samedi, 12 décembre 2009

DEFI D'ECRITURE N°8

Le temps passe, et il devient urgent de l'écrire !

Quoi donc ? Votre lettre au Père Noël !!!

Si vous souhaitez qu'il ait une chance d'être dans les délais pour vous faire plaisir, il faut que votre lettre soit publiée au plus tard Vendredi soir prochain, le 18 décembre !

Vous avez le droit de ressortir une vieille lettre de votre enfance, de ne pas croire au Père Noël, d'être optimiste ou pessimiste, en ces temps de guirlandes électriques et de marrons chauds, tout est permis !

ARNAQUE EN STOCK

Ed est dans son bureau après sa journée de boulot et a échappé de peu à une arnaque pour lui faire acheter de l'isolation. La sonnerie du téléphone retentit.

Voix féminine à l'accent asiatique prononcé : "Madame le Cheval qui parle, vous êtes une bonne cliente ELYKONERIEN.

Ed :"hmm."

Voix féminine à l'accent asiatique prononcé : "Madame le Cheval qui parle, j'avoue que nous aimerions vous avoir aussi comme cliente pour la téléphonie mobile."

Ed :"Ah, là, je vous arrête, car je n'ai pas de portable et ne souhaite pas en avoir."

Voix féminine à l'accent asiatique prononcé: "Ah bon, mais, Madame le Cheval qui parle, vous ne souhaitez pas avoir un téléphone pour être joignable à tous moments ?"

Ed :" Mais, je SUIS joignable. Puisque vous avez réussi à me joindre."

Fin des hostilités.

jeudi, 10 décembre 2009

RIEN, DE RIEN, TOUSSA !

Il y a 31 ans j'ai fait un choix. J'avais fait deux ans d'études pour devenir secrétaire de direction trilingue. Le bilan était plus en faveur du secrétariat que du trilingue, quant à la direction sachant très bien qu'elle ne m'embaucherait pas forcément au début, j'ai décidé d'en changer. Pourtant, même pour faire un boulot qui ne m'intéressait pas, et qui consistait à assurer un confort de travail à trois cadres qui à l'époque ne savait pas taper sur un clavier ou se faire un café, au sein d'un service intitulé "Direction de l'exportation", on me proposait 9000,00 FF pour démarrer en région parisienne. Trois ans de fac, un an en Angleterre et un an d'angoisse et de sueur sur concours plus tard, j'ai intégré l'Educnat en province, pour un salaire de début de 6340,00 FF. J'ai eu alors quelques doutes. Avais-je bien fait de repartir à zéro (pas d'équivalence en ce temps-là pour un BTS géré par le Ministère du Travail...) ? J'en ai eu de nouveau au moment de la réforme des retraites. Oui, ce choix m'avait fait entrer dans la vie "active" à 25 ans. Mais hier quand j'ai lu ce petit article sur l'entreprise où je suis restée quelques mois, et malgré tout ce que je peux râler, je me suis dit qu'à 20 ans, j'avais été très clairvoyante. En 1978, on arrivait là-bas dans le bus de l'entreprise qui nous avait ramassés Porte de Vanves, et on fonçait pointer, puis, plus tranquillement, comme un seul homme vers la cafet'. Aujourd'hui, le passage cafet' me semble bien compromis. Un café ou un bureau pour bosser ailleurs que dans un placard, il faut choisir !

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Le Canard Enchaîné. Mercredi 9 décembre 2009

mardi, 08 décembre 2009

TELECAT

Il y a 16 ans je me suis abonnée au câble, en cadeau j'ai eu un an d'abonnement à une revue télé, pas trop chère, assez complète, pas moralisatrice quant à mon choix d'émission, et en plus avec dans ses dernières pages des mots croisés et des sudokus. Depuis quelques temps, je ne lis plus les programmes télé que je trouve en deux clics sur mon ordi, mais je fais hebdomadairement les sudokus, toute seule, et les mots-croisés avec ADMV. A côté de nos casse-têtes préférés il y a toujours des annonces qui nous font marrer, genre "rencontres pour militaires gays",  "rencontres - chères + rapides" (si tu lis vite, tu ne vois que "chères et rapides" !), "voyance pour n'avoir que des bonnes nouvelles", ou "dialogues hot par sms" (tout un programme !). Hier, ADMV qui avait mis ses lunettes, et pas moi, s'exclame : Oh, y'en a vraiment pour tous les goûts, y'a un site spécial pour chats célibataires !!!

