lundi, 23 mars 2009
OU SONT MES BASKETS ???
Elles étaient comme ça, mes ch'tiotes baskets, avec en plus un rond blanc au niveau de l'os de la cheville. Le bleu était plus foncé. Y'en avait qu'un. Depuis que les Converse existent, je me dis qu'ils ont copié Palladium, et chez Palladium, pas moyen de retrouver un modèle approchant ! Va comprendre, Charles ! En plus ça me fait marrer que mes élèves soient prêts à dépenser une fortune pour des Converse, alors que moi, ma mère m'achetait ça parce que c'était pas cher, et que bien que faisant du basket depuis l'âge de 10 ans, il m'a fallu attendre la seconde pour avoir enfin une paire de baskets en cuir, parce que ma mère trouvait ridicule de dépenser autant pour des pieds qui ne cessent de grandir. Allez dire ça à vos gosses aujourd'hui !

A trois ans, je les mettais avec une jupe comme avec un short. Je mettais pas beaucoup de pantalons à cet époque, ou alors l'hiver avec des bottes.
Je vous promets, à partir de la prochaine note je vous reparle du présent. Mais finalement, je ne vois pas grand-chose à vous raconter, si ce n'est que je n'ai que des factures dans mon courrier, que dans mon journal télé y'avait une offre gratuite pour je ne sais plus quoi, mais qu'il n'y avait que l'offre qu'était gratuite... C'était peut-être une offre pour des Converse !
19:09 Publié dans Comparaisons, Humeurs, Perplexité, petits détails qui n'échappent pas, Shopping | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : vive la vie, blog de femme, femme, baskets, enfance
ATTENTION, FOUILLES !
On nous a dit : il y a quatre grands domaines d'écriture.
Le Réel / La jouissance de jouer avec les mots / La fiction / Le souvenir - l'autobiographie
A vrai dire j'aime mêler les quatre domaines. Je ne sais écrire une fiction sans y inclure du réel, ni raconter mes souvenirs sans inventer un peu, le jeu avec les mots est inconscient mais présent.
Un lieu plus ou moins lointain dans le passé. Description. Moi dans ce lieu. Comment je suis : ma position, mes sentiments. Réinventer sa mémoire. Montrer plutôt que dire.
Le tapis était verdâtre, toujours râpé au même endroit, sur l'arête, au milieu. Il y avait bien un motif, mais il est flou. L'escalier tournait et le tapis aussi. Au fond de chaque marche, une tige métallique était censée arrêter ce tapis traître. Je ne me souviens pas exactement pourquoi, mais parfois ce garde-fou ne remplissait pas son office. Alors, le tapis, plissé et lâche, menaçait mon équilibre. Du bout de mon bras tendu, je tenais la rampe cirée. Je laissais glisser ma main gauche, mais je ne lâchais pas, jusqu'à la grosse boule en bas. Cela durait. Tout autour de moi, c'était sombre et vert foncé. Peu d'éclairage. Aucune décoration au mur, en tout cas aucune impression dans cette mémoire que je fouille aujourd'hui. Sûrement parce que mes yeux laissaient mon cerveau se débrouiller avec mes images qui fusaient en tous sens, et ne fixaient qu'une chose : mes socquettes dans mes baskets montantes en toile bleu Palladium qui attaquaient chaque marche au milieu, la semelle bien à plat, pour faire résonner chaque pas. L'escalier était un passage obligé, qu'il fallait affronter avec prudence et détermination, avant de trouver en bas, à droite la chaleur, la lumière pourtant froide du néon, le buffet aux portes qui claquaient, mais la chaleur néanmoins. Celle de la soupe aux poireaux sur la gazinière, de la radio, du sourire de maman.
Paris, le 21 mars 2009. Ed.

09:33 Publié dans Emotion, Humeurs, Loisirs, Quotidien agréable | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : vive la vie, blog de femme, femme, atelier d'écriture

















