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vendredi, 30 juillet 2010

PENSEE POUR MES BLOGGERS N°3

J'ai vu "Le premier qui l'a dit", titre idiot, quelqu'un peut-il me dire ce que signifie le titre italien ? "Mine Vaganti". C'est le titre original, et le traducteur de chez gougueule me dit que cela veut dire "mines dérivantes", ce qui serait bien plus drôle, vu le surnom de la grand-mère, "la bombe à retardement". Quelqu'un peut-il me confirmer la traduction ?

J'y suis allée par hasard, ne connaissant absolument pas le sujet du film. Et d'ailleurs, je devrais dire "les sujets" du film. C'est son gros défaut. Trop d'intrigues tuent l'intrigue, et là où il y avait une idée originale sur le "coming out", on a rajouté l'histoire d'une grand-mère avec flash-backs lourdingues, et une fille hétéro follement amoureuse d'un homo qui lui dit pourtant tout de suite ce qu'il ressent. Bref, même si certains moments m'ont fait rire (j'ai connu moi-même les affres du coming-out à une époque pas si lointaine où la France était dans l'obscurantisme le plus total, c'est à dire les années 80), mais j'ai trouvé malgré tout, l'ensemble grandiloquent et chargé.

Heureusement, il y a les pâtes, et les rital/e/s. Quelle que soit leur importance dans l'histoire ils sont beaux, enfin sauf les parents (obtus) et les domestiques (faut pas pousser non plus), et donc j'ai passé de bons moments, même si le tout était cousu de fil blanc.

A part le cinéma, j'ai beaucoup marché, comme prévu, mais je vous raconterai ça dans de prochaines notes. J'ai vu un beau musée aussi. 

mercredi, 28 juillet 2010

PENSEE POUR MES BLOGGERS N°2

Si ce n'était la pollution, l'odeur de pisse un peu partout, et les travaux pour le tramway qui rendent faux mon tout nouveau plan de bus, Paris serait une ville parfaite. Je m'y fais une semaine familiale, ce qui n'est pas coutume. Cousins, cousines... Et je sens que cela va aussi être une semaine "remise en forme". Cinq étages sans ascenseur que je vais grimper à une moyenne de trois fois par jour. Des gens qui habitent exprès là où il n'y a ni bus, ni métro et où ça monte et tourne à souhait, et une balade prévue demain que mon guide "le piéton de Paris" qualifie lui-même de "harrassante" ! Mais je fais des pauses cinéma. Hier j'ai vu CopaCabana avec Isabelle Huppert et sa fille entre lesquelles je n'arrive toujours pas à voir la moindre ressemblance, mais comme ça colle avec le thème du film... J'ai beaucoup aimé, l'humour un peu grinçant, que je devais être la seule à sentir, car personne d'autre ne riait, puis vers la fin plus évident, car la salle riait, et enfin un dénouement qui n'a sans doute fait pleurer que moi. Je n'ai pas vu les autres sortir leurs kleenex, mais moi, les histoires de mère et de fille, ça a le don de me faire pleurer, surtout si c'est pas triste. Je vous dirai ce que j'ai vu aujourd'hui. J'y vais tout à l'heure vers 11 heures. Ca va, vous ? 

 A la réflexion, le nez peut-être...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

mercredi, 07 juillet 2010

LA MAGIE A FONCTIONNE

Cet après-midi, je suis allée voir l'Illusionniste. Grâce à Pascale, j'avais deux places gratuites. Est-ce la nostalgie qui suivait le pot de fin d'année de mon lycée et tous ces départs en retraites ? Ou bien la compagnie de ma tante tout de même âgée de 75 ans ? Ou tout simplement cette impression que plus je vieillis, plus j'ai conscience de tout ce que notre société a perdu de poésie, de générosité artistique à cause de la télé, puis d'internet, des mp3, i-phone, pad, et autres. A cause de la consommation à laquelle j'ai participé, comme tout le monde ?

Bref, j'ai aimé ce film. Ses personnages dessinés qui ressemblaient effectivement à des acteurs mis en scène par Tati. L'histoire simple, calme, nécessaire par cette canicule. Edinburgh si bien dessinée que l'on s'y croirait. J'ai très envie que le DVD sorte, pour pouvoir me faire des arrêts sur images, me repasser mes moments préférés. Tous ces trains auxquels je ne peux jamais résister, et ces paysages écossais, qui m'ont fait penser à mes prochaines vacances.

