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jeudi, 24 septembre 2015

Il faut que la peinture serve à autre chose qu'à la peinture.*

Bon, j'ai pas gagné 50 000 euros. Je suis moins cool et moins rapide qu'il y a six ans, faut que je m'y fasse. Mais JLP est également plus stressé et fatigable qu'il y a six ans. Y'a une justice. Je vous enverrai un mail perso pour vous dire à quelle date je vais crever le petit écran !

J'ai un mois de septembre hyper chargé côté boulot, comme côté loisirs. Une invitation ou/et un spectacle par weekend, l'arrivée de notre petite assistante, qui a bien besoin de soutien tellement qu'elle est timide et jeune (20 ans !), un spectacle ce soir suivi d'un resto avec une copine, s'inscrire aux spectacles de cirque, danse et autres arts vivants à faire très vite, inscription aux cours de peinture, et mes 198 élèves auxquels il faut que je fournisse boulot et évaluations. J'attends les vacances ! mais je n'ai pas encore organisé, alors que j'ai plein d'envies, mais la peur d'être trop crevé pour mettre en oeuvre. 

On croit se détendre en lisant les blogs, les journaux ou fessebouc, mais on croule sous les nouvelles les plus réjouissantes. Tellement de morts et d'horreurs en tous genres qu'on se dit qu'il faut vivre en ermites pour ne pas sombrer dans la déprime. Et puis les gens autour de moi qui ne vont pas forcément bien, au boulot, et ailleurs. Alors là, on se dit "je vais bien, j'ai de la chance", mais le cheval doit être doté d'une grosse capacité à l'empathie, parce que parfois, c'est trop dur à se dire même ça.

Vivement que je puisse vider tout ça sur mes toiles ou mes feuilles. Y'a qu'après le cours de peinture que je me sens mieux. Et cette année, le lundi soir, j'aurai sporco avec mes potes du boulot. Super !

A propos de peinture, je ne vous ai pas montré ce que j'ai fait en deux heures lors de mon dernier cours en mai. La nana a posé par périodes de 15 minutes, et j'ai fait ça sans dessin préalable, directement à l'acrylique sur papier kraft. La photo a un peu déformé l'original, parce qu'à cause de l'escalier, je ne peux pas me tenir juste en face.

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*Matisse 

lundi, 14 septembre 2015

Des vacanciers en septembre ? C'est possible, sans aucun d'août. *

Je sens qu'on grogne, qu'on maugrée, qu'on dit pis que pendre sur ma paresse. Nous sommes le 14 septembre, et ce n'est que ma deuxième note depuis la rentrée. Eh bien sachez que le 14 septembre c'était la date traditionnelle de ma rentrée quand j'étais petite. Alors du coup, me voici.

Que vous dire. C'est comme les autres années, avec quelques têtes nouvelles, de plus en plus difficile à mémoriser et à associer aux noms de mes listes. Sur les 198 élèves que j'ai cette année, je n'en connais qu'une vingtaine. Et ma mémoire, elle, ne s'arrange pas.

Cela m'inquiète d'ailleurs, car je vais bientôt participer à mon jeu TV préféré, l'enregistrement est très bientôt, et comme je l'ai dit à mon chef aujourd'hui "Ça va être moins flamboyant qu'il y a six ans..." Je révise, je m'entraîne. Quand je bute sur une question cinéma, je me dis "Oh, Pascale va être furieuse" et quand c'est sur une question musique, je n'ose plus regarder ADMV. J'aimerais bien tomber sur le thème "blogs et sites", au moins dans ce domaine j'ai de l'expérience.

En dehors de cela, samedi soir je suis allée ré-écouter Francesca Solleville à Ivry. Je ne me lasse pas de son engagement, de l'émotion qu'elle transmet, de son amour pour Ferrat et Leprest. A Ivry, il y a le Forum Léo Ferré, et c'est vraiment un chouette endroit, avec une programmation de chanson française riche et variée. Dommage que j'aie quand même quelques kilomètres à faire pour y arriver. Et samedi, la pluie battante qui s'est abattue sur nous à quelques kilomètres du périphérique ne nous a pas aidés !

A part ça, jeudi je fais grève, l'occasion d'avancer mon boulot et de réviser mes capitales et mes présidents de la république. 

