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lundi, 30 juillet 2012

Les idées arrivent quand on ne s’y attend pas, c’est un cadeau ! *

Aujourd'hui j'ai neuf ans de plus que l'inverse du chiffre qui est mon âge réel. C'est beaucoup mieux quand même que le palindrome que j'aurai l'année prochaine !

Je ne vieillis pas m'a dit une jeune ex-collègue sur facebook, j'avance dans la vie. Oui, ben j'aime pas trop l'idée d'avancer comme ça tout droit. C'est comme quand je me balade en forêt, j'aime mieux les boucles. Quoi que, me retrouver au point de départ... Pas trop mon trip non plus.

Le petit coup de mou du chiffre est en général compensé par les multiples intentions de tout le monde et surtout d'ADMV, des bisous, des cartes reçues dans la boite aux lettres de ma maison (de moins en moins il faut le dire), dans la boite mail de mon ordi, des sourires, des messages sur mon répondeur téléphonique, des commentaires sur mon blog, sur ma page fesse-bouc, et des cadeaux !

Aujourd'hui j'en aurai sûrement quelques uns, qui reflèteront l'idée que les gens que je fréquente au quotidien ont de moi et de mes envies. ADMV m'a offert mon gros cadeau avant que je parte en Angleterre, et grâce à ça, j'ai pu vous tenir au courant de mon stage, de mes impressions, et si on trouve une connection publique en vacances, je pourrai aussi vous donner des nouvelles de la météo ! Mon cadeau, c'était ça:

 

*Dany Boon

 

mercredi, 30 juillet 2008

AUJOURD'HUI

Il m'arrive aujourd'hui quelque chose dont je ne pensais même pas, enfant, que ça m'arriverait, c'était autant de la Science Fiction que 1984 ou Star Trek : J'ai 50 ans. Quand j'ai commencé à bosser, les collègues de cet âge-là me paraissaient des ancêtres. Aujourd'hui, ils profitent de leur retraite depuis leurs 60 ans, et ça, je suis sûre que cela ne m'arrivera pas. J'ai fait le bilan hier soir et sur ces cinquante années, je peux dire que les 18 de mon enfance (oui, j'inclue l'adolescence dans l'enfance, ça doit être l'effet du recul) ont été heureuses. Quant à l'âge adulte, 32 ans donc, 16 ont été parfaitement réussies. Je peux donc être satisfaite. L'avenir reste toujours aussi énigmatique pour moi. Je l'emplis de rêves, de projets. C'en seront peut-être de totalement différents qui se réaliseront. En tous cas c'est exactement comme ça que ça s'est passé jusqu'ici.

A 14 ans je rêvais d'être hôtesse de l'air, d'apprendre le chinois, d'aller au Canada, de vivre dans un mobilier hyper-design. Je pensais encore que j'allais me marier. 4 enfants me paraissait le nombre idéal. J'avais hâte d'avoir le droit de vote pour changer le monde. J'avais une trentaine de correspondants dans le monde entier et j'étais persuadée que je vivrais à l'étranger.

Ma vie, c'est pas ça du tout, mais c'est pas mal non plus. Alors ma conclusion, c'est qu'il faut rêver, mais accepter que les choix que fait l'adulte qu'on devient ne soient pas forcément ceux de nos 15 ans. Il ne faut pas être déçu. Ce sera encore mieux.

Essayant de m'imaginer ce que je serais plus vieille encore, je suis allée sur ce site :

http://morph.cs.st-andrews.ac.uk/Transformer/

Je ne suis pas vraiment convaincue par le vieillissement qu'ils proposent. A part avoir l'air un peu plus grise, je ne vois pas grande différence. Mais essayez de voir à quoi vous ressembleriez si vous étiez d'un seul coup africain ou asiatique. Moi, c'est asiatique qui me va le mieux !

Je fais champagne dansant sur ma terrasse ce soir. Si vous voulez passer !

mardi, 10 juin 2008

Un après-midi ensoleillé...

(…)« C’est gentil Ed, d’être venue me voir. Ca me touche. »

« Ca me fait plaisir. »

« C’est le lycée Beaumarchais ici ? »

 « Oui, il commence ici, mais la porte c’est là-bas. »

« Ah, tu as fait tes études dans la région ? »

« Ben oui, j’ai fait mes vacances à X…, mais au lycée Anatole France. »

« On est à X. ici ? »

« Oui. On est à X. »

« Et chez moi aussi ? »

« Oui. »

« Qu’est-ce qu’on doit lui demander déjà à la dame ? »

« Rien. »

 « Tu as des nouvelles de C. et J. ? »

« Ben non, C. Tu sais bien, ce n’est pas possible. »

« Ah, oui. C’est vrai. Pardon. Pardon. Excuse-moi.»

« C’est pas grave. »

« Je voudrais acheter des cartes postales. Pour envoyer à M. Elle m’en écrit, elle, des fois. »

« Tiens, il y en a ici. »

« Je peux te poser une question personnelle ? »

« Oui. »

« Tu fais comment pour vivre sans tes parents ? »

« Ben, c’est dur, mais j’y arrive. »

« Tu les as toujours dans la tête aussi ? »

« Non, je pense souvent à eux, je me demande ce qu’ils penseraient quand je prends une décision. »

« Ah oui. Tu penses souvent à eux. Et tu leur parles ? »

« Non, je pense souvent à eux, mais je ne leur parle pas. »

« Moi, ils sont toujours là, et je leur parle.  Tu reviendras ? On recommencera ? »

« Oui, la prochaine fois tu viendras à la maison. Je viendrai te chercher. »

« Il faut que je note. Je vais le noter. Alors tu l’aimes ma nouvelle maison ? »

« Oui, c’est grand, c’est clair."

« Mais tu vois, je ne regarde pas souvent par là (fenêtre sur la rue). Sinon, ça me rappelle que je suis ici.  Ils ont dit qu'il valait mieux que je mange toujours en bas. Qu’est-ce qu’on doit penser à lui demander à la dame ? »

« Rien. Je t’assure, rien. » (…)

Je suis arrivée. On s’est promené. C. m’a payé un café en terrasse. Elle a cherché sa clé au moins six fois en deux heures. Maman aurait le même âge qu’elle. C’était sa meilleure amie.