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mercredi, 08 avril 2020

“Il faut croire que la plus grande inconscience de l’homme, c’est celle de sa propre vie.”*

 

AIRE DE PIQUE NIQUE LE PONT DES BUTTES, BRISSAC LOIRE AUBANCE

Confinement Jour 23

On a d’abord su que les écoles, collèges et lycées fermaient. C’était tellement étrange, inédit, qu’on ne savait pas si l’on devait s’en réjouir ou pas. Evidemment cela signifiait que l’épidémie de Coronavirus devait être grave. On entendait parler de ce qui se passait en Italie, en Alsace, mais sur place, encore rien. D’un autre côté, j’étais prête à exercer mon droit de retrait, et cette annonce de fermeture simplifiait tout. Pas de certificat médical à demander à mon médecin, pas de courrier à faire au médecin de prévention. Dans le weekend, on a fait des courses, comme tout le monde, mais peut-être mois que d’autres, car ADMV qui est prévoyante, avait déjà fait des provisions de produits de base au fur et à mesure qu’elle lisait la presse. Elle était rentrée de son boulot en région parisienne fatiguée, et toussant depuis le mercredi. Moi, j’allais bien, et puis elle est fragile côté ORL, tousse souvent, donc je ne me suis pas inquiétée plus que ça. Mais ça évoluait bizarrement. Une bonne gastro, de la fièvre. Moi, toujours rien. Sauf le lundi soir, de la fièvre aussi. Mal à la tête. On avait déjà décidé depuis le weekend précédent de dormir et se laver chacune à un étage, pour que si l’une était contaminée, l’autre puisse éviter de l’être aussi. Au lycée je passais mon temps à me laver les mains entre chaque cours, depuis dix jours au moins. Le mercredi, elle allait vraiment mal, alors le jeudi elle a obtenu un RV chez son médecin, et est revenue avec un papier la décrivant comme « symptomatique ». On a encore fait plus attention. Ses symptômes se sont aggravés. Toujours fièvre, maux de tête, douleurs dans le dos et les jambes, et puis elle avait perdu l’odorat et le goût. Tout m’est arrivé pareil, à chaque fois 4 jours plus tard. J’ai parlé à mon médecin. Oui, j’étais sûrement contaminée aussi. Pas d’arrêt de travail, je ne voulais perdre ma journée de carence. Pas de test, on ne serait testées que si on était hospitalisées pour essoufflement grave et problème pulmonaire. Pas de traitement. Prendre un peu de doliprane, mais pas trop, car le corps doit se défendre seul et on doit savoir où on en est côté fièvre. Bref, 21 jours pour ADMV, 17 jours pour moi ! Des symptômes variés qui s'enchaînent de manière étonnante. On va mieux. On n’est pas dans les statistiques. On espère ne plus être contagieuses et immunisées, mais les infos sont vagues et contradictoires. On n’est pas sorties pendant tout ce temps, sauf chez le médecin et à la pharmacie. Et hier, première sortie « courses », masquée, parce qu’on ne sait jamais. Autour de nous c’est un peu l’angoisse. Des membres de ma famille sont en Ehpad, d’autres attendent des opérations pour des maladies graves, d’autres bossent en hôpital et risquent leur vie. Et nous, après avoir beaucoup angoissé, on se sent beaucoup mieux, comme guéries, protégées dans notre maison, qu’on se sent privilégiées d’avoir, avec son jardin. Il fait beau. Je bosse, mais c’est plutôt moins fatigant que la classe en vrai. Parfois on oublie presque le monde extérieur. Je vis dans un quartier où les gens respectent assez bien le confinement. Mais je vois des images de rues et de villes où les gens se comportent comme des inconscients. J’ai lu un titre d’article qui parlait d’un « suicide collectif », mais ce n’est pas que ça, c’est aussi un « meurtre collectif ». Et puis il y a des confinés qui craquent, de tous âges. J’appelle régulièrement mes copines célibataires. On a la chance d’être deux. Pour se soigner c’était plus facile aussi.  J’espère que vous allez bien, mes lecteurs.trices.  D’écrire tout ça m’a fait du bien. Je n’arrive pas à être drôle. Désolée.

A midi, on a fait un pique-nique au soleil, accompagnées par le chant des oiseaux et les bourdonnements des insectes. C’était tellement bien !

* Marc Levy

samedi, 14 avril 2012

Je vais bien, tout va bien.*

Voilà, c'est fait. J'ai eu droit à tout : le coup à boire, les bras de morphée et le sourire des infirmières.

A moitié réveillée, j'ai entendu que tout allait bien, et le beau médecin des îles est venu me le confirmer quand j'avais retrouvé mes esprits. Si, si, j'en ai plusieurs, même si vous ne vous en êtes jamais rendu compte.

Je mets 5 étoiles au jambon / purée servi par l'hôpital, et 6 (quoi ? c'est pas possible 6 ?) aux lasagnes aux épinards servies par la copine qui m'a hébergée jusqu'au retour d'ADMV, avec 20 minutes de retard, sinon la Essènecéhaife ne serait plus ce qu'elle était.

J'ai calculé qu'en 24 h j'ai dormi 16 h 30 et ai été éveillée 7 h 30, ce qui est à peu près l'inverse de la normale. D'habitude c'est même plutôt 18h, je suis réveillée et 6 h je dors.