Marc Escayrol

mardi, 01 septembre 2015

PETITS SOUVENIRS DE VACANCES

Me voilà rentrée. C'était chouette. Vivre la vie Guernesiaise au quotidien, découvrir ses bons et ses moins bons côtés, mais surtout revenir à peu  près reposés : objectif atteint.

Les bons côtés : les plages sont magnifiques, sablonneuses, peu peuplées et on peut s'y baigner sans danger, y nager vraiment car les vagues ne sont pas trop fortes. Il y a des promenades magnifiques le long de la côte, des falaises vertigineuses, des points de vue étonnants. Les pubs servent de la cuisine délicieuse et les prix sont décents. La maison de Victor Hugo est une petite merveille et nous apprend beaucoup de choses sur l'auteur de nos récitations et sujets de devoirs de première. Les autochtones sont sympas et serviables. 

Les moins bons côtés : les routes sont très étroites et hyper fréquentées. C'est une attention, une tension devrais-je dire, de tous les instants. Il faut quelques minutes pour comprendre que pour que deux voitures se croisent il faut absolument que l'une d'elles montent sur le trottoir, qui n'existe en général que d'un côté de la chaussée. Mais parfois pas du tout, et là, il faut juste espérer. Il faut quelques jours pour comprendre le système de "Filter" aux croisements. L'île est autonome et a ses propres lois, qui sont pour beaucoup un peu arriérées. L'ouverture d'esprit n'a peut-être pas atteint ce petit bijou du milieu de la Manche. Le climat n'est pas forcément celui dont vous rêvez. Mais il est supportable car changeant, et ce petit côté "surprise, surprise" a son charme. Bilan du séjour 8 jours avec, 9 jours sans... pluie.

Des photos pour vous faire partager mes impressions.

 

jeudi, 30 juillet 2015

“Mon âge, même si je le savais, je ne le croirais pas.”*

Si vous suivez un peu, vous savez sans doute qu'aujourd'hui n'est pas tout à fait un jour comme un autre pour moi. C'est le jour que beaucoup de mes amis confondent, je ne sais pas pourquoi, avec le 29 ou le 31 juillet, ce qui permet souvent de ne pas boire un, mais au moins cinq ou six verres de champagne. C'est aujourd'hui que je prends en pleine face le fait que la soixantaine n'a jamais été aussi près officiellement, et pourtant je m'en sens toujours aussi loin à l'intérieur. Oui, de l'extérieur la sensation n'est sans doute pas la même. Vous allez me dire, on ne change pas comme ça du jour au lendemain ! Et je vais vous répondre, ah oui, et les yaourts alors ! Ils ont une date qui fait que le lendemain de cette date fatidique on ne peut plus les manger alors que la veille encore, on pouvait leur ajouter un coulis et s'en faire son dessert. Et moi, il y a deux jours un mec du corps dit "médical" m'a demandé mon âge. J'ai dit "57 ans dans deux jours", mais sur le compte-rendu, il a écrit 56. On est donc bien comme les yaourts ! La date, c'est la date.

Hier j'ai cuisiné des rouleaux de printemps selon une recette nouvellement trouvée sur le net : au lieu des crevettes, je mets du poulet cuisiné rapidement au gingembre. Je mets aussi des petits bouts de gingembre et des allumettes de mangue, le reste comme d'hab', salade verte, soja, vermicelle chinois, carotte, mente. Et le résultat est génial ! Mais aujourd'hui, j'apporte les sushis, commandés chez le marchand, parce que je suis vieille je vous dis, et pas question de bosser.

Ce weekend on retourne se tremper les pieds dans l'eau, froide. Et ça va être cool.

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*Vincent Scotto

jeudi, 09 juillet 2015

Il n’existe guère de texte, si ennuyeux soit-il, qui ne contienne une perle susceptible de faire rire.”*

Ca y est !!!!