Demain, je pars vers la ville où je vais essayer de rattraper les candidats qui me confieront leur sort, et comme je risque fort de ne pas voir grand monde, les images flotteront dans un coin de ma tête.

http://www.lillusionniste-lefilm.com/#/home

samedi, 03 juillet 2010

J'AI GAGNE QUATRE JOURS

J'ai eu de la chance cette année, 50 copies seulement ! J'ai encore eu plus de chance. En observant le calendrier de fin d'année, j'ai vu que si je corrigeais assez vite, je pourrais tout boucler pour le 28 au soir, et avoir 4 jours de totale liberté ! Pas de réunion obligatoire, de pot de départ auquel on culpabilise de ne pas aller, de rendez-vous obligatoire avec un assureur ou un artisan... Alors je suis allée à Paris, profiter des films et des expos que ma ville de province ne m'offre jamais. Y'en a, mais pas ceux-là.

Tout va bien à Paris, pour preuve ces photos : (Tiens, ça va me permettre de voir si les liserés bleu électrique ont disparu.)

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Il y fait chaud, comme partout, peut-être un peu plus qu'ailleurs grâce à la pollution... Le métro, le RER, le TGV qui m'a ramenée, ont tous leurs problèmes techniques dûs ou non à la chaleur, qui nous poussent au contact humain et nous font arriver en retard. J'ai vu une gamine de huit ans se faire hurler dessus par sa maman qui devait gérer sa gosse et trois valises parce que la gamine en question avait peur d'entrer dans la rame de métro bondée, on la comprend, mais que la maman avait peur de rater son train, on la comprend.
 
Consciente de vivre 4 jours à Paris dans des conditions idéales, j'en ai profité. J'ai vu toutes les expos de Beaubourg ou presque, ce qui m'a fait oublier la canicule grâce à la clim. J'ai vu 5 films dont un nul et deux merveilles. Le nul : Sweet Valentine. Emma Luchini devra admettre que bien qu'ayant un nom italien, celui-ci ne lui a pas donné le don de la mise en scène comme à Sophia Coppola (dont je déteste le père pourtant. Quiconque suit et comprend mon raisonnement gagne un coca-cola light en terrasse !), j'ai en effet trouvé ce film prétentieux, vainement esthétisant et nul.
 
En revanche j'ai adoré A Cinq Heures de Paris (décidément le cinéma israélien a le don de me toucher) et Dans Ses Yeux. Ames sensibles, courez-y-vite !
 
J'ai aussi vu des gens. Qui m'ont fait découvrir des tables sympas, restaus ou persos. Un weekend pour me reposer et je reprends le bac. Délibérations, zorros de rattrapage. Prochaines vacances, le 11 juillet !

lundi, 07 juin 2010

LES JEUX CA ANIME !

Il y a déjà quelques temps Pascale avait proposé qu'on fasse une note où l'on donnerait ses dix films d'animation préférés, en expliquant pourquoi chacun d'entre eux était sélectionné. J'avais fait une liste, et puis je l'ai perdue ! Je viens d'en refaire une, mais c'est extrêmement difficile. Je suis tellement fan de cinéma d'animation, qu'il pourrait y en avoir 20 ou cent.

Je vous offre quand même mon top ten, mais à vous de deviner les titres. Dépêchez-vous si Pascale arrive, elle va rafler la mise encore une fois ! Je ne sais pas encore ce qu'il y a à gagner, mais une surprise, promis.

Quand tout sera trouvé, j'expliquerai pourquoi je les ai choisis, ces films.

Une seule réponse à chaque fois. Vous n'avez le droit de rejouer que quand j'ai validé ou invalidé votre réponse ! La personne qui aura le plus de points à la fin gagnera une surprise.

Mercredi, jour des enfants, alors je fais preuve d'une grande indulgence et vous offre des indices !

Il reste la question 1 et la question 4

Si Max et Pascale trouvent chacun un film, je vais devoir trouver deux cadeaux !

Samedi matin : un indice de plus, et là vous n'avez plus d'excuse !!!!

GRANDE GAGNANTE : PASCALE

AVEC 4 BONNES REPONSES !!!

- 1 -

numéro un.jpg  numero1indice.jpg numéro1indice2.jpg

numéro1indice3.jpg
1.age de glace1.jpg
L'Age de Glace, de Chris Wedge, 2002
Trouvé par Virgibri... Enfin!
 

 
- 2 -
numéro deux.jpg
2belleetlabete1.jpg
La Belle et la Bête des Studios Disney, 1991
Trouvé par Max.
- 3 -
numéro trois.jpg numéro3indice.jpg
3Bonhomme de neige1.jpg
Le Bonhomme de Neige de Dianne Jackson, 1982, d'après une BD superbe de Raymond Briggs.
Trouvé par Max qui a maintenant 3 points !
 
