poètes, acteurs, acrobates, déjantés congénitaux.

Vendredi on a vu un film un tout petit peu plus ancien qu'ADMV a acheté rien que pour me faire plaisir, parce que j'adore Annie Girardot, et puis, j'adore aussi Audiard. Pascale a déjà deviné.... Elle boit pas, elle fume pas, elle drague pas, mais elle cause.

Un chef-d'oeuvre et je pèse mes mots. En plus il fait partie des films d'une époque où pour ne pas laisser le spectateur espérer vainement d'autres images ou se demander si les personnages vivaient d'autres aventures après la dernière photo, on écrivait en blanc sur fond noir, ou sur la dernière image qui faisait rêver, le mot "FIN". Ou bien, "Teu hande" ! Vous ne pouvez pas imaginer le sentiment de nostalgie que provoque cette vision à la fin d'un film !

Du coup, j'ai une question (mais y'a rien à gagner) : Sauriez-vous quel est le dernier film qui s'est terminé par le mot "FIN" ? Le vraiment dernier des derniers, hein !

*Jean-Luc Godard

mercredi, 27 avril 2011

Comme une mère, une ville natale ne se remplace pas.*

Quand on part en vacances, on rapporte des souvenirs un peu à tout le monde. Le premier, c'est évidemment pour Pascale, qui, elle, n'est pas en vacances, loin s'en faut !

Un jeu, donc. Qui est-ce ? Où l'ai-je pris en photo ?

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GAGNE PAR PASCALE DU PREMIER COUP, ET LA PREUVE :

vive la vie,blog de femme,femme,femmes,cinéma,devinette,mystère,statue

*Albert Memmi

mardi, 15 février 2011

STARS

En traînant sur fessebouc, et en repensant que certaines trouvent ça nul, j'ai quand même trouvé ça !

vive la vie,blog de femme,femmes,cinéma,festival d'anonnay,bloggeuse

Si le coeur vous en dit, allez y traîner aussi, cliquez sur le lien sous la photo. Il y a d'autres photos du festival d'Anonnay, plein d'infos sur le mur, peut-être que ça vous donnera envie de tenter votre chance pour faire partie du jury l'an prochain, surtout si vous n'êtes pas prof, car c'est toujours hors vacances scolaires.

Et si vous voulez en savoir encore plus, raconté par la cinéphile la plus enthousiaste de la blogo, cliquez ci-dessous :

lundi, 03 janvier 2011

HOMMAGE A UN DE MES ACTEURS PREFERES

Pete Postlewaite

On m'avait rarement autant émue que lui dans Les Virtuoses (Brassed Off) en 1993. Je pleurais tant que je riais en versant des larmes. Je crois que j'ai pleuré non-stop de la première répétition à la fin du film. Et aujourd'hui, il réussit à m'émouvoir de nouveau...

mardi, 14 décembre 2010

CINEMA DU LUNDI

Hier, c'était Le Nom des Gens. C'est génial ce film. Je n'ai qu'une envie, le revoir. J'ai ri beaucoup, pleuré aussi mais faut pas le dire, et c'était tellement super comme film que j'en ai oublié que je déteste l'actrice principale. Là, le rôle lui allait comme un gant. Et pour niquer un film pareil, y'aurait vraiment fallu se forcer. Vous connaissez sûrement l'intrigue principale, mais même si ça vous parait idiot comme idée de départ, foncez. C'est fin, clairvoyant, et ça vous rappellera forcément quelque chose.

Ah, et puis la pièce des élèves cet après-midi, c'était fun, et un grand succès, comme chaque année. Si j'arrive à avoir récupéré tous les chèques pour un autre spectacle de la part de mes élèves de seconde, à rendre mon compte-rendu de la réunion parents-profs à ma sous-chef, à corriger les deux paquets de copies qui me restent demain après-midi et jeudi matin, alors, je serai une prof heureuse et méritant d'être en vacances samedi.

samedi, 02 octobre 2010

MARTY

J’aime acheter des DVD de vieux films et j’en trouve à des prix imbattables dans un petit magasin près de Beaubourg, et l’autre fois, même dans mon supermarché « Croisée des Chemins » pour 4 euros ! J’ai lu "Palme d’Or", "4 oscars dont celui du meilleur film", "1955". Je n’ai pas hésité.