A 8 h 20 je me suis dit qu'il était raisonnable de me déclarer en vacances, car le centre d'examens ne m'avait pas appelée, et cela voulait dire qu'aucun candidat n'avait choisi de prendre anglais à l'oral. C'est grâce à France Infos qui, comme tous les media, fait appel à des "experts" qui expliquent qu'il faut choisir des matières où l'on a obtenu une note extrêmement basse. Ce qui est totalement inepte, si l'on n'ajoute pas "et dans laquelle on obtient d'habitude la moyenne". Imaginez le mec qui prend maths, parce que c'est une matière "importante", coeff 5, qui a eu 3 et a 4 à l'année. L'heureux candidat gagnera maximum 10 points. Alors que celui qui prend anglais où il a eu 9, mais qui a d'habitude 12, peut espérer avoir 13 et gagner 12 points. D'autant plus que les profs de langues sont rarement ceux en jury qui disent "moi, je n'ajoute pas de points. je suis contre, par principe." Fin du paragraphe spécial candidat malheureux au bac.

Hier soir je m'étais couchée très tard, car j'ai regardé sur la 3 un excellent documentaire sur le massacre de Srebenica. C'était il y a 20 ans. Les Casques Bleux n'ont rien empêché, bien au contraire. J'y étais en vacances 4 ans avant. D'autres y sont allés très peu de temps après. Et les Serbes refusent de parler de génocide. Dur de dormir après ça.

Plus léger. Sur le net on trouve des sites incroyables. En quelques secondes, j'ai créé ça :

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Et un peu plus tard, je suis tombée sur cette page où les citations sont très fortes ! Cliquez sur la photo et dites-moi quelle est votre préférée.

 

Moi, j'ai choisi celle-là, parce que le représentant des parents au fonds social a proposé le mois dernier que, plutôt que d'aider les parents à payer l'abonnement aux transports en commun, nous ferions mieux de leur conseiller d'acheter en vélo. Si tu es pauvre, t'as qu'à pédaler !

* Didier Nordon

 

vendredi, 12 juin 2015

Les choses se déforment facilement quand on regarde en arrière.*

C'est une belle journée. La fin des cours ! Une grande légèreté m'envahit. Du coup, je n'ai pas envie de pousser un coup de gueule, mais d'essayer de vous faire rire. 

Vous souvenez-vous ? Le 24 octobre 2009 je vous présentais mon toast du matin, qui, bien que borgne, souriait : 

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Figurez-vous qu'il n'est pas le seul objet à avoir du sentiment ! Voici un article où vous trouverez plein d'autres exemples. Cliquez sur ce légume que plein de gens plaignent, et vous vous ferez des amis.

Ouvrez l’œil autour de vous et je suis sûre que vous croiserez des visages. Ne vous gênez pas, envoyez moi des photos !

Zapette, fidèle parmi les fidèles, m'a envoyé la photo d'un objet qui ressemble à autre chose:

 

vive la vie,blog de femme,femme,femmes,ces choses qui nous entourent et nous regardent.

Et moi, j'ai rencontré au hasard d'une balade dans Maville, cette maison au regard coquin :

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Edit du 18.06.2015 : Zapette n'arrête plus ! Elle m'a envoyé une nouvelle photo.

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Dans cette photo, elle voit une main serrée. Personnellement, je vois bien des doigts, mais j'avoue que je me demande ce qu'ils tiennent.

Quant au commentaire d'Elizabeth, il m'a rappelé ce morceau de gingembre qui m'a tendu les bras un jour au supermarché.

vive la vie,blog de femme,femme,femmes,ces choses qui nous entourent et nous regardent.

* Hermann Hesse

samedi, 16 mai 2015

Les hommes sont des homosexuels. Tous les hommes sont en puissance d'être des homosexuels, il ne leur manque que de le savoir, de rencontrer l'incident ou l'évidence qui le leur révélera. *

Demain, c'est la journée mondiale de la lutte contre l'homophobie. Je le sais, Pascale me l'a écrit, et c'est en grosses lettres sur le fronton de la mairie. Mairie qui d'ailleurs n'est pas homophobe, puisqu'on a même eu droit à un sourire le jour de notre mariage. Oui, bon, ben, puisque Zapette nous a démasquées, je peux le dire, je suis mariée ! Y'a des trucs qu'on pense qu'on fera jamais dans sa vie, comme grimper en haut de l'Everest, rencontrer Obama, se marier, voir plus de films que Pascale en une semaine, manger un petit pois avec des baguettes, passer à Questions Pour Un Champion, exposer ses peintures à Beaubourg... Eh bien moi, j'en ai fait deux des trucs dans ma liste. Et le mariage, c'était le plus improbable. Ben oui, parce que j'avais pas le droit. J'étais sûrement trop con aux yeux de certains pour écouter la dame et signer leur registre, pour avoir le droit d'adopter un enfant avec quelqu'un (alors que toute seule, j'avais le droit, cherchez l'erreur !) et de me dire qu'un jour ADMV aurait un peu de sous pour améliorer l'ordinaire s'il m'arrivait quelque chose. Trop con, ou autre chose. Mais bon, maintenant on a le droit, et je vous assure, c'est agréable ce côté légal, ce côté égal.