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lundi, 07 décembre 2009

LE DEFI DE ZAPETTE N°7

 

On y pensait depuis longtemps. Il y a vingt ans ce n'était qu'un rêve, que l'on remodelait un peu à chaque vacances : une idée agréable, une odeur de vent marin et de vinaigre de malt, une couleur ambrée de bitter locale, l'image d'un petit cottage à la campagne, l'humour des amis qu'on s'imaginait retrouver au quotidien. Plus la retraite approchait, plus l'on se renseignait : la sécurité sociale, la banque, le prix des loyers, les régions les plus abordables. Bloggeuse acharnée, j'avais contacté des expatriés pour obtenir des témoignages. Certains nous confortaient dans notre projet et nos espoirs. D'autres nous faisaient peur. Des déçus congénitaux essayaient de nous dissuader. Enfin, le 1er juillet 2023 je fus en retraite. Ce fut une belle journée. Il faisait soleil, et dès le lendemain nous avons commencé à vider la maison, trier, empaqueter. Nous n'emporterions que les plus beaux souvenirs. Des photos, des livres, nos disques durs. Le reste, nous l'achèterions sur place. Les meubles anglais ont du charme, si l'on se passe du feu artificiel. Les nouveaux propriétaires voulaient s'installer le 1er septembre, date à laquelle nous aurions nos clés pour notre nouvelle maison. Quel timing ! Je regrettais parfois de vieillir, mais ce jour-là, j'ai senti que l'âge m'aidait à bouger « léger ». Plus jeune, je m'accrochais aux objets, aux lieux. Cette fois, je partais sans déchirement. Et aujourd'hui, je ne regrette rien. Cela fait dix ans déjà. J'ai des nouvelles des amis et de ma famille par internet. Certains font même le voyage parfois. La vie ici nous convient. Le champagne et le foie gras sont un peu chers, mais j'y pense parce que c'est noël. Le reste du temps, le thé, la bière et le stilton me suffisent. Ca valait la peine de rêver.

 

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dimanche, 06 décembre 2009

OYEZ AMIS ECRIVAINS DU DIMANCHE

Depuis quelques temps avec Zapette, nous lançons des défis d’écriture, sans prétention, juste pour nous faire plaisir, et éventuellement faire plaisir à ceux qui nous lisent. Nous nous sommes dit que nous aimerions retrouver nos textes à un seul endroit du web, le défi, suivi de tous les textes publiés pour y répondre.

Emma s’est prise au jeu et nous a même créé un blog ! Si vous acceptez que j’y publie vos textes (ceux que vous m’aviez envoyés par mail, ou en commentaire ici), dîtes le moi. Je me charge de les publier. Je vais poster des notes « rétro-actives » !

Si vous avez envie de lancer des défis vous-même, et de faire partie intégrante de l’aventure, écrivez-moi ou à Zapette et Emma, et vous pourrez poster vous-même vos textes, et publier à l’occasion vos consignes.

Comme je l’ai dit à mes deux acolytes, j’ai envie que ça reste un blog de copains, ce n’est pas que je n’ai pas envie de connaître de nouveaux bloggers, mais il existe déjà des blogs d’écriture, où il y a tellement de membres, que j’ai fui dès que j’y ai mis les yeux. Cela semblait à la fois trop peuplé, et d’un autre côté lourd et peu accueillant. Le nombre de participants jusqu’ici me convenait. C’est juste un moyen de conserver les textes pour les lire plus facilement.

Les défis pour rire continueront donc d’apparaître sur nos blogs respectifs.

En attendant le dernier défi en date est chez Zapette !!! Précipitez-vous, c'est pour demain soir !

Et pour finir en se marrant, voici la phrase d'un "journaliste" de télévision entendue hier soir (SAMEDI !!) :

"Continuez à donner pendant tout le weekend, jusqu'à ce soir."

vendredi, 04 décembre 2009

OU EST LE JAUNE CHEZ VOUS ?

Comme tous les lecteurs de Dana, j’ai été la cible d’un tag en couleur. Je mets « couleur » au singulier, car en fait le titre c’est « Jaune comme… ».

Ca m’a amusée, et puis en y réfléchissant je me suis dit, qu’à part le papier peint de ma chambre, il y avait peu de jaune chez moi. Mais depuis douze ans que je dors en jaune, j’apprécie. 

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Cherchant plus loin ce que je pouvais trouver de jaune dans ma vie, j’ai pensé aux bananes que je mange le matin pour me donner la force d’affronter le marathon des cours. Et sur le même plan de travail, l’huile d’olive dont je ne peux me passer, quelle que soit la recette.