Mais après avoir visionné le fameux film je me suis demandé ce qu’ils avaient bien pu consommer dans les jurys de festivals cette année là.

Le pitch : Un boucher de 34 ans (qui en fait 45) est célibataire et vit encore chez sa mère. Il est d’origine italienne (je dirais bien sicilienne pour avoir longtemps baigné dans une famille sicilienne) et toutes les mammas du quartier, dont la sienne, le tannent pour qu’il se marie, lui disant même qu’il devrait avoir honte d’être encore célibataire. Il est moche, coincé, mais réussit quand même à dire à sa mère que jusqu’ici les femmes ne l’ont fait que souffrir et qu’il restera célibataire (les mecs coincés se confient souvent à leur mère sur ce sujet bien sûr...). Un jour il rencontre une jeune femme de 29 ans, que tout le monde traite de cageot (sauf lui) alors qu’elle est cent fois plus belle que lui, et bien que sa mère, qui d’un seul coup devient aussi sotte et égoïste que sa sœur « vieille dame de 56 ans » (sic !!!!) lui demande de ne plus la voir, et que ses amis mâles aussi machos que moches et stupides n’arrêtent pas de lui dire qu’elle est laide, un jour, comme ça, « retournement de situation extraordinaire » (c’est écrit comme ça sur la pochette) il réussit à aller jusqu’à une cabine et téléphoner à la jeune femme. Quel courage ! Quelle surprise !

Tout le film est lent, et lourd d’explications pour des spectateurs dont on avait sûrement peur que la subtilité leur échappe. Les dialogues sont sans doute ce qui a inspiré Godard, car la scène où le héros séduit la jeune femme en lui décrivant comment... il découpe les escalopes (!!!) sur un ton monocorde est sensationnelle.

Ne me dites pas que je n’aime pas les vieux films, car je ne me lasse pas de « La Vie est Belle » de Capra, de "Harvey" ou  du « Silence et des Ombres », et même de vieux mélos américains, mais là, j’ai eu du mal à croire que ce film avait pu être primé.

J’aimerais que vous vous rendiez compte par vous-même et comme il y a longtemps que je ne vous ai pas fait jouer, allons-y !

Si personne ne gagne, je montre ce film à mes élèves pour leur montrer qu'il y a tout juste 55 ans une femme de 29 ans n'osait pas aller boire un verre parce qu'elle avait dit à son père qu'elle rentrait à minuit.

Comme a judicieusement fait remarquer ADMV, aujourd'hui, à 14 ans, elles disent "va chier" à leur père... Mais sur la pochette, c'était aussi écrit "classique intemporel"...

 (http://fr.wiktionary.org/wiki/intemporel)

Pour passer vous aussi une soirée inoubliable et intemporelle, poster ci-dessous le titre du film dont est extraite cette photo :

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Pour une fois Pascale est du côté des joueurs, et c'est trois fois plus facile que chez elle !

vendredi, 30 juillet 2010

PENSEE POUR MES BLOGGERS N°3

J'ai vu "Le premier qui l'a dit", titre idiot, quelqu'un peut-il me dire ce que signifie le titre italien ? "Mine Vaganti". C'est le titre original, et le traducteur de chez gougueule me dit que cela veut dire "mines dérivantes", ce qui serait bien plus drôle, vu le surnom de la grand-mère, "la bombe à retardement". Quelqu'un peut-il me confirmer la traduction ?