Mais des journées du 17 mai, faut qu'il y en ait encore malheureusement, parce qu'il y a encore des gens qui se permettent des insultes, des violences, des discriminations envers les homos, mais aussi les transsexuels. Toujours pas de couple homo qui se bécote dans le couloir dans mon lycée. En 20 ans, j'en ai vu 3 !

Et sinon, ce soir, c'est la Nuit des Musées. Mais dans Maville, y'a pas beaucoup de musées. On a failli en avoir un nouveau, mais le maire (qui aime les homos) n'aime pas l'art. 

Nobody is perfect.

* Marguerite Duras

 

samedi, 02 mai 2015

Là, tout de suite, je voudrais surtout aller m'acheter un camion pelleteuse, creuser un trou dans le sol et m'ensevelir dedans en attendant que le temps passe. *

Je suis passée par la Gare de l'Est cette semaine, après avoir passé 3 jours supers à Paris. Le quartier de la Roquette, c'est d'enfer. Sympa, si, si, les parisiens de ce quartier sont très accueillants (on en dit pas autant dès qu'on arrive dans des quartiers huppés comme L'Opéra), et la Roquette en plus, c'est animé, rigolo, coloré, et y'a des bons croissants. Y'a des petites cours très tranquilles où, une fois chez soi, on peut oublier qu'on est à Paris tellement c'est calme.

Au hasard d'une promenade j'ai croisé ces deux véhicules décorés. Lequel préféreriez-vous pour partir en vacances ? Et question subsidiaire : Quelle personne connue habite dans cette rue ? (Pascôle, t'as pas le droit de jouer !!!)

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Mais Gare de l'Est, où c'est plutôt morose d'habitude, c'était coloré aussi pour le coup. Y'avait une expo d'art Berlinois d'aujourd'hui, et un hommage à ceux qui n'ont pas toujours été libres d'aller et venir à Berlin, à cause d'un mur. A l'époque les Trabis étaient plutôt blanches, beiges, bleuâtres ou grises. Mais là, ça en jette, je trouve.

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* Virginie Despentes

mercredi, 04 mars 2015

En Belgique, quand le ciel est bas, on se met une pomme sur la tête pour voir les choses autrement *

Mars est là. La lumière qui me rapporte mon moral. Même si des giboulées servent d'intermèdes, je me sens mieux. J'ai attaqué le boulot. Des copies, des copies et encore des copies. Au début, ça va, puis, ça donne un certain tournis. Hier, je recevais une copine, une de mes 4 mousquetaires de 6ème, qui habite le même quartier que moi, mais que je vois pourtant peu souvent. Elle bosse, elle a deux parents très âgés, elle est fille unique et célibataire, et sa routine est bien pire que la mienne.

Je suis allée en Belgique. J'adore ce pays. On m'avait dit que les francophones n'étaient pas toujours bien reçus, alors, j'ai parlé anglais, mais je pense qu'ils n'étaient pas dupes, vu qu'aussitôt la commande passée ou la petite conversation terminée, je reparlais français avec ADMV.

J'avais un souvenir assez surpeuplé de Bruges où j'étais allée il y a 25 ans lors d'un grand weekend de printemps. Mais là, même si l'on sent bien que les chocolats, les gaufres et la bière sont là pour nous, les touristes, les rues étaient calmes, on pouvait prendre des photos sans trop de figurants obligatoires dans le champ. C'est l'avantage d'être là-bas juste avant le printemps, et en semaine. Et c'est vraiment une ville géniale. On avait trouvé une belle guesthouse sur le net, où l'accueil et le confort étaient conformes aux avis donnés sur le site. Et marcher comme ça plusieurs jours de suite toute la journée m'a remise en forme. Quand on était fatiguées du bruit on allait respirer le calme du béguinage et de ses cygnes.

