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jeudi, 03 mars 2011

Elles sont une fierté. En les rendant, un professeur né dans une famille de réfugiés espagnols s'est souvenu, les larmes aux yeux, de ses parents le jour où il a été décoré.*

Je tiens à remercier tous les personnels de l'éducation nationale qui ont déjà renvoyé leurs palmes académiques, ou qui sont sur le point de le faire. Je salue particulièrement le courage de ceux qui sont encore en activité. Cet acte simple en apparence, mais extrêmement symbolique, aura j'espère de l'effet. Au moins sur les électeurs.

Je les remercie car l'opinion publique semble passive et inconsciente devant le massacre qui est en train d'avoir lieu. Il s'agit de l'école, du collège et du lycée de vos enfants, ou de vos futurs enfants, ou petits-enfants. Je n'ose imaginer ce que sera l'enseignement proposé à vos arrières-petits enfants.

Si je retrouvais le foutu papier qui les attribuait à ma mère, ces palmes, je les renverrais. Elle serait tellement sidérée et atterrée par ce que fait ce gouvernement.

*Michel Ascher, dans une interview accordée à la Voix du Nord, le 26 février dernier.