- 4 -
numéro quatre.jpg numéro4indice.jpg numéro4indice2.jpg  
numéro4indice3.jpg
4dragons1.jpg
Dragons de Sanders, Deblois et Deblois en mars 2010
Trouvé par Pascale, qui a pourtant laissé sa chance à Max, mais il v'nait plus...
- 5 -
numérocinq.jpg
5Persepolis.jpg
Persepolis de Marjane Satrapi, 2007.
Encore trouvé par Max ! Il le veut son cadeau...
- 6 -
numéro six.jpg
6pinocchio1.jpg
Pinocchio, des studios Disney, 1940 (je l'ai pas vu à sa sortie !)
trouvé par Pascale qu'est trop forte !
- 7 - 
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7Roger-Rabbit1.jpg
Qui Veut La Peau de Roger Rabbit, Robert Zemeckis, 1988
trouvé (si on veut !) par Sploutch...
- 8 -
numéro huit.jpg numéro8indice.jpg
8toystory1.1.jpg
Toy Story, des Studios Pixar, 1995
trouvé par Emy, qui rêve d'avoir les mêmes cheveux que la petite soeur de Sid.
 
- 9 -
numéro neuf.jpg numéro9indice.jpg
9Triplettes de belleville1.jpg
Les Triplettes de Belleville de Sylvain Chomet, 2003
Trouvé par Pascale qui a elle aussi 3 points !
 
- 10 -
numéro dix.jpg
10valseavecbachir1.jpg
Valse avec Bachir, Ari Folman, 2008
trouvé par Pascale, qui connait tout le film par coeur !
 
 

lundi, 22 février 2010

JE SUIS ALLEE VOIR FANTASTIC MR FOX

Et j'ai bien aimé. D'abord je suis souvent fan des films d'animation. Ca reste un vieux rêve non réalisé de participer à la création d'un film d'animation. Et puis je me suis dit que c'était chouette, que comme zapette elle l'avait vu aussi, le jour où Pascale ferait un quiz où y'aurait Shrek et Mr Fox, zapette, elle aurait deux fois plus de chances de gagner.

Esthétiquement c'est réussi. C'est librement adapté d'un livre de Roald Dahl que je n'ai pas lu, mais cela m'a rappelé les personnages de The Wind in the Willows. C'est plein d'animaux qui parlent (ça donnerait des idées pour notre dernier défi d'écriture) et qui disent des choses pas inintéressantes. C'est une jolie critique de notre société, de l'éducation, de la pression sociale pour être comme tout le monde, de ce que les parents attendent de leurs enfants, etc. Mais bien que ce soit un film d'animation, les personnages ne se relèvent pas de tout, et comme les humains de notre monde à nous, doivent parfois vivre avec des prothèses. Ce sont des marionnettes, pas des toons ! Mais ils sont très beaux. On croit à leurs regards, à leurs sourires et leurs larmes.

Le seul bémol, c'est que je l'ai vu en VF. D'habitude pour les films d'animation, ça ne me gêne pas, et la traduction est plutôt bien faite. Là, il manquait toujours un petit quelque chose. J'ai reconnu la voix d'Isabelle Huppert, n'ai su qu'à la toute fin du générique que c'était Amalric qui faisait la voix de Mr Fox, et ne connaissais pas du tout les autres. Je salue leur boulot comme honnête et sérieux, mais à lire et entendre certaines critiques (et particulièrement dans le Masque et la Plume hier où ce film a été conseillé) je me suis dit que la traduction de toutes les chansons avait déjà dû faire perdre beaucoup de poésie et d'humour, et j'ai hâte de m'acheter le DVD pour goûter les dialogues d'origine. Et Clooney en personnage principal, désolée, mais.... What else ?

mercredi, 13 janvier 2010

LE ROMANTISME N'EST PAS MON DADA, MAIS C'EST BEAU.

Hier soir, j'ai fait ce que je n'avais pas fait depuis longtemps. Je suis allée à la deuxième séance dans mon cinéma d'art et d'essai. J'ai eu beau prévoir qu'ils arrêteraient le chauffage dix minutes après le début de mon film, et avoir mis un pull épais, mon manteau d'hiver sur moi et avoir apporté en plus un grand châle en polaire, je me suis gelée tout le long des deux heures. Heureusement, le film était beau. L'anglais que j'ai entendu, l'accent, les mots, un régal. Une caméra forcément experte puisque c'est Jane Campion qui la porte. Pendant deux heures, donc, je me suis replongée dans un univers que je délaisse la plupart du temps depuis la fac : le romantisme anglais. Cependant comme à chaque fois que je suis sortie d'un livre ou d'un film parlant de cette époque là, la pensée prédominante a été : heureusement que je suis née au XXème siècle ! Et surtout dans sa deuxième moitié. Car quand même, cette passion vécue avec un mur entre deux, ce jeune homme à qui l'on n'a pas dit que partir à Londres sans manteau en plein hiver c'était une folie, et qui comme tous les amoureux fous romantiques finit atteint de tuberculose. C'est à vous dégoûter de vivre une passion ! Les tenues féminines non plus n'auraient pas été ma tasse de thé, si je puis m'exprimer ainsi... Ce film raconte donc la vie de Keats. Et pour avoir relu sa bio, cela semble assez fidèle. Donc si vous aimez l'Angleterre, le XIXème siècle, où les gens n'avaient le droit de s'aimer que s'ils étaient riches, les femmes que de briller en couture, alors allez voir Bright Star, et vous ne serez pas déçus.