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J’ai croisé mon sac à main petit format mais dans lequel, telle Mary Poppins j’entasse tout un monde parallèle de papiers, stylos, livre, mp3 divers et plus loin dans le couloir, ma cape de pluie, rangée depuis quelques joues que nous sommes au sec.

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Il y a aussi les becs des drôles d’oiseaux qui décorent mon couloir et la boîte du dernier jeu qu’on m’a offert pour défier ma culture générale. Vous remarquerez au passage que chez moi, ce qui est jaune est parfois flou...

 

En dehors du sommeil, le jaune est futile ou/et culinaire chez moi, et peu existant. Je poursuivrai donc l’exploration de mes couleurs avec le violet, l’indigo, le bleu, le vert, l’orangé, et le rouge, et mon drapeau sera complet.

mercredi, 02 décembre 2009

S . O . S

Un jour sur mon blog, j'ai écrit cette note-là :

http://whatamistilldoinghere.hautetfort.com/archive/2007/...

Et une autre fois, celle-ci :

http://whatamistilldoinghere.hautetfort.com/archive/2008/...

J'ai lu dans le jdd qu'on abandonne ce musée pour un sombre projet immobilier. Il faut agir d'urgence ! Le Musée Montmartre est un des endroits les plus merveilleux de Paris. Les expos y sont toujours de qualité, et il est le symbole de toute une époque qui a bien plus de valeur que tous les élus et promoteurs véreux.

Pour agir, il faut aller signer la pétition là :

http://www.petitionduweb.com/LAISSERONS_NOUS_DISPARAITRE_...

Je veux pouvoir retourner flâner là, quand je veux !

 

mardi, 01 décembre 2009

CA L'FAIT A CHAQUE COUP !

Dans la salle des profs, 7 h 35.

"Tiens ! T'as changé de lunettes !"

"Non, J'AI des lunettes aujourd'hui."

Y'avait longtemps. Je porte des lentilles depuis 1979. J'ai vu l'évolution technologique, et au fur et à mesure des années les conjonctivites s'espacer. Il y avait bien dix ans que je n'en avais pas eu. Mais depuis hier, mon oeil gauche est rouge, pleure, et me fait mal. Du coup, apparition de Ed au lycée ce matin avec ses belles lunettes classos. Au début de ma carrière de prof, ça m'arrivait une fois par an à cause de la craie et des lentilles qu'on ne jetait pas comme ça ! Les élèves qui me connaissaient bien me disaient "Tiens, c'est la semaine à lunettes."

Même si elle n'était pas aussi confortable et fine au début, la lentille est l'invention qui a le plus changé ma vie. De manière radicale. Elle m'a permis de voir à quoi je ressemblais. La première fois que je me suis aperçue par surprise dans une glace à au moins 4 mètres, sans grimace de plissage d'yeux, et sans lunettes devant ces mêmes yeux, je ne me suis pas reconnue. En prime, j'ai pu : recevoir un ballon de basket sur le coin de l'oeil sans me retrouver coupée par la monture, entrer dans un magasin sans être aveuglée par la buée, faire du vélo l'hiver sans rêver d'inventer les essuie-glaces à lunettes, voir sur les côtés, voir toujours pareil car les lentilles ça ne tombe pas sur le nez, me trouver physiquement acceptable.

Mais je reconnais que certaines montures peuvent aussi avoir quelque utilité !

dimanche, 29 novembre 2009

COMMENT ARRIVER A SES FINS

Un facteur avait stocké chez lui 300kg de courrier non distribué !

Ils disent que c'était pour s'éviter du boulot. Certes, mais si c'était un défi d'écriture, et que l'on doive terminer cette histoire, je dirais que l'enquête prouva que l'homme en question avait été payé par le gouvernement qui lui assurait gratuitement un logement F12. En effet son stockage, ainsi que celui opéré par 250 autres facteurs disséminés dans toute la France, permit entre 2005 et 2009 de faire baisser suffisamment la confiance que les français avaient dans leur service public pour qu'ils acceptent sans broncher la privatisation de la poste.

vendredi, 27 novembre 2009

DEFI DU VENDREDI : LE RESULTAT

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C'est bien moi. Je lance le défi, impose les consignes, et j'ai failli être en retard ! Mais ça va. Le vendredi 27 novembre n'est pas terminé. Voici donc mon texte :

Léopold

Léopold était maniaque. Tous les jours il astiquait les chromes de sa Buick rouge. Dans le placard de l'entrée il replaçait conscieusement les quinze sacs à mains de Constance, son épouse depuis vingt ans. Il redressait le portrait de la Reine Victoria au-dessus de la cheminée. Il habitait Rue Blanche, et était chagriné car les boutiques ne l'étaient pas. Au moment de faire couler l'eau de sa douche, il regrettait que sa mère, Heather, ait fait appel à l'époque à un plombier anglais, car subséquemment le robinet "C" crachait de l'eau froide, et pas chaude, et le robinet "H" donnait, lui, de l'eau chaude... Et, de manière ni Hésitante, ni Héroïque ! A chaque fois, il se brûlait lamentablement, à s'en recompter les dents. Tous les samedis Léopold lustrait les feuilles de lierre de la façade. Les voisins n'en avaient pourtant rien à faire de la poussière sur le lierre, mais, mettez-vous bien ça dans le crâne : Léopold était maniaque !