L'idée de ce séjour était d'ADMV qui avait vu le film "Bons Baisers de Bruges" (In Bruges, en VO) et qui était tombée en amour pour cette ville. Du coup, dimanche, au retour, j'ai regardé le film aussi, et on a bien ri, et tout reconnu, même les oeuvres du musée Groninge, et je dois dire que Colin Farrell devant le tableau de l'écorché, faisait la même tête que nous !

Un aveu pour terminer : je ne suis pas fan de la bière belge en fait. Je suis une inconditionnelle ce celle qui est fabriquée outre-manche. Et le soir on s'était trouvé un pub irlandais où le dépaysement était total, l'accueil hyper sympa, et bière et plats comme là-haut ! Un voyage dans le voyage !

Bon, allez, je vous offre quelques photos.

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 Vous voyez le chien qui dort derrière le pan de fenêtre de gauche ? Eh bien, on le voit qui bouge dans le film ! le même exactement !

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Stéphane de Groodt

mercredi, 21 janvier 2015

On n'a rien à gagner à emmerder les gens qui n'ont rien à perdre *

Depuis deux semaines, j'ai un groupe d'élèves volontaires ; ils sont six ; quel que soit leur niveau, ils participent et semblent même s'amuser, tout en apprenant quelque chose semble-t-il. En tout cas, j'ai reçu ce weekend trois mails qui m'ont mis mon moral de prof au top.

Ce sont des profs de physique, maths, lettres, design et EPS du lycée, à qui on a proposé une petite formation en anglais oral. Et vous ne me croirez peut-être pas, mais je suis payée pour ça !!! Ce matin, c'était ma deuxième séance et ça m'a bien éclairée ma journée. 

Et ce soir je la finis en plus que beauté par un spectacle de danse contemporaine de grande qualité. Ca a fait remonter des émotions des années 80 quand je découvrais ces chorégraphies à Avignon.

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Mais le clou, c'est que cette salle de spectacles et deux autres de Maville et quelques unes autour, se sont associés pour commander des piles de Charlie, et en sortant, sur présentation de notre billet, il suffisait de demander et on nous l'offrait. Cet achat en masse va aider Charlie, et pour moi qui n'ai pas eu le temps de le chercher vraiment, c'est un vrai cadeau. Je vais pouvoir y trouver le bon pour m'abonner.

* Frédéric Dard (moi aussi j'ai eu un calendrier avec une connerie par jour.)

mercredi, 07 janvier 2015

Le grand Duduche, les beaufs, Maurice et Patapon, et bien d'autres sont orphelins.

Il y avait un moment que je n'avais pas été aussi triste. Perdre tous ces gens intelligents qui se sont toujours engagés pour la liberté, tant d'un coup (on ne sait même pas exactement qui, ni combien à l'heure où j'écris), de cette manière abjecte est quelque chose que j'ai du mal à surmonter.

Bien sûr il va y avoir des discours compatissants et horrifiés de ceux qui ne lisaient jamais Charlie, mais pourquoi pas. Si on massacrait les journalistes du Point ou de l'Express, je serais tout autant horrifiée.

Mais là, en plus, pour certains que je connais depuis toute petite, c'est comme si c'était des amis. Cabu venait de ma région, avec sa gueule de gosse malgré ses 77 ans. 

Cet assassinat est abject par sa lâcheté et par le fait de cibler l'intelligence, le courage de la lutte pour la démocratie. Je vais m'abonner à Charlie Hebdo, par principe. Comment répondre ? Sinon en aidant la victime de ces barbares à survivre.

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jeudi, 01 janvier 2015

Le caméléon n'a la couleur du caméléon que lorsqu'il est posé sur un autre caméléon. *

C'est toujours difficile ce passage d'une année à l'autre, où la tradition veut que l'on adresse nos vœux de bonheur à ceux qu'on aime. Pour certains l'année qui vient de se terminer a été marquée par des événements douloureux et tristes, pour chacun d'ailleurs il me semble que le 100 % bonheur n'existe pas. J'ai donc du mal cette année à formuler des vœux  quand je sais qu'au moins l'une d'entre vous doit voir ces douze mois à venir comme un vide énorme, qu'une autre se bat contre une maladie de merde et que sûrement d'autres, sans le dire, vivent des trucs totalement injustes. Je vais me contenter, avec un peu de sourire et de couleurs de vous faire partager quelques moments réussis de 2014. Il y en a même eu encore plus que ça, mais retrouver les photos quand on en a besoin est un vrai casse-tête, vous en avez sans doute fait l'expérience.

