vendredi, 31 août 2012
La poésie est mémoire, mémoire de l'intensité perdue.*
Dans le couloir de la maison de retraite, je croise toujours des gens, assis le plus souvent. Je leur dis toujours bonjour. Parfois ils répondent, parfois pas. Hier une femme errait de long en long (en large, elle rentrerait immédiatement chez quelqu'un). J'ai dit "bonjour Madame". Elle ne m'a pas répondu. Elle répétait : "Vous avez vu ma femme ? Où est ma femme ? Vous savez où est ma femme ?" En boucle. J'ai dit que non. Un homme en blanc est arrivé et l'a raccompagnée à sa chambre.
Je me suis demandé si cela m'arriverait un jour, de déambuler quelquepart, l'air perdu, en demandant où est ma femme.

14:33 Publié dans Emotion, Humeurs, Perplexité, petits détails qui n'échappent pas, Tracasseries | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : vive la vie, blog de femme, femme, femmes, vieillesse, retraite

