Et voici celui d'Agathe, qui me l'a envoyé très tôt !

Elle descendit du taxi noir, devant l’hôtel Bertram. Elle n’avait pas souvent l’occasion de venir en Angleterre, un pays qu’elle adorait pourtant. Elle avait vu à la télévision une adaptation du roman d’Agatha Christie où l’intrigue se déroulait dans cet hôtel si conventionnel, si attaché à la tradition de la vieille Angleterre. Elle n’avait pas résisté à la tentation et avait acheté un billet d’Eurostar.

Lorsqu’elle commanda la sacro-sainte tasse de thé, elle ne fut pas déçue. Le thé lui fut servi dans une jolie chope de faïence à l’effigie du prince de Galles.

Elle se souvenait d’un passage du film où Miss Marple se réjouissait de voir que l’hôtel n’avait pas changé depuis la guerre. Lorsqu’elle entra dans la salle de bain, pour poser sa trousse de toilette, elle fut quand même un peu surprise par les robinets de cuivre, qui semblaient en effet dater de la guerre. Elle se demandait si elle pourrait prendre une douche sans déclencher une inondation.

Après s’être rafraîchie sans incident, elle décida d’aller faire un  petit tour dans la ville. Elle longeait les vitrines. Halloween n’était pas passée depuis très longtemps, mais elle trouva quand même assez bizarre ce crâne orné d’un bonnet de ski dans une vitrine. « Décidément, ces anglais sont parfois totalement loufoques », se dit-elle en souriant.  

Elle poursuivit sa promenade et croisa un groupe de jeunes garçons aux jeans taille basse, aux cheveux longs. Ils gigotaient dans la rue, s’agitaient comme s’ils avaient une guitare et se prenaient pour des chanteurs de rock. Cela lui rappela la vidéo qu’elle avait vue sur Internet. Elle avait un ami qui jouait avec deux autres garçons de la guitare virtuelle, lorsqu’ils jouent à Guitar Hero. Elle n’eut besoin de faire que quelques pas pour comprendre que les futurs stars qu’elle venait de croiser, sortaient de ce magasin rouge et jaune dont la façade était ornée d’une guitare électrique.

En tous cas elle ne regrettait pas son voyage, des portraits de la famille royale sur les tasses de thé aux guitares pour jouer du rock, le raccourci était saisissant !!

 

 

CA A L'AIR DE QUOI ?

Ce matin en roulant en ville, je me suis dit qu'il y avait vraiment de plus en plus d'allemands dans ma ville.

Et puis j'ai réalisé que c'était simplement les nouvelles plaques numéralogiques.

C'est con, mais je ne m'y fais pas.

mercredi, 25 novembre 2009

CELUI-CI EST DE MOI

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Ce n'est pas une réponse à un tag, mais plutôt une idée qui m'est venue grâce à un com de Pascale. C'est un peu aussi un clin d'oeil à Zapette qui est allée au Népal récemment. Voici quelque chose que vous ignoriez peut-être de moi : je dessine. Ou plutôt, je dessinais. J'aimerais recommencer. J'ai eu plusieurs "périodes" (je sais, ça fait un peu prétentieux...). La plus prolixe a été de 1993 à 1995, après une opération qui m'a fait arrêter mes hobbies de l'époque qui étaient plutôt sportifs. Jusque là, j'avais surtout dessiné, au crayon, au fusain et au crayon de couleurs. Mais je me suis mise à l'acrylique. Le tableau ci-dessus en est un exemple, d'après une carte postale. Puis après un moment un peu désert à cause d'une rupture suivie d'un deuil, j'ai repris, en m'initiant à  l'aquarelle en 2000. Mais là encore, ne m'obligez pas à raconter, mais un gros truc pas drôle à failli tuer mes émotions. Heureusement j'ai rencontré ADMV, et je vais mieux, mais mes pinceaux restent au repos... Promis, je vais m'y remettre !

mardi, 24 novembre 2009

PENDANT QU'ON MARCHE, ON OUVRE LES OREILLES

Pendant la manif. Un vieux qui sort de son bureau de tabac, jette un regard vers les jeunes, et nous hurle dessus, nous les adultes qui fermons la marche : "ils savent même pas leur apprendre à lire et à écrire !"