 

Tout ce que je souhaite en fait, est que vous ayez encore envie de venir pointer votre souris par ici, de commenter avec humour, et que cela égaye un peu les moments difficiles que vous rencontrez.

* François Cavanna

dimanche, 21 décembre 2014

AVANT NOËL, LA PAUSE

Un grand moment ! je suis en vacances.

Vendredi soir je me suis endormie à 22 h 30 et me suis réveillée à 9 h 13. Conclusion : les six heures journalières de sommeil sont sans doute insuffisantes. D'autant plus qu'elles ne sont souvent que 5 ou 5 et demie.

Vendredi était une journée active au lycée. Le matin, j'ai fini les séquences commencées, par des séances d'enregistrement d'élèves de seconde, ce qui est toujours fun grâce aux divers dysonctionnements des salles informatiques, et par le passage d'une vidéo sur Antony Gormley, un artiste britannique que j'apprécie beaucoup et sur lequel mes élèves 

d'Arts appliqués ont eu pas mal de choses à dire. L'après-midi, c'était un grand jour pour mon jeune collègue qui pour la première fois mettait en scène ses élèves de la section internationale.

 

Auparavant une collègue qui est maintenant en retraite avait fait de même pendant plus de 20 ans, et en tant qu'ancien élève de la section lui-même, la pression était grande. Il s'en est sorti royalement. Son adaptation de Pride and Prejudice a eu un grand succès et le public, élèves issus des sections "normales" buvaient les paroles en anglais sans aucun bavardage. Et riaient au bon moment. Car oui, la pièce de noël, quelle que soit l'oeuvre adaptée, contient toujours un peu d'humour.

Ensuite, j'ai tapé et imprimé en salle des profs les plannings de mes épreuves orales pour cette année scolaire. Il y en a 5 sessions en tout, et il faut jongler pour les placer avec un tas d'autres dates impératives comme la journée portes ouvertes, le bac blanc, les voyages, le concours général, etc.

A 16 h j'étais invitée à un pot de noël par mes terminales, et c'était très sympa. Puis, vers 17 h 30, je suis enfin rentrée à la maison où ADMV m'attendait. Oui, pour des raisons dont j'ai parlé plus tôt dans une autre note, elle est à la maison tout le temps, et ce nouveau fonctionnement au quotidien nous va très bien. La rentrée de janvier va être dure pour l'une comme pour l'autre, et pour le chat aussi qui a trouvé quelqu'un qui, enfin, vit à son rythme.

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samedi, 08 novembre 2014

Onze novembre ou pas 11 novembre, j'en ai rien à foutre, moi je ferme pour le défilé! Vous boirez le 12! *

Envie de repasser plus souvent sur mon blog. C'est bon signe. Ma peinture poursuit son oeuvre. J'ai l'impression que c'est plus elle qui décide de son évolution que moi. Après les raisins, la pomme. 

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Je reviens de Paris, un aller-retour pour aller chercher ADMV à qui on a cassé les pieds, au sens propre du terme, puisque pour qu'elle puisse mettre la centaine de chaussures qu'elle s'est achetée en un an sans souffrir, on lui a cassé deux os du pied gauche, puis redressé les morceaux en lui attachant avec des agrafes et des vis. C'est super joli à la radio.

Nous voici réinstallées à la maison, avec pour elle la satisfaction d'avoir comme consigne de ne rien faire du tout, sauf regarder des séries en anglais allongée, et pour moi de l'avoir à la maison non stop jusqu'au 1er janvier. 

Dimanche, c'est à dire demain, je vais avoir une pensée particulière pour mes amis allemands car c'est le 25ème anniversaire de la chute du Mur, et en plus les 90 ans du père de Günther. La bière, le Sekt et le vin vont couler à flots !!!