J'y suis allée par hasard, ne connaissant absolument pas le sujet du film. Et d'ailleurs, je devrais dire "les sujets" du film. C'est son gros défaut. Trop d'intrigues tuent l'intrigue, et là où il y avait une idée originale sur le "coming out", on a rajouté l'histoire d'une grand-mère avec flash-backs lourdingues, et une fille hétéro follement amoureuse d'un homo qui lui dit pourtant tout de suite ce qu'il ressent. Bref, même si certains moments m'ont fait rire (j'ai connu moi-même les affres du coming-out à une époque pas si lointaine où la France était dans l'obscurantisme le plus total, c'est à dire les années 80), mais j'ai trouvé malgré tout, l'ensemble grandiloquent et chargé.

Heureusement, il y a les pâtes, et les rital/e/s. Quelle que soit leur importance dans l'histoire ils sont beaux, enfin sauf les parents (obtus) et les domestiques (faut pas pousser non plus), et donc j'ai passé de bons moments, même si le tout était cousu de fil blanc.

A part le cinéma, j'ai beaucoup marché, comme prévu, mais je vous raconterai ça dans de prochaines notes. J'ai vu un beau musée aussi. 

mercredi, 28 juillet 2010

PENSEE POUR MES BLOGGERS N°2

Si ce n'était la pollution, l'odeur de pisse un peu partout, et les travaux pour le tramway qui rendent faux mon tout nouveau plan de bus, Paris serait une ville parfaite. Je m'y fais une semaine familiale, ce qui n'est pas coutume. Cousins, cousines... Et je sens que cela va aussi être une semaine "remise en forme". Cinq étages sans ascenseur que je vais grimper à une moyenne de trois fois par jour. Des gens qui habitent exprès là où il n'y a ni bus, ni métro et où ça monte et tourne à souhait, et une balade prévue demain que mon guide "le piéton de Paris" qualifie lui-même de "harrassante" ! Mais je fais des pauses cinéma. Hier j'ai vu CopaCabana avec Isabelle Huppert et sa fille entre lesquelles je n'arrive toujours pas à voir la moindre ressemblance, mais comme ça colle avec le thème du film... J'ai beaucoup aimé, l'humour un peu grinçant, que je devais être la seule à sentir, car personne d'autre ne riait, puis vers la fin plus évident, car la salle riait, et enfin un dénouement qui n'a sans doute fait pleurer que moi. Je n'ai pas vu les autres sortir leurs kleenex, mais moi, les histoires de mère et de fille, ça a le don de me faire pleurer, surtout si c'est pas triste. Je vous dirai ce que j'ai vu aujourd'hui. J'y vais tout à l'heure vers 11 heures. Ca va, vous ? 

 A la réflexion, le nez peut-être...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

mercredi, 07 juillet 2010

LA MAGIE A FONCTIONNE

Cet après-midi, je suis allée voir l'Illusionniste. Grâce à Pascale, j'avais deux places gratuites. Est-ce la nostalgie qui suivait le pot de fin d'année de mon lycée et tous ces départs en retraites ? Ou bien la compagnie de ma tante tout de même âgée de 75 ans ? Ou tout simplement cette impression que plus je vieillis, plus j'ai conscience de tout ce que notre société a perdu de poésie, de générosité artistique à cause de la télé, puis d'internet, des mp3, i-phone, pad, et autres. A cause de la consommation à laquelle j'ai participé, comme tout le monde ?

Bref, j'ai aimé ce film. Ses personnages dessinés qui ressemblaient effectivement à des acteurs mis en scène par Tati. L'histoire simple, calme, nécessaire par cette canicule. Edinburgh si bien dessinée que l'on s'y croirait. J'ai très envie que le DVD sorte, pour pouvoir me faire des arrêts sur images, me repasser mes moments préférés. Tous ces trains auxquels je ne peux jamais résister, et ces paysages écossais, qui m'ont fait penser à mes prochaines vacances.