Devant le rectorat, qui a finalement abandonné de descendre le rideau de fer devant la porte, car les lycéens leur auraient grillé le moteur. "Lycéens ! Pas contents ! Lycéens  ! Pas contents !"

Vous voyez qu'ils savent aligner deux mots.

En rentrant de la manif dans le bus… Un peu en live, un peu dans le portable.

«  - Eh, Jordan, t’es grillé ! – Pourquoi ? – Parce que t’es délégué. »

« - Vous avez fait le DS ? Ah. Quoi, samedi matin ? Pour moi, le samedi matin, ça existe pas. »

« - Hein ? On a anglais à 14 heures !!! Eh ben on va aller speaker Angliche. Y’a pas d’blème. Moi qui pensais qu’ça allait être une journée pépère. Putain, les profs qui nous disent qu’ils viendront pas, et puis qui font cours… »

 

Au moment où il sort du bus, je lui dis :  « Dommage, si vous aviez été dans mon lycée, vous n’auriez pas eu anglais ! » Il avait même pas l’air vénère.

 

Une jeune fille s’apprête à descendre du bus. Je ne vois que ses jambes et ses pieds devant moi.

« Oh, les filles. Y’a ma queue qui me gêne.

C’est la dernière fois qu’on m’fait mettre un costume pareil ! »

Je lève les yeux, elle a des moustaches de chat dessinée sur les joues. Quand elle descend, je remarque une espèce de bosse au-dessus de ses fesses sous sa petite veste de minette, justement.

MA NOTE TANT ATTENDUE N'EST PAS GAIE

Vous avez des enfants ? Ils ont l’ambition de faire des études ? Alors ça va être chaud. D’abord avec une réforme, la même que l’an dernier. On leur avait bien dit qu’on n’était pas d’accord. Ils nous ont dit (deux députés se sont même déplacés dans mon lycée pour nous faire du bourrage de crâne…) « qu’ils n’étaient pas du genre à faire sortir par la porte une réforme qu’ils referaient rentrer par la fenêtre. » Heureusement, on ne les a pas crus. On se sentirait très cons aujourd’hui.

Les contenus vont diminuer, certaines matières sont quasi-sacrifiées, comme les Sciences Economiques et Sociales (ben oui, ça fait réfléchir, vaut mieux seulement leur apprendre à compter et placer leur fric.), l’histoire-géographie (oui, vous avez bien lu ! C’est tellement peu important !). Et au lieu de redonner aux jeunes la possibilité de consolider et approfondir leurs connaissances, on va leur offrir un zapping educatif en seconde, dont l'intérêt est loin d'être prouvé. De plus, chaque lycée étant responsable de décider des heures en groupes, ça va être sympa l’ambiance entre les matières qui se feront la guerre pour les obtenir, et pour vos enfants qui n’apprendront pas la même chose d’un lycée à l’autre.

Ensuite il y aura les profs, dont on va supprimer la formation professionnelle. Un grand pas en avant… vers la cata pédagogique, les dépressions nerveuses et les démissions multipliées, et la généralisation des vacataires et contractuels.

Pour finir, si vos enfants survivent à cette destruction de l’école, ils n’auront pas intérêt à traîner pas loin d’une manif, car ces temps-ci on les arrête, on ne prévient pas les parents, on les fait passer en comparution immédiate, et ils se retrouvent avec de la prison avec sursis sur leur casier judiciaire, juste parce qu’il faut des coupables pour décourager les autres. Ca se passe en province, y’a pourtant des ministres présents, et les media nationaux se la ferment.

La France, à force de dire qu’on a la chance d’y être né, et qu’on n’a pas le droit de se plaindre, on est en train de la laisser devenir une sacrée mare de boue non-démocratique.

samedi, 21 novembre 2009

REFLEXION D'UN SAMEDI MATIN

Je profitais de mon samedi matin après un petit marathon de trois jours pour finir à temps toutes mes copies, calculer mes moyennes et rentrer tout ça sur le logiciel ultra-nul qui nous sert de kalamazoo (anciens bulletins papiers pour les profanes), quand j'ai eu l'occasion d'entendre le disque d'un couple de pianistes qui jouaient magnifiquement. J'ai dit à ADMV : "Ces deux-là, ils ne pourront pas se plaindre de ne pas avoir 4 mains !"