 

* Brève de comptoir, Gourio.

lundi, 03 novembre 2014

Vacances, j'oublie tout*

Les vacances sont finies. J'ai fait tant de choses que j'ai l'impression qu'elles ont duré un mois. Quand je vous dis que je suis positive, cette année !

J'ai visité le musée de Vic sur Seille avec Pascale et mangé des moules en Lorraine. Puis, j'ai mangé du caramel au beurre salé (faut suivre la c-box, non mais !) et des langoustines à Saint-Malo.

J'ai joué au composio et grimpé plein d'escaliers au Mont-Saint-Michel, dans Saint-Malo Intramuros et chez moi pour débarrasser le placard du rez-de-chaussée parce que les électriciens font plein de trous dans mes murs. J'ai marché aussi dans Maville, bref, ma cheville crie au secours. D'autant plus qu'elle a souffert ce matin pour prouver à ma nouvelle kiné qui est rentré de son congé de maternité qu'elle savait bien faire ses exercices. (je parle toujours de ma cheville. Elle est tellement enflée parfois et douloureuse, que je me demande si elle est bien à moi.)

A Saint-Malo, c'était la semaine avant le départ de la Route du Rhum, on devait être les seules à ne pas le savoir avant d'arriver là-bas. Ce qui est bien, c'est que comme tous ces fadas sont au port à regarder des bateaux et les riches qui sont dedans, au milieu des publicités affreuses, les endroits d'habitude touristiques sont plutôt calmes, pas surpeuplés, et qu'un pub irlandais où l'on peut boire un coup tranquille, ça n'a pas de prix. C'est bien joli par là. Les copines qui s'y sont installées n'ont pas eu tort.

Pour finir, j'ai plongé deux heures et demie ma tête dans mon boulot, et ça valait la peine, aujourd'hui, ça a roulé comme jamais. Tout était au point. Comme quoi, on finit par maîtriser !

Demain, je rends des copies, je dissèque le clip de "Video killed the radio star", je fais un peu de traduction, même si ce n'est pas dans les instructions "ô" ficielles, et je vidéote sur l'urbanisme à Londres. Elle est pas belle ma vie ?!

Je vais aussi à mon cours de peinture qui est mon sport favori depuis 4 ans.

* Elégance

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dimanche, 21 septembre 2014

Si ce n'est le ciné, y a rien à faire aujourd'hui !

Il y a quelques jours j'ai reçu une superbe carte ! 

 

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Elle est arrivée droit de Normandie, où, n'en déplaise à Zapette, ils ont plus de goût et d'humour pour les cartes postales qu'en Vendée!

L'automne est arrivé ce matin, sans prévenir. Du coup, je vais au ciné tout à l'heure, voir Pride, un film anglais qui parle des mineurs grévistes du temps de l'horrible Thatcher, et des gays et lesbiennes qui les ont aidés, montrant apparemment que la solidarité peut faire décroître les préjugés. 

Je vous dirai ce que j'en ai pensé, mais on a déjà décidé d'emmener tous nos élèves de terminale voir ce film. Déjà dans l'équipe, pour la première fois, il y a eu quelques hésitations, des avis "mitigés"... Vu qu'aucune classe n'aura cours, ce sont tous les profs qui ont les terms ce jour là qui accompagneront. J'imagine déjà toutes les conneries que je vais entendre. Je me blinde.

 

 

 

mardi, 19 août 2014

En Allemagne, la bière c'est considéré comme un légume. *

Nous sommes parties une semaine en Allemagne et grâce à la barrière de la langue (il n'y a plus de mur, mais il y a quand même encore ça.) nous avons pu nous préserver des informations. Parfois j'entendais des mots comme "Irak" "Obama" "Merkel", mais rien des détails. La clé du repos a sans doute été ça. Car sinon nous étions parties chacune avec nos maux de dos, tendinite de la cheville gauche et entorse de la droite, respectifs. Mais l'accueil a été si chaleureux, disponible, qu'on les a oubliés (les maux décrits dans la phrase précédente.) 

Chaleureux, ça s'adapte très bien ici, (si, si, Pascale !) car non seulement il a fait très beau (climat continental, révisez vos cours d'école primaire et de 6ème) mais aussi on a visité de chouettes coins que la chute du mur a permis de rénover, grâce à l'UNESCO aussi, et nous, on a été dorlotées, gâtées, à défaut d'être remises en état complètement. 