Demain, je pars vers la ville où je vais essayer de rattraper les candidats qui me confieront leur sort, et comme je risque fort de ne pas voir grand monde, les images flotteront dans un coin de ma tête.

http://www.lillusionniste-lefilm.com/#/home

lundi, 07 juin 2010

LES JEUX CA ANIME !

Il y a déjà quelques temps Pascale avait proposé qu'on fasse une note où l'on donnerait ses dix films d'animation préférés, en expliquant pourquoi chacun d'entre eux était sélectionné. J'avais fait une liste, et puis je l'ai perdue ! Je viens d'en refaire une, mais c'est extrêmement difficile. Je suis tellement fan de cinéma d'animation, qu'il pourrait y en avoir 20 ou cent.

Je vous offre quand même mon top ten, mais à vous de deviner les titres. Dépêchez-vous si Pascale arrive, elle va rafler la mise encore une fois ! Je ne sais pas encore ce qu'il y a à gagner, mais une surprise, promis.

Quand tout sera trouvé, j'expliquerai pourquoi je les ai choisis, ces films.

Une seule réponse à chaque fois. Vous n'avez le droit de rejouer que quand j'ai validé ou invalidé votre réponse ! La personne qui aura le plus de points à la fin gagnera une surprise.

Mercredi, jour des enfants, alors je fais preuve d'une grande indulgence et vous offre des indices !

Il reste la question 1 et la question 4

Si Max et Pascale trouvent chacun un film, je vais devoir trouver deux cadeaux !

Samedi matin : un indice de plus, et là vous n'avez plus d'excuse !!!!

GRANDE GAGNANTE : PASCALE

AVEC 4 BONNES REPONSES !!!

- 1 -

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L'Age de Glace, de Chris Wedge, 2002
Trouvé par Virgibri... Enfin!
 

 
- 2 -
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2belleetlabete1.jpg
La Belle et la Bête des Studios Disney, 1991
Trouvé par Max.
- 3 -
numéro trois.jpg numéro3indice.jpg
3Bonhomme de neige1.jpg
Le Bonhomme de Neige de Dianne Jackson, 1982, d'après une BD superbe de Raymond Briggs.
Trouvé par Max qui a maintenant 3 points !
 
- 4 -
numéro quatre.jpg numéro4indice.jpg numéro4indice2.jpg  
numéro4indice3.jpg
4dragons1.jpg
Dragons de Sanders, Deblois et Deblois en mars 2010
Trouvé par Pascale, qui a pourtant laissé sa chance à Max, mais il v'nait plus...
- 5 -
numérocinq.jpg
5Persepolis.jpg
Persepolis de Marjane Satrapi, 2007.
Encore trouvé par Max ! Il le veut son cadeau...
- 6 -
numéro six.jpg
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Pinocchio, des studios Disney, 1940 (je l'ai pas vu à sa sortie !)
trouvé par Pascale qu'est trop forte !
- 7 - 
numéro sept.jpg
7Roger-Rabbit1.jpg
Qui Veut La Peau de Roger Rabbit, Robert Zemeckis, 1988
trouvé (si on veut !) par Sploutch...
- 8 -
numéro huit.jpg numéro8indice.jpg
8toystory1.1.jpg
Toy Story, des Studios Pixar, 1995
trouvé par Emy, qui rêve d'avoir les mêmes cheveux que la petite soeur de Sid.
 
- 9 -
numéro neuf.jpg numéro9indice.jpg
9Triplettes de belleville1.jpg
Les Triplettes de Belleville de Sylvain Chomet, 2003
Trouvé par Pascale qui a elle aussi 3 points !
 
- 10 -
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Valse avec Bachir, Ari Folman, 2008
trouvé par Pascale, qui connait tout le film par coeur !
 
 

mercredi, 13 janvier 2010

LE ROMANTISME N'EST PAS MON DADA, MAIS C'EST BEAU.