Ce weekend on va se la jouer cool. J'ai déclaré forfait pour la marche, mais ADMV va la faire, et l'après-midi on ira acheter des livres d'occasions à la bibliothèque municipale.

Aujourd'hui, ça va être même plus cool que cool, je n'ai rien prévu du tout.

Bon, je vais repartir avec le moral donc vers ce troisième trimestre, essayer quand même de débusquer ce qui me rend fatiguée en permanence, et lutter contre. Et puis je vais me remettre à la peinture. La lumière du printemps et de l'été m'encourage plus que celle de l'hiver. J'ai ce tableau à finir.

DSC01209.JPG

Puis je me lancerai dans divers essais d'aquarelle ou petits formats à l'acrylique je pense.

*Dany Boon

mercredi, 21 mars 2012

On a été obligé de mettre la grand-mère à l'hopital, remarque, elle est mieux là-bas qu'à la cave ! *

Allo pital ?, c'est pas cool. On a rendez-vous à 15 h 00, on arrive 40 minutes avant pensant que ça suffira pour faire les démarches d'enregistrement, et puis on arrive finalement en retard de 10 minutes chez un jeune mec, qui vous pose tout un tas de questions indiscrètes, alors que vous, ben vous n'avez même pas le droit de lui demander son numéro de téléphone, alors qu'il est pas trop mal pour un médecin de l'hôpital public. Pas de panique, c'est juste pour un contrôle, mais comme je ne tiens pas en place, il faut qu'on m'endorme. Je ne sais pas si c'est ses questions ou l'attente en bas, au milieu de 50 personnes toutes plus mal en point les unes que les autres, mais il m'a trouvé 17/9 de tension ! J'ai jamais eu ça, sauf peut-être après une opération. Il n'a pas eu l'air de s'affoler, mais pour me remercier de mes réponses, il m'a envoyée faire une prise de sang et la dame m'a piquée sur le côté du coude, parce que dans le creux, on voyait pas mes veines il parait. Elle n'était pas tellement sympa au début, mais comme j'ai été hyper chaleureuse, elle a même blaguée à la fin et m'a souhaité bon courage pour dans trois semaines.

Un peu plus tôt, donc, dans la partie du hall où on attendait devant les guichets, les yeux rivés sur le petit écran qui affiche le numéro qui doit passer, il y avait un mec trachéotomisé, quand il parlait, on aurait cru un dessin animé où 6 Donalds se seraient mis à parler en même temps. Je sais, c'est pas sympa de se moquer. Mais c'est le seul truc qui m'a fait rire à ce moment-là. Parce que sinon, tu peux même pas lire, car si jamais tu loupes ton numéro d'un quart de seconde, la dame, elle a déjà rebuzzé, et ton tour, tu peux lui dire adieu ! Pour le moral des troupes, il y a un patient tous les deux numéros. Du coup au début, tu te dis, merde ! il y a 60 personnes avant moi... Et puis au bout du deuxième affichage, tu comprends qu'il n'y en a que 30 et tu es drôlement content ! Y'en a, tu sais pas s'ils sont morts, s'ils sont partis pisser ou autre chose, mais quand leur n° s'inscrit, ils y vont pas. Et là aussi t'es drôlement content.

En rentrant je me suis autorisée à glander sur ma terrasse, à lire un peu. Tant pis pour mes copies de bac blanc...

*Brève de comptoir de JM Gourio.

mardi, 31 mai 2011

Une chose n'est pas juste parce qu'elle est loi ; mais elle doit être loi parce qu'elle est juste.*

Je ne suis pas assez vieille pour avoir connu cette pub là.

Mais je me souviens quand même du cow-boy Marlboro. Il était présent sur les 4èmes de couv' de tous les magazines que lisait mon père.

En Finlande, ils ont interdit les pubs pour les cigarettes dès 1976. Et ils sont encore en train de renforcer leurs lois. Il ne sera plus possible de fumer dans sa voiture si un mineur s'y trouve. Je suppose que l'étape suivante sera la maison.

Il est vrai que c'est dangereux, les clopes, ça tue. Et les Finlandais s'en sont aperçus plus vite que nous. Et comme la vie de leurs concitoyens a une valeur inestimable pour eux, ils autorisent ça :

 

Edit 23:16 : Je change d'image pour que Zapette comprenne mieux.

Ce dessin vient de ce blog : http://www.planete-puce.com/

D'après wikipedia, l'Institut des hautes études internationales à Genève revendique qu'il ya quelques 3 millions d'armes à feu en Finlande, c'est à dire 56 pour 100 citoyens. Remarquez, les chiffres des suicides par armes à feu chez les jeunes sont encore plus élevés en Suisse qu'en Finlande.

*Montesquieu

jeudi, 03 septembre 2009

A PROF MIEUX ASSIS, PROVISEUR MIEUX SERVI

Nos emplois du temps sont fromagers. Je m'explique. Ils comportent moult trous. Les tâches qu'on nous imposent exigent de plus en plus l'informatique. Mais on pense à nos dos :

C'est ce que j'ai trouvé de plus ressemblant. Le lycée en a acheté 5 ! Serait-on en train de reconnaître l'augmentation de notre volume horaire de travail ? Ou en passe de vouloir l'augmenter encore...