vendredi, 20 novembre 2009

JE PENSE QUE C'EST LE SIXIEME

Il y a longtemps que nous avons interrompu nos défis d'écriture. Y'en avait qui étaient en vacances, d'autres qu'avaient des soucis, plein de grosses excuses bidons, mais le fait est que nous n'avons pas écrit depuis une éternité. Les règles restent les mêmes : les participants publient leur texte sur leur blog ou me l'envoient par mail et je le publierai ici. Le texte doit être publié vendredi prochain au plus tard (ou me parvenir par mail la veille). Il faut tant soit peu respecter les consignes, et assumer tous les commentaires colorés que l'on trouve ici. Allez-y ! Lancez-vous ! Comme diraient mes élèves, c'est fun !

Ecrire un texte de maximum 300 mots où l'on retrouve ici et là des détails inspirés par ces quatre photos prises pendant mes vacances en Angleterre et que je ne vous avais pas encore montrées :

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jeudi, 19 novembre 2009

ON N'EST PAS DES BETES

Allez, on va faire un peu plus léger aujourd'hui. Une note pour vous montrer le panneau découvert à l'entrée d'un pub à Brighton.

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Voici des gens sans aucune contradiction. Et puis si vous venez avec votre lapin apprivoisé ou votre chat, vous êtes sûrs qu'ils ne finiront pas hachés dans une "steak and kidney pie".

mercredi, 18 novembre 2009

UN COLLEGIEN MENACE DE TUER SES PROFS SUR SON BLOG: "C'ETAIT UN ELEVE SANS PROBLEME."

Y'en a marre de ces titres à la noix, de ces considérations sans fondements par des journalistes qui n'ont qu'une envie, écrire ce que leurs lecteurs ont envie de lire, ce qui ne choquera ni la ménagère de moins de cinquante ans, ni l'octogénaire paranoïaque. Si ce gamin a pris une carabine avec 25 cartouches dans l'intention déclarée de tuer ses profs, excusez-moi, mais, IL AVAIT BIEN UN PROBLEME.

Le problème, justement, c'est qu'on ne les repère pas toujours ces problèmes, pas qu'ils n'existent pas. D'ailleurs il y a aussi des profs avec problèmes. Il y en a qui les hurlent sur leurs élèves ou en salle des profs, et d'autres qui les gardent pour eux. Comme ce garçon de 13 ans. Et si un jour ils pétaient les plombs, eux aussi, et venaient tirer dans le tas dans leur classe, ou plus probablement au rectorat ? Ce n'est peut-être pas tant que ça de la science-fiction...

Plus loin dans l'article il y avait cette phrase fabuleuse : "C'était un bon élève, il avait 12 de moyenne." Si c'était un bon élève, pourquoi n'avait-il pas 15 ? (Note qu'il avait l'année d'avant.) Il avait peur d'une réunion parents-profs ! Quelle pression tout de même. Cela m'anéantit. Elle vient d'où cette pression ? Des profs qui hésitent à noter au-dessus de 14, des parents qui veulent ce qu'il y a de mieux pour leurs enfants et leur répètent que s'ils ne sont pas excellents à l'école ils rateront leur vie, mais parallèlement leur rabâchent que c'est de la faute de leurs profs s'ils ne réussissent pas, ou des journalistes et des politiques qui se délectent de phrases bâteau, vides de sens sur les jeunes et sur l'école ?

Je suis en plein dans le système, avec ma part de culpabilité, mais j'ai envie de crier "STOP !" et qu'on nous foute la paix. Marre des media qui écrivent et vendent de la soupe, des politiques qui ne pensent qu'au nombre de voix qu'une phrase choc bien qu'éculée va leur rapporter, des parents qui consomment de plus en plus l'école, des Inspecteurs qui n'ont pas plus qu'hier conscience de la réalité de notre travail, des chefs d'établissements qui nous assomment de réunions, papiers à remplir, à distribuer, de délais à tenir, de projets à organiser, de commissions dont il faut faire partie, tout ça pour réussir leur propre carrière, marre de tout cela qui m'empêche de repérer les problèmes de mes élèves, et de ce fait me transforme en cible potentielle lors d'un prochain pétage de plomb.

lundi, 16 novembre 2009

PARCE QUE C'EST AUSSI VOTRE VICTOIRE

Merci à tous et à toutes pour vos votes. Je suis vraiment ravie que vous trouviez mon blog "VERY NICE" et espère que vous vous y sentirez toujours les bienvenus, y compris Pascale dont le blog est très beau aussi, mais moins very nice quand même. Et puis côté honneurs, elle a déjà donné. Il en faut un petit peu pour tout le monde. D'ailleurs, il y a même un blog qui a obtenu 436 votes ! Mais la preums de chez h&f, c'est moi !