jeudi, 24 décembre 2009

PROFITEZ BIEN DE VOTRE REVEILLON


On ne sait pas ce que l'avenir nous réserve !

Gros bisous à tous et pleins de cadeaux et moments sympas.

jeudi, 12 novembre 2009

MON EXERCICE CINEMATOGRAPHIQUE

Je vous préviens, cette note va être longue, et peut-être chiante. Parler de cinéma, ce n'est pas ma spécialité, mais Pascale m'a "taggée". Et comme je suis un cheval obéissant...

Le film que mes parents m'ont empêchée de voir :

Aucun, sauf ceux interdits aux moins de 18 ans, quand je n'avais pas 18 ans, ou de 16 quand je n'avais pas 16 ans. Il y en a de moins en moins. Vous vous rendez compte, Vol au-dessus d'un nid de coucous était interdit aux moins de 16 ans. On m'a demandé ma carte d'identité. Plus tard, c'est d'ailleurs avec ma maman que je suis allée voir, j'avais 23 ans, "Les Valseuses" sorties en salle (si je puis m'exprimer ainsi) lorsque j'avais seulement 16 ans.

Une scène fétiche qui me hante :

Le gâteau bleu chez les aristocrates chez qui le héros de The Go-Between de Losey a été invité un été. Il regarde, puis déguste ce gâteau en transpirant, car sa maman lui a fait elle-même un costume élégant, mais dans un tissu trop épais. Quand on est pauvre, on n'a qu'un costume pour toutes les saisons.

Vous dirigez un remake, lequel ? :

Aucun. Je n'aime pas les remakes. Tous ceux que j'ai vus m'ont déçue. Je pense à Rollerball par exemple. En général, remake rime avec assassinat. Remake, pour moi, c'est comme reprise par la starac !

Le film que vous avez le plus vu :

Le Dernier Métro. Pour l'ambiance, pour le message, pour Deneuve, pour Truffaut.

Le film que vous êtes la seule à connaître :

Tumultes, de Van Effanterre. A chaque fois que je demande aux gens, ils ne l'ont pas vu. Je ne l'ai pas encore en DVD, mais ça ne saurait tarder. Avec Bleu, c'est le plus beau film que j'ai vu sur le deuil.

Qui ou qu'est-ce qui vous fait rire ? :

Le dessin animé d'ouverture et la rupture avec le début du film dans Who Framed Roger Rabbit ?, Bernard Blier dans tous les films comiques dans lesquels il a joué.

Votre vie devient un biopic... :

Qu'est-ce que c'est encore que ce truc ? Je file sur google, mais j'ai bien peur, rien que pour le nom, que ce soit un truc de naze.

J'avais raison. Pouvez pas parler français comme tout le monde. D'ailleurs ce genre de film, c'est tellement nul que c'est sans doute pour ça qu'on lui a pas donné de nom. Les biographies, je les préfère en documentaires. Le seul biomachin que j'ai regardé, c'est celui sur Sagan. Heureusement, je l'ai vu à la télé. Pour moi, ce n'est pas une œuvre cinématographique. Et par ailleurs je ne suis pas sûre que tout ce qu'on m'a raconté là-dedans soit vrai. Donc, problème. C'est bien joué, mais il manque un scénario original. Et forcément, une vie, c'est long, et ça tire en longueur. Mais à chacun ses choix.

Le cinéaste absolu :

Il y en a que j'adore. « Absolu », c'est sans doute trop. Je ne vénère personne. Mais j'aime énormément et quasiment sans exception, Kieslowski, Truffaut, Ozon, Varda et Kurys.

Une citation de dialogue que vous connaissez par cœur :

« Tu vois la fille, là. Elle a des bas. Eh bien, cette fille, elle est dans ma classe. » (il se peut que ce ne soit pas tout à fait exact mot pour mot.)

L'actrice que vous auriez aimé être :

Isabelle Huppert ou Miou-Miou. (elle a quand même vécu avec Coluche et avec Julien Clerc !)

 

Le dernier film que vous ayez vu :

Sin Nombre. Un chef-d'œuvre. Encore sur vos écrans.