Hier soir, j'ai fait ce que je n'avais pas fait depuis longtemps. Je suis allée à la deuxième séance dans mon cinéma d'art et d'essai. J'ai eu beau prévoir qu'ils arrêteraient le chauffage dix minutes après le début de mon film, et avoir mis un pull épais, mon manteau d'hiver sur moi et avoir apporté en plus un grand châle en polaire, je me suis gelée tout le long des deux heures. Heureusement, le film était beau. L'anglais que j'ai entendu, l'accent, les mots, un régal. Une caméra forcément experte puisque c'est Jane Campion qui la porte. Pendant deux heures, donc, je me suis replongée dans un univers que je délaisse la plupart du temps depuis la fac : le romantisme anglais. Cependant comme à chaque fois que je suis sortie d'un livre ou d'un film parlant de cette époque là, la pensée prédominante a été : heureusement que je suis née au XXème siècle ! Et surtout dans sa deuxième moitié. Car quand même, cette passion vécue avec un mur entre deux, ce jeune homme à qui l'on n'a pas dit que partir à Londres sans manteau en plein hiver c'était une folie, et qui comme tous les amoureux fous romantiques finit atteint de tuberculose. C'est à vous dégoûter de vivre une passion ! Les tenues féminines non plus n'auraient pas été ma tasse de thé, si je puis m'exprimer ainsi... Ce film raconte donc la vie de Keats. Et pour avoir relu sa bio, cela semble assez fidèle. Donc si vous aimez l'Angleterre, le XIXème siècle, où les gens n'avaient le droit de s'aimer que s'ils étaient riches, les femmes que de briller en couture, alors allez voir Bright Star, et vous ne serez pas déçus.

jeudi, 12 novembre 2009

MON EXERCICE CINEMATOGRAPHIQUE

Je vous préviens, cette note va être longue, et peut-être chiante. Parler de cinéma, ce n'est pas ma spécialité, mais Pascale m'a "taggée". Et comme je suis un cheval obéissant...

Le film que mes parents m'ont empêchée de voir :

Aucun, sauf ceux interdits aux moins de 18 ans, quand je n'avais pas 18 ans, ou de 16 quand je n'avais pas 16 ans. Il y en a de moins en moins. Vous vous rendez compte, Vol au-dessus d'un nid de coucous était interdit aux moins de 16 ans. On m'a demandé ma carte d'identité. Plus tard, c'est d'ailleurs avec ma maman que je suis allée voir, j'avais 23 ans, "Les Valseuses" sorties en salle (si je puis m'exprimer ainsi) lorsque j'avais seulement 16 ans.

Une scène fétiche qui me hante :

Le gâteau bleu chez les aristocrates chez qui le héros de The Go-Between de Losey a été invité un été. Il regarde, puis déguste ce gâteau en transpirant, car sa maman lui a fait elle-même un costume élégant, mais dans un tissu trop épais. Quand on est pauvre, on n'a qu'un costume pour toutes les saisons.

Vous dirigez un remake, lequel ? :

Aucun. Je n'aime pas les remakes. Tous ceux que j'ai vus m'ont déçue. Je pense à Rollerball par exemple. En général, remake rime avec assassinat. Remake, pour moi, c'est comme reprise par la starac !

Le film que vous avez le plus vu :

Le Dernier Métro. Pour l'ambiance, pour le message, pour Deneuve, pour Truffaut.

Le film que vous êtes la seule à connaître :

Tumultes, de Van Effanterre. A chaque fois que je demande aux gens, ils ne l'ont pas vu. Je ne l'ai pas encore en DVD, mais ça ne saurait tarder. Avec Bleu, c'est le plus beau film que j'ai vu sur le deuil.

Qui ou qu'est-ce qui vous fait rire ? :

Le dessin animé d'ouverture et la rupture avec le début du film dans Who Framed Roger Rabbit ?, Bernard Blier dans tous les films comiques dans lesquels il a joué.