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Je suis toujours dans mes expériences diverses de scan, et je viens de découvrir que le papier fluo, eh bien, ça ne rend rien ! J'espère que vous n'en trouverez pas mon blog moins beau.
Pour célébrer ça et faire encore plus plaisir à Pascale, je vous offre une photo de ma petite visiteuse du soir.
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COCATAGE

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dimanche, 15 novembre 2009

NOTE MANUSCRITE

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samedi, 14 novembre 2009

MERDE ! J'AI RATE LE 20 000 EME !

Je savais que j'en approchais, alors je m'étais dit que je guetterais le 20 000ème commentaire. C'est le 20 000ème depuis l'ouverture de mon premier blog, qui n'est en fait que le frère jumeau de celui-ci quant à sa forme,  en avril 2006. Trois ans, six mois, 21 jours. Ca nous fait un total de 20 000 commentaires en 1300 jours. Chapeau bas mes lecteurs ! Cela vous fait une moyenne de 15 commentaires par jour ! Vous n'êtres vraiment pas feignants.

Et puis voilà ! Raté ! ça a eu lieu le 6 novembre, sans que je m'en aperçoive, dans la bousculade de la reprise. Le voici :

"Les scones ????? Mais ce sont de vraies estouffades !!!
Quant à speaker english, I have no soucy  !!!"

L'auteure de ce commentaire inoubliable, qui mériterait de rester graver dans la pierre, c'est Zapette sur ma note du 5 novembre ! Ca a failli être moi, et Axel a raté de peu cet honneur.

Je vais réfléchir à une récompense et vous tiendrai au courant.

 

vendredi, 13 novembre 2009

ILS SE DEMANDENT APRES POURQUOI ON LEUR EN VEUT !

Quand j'étais élève on les appelait les "Surgés", aujourd'hui on dit les "Cépéheus". Mais ils n'ont pas changé ! Ils me cherchent et me filent des punitions sans raison... La preuve, le CPE m'a taggée. Je dois vous raconter 7 choses que vous ignorez à mon propos. C'est pas de la tarte car beaucoup d'entre vous me connaissent en vrai, et je suis tellement bavarde que j'ai à peu près tout dit sur mon blog. Depuis avril 2006 que voulez-vous que je puisse avoir oublié ? Cette punition est injuste, donc, mais je m'y plie. Si d'autres veulent suivre, why not, mais j'ai déjà taggé pour le cinéma ! (A moins que la contesse n'en profite pour écrire sa première note...)

1. En fac, j’avais un prof de littérature anglaise que je ne voyais qu’en cours magistraux, et qui s’appelait Mr Lorriman. Je ne sais plus si c’est lui ou la rumeur qui nous avait appris qu’il était le professeur particulier de Valery Giscard d’Estaing. Voilà quelqu’un qui doit avoir l’impression d'avoir atteint ses objectifs.

 

2. Je suis allée pour la première fois en Union Soviétique en août 1975. Un copain est resté coincé à l’aéroport au retour, parce qu’il avait oublié son passeport dans le bus, et ma meilleure amie est rentrée amoureuse passionnée et hyper triste. Son histoire d’amour a quand même duré, par épisodes, jusqu’en 1983 je crois ! Et moi ? Rien.

 

3. J’ai joué au basket pendant 25 ans. J’essayais de porter le numéro 10. J’aurais bien mieux joué si j’avais porté des lentilles de contact dès le début. (C'est pas moi en-dessous, mais c'était pour elle !)

 

4. Mon fruit préféré est la mangue. Pourtant la première fois que j’y ai goûté, j’ai trouvé que ça sentait l’Eau de Cologne. Aujourd’hui, personne ne sait ce que sent l’Eau de Cologne de toute façon.

 

5. Le premier vrai livre que j’ai lu avec presque pas d’images, c’était « Les Petites Filles Modèles », et je n’ai pas trouvé ça niais et malsain, alors que mon père se désolait de mes lectures.

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6. Entre 15 et 19 ans, j’ai eu environ 25 correspondants dans le monde entier, à qui j’écrivais régulièrement, des belles lettres avec des dessins. Je n’ose pas penser au temps que j’aurais passé à chatter si j’étais née 35 ans plus tard !

 

7. Je sais jongler, et il y a 24 ans j’ai animé un club jonglage dans le cadre d’un PAE. C’est fou ce que la passion peut donner comme compétences soudaines ! 

