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mardi, 17 février 2009

UN MARDI EN VILLE

Aujourd’hui je participais à un stage dans un lycée de l’hyper-centre ville. Pas question de prendre la voiture. Alors pour me sentir en empathie avec zaboutek, j’ai pris les transports en commun. A 9 h 00, c’est tout à fait supportable, pas bondé. J’ai même lu quelques pages de mon livre. Et puis ensuite, j’ai trouvé très agréable les dix minutes de marche à pied au milieu des magasins. Je ne vais plus souvent en ville. Voir une vitrine, remarquer ce qui est à la mode, flâner dans une librairie, tient de l’exceptionnel. Ce matin, j’ai eu l’impression de vraiment faire partie de la vie de Maville, de l’intérieur.

 

Ensuite il y a eu le stage. J’aime les stages. Je sais, ce n’est pas tout le monde. J’en ressors toujours le moral au beau fixe. D’abord, c’est une journée de boulot pour laquelle je n’ai en général rien à préparer, pas de paquet de copies à finir de corriger dans la précipitation la veille, pas d’angoisse à propos de ce que j’aurais pu oublier, ou de ce qui pourrait ne pas marcher…, et ça me repose. Même si aujourd’hui le stage durait six heures et que d’habitude, le mardi, je travaille deux heures. Ensuite, le contenu du stage, souvent, me rassure. Je m’aperçois que je pratique à peu près comme on nous le démontre en stage, même si je ne donne pas à mes méthodes les noms estampillés educnat 2009. Et enfin, les collègues, dont certaines comme aujourd’hui s’opposent, ou ne comprennent rien, (je pense franchement qu’elles font semblant !) aux nouvelles marottes des IPR, me font prendre conscience que finalement je ne vis pas si mal les choses, et que je m’adapte.

 

En fin d’après-midi j’avais rendez-vous dans un pub avec une jeune collègue, stagiaire de lettres l’an dernier, et ça aussi, prendre un pot en ville, ça tient de plus en plus de l’exceptionnel. Ca m’a fait un bien immense. La bonne bière irlandaise, la tchatche avec deux jeunes qui n’avaient même pas l’air de s’emmerder, le retour par le bus et à pied, l’impression d’être plus vivante que les autres jours de la semaine. ( Dommage, aller à mon lycée à pied, en bus ou à pied est impossible en un temps raisonnable.) Seul bémol, une jeune femme m’a proposé de m’asseoir avant de prendre une place qui venait de se libérer ! Je confirme, ce genre d'incident, c’est le début de la fin.

 

 

Me proposer ça le soir de la journée la moins fatiguante de mon année, alors qu'elle avait l'air, elle, d'en avoir vraiment bavé à son boulot...