Votre vie devient un biopic... :

Qu'est-ce que c'est encore que ce truc ? Je file sur google, mais j'ai bien peur, rien que pour le nom, que ce soit un truc de naze.

J'avais raison. Pouvez pas parler français comme tout le monde. D'ailleurs ce genre de film, c'est tellement nul que c'est sans doute pour ça qu'on lui a pas donné de nom. Les biographies, je les préfère en documentaires. Le seul biomachin que j'ai regardé, c'est celui sur Sagan. Heureusement, je l'ai vu à la télé. Pour moi, ce n'est pas une œuvre cinématographique. Et par ailleurs je ne suis pas sûre que tout ce qu'on m'a raconté là-dedans soit vrai. Donc, problème. C'est bien joué, mais il manque un scénario original. Et forcément, une vie, c'est long, et ça tire en longueur. Mais à chacun ses choix.

Le cinéaste absolu :

Il y en a que j'adore. « Absolu », c'est sans doute trop. Je ne vénère personne. Mais j'aime énormément et quasiment sans exception, Kieslowski, Truffaut, Ozon, Varda et Kurys.

Une citation de dialogue que vous connaissez par cœur :

« Tu vois la fille, là. Elle a des bas. Eh bien, cette fille, elle est dans ma classe. » (il se peut que ce ne soit pas tout à fait exact mot pour mot.)

L'actrice que vous auriez aimé être :

Isabelle Huppert ou Miou-Miou. (elle a quand même vécu avec Coluche et avec Julien Clerc !)

 

Le dernier film que vous ayez vu :

Sin Nombre. Un chef-d'œuvre. Encore sur vos écrans.

Un livre que vous adorez, mais impossible à adapter :

Les Météores de Tournier.

Le Monde Selon Garp, et tous les romans de Irving. La preuve que c'est inadaptable, toutes les adaptations tentées jusqu'ici sont des navets.

Quelque chose que vous détestez dans un film :

Quand quelqu'un se croit original et fait en réalité quelque chose de pontifiant, artificiel, et cousu de fil blanc.

Le film disparait, une épitaphe :

Adieu la vie. Quel est le con qui a brûlé la bobine ?

Sur cette image, je passe le flambeau à Virgibri, zapette, Emma, Axel et Max. J'aurais bien aimé demander à emy, mais avec ses arachides, elle a pas une minute à elle.

samedi, 31 octobre 2009

RUBRIQUE CINEMA

     A Paris, j’ai fait du ciné-zapping. En début d’après-midi, on était allé voir "Inglourious Basterds", tellement on m’avait dit que c’était un chef-d’œuvre. Je ne remets pas le jugement en doute, je ne me suis pas ennuyée, les acteurs jouent excellemment bien leurs rôles, les allemands parlent allemand et les américains anglais, ça change des anciens films de guerre, mais j’ai regretté d’avoir à manquer 25 % des images à cause de la violence chirurgicale. Ca me fait ça à chaque film de Tarentino, je vais finir par abandonner.

     Pour nous remettre du choc, contentes malgré tout de l’avoir vu, on avait ensuite choisi un film léger mais dont j’avais lu qu’il n’était pas mal, à part la fille, je ne me rappelais plus pourquoi. Nous avons donc acheté un ticket pour « 500 jours ensemble ». Mais nous avons tenu six ou sept jours, pas plus, ce qui est peut-être dommage, mais tant pis, vu qu’aucune de ces séquences n’avait réussi à nous faire rire ou nous émouvoir le moins du monde. Ayant eu confirmation que ma voisine n’était pas plus séduite que moi par le dessin que nous allions revoir 493 fois si nous restions, avec des évènements dans le désordre, mais tournant tous autour d’un grand ado « allo-maman-bobo », qui allait vite m’énerver, nous avons décidé d’aller voir ce qui se jouait à côté. Je ne vais pas souvent au ciné, j’ai envie d’y voir des films qui valent la peine. Je ne saurai donc jamais ce que je pense de la fille. Ce qui a achevé de nous décider, c’est que c’était une salle de rongeurs boutonneux.