 

 

jeudi, 12 novembre 2009

MON EXERCICE CINEMATOGRAPHIQUE

Je vous préviens, cette note va être longue, et peut-être chiante. Parler de cinéma, ce n'est pas ma spécialité, mais Pascale m'a "taggée". Et comme je suis un cheval obéissant...

Le film que mes parents m'ont empêchée de voir :

Aucun, sauf ceux interdits aux moins de 18 ans, quand je n'avais pas 18 ans, ou de 16 quand je n'avais pas 16 ans. Il y en a de moins en moins. Vous vous rendez compte, Vol au-dessus d'un nid de coucous était interdit aux moins de 16 ans. On m'a demandé ma carte d'identité. Plus tard, c'est d'ailleurs avec ma maman que je suis allée voir, j'avais 23 ans, "Les Valseuses" sorties en salle (si je puis m'exprimer ainsi) lorsque j'avais seulement 16 ans.

Une scène fétiche qui me hante :

Le gâteau bleu chez les aristocrates chez qui le héros de The Go-Between de Losey a été invité un été. Il regarde, puis déguste ce gâteau en transpirant, car sa maman lui a fait elle-même un costume élégant, mais dans un tissu trop épais. Quand on est pauvre, on n'a qu'un costume pour toutes les saisons.

Vous dirigez un remake, lequel ? :

Aucun. Je n'aime pas les remakes. Tous ceux que j'ai vus m'ont déçue. Je pense à Rollerball par exemple. En général, remake rime avec assassinat. Remake, pour moi, c'est comme reprise par la starac !

Le film que vous avez le plus vu :

Le Dernier Métro. Pour l'ambiance, pour le message, pour Deneuve, pour Truffaut.

Le film que vous êtes la seule à connaître :

Tumultes, de Van Effanterre. A chaque fois que je demande aux gens, ils ne l'ont pas vu. Je ne l'ai pas encore en DVD, mais ça ne saurait tarder. Avec Bleu, c'est le plus beau film que j'ai vu sur le deuil.

Qui ou qu'est-ce qui vous fait rire ? :

Le dessin animé d'ouverture et la rupture avec le début du film dans Who Framed Roger Rabbit ?, Bernard Blier dans tous les films comiques dans lesquels il a joué.

Votre vie devient un biopic... :

Qu'est-ce que c'est encore que ce truc ? Je file sur google, mais j'ai bien peur, rien que pour le nom, que ce soit un truc de naze.

J'avais raison. Pouvez pas parler français comme tout le monde. D'ailleurs ce genre de film, c'est tellement nul que c'est sans doute pour ça qu'on lui a pas donné de nom. Les biographies, je les préfère en documentaires. Le seul biomachin que j'ai regardé, c'est celui sur Sagan. Heureusement, je l'ai vu à la télé. Pour moi, ce n'est pas une œuvre cinématographique. Et par ailleurs je ne suis pas sûre que tout ce qu'on m'a raconté là-dedans soit vrai. Donc, problème. C'est bien joué, mais il manque un scénario original. Et forcément, une vie, c'est long, et ça tire en longueur. Mais à chacun ses choix.

Le cinéaste absolu :

Il y en a que j'adore. « Absolu », c'est sans doute trop. Je ne vénère personne. Mais j'aime énormément et quasiment sans exception, Kieslowski, Truffaut, Ozon, Varda et Kurys.

Une citation de dialogue que vous connaissez par cœur :

« Tu vois la fille, là. Elle a des bas. Eh bien, cette fille, elle est dans ma classe. » (il se peut que ce ne soit pas tout à fait exact mot pour mot.)

L'actrice que vous auriez aimé être :

Isabelle Huppert ou Miou-Miou. (elle a quand même vécu avec Coluche et avec Julien Clerc !)

 

Le dernier film que vous ayez vu :

Sin Nombre. Un chef-d'œuvre. Encore sur vos écrans.

Un livre que vous adorez, mais impossible à adapter :

Les Météores de Tournier.

Le Monde Selon Garp, et tous les romans de Irving. La preuve que c'est inadaptable, toutes les adaptations tentées jusqu'ici sont des navets.

Quelque chose que vous détestez dans un film :

Quand quelqu'un se croit original et fait en réalité quelque chose de pontifiant, artificiel, et cousu de fil blanc.

Le film disparait, une épitaphe :

Adieu la vie. Quel est le con qui a brûlé la bobine ?

Sur cette image, je passe le flambeau à Virgibri, zapette, Emma, Axel et Max. J'aurais bien aimé demander à emy, mais avec ses arachides, elle a pas une minute à elle.