Un livre que vous adorez, mais impossible à adapter :

Les Météores de Tournier.

Le Monde Selon Garp, et tous les romans de Irving. La preuve que c'est inadaptable, toutes les adaptations tentées jusqu'ici sont des navets.

Quelque chose que vous détestez dans un film :

Quand quelqu'un se croit original et fait en réalité quelque chose de pontifiant, artificiel, et cousu de fil blanc.

Le film disparait, une épitaphe :

Adieu la vie. Quel est le con qui a brûlé la bobine ?

Sur cette image, je passe le flambeau à Virgibri, zapette, Emma, Axel et Max. J'aurais bien aimé demander à emy, mais avec ses arachides, elle a pas une minute à elle.

samedi, 31 octobre 2009

RUBRIQUE CINEMA

     A Paris, j’ai fait du ciné-zapping. En début d’après-midi, on était allé voir "Inglourious Basterds", tellement on m’avait dit que c’était un chef-d’œuvre. Je ne remets pas le jugement en doute, je ne me suis pas ennuyée, les acteurs jouent excellemment bien leurs rôles, les allemands parlent allemand et les américains anglais, ça change des anciens films de guerre, mais j’ai regretté d’avoir à manquer 25 % des images à cause de la violence chirurgicale. Ca me fait ça à chaque film de Tarentino, je vais finir par abandonner.

     Pour nous remettre du choc, contentes malgré tout de l’avoir vu, on avait ensuite choisi un film léger mais dont j’avais lu qu’il n’était pas mal, à part la fille, je ne me rappelais plus pourquoi. Nous avons donc acheté un ticket pour « 500 jours ensemble ». Mais nous avons tenu six ou sept jours, pas plus, ce qui est peut-être dommage, mais tant pis, vu qu’aucune de ces séquences n’avait réussi à nous faire rire ou nous émouvoir le moins du monde. Ayant eu confirmation que ma voisine n’était pas plus séduite que moi par le dessin que nous allions revoir 493 fois si nous restions, avec des évènements dans le désordre, mais tournant tous autour d’un grand ado « allo-maman-bobo », qui allait vite m’énerver, nous avons décidé d’aller voir ce qui se jouait à côté. Je ne vais pas souvent au ciné, j’ai envie d’y voir des films qui valent la peine. Je ne saurai donc jamais ce que je pense de la fille. Ce qui a achevé de nous décider, c’est que c’était une salle de rongeurs boutonneux.

     A côté, nous avons vu, je l’ai assez vite deviné, les dernières images de « Whiteout » que j’avais éliminé de mes options le matin même de peur de m’ennuyer. Vu qu’on est presque sorti avant d’être entré dans le noir, y’a pas eu de mal. No problem, dans ce coin retiré du Gaumont parisien, il y avait une troisième salle.

     A nouveau, nous nous sommes assises, sans savoir ce que nous allions voir. Et là, nous n’avons pas été déçues. Sin Nombre est un chef d’œuvre. J’ai été tenue en haleine tout le long du film par un réalisme et une émotion sans artifice, de la violence, mais pas esthétisante. Ca valait le coup de se tromper !

     Le lendemain nous avons fait dans le classique. On avait choisi un film, et c’est celui-là qu’on a vu, jusqu’au bout. Il s’agissait de « La Balade Sauvage » de Terrence Malik. J’ai regardé internet depuis, et ce type-là n’a fait que 4 films. Et il y en a un que j’avais vu : « Les Moissons du Ciel. » Celui d’hier datait de 1974. Bien sûr ça a vieilli un peu, mais quand on a comme moi 51 ans, on est ému par ce qu’il dégage. Il y a de l’humour, du suspense, de la violence, mais sans s’en repaître, et comme c’est un film rare, je remercie mon hôtesse de me l’avoir fait connaître.

     Je vais maintenant attendre mes vacances de noël pour retourner au ciné... En attendant je regarde des dvd. La semaine dernière on a vu Gloria avec Geena Rowlands. Quelle merveille ! Quand je pense que je l'avais toujours raté. Là encore on nous parle d'un monde violent sans se complaire dans l'hémoglobine. J'adore.

vendredi, 18 septembre 2009

NOUVELLE VAGUE

Je n'ai pas reconnu les acteurs qu'ils ont choisis pour remplacer De Funès, Lefebvre et Galabru, mais j'ai quand même bien vu que c'était une scène d'un nouveau film de la série « Les Gendarmes » qu'ils passaient l'autre jour à la télé. C'était assez tard le soir, sans doute pour ne pas traumatiser ceux des élèves qui voudraient encore « embrasser » cette carrière. Bon, à mon avis, faut quand même pas être dégouté !