     A côté, nous avons vu, je l’ai assez vite deviné, les dernières images de « Whiteout » que j’avais éliminé de mes options le matin même de peur de m’ennuyer. Vu qu’on est presque sorti avant d’être entré dans le noir, y’a pas eu de mal. No problem, dans ce coin retiré du Gaumont parisien, il y avait une troisième salle.

     A nouveau, nous nous sommes assises, sans savoir ce que nous allions voir. Et là, nous n’avons pas été déçues. Sin Nombre est un chef d’œuvre. J’ai été tenue en haleine tout le long du film par un réalisme et une émotion sans artifice, de la violence, mais pas esthétisante. Ca valait le coup de se tromper !

     Le lendemain nous avons fait dans le classique. On avait choisi un film, et c’est celui-là qu’on a vu, jusqu’au bout. Il s’agissait de « La Balade Sauvage » de Terrence Malik. J’ai regardé internet depuis, et ce type-là n’a fait que 4 films. Et il y en a un que j’avais vu : « Les Moissons du Ciel. » Celui d’hier datait de 1974. Bien sûr ça a vieilli un peu, mais quand on a comme moi 51 ans, on est ému par ce qu’il dégage. Il y a de l’humour, du suspense, de la violence, mais sans s’en repaître, et comme c’est un film rare, je remercie mon hôtesse de me l’avoir fait connaître.

     Je vais maintenant attendre mes vacances de noël pour retourner au ciné... En attendant je regarde des dvd. La semaine dernière on a vu Gloria avec Geena Rowlands. Quelle merveille ! Quand je pense que je l'avais toujours raté. Là encore on nous parle d'un monde violent sans se complaire dans l'hémoglobine. J'adore.

samedi, 18 juillet 2009

REVOIR TOUS LEURS FILMS...

J’ai regardé Jacquot de Nantes d’Agnès Varda. Faut qu’elle arrête de me faire pleurer comme ça, elle ! Ce film, c’est une preuve d’amour, un cadeau merveilleux comme on aimerait tous que la personne qu’on aime nous offre. Il lui a raconté ses souvenirs d’enfance, elle les lui a filmés. Et bizarrement, ce sont nos propres souvenirs. Pourtant je n’ai jamais mis les pieds à Nantes, je ne suis pas née en 1931, mon père n’était pas garagiste, je n’avais pas de petit frère… Et pourtant, je vous assure, ces souvenirs sont les miens. Comme à la fin des Plages d’Agnès, quand la conclusion du film est arrivée, j’étais en larmes, je n’étais plus que larmes, car je n’étais pas au cinéma, et seul mon chat aurait pu s’en apercevoir, donc, pas de retenue. Agnès Varda aime entièrement, généreusement, mais sans mièvrerie. Et grâce à elle, j’ai retrouvé mon enfance, mais aussi celle de mes parents. Elle ne sait pas tout ce que je lui dois ! C’est déjà elle qui m’avait fait prendre ma véritable conscience féministe avec L’Une Chante, L’Autre Pas. Quelle femme ! Quelle cinéaste !

Varda Demy Pictures, Images and Photos

Je sens que je vais voir ou revoir tous leurs films.

mercredi, 08 juillet 2009

LE SENS DE LA VIE POUR $ 9.99

J’ai vu un bijou. C’est un bijou qui peut ne pas plaire à tout le monde. Manque de brillant, peut-être. Il faut savoir le remarquer, puis se l’approprier. Mais en tout cas fabriqué avec beaucoup de savoir-faire, une merveille d’animation en effet. Très réaliste au début, ce long métrage universel, malgré son origine australo-israélienne, va ensuite jusqu’au bout de fantasmes sans nous mettre mal à l’aise comme l’aurait fait un vrai film traitant d’un même sujet. Par moments cette œuvre intellectuelle à l’humour discret et nuancé m’a fait penser à du Woody Allen. J’en sortais ! Mais ici l’amour ne sauve pas de tout, car l’amour si l’on n’y prend garde peut devenir destructeur, dévoreur. Mais malgré tout je suis convaincue qu’il est optimiste. Allez le voir s’il passe près de chez vous, et vous me donnerez votre avis.