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Au retour, côté temps, c'est moyen, et nous nous sommes mises au régime, car en plus des cadeaux avec lesquels nous sommes rentrées, nous avons rapportées également quelques kilos superflus. Hier j'ai fait les courses en prenant le temps de lire les étiquettes, vu que je suis en vacances, mais les lipides et les glucides n'ont plus aucun secret pour moi.

Pourquoi étions nous en Allemagne ? pour fêter le quarantenaire de notre amitié, de notre rencontre dans une auberge de jeunesse d'Erfurt, et du début de notre correspondance assidue et surveillée par la STASI, comme mon amie allemande a pu le constater en demandant son dossier perso... (aujourd'hui, Google et les autres ont remplacé la STASI et tout le monde s'en fout).

(pour avoir un résumé des épisodes précédents, lire ici : 

http://whatamistilldoinghere.hautetfort.com/archive/2009/11/08/0e4e3946833bc3702d78468c55bee7e8.html#more

 

*Brève de Comptoir, de Jean-Marie Gourio

 

mardi, 15 juillet 2014

She has read too many books and it has addled her brain. *

Les vacances ont vraiment commencé par ça:

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Puis il va falloir que je me remette à l'allemand.

Et j'ai pas mal de livres à lire.

Pas besoin de passeport cette année, tout va se passer en France ou en Europe.

* Louisa May Alcott

(Quand je pense que je dévorais ses livres quand j'étais petite !)

samedi, 14 juin 2014

Pour la carotte, le lapin est la parfaite incarnation du Mal. *

Pour l'educnat, ça sent la fin de l'année, mais pour beaucoup d'autres gens aussi. Les rues commencent à se vider, et tant mieux, car les travaux commencent aussi, et cela ne va arranger ni la circulation, ni le stationnement. La fin de l'année pour un enseignant, ça veut dire "ranger, trier". Trier ce qui reste dans le cartable, ranger son bureau, vider son casier, ranger et trier ce qui doit être gardé ou non pour l'année prochaine.

L'école maternelle proche de chez moi s'y est mise aussi. Il était temps. En effet, ce matin, dépassait de leur poubelle..... un sapin de Noël ! 

Cette année le soleil est là pour nous donner du courage. Du courage pour aller surveiller le bac, pour cueillir les cerises, pour corriger les copies de bac (bientôt), pour inviter les amis (qu'on n'a pas vu depuis le nouvel an... ). Ce soir ce sera sur la terrasse, apéro prolongé, pour lequel j'ai inventé une recette de tarte à la carotte. En inventant, j'ai pensé à Hervé, qui créait en cuisine, des chefs-d’œuvres. 

 

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 * Robert Sheckley

 

mercredi, 11 juin 2014

ON S’ÉTAIT CONNU GRÂCE AUX BLOGS

Pas de note depuis...

Mais comment écrire après avoir perdu un ami. Un ami que je connaissais depuis 8 ans. 8 ans, ça peut paraître peu, mais quand on se comprend tout de suite, et que l'on prend conscience de la fragilité de la vie, c'est beaucoup. Parce qu'en 8 ans, on a, malgré les kilomètres fait tant de choses ensemble que je me rappellerai toujours : Rigolé, marché dans Paris, goûté des bons vins, goûté ses petits plats, si subtils et nouveaux à chaque rencontre, joué, à un tas de choses (composio, time's up, taboo, cékoidon, et tous les petits jeux cons que je publiais sur mon blog en sachant qu'il chercherait). On a parlé de choses futiles comme de choses sérieuses. Il adorait Venise, mais je suis contente qu'il soit allé en Angleterre et qu'il ait aimé. C'est important que mes amis comprennent ce que j'aime en Angleterre. Et puis une saloperie de maladie l'a attaqué vicieusement il y a 4 ans. Il s'est battu, a tout accepté des traitements inhumains qu'on lui a proposés, des conditions d'hospitalisation pas toujours au top. Je ne l'ai jamais entendu se plaindre. Quand on se voyait, il était le premier à profiter du moment, à nous prouver que la vie, il faut la mordre