Reprenons. Le décor, un bureau verdâtre. Assis au bureau un homme, grand viril, on sent bien qu'il est pas taillé dans la dentelle, mais bon, faut c'qu'il faut, c'est pas un pédé. On comprend vite qu'il est du Géhigéhenne. La situation est nouvelle et novatrice : dans cette unité musclée, ils ont besoin d'un bulbe, je veux dire d'un cerveau et d'une sensibilité, pour pouvoir causer dans le mégaphone avec ceux qui sont prêts à dézinguer tout le monde à la kalachnikov. Du genre « mais non monsieur Ducschmoll, c'est pas raisonnable, ça va salir partout, et vot' femme elle mérite pas ça », ou, « réfléchissez bien, z'êtes sûr que vous allez pas le regretter ? »

 

Ca, les mecs du Géhigéhenne apparemment, ils sont pas capables ni d'y penser, ni d'y dire. Donc, ils font des entretiens pour recruter un médiateur (ah ! le grand métier hyperfacheune !!!) Et je vous le donne en mille, ils recrutent ... parmi les gendarmes ! C'est vrai que comme gens doux, compréhensifs, subtils et communiquants, y'a pas mieux, je me le dis à chaque fois que j'en rencontre.

Pour bien montrer qu'ils sont gentils, on nous en montre que des polis qu'écoutent bien quand le grand chef pas pédé il leur explique d'une voix qui ferait peur à Hulk toutes les qualités que je vous ai dites en haut. Ensuite, ils les rencontre un par un, et l'ambiance est tendue, mais humaine. Ca donne ça :

Le chef du Géhigéhenne : Quelle est votre plus grande qualité ?

Le gendarme : l'honnêteté.

Le chef du Géhigéhenne : Et votre plus grand défaut ?

Le gendarme : chuis un peu têtu.

Le chef du Géhigéhenne : têtu ou obtus ?

Le gendarme : obtus.

Le chef du Géhigéhenne : Vous savez c'que ça veut dire « obtus » ?

Le gendarme : non.

 

Rires enregistrés. (enfin, non, ils les avaient oubliés, ce n'était qu'une maquette du film, mais je pense qu'ils vont les rajouter.) Y'a encore eu deux trois interviews de gendarmes de ce genre. Pis...

 

Le Récitant : Mais... dans les vingt-six candidats, grande évolution, il y a quelques femmes ! Et les hommes musclés du Géhigéhenne, y sont dôlement contents, parce que les femmes, elles sont aussi capab's que les hommes, etc, etc.

 Le chef du Géhigéhenne à une belle blonde : Bonjour ! Ca nous fait plaisir d'avoir des collègues féminins ! (je le mets en gras, parce que j'ai cru comprendre que c'était le gag-clé.)

Quelle est votre plus grande qualité ?

La blonde en uniforme : Ca, ce sont les gens qui travaillent avec moi qui pourraient le dire. Moi j'ai envie de faire ce métier, mais ceux qui travaillent avec moi savent si j'en suis capable.

Alors, là, on comprends que c'était LA phrase intelligente que Le chef du Géhigéhenne attendait, et qu'elle va être prise pour le poste !

Je sens que ça va être du grand cinéma !

samedi, 18 juillet 2009

REVOIR TOUS LEURS FILMS...

J’ai regardé Jacquot de Nantes d’Agnès Varda. Faut qu’elle arrête de me faire pleurer comme ça, elle ! Ce film, c’est une preuve d’amour, un cadeau merveilleux comme on aimerait tous que la personne qu’on aime nous offre. Il lui a raconté ses souvenirs d’enfance, elle les lui a filmés. Et bizarrement, ce sont nos propres souvenirs. Pourtant je n’ai jamais mis les pieds à Nantes, je ne suis pas née en 1931, mon père n’était pas garagiste, je n’avais pas de petit frère… Et pourtant, je vous assure, ces souvenirs sont les miens. Comme à la fin des Plages d’Agnès, quand la conclusion du film est arrivée, j’étais en larmes, je n’étais plus que larmes, car je n’étais pas au cinéma, et seul mon chat aurait pu s’en apercevoir, donc, pas de retenue. Agnès Varda aime entièrement, généreusement, mais sans mièvrerie. Et grâce à elle, j’ai retrouvé mon enfance, mais aussi celle de mes parents. Elle ne sait pas tout ce que je lui dois ! C’est déjà elle qui m’avait fait prendre ma véritable conscience féministe avec L’Une Chante, L’Autre Pas. Quelle femme ! Quelle cinéaste !

Varda Demy Pictures, Images and Photos

Je sens que je vais voir ou revoir tous leurs films.

mercredi, 08 juillet 2009

LE SENS DE LA VIE POUR $ 9.99

J’ai vu un bijou. C’est un bijou qui peut ne pas plaire à tout le monde. Manque de brillant, peut-être. Il faut savoir le remarquer, puis se l’approprier. Mais en tout cas fabriqué avec beaucoup de savoir-faire, une merveille d’animation en effet. Très réaliste au début, ce long métrage universel, malgré son origine australo-israélienne, va ensuite jusqu’au bout de fantasmes sans nous mettre mal à l’aise comme l’aurait fait un vrai film traitant d’un même sujet. Par moments cette œuvre intellectuelle à l’humour discret et nuancé m’a fait penser à du Woody Allen. J’en sortais ! Mais ici l’amour ne sauve pas de tout, car l’amour si l’on n’y prend garde peut devenir destructeur, dévoreur. Mais malgré tout je suis convaincue qu’il est optimiste. Allez le voir s’il passe près de chez vous, et vous me donnerez votre avis.

Encore une fois les producteurs français nous ont pris pour des débiles qui n'auraient pas pu se contenter d'un titre comme :

9.99 $

Il a encore fallu qu'ils délayent et fassent lourdingues. Mais ne vous arrêtez pas à ce titre, le film vaut qu'on s'y arrête !

jeudi, 02 juillet 2009

PREMIER ESSAI

Pascale a besoin de rire, et je suppose qu'elle n'est pas la seule. Alors j'ai suivi l'exemple d'Elise Titane, et j'ai détourné quelques affiches de films.

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Une esquisse de sourire ? Non rien ? Le cas est vraiment désespéré.

lundi, 27 avril 2009

TROP PARESSEUSE POUR PONDRE ENCORE UN JEU...

Même si vous êtes paresseux, soyez un peu gentils avec les chouettes qui vous entourent !

Et à demain, en vrai !

mardi, 17 mars 2009

QUI POURRA ENCORE DIRE DU MAL DE LA TNT APRES CA ?

Vous prenez un couple d’enfer : Noiret –Girardot, Paulette Dubost en maman franchouillarde, des courses poursuites en R16 noire, les bégaiements de jeunesse de Francis Perrin, des délires amoureux insouciants d’avant le sida, un coup de tête d’Annie Girardot dans les couilles d’un mec patibulaire qui veut la poignarder, des péripéties aussi crédibles que Fabius quand il défend l’éthique en politique, des cascades dignes de Warner Bros, et vous avez une perle du ciné des années 70 : « On a volé la cuisse de Jupiter ! »

 

A côté les Ch’tis méritent un numéro spécial des Cahiers du cinéma. Je me suis demandé ce que Pascale aurait écrit dans son blog si on avait eu internet ! Bon, je viens de vérifier, j’ai fait erreur, ça date de 80. Ca se sent, ça s’essouffle un peu. Noiret et Girardot devaient quand même avoir besoin de fric, et de Broca besoin de vacances et de fluor pour trouver des idées !

 

Cela dit, Annie Girardot et Philippe Noiret, même dans un navet, je les adore. Elle c’était mon idéal féminin, celle que j’aurais aimé devenir, et lui, sa voix, son flegme et son humour ne m’ont jamais lassée.

 

 

dimanche, 15 février 2009

RICKY, SURPRENANT.

Hier soir pour notre St Valentin, on a été au cinéma. Oui, parce que ces temps-ci on se traîne, et là, on s’est dit « On s’aime, merde, on n’est pas vieilles, on va s’bouger ! » Et on est allé voir « Ricky » de François Ozon. Je ne vous raconterai pas l’histoire, car moi, même en faisant gaffe, ben un jour j’ai allumé ma radio au moment où un con dévoilait l’intrigue, et ça m’a gâché une partie du film. J’ai rien dit à ADMV, qui de toutes façons vit sur une autre planète où il n’y a ni radio, ni télé, ni journaux (ou presque…) et donc a eu toutes les surprises voulues par le réalisateur.

Tout ce que je peux vous dire c’est : que j’ai aimé, pas adoré, mais aimé. Que le réalisateur avec un nom pareil ose tout. Qu’on nous montre un autre milieu que soit la violence ou les riches habituels. Là, il y a de la pauvreté, mais de la normalité. Qu’Alexandra Lamy, m’a surprise. Je ne la connaissais que dans Un gars, Une fille, et là, c’est tout autre chose. Que Sergi Lopez, on y croit. Que la petite fille joue merveilleusement bien, rien qu’avec ses yeux, même. Que c'est un film, même si c'est pas un chef d'oeuvre, on en parle après. Et que même à côté d’un couple de septuagénaires sourds qui connaissaient le lieu de tournage, et une nana du générique (la troisième perchiste, ou la coiffeuse, je ne sais pas, mais ils ont quitté la salle, dès qu’ils ont vu son nom et pu se le hurler à l’oreille) et derrière un couple d’adolescents boutonneux venus exclusivement pour se rouler des pelles, eh bien, nous avons passé un bon moment.

mardi, 03 février 2009

IT'S GROUNDHOG DAY TODAY !