Encore une fois les producteurs français nous ont pris pour des débiles qui n'auraient pas pu se contenter d'un titre comme :

9.99 $

Il a encore fallu qu'ils délayent et fassent lourdingues. Mais ne vous arrêtez pas à ce titre, le film vaut qu'on s'y arrête !

jeudi, 02 juillet 2009

PREMIER ESSAI

Pascale a besoin de rire, et je suppose qu'elle n'est pas la seule. Alors j'ai suivi l'exemple d'Elise Titane, et j'ai détourné quelques affiches de films.

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Une esquisse de sourire ? Non rien ? Le cas est vraiment désespéré.

samedi, 18 avril 2009

MAIS OU S'ARRETERONT-ILS ?

La photo que les français n'ont plus le droit de voir :

http://fr.news.yahoo.com/63/20090417/tod-tati-priv-de-sa-pipe-pour-cause-de-l-366b5ef.html

Sur ce blog en tout cas, on a dépassé la croyance que voir une pipe donne le cancer, ou peut choquer, ou peut pousser à fumer. Et puis quand bien même ! D'ailleurs, la supprimer me donnerait encore plus envie de m'y mettre ! Notre société devient vraiment de plus en plus con. Je ne trouve pas d'autre qualificatif. Si ça continue, un jour je devrai parler des indiens à mes élèves sans parler du calumet de la paix, et cela fera du boulot à bien des techniciens de modifier les images de tous les westerns ! Si l'expo sur Tati vous intéresse, allez aussi voir ici :

http://www.ecrans.fr/Jacques-Tati-mon-oncle-incarne,6891.html

Cette photo m'émeut, elle date de mon année de naissance... Ca devait être sympa de vivre à cette époque.

dimanche, 15 février 2009

RICKY, SURPRENANT.

Hier soir pour notre St Valentin, on a été au cinéma. Oui, parce que ces temps-ci on se traîne, et là, on s’est dit « On s’aime, merde, on n’est pas vieilles, on va s’bouger ! » Et on est allé voir « Ricky » de François Ozon. Je ne vous raconterai pas l’histoire, car moi, même en faisant gaffe, ben un jour j’ai allumé ma radio au moment où un con dévoilait l’intrigue, et ça m’a gâché une partie du film. J’ai rien dit à ADMV, qui de toutes façons vit sur une autre planète où il n’y a ni radio, ni télé, ni journaux (ou presque…) et donc a eu toutes les surprises voulues par le réalisateur.

Tout ce que je peux vous dire c’est : que j’ai aimé, pas adoré, mais aimé. Que le réalisateur avec un nom pareil ose tout. Qu’on nous montre un autre milieu que soit la violence ou les riches habituels. Là, il y a de la pauvreté, mais de la normalité. Qu’Alexandra Lamy, m’a surprise. Je ne la connaissais que dans Un gars, Une fille, et là, c’est tout autre chose. Que Sergi Lopez, on y croit. Que la petite fille joue merveilleusement bien, rien qu’avec ses yeux, même. Que c'est un film, même si c'est pas un chef d'oeuvre, on en parle après. Et que même à côté d’un couple de septuagénaires sourds qui connaissaient le lieu de tournage, et une nana du générique (la troisième perchiste, ou la coiffeuse, je ne sais pas, mais ils ont quitté la salle, dès qu’ils ont vu son nom et pu se le hurler à l’oreille) et derrière un couple d’adolescents boutonneux venus exclusivement pour se rouler des pelles, eh bien, nous avons passé un bon moment.