Depuis que le radio-réveil m'a annoncé quelques horreurs et imposé un vieux tube de Michel Berger, j'ai envie de dormir. Mais je sais pourquoi ! C'est je jour de la marmotte ! Y'en a une que les américains connaissent plus que les autres, et si elle voit son ombre, ils vont se les cailler encore quelques semaines... Comme ça l'a mise de mauvaise humeur, de voir son ombre, elle a mordu le maire de New York ! Ben nous, la nôtre de marmotte, elle a dû voir une méga-ombre, parce qu'il neige encore ce matin, et le printemps n'a pas l'air d'avoir envie de montrer le bout de son bourgeon. Du coup, elle est allée se recoucher. Les nouvelles du jour m'ont donc rappelé le film qui m'avait révélé Bill Murray : Un jour sans fin. Pas intello pour deux sous, mais une heure trente de bonne humeur !

En plus, elle sait que si elle se lève pour de bon, c'est elle qui va devoir mette le papier d'alu autour du chocolat ! Tu parles d'un programme...

lundi, 15 septembre 2008

Note un peu papale et mauvais esprit sain

Ce weekend j’étais à Paris. Moi aussi.

 

Faut-il voir un rapport avec la venue du Pape comme pour la fermeture de trois stations de métro annoncée sans complexe dans les hauts-parleurs de notre capitale laïque, mais deux trottoirs roulants sur trois étaient en panne ?!?! En tous cas, en marchant le long du trottoir-non-roulant, mes pieds protestant contre les chaussettes que je leur imposais pour la première fois de la saison, je me disais que j’aurais volontiers été prise d’une crise de lévitation mystique pour arriver plus vite à l’autre bout.

 

C’est fou comme on perd ses réflexes dès qu’on change de vie et d’habitudes. Je me suis soudain rappelé que durant les deux ans où j’allais à Bordeaux au moins une fois par mois, je faisais ce trajet en surface. Et c’était nettement moins chiant, moins nauséabond et moins chaud que les couloirs du métro à Montparnasse. Près des Halles, j’ai trouvé des toilettes propres et une dame aimable à l’accueil. Enfin un progrès dans notre société ou un miracle papal ?

 

Enfin, éviter la Sainte Paire était possible. Je ne l’ai pas vu. En revanche j’ai croisé moult jeunes moines illuminés, ce qui ne veut pas dire qu’ils portaient des guirlandes électriques, mais avaient des yeux si vides qu’ils en disaient court, et un sourire figé, que, même en y mettant du mien, je ne saurais reproduire. Dans le métro, les scouts et scoutettes ne manquaient pas de se faire remarquer en chantant à tue-tête des airs dignes du curé dans La Vie Est Un Long Fleuve Tranquille. Observation : la jupe bleu marine aux genoux avec des Kickers, c’est d’un seyant ! Mais le pull de la même couleur, ça a l’air de tenir chaud. A moins que ce ne soit la couche d’écussons cousus dessus ?

 

Où l'on se dit que l'on devrait plus s'occuper du culturel que du cultuel...

 

Dans un tout autre ordre d’idée, à 16 heures je suis allée voir un bijou cinématographique, sorti tout droit de mes années d’adolescence. Tourné en 1972, il nous montre la difficulté pour une femme d’être épanouie en élevant ses filles dans l’Amérique de cette époque là. Pour tout ce qui nous montre que les années 70 sont déjà l’Histoire, il faut le voir ! Voir Joanne Woodward réconforter sa fille de 15 ans après un cauchemar en lui faisant tirer une bouffée de sa clope est une chose du passé. Le titre : De l’Influence des Rayons Gamma sur le Comportement des Marguerites ! Unique, comme ce film, réalisé par Paul Newman. Paulo, pourquoi t’as jamais fait d’autres films ???

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J’étais émue, vous ne pouvez pas savoir. Ce film, je l’avais vu en 1975 ou 76 dans une salle Art et Essai, disparue depuis. On devait être 4 ou 5 spectateurs à l’époque. Et à cause d’une bobine de mauvaise qualité, on avait raté les dernières minutes… Cette fois, à la Filmothèque Champollion, ciné récemment rénové et superbe, la salle était comble. Il parait que Le Monde avait fait un article sur le film ! Vous pariez combien que dans les Années 70, le même journal avait ignoré superbement ce film, considérant son réalisateur comme un cow-boy gaucher pour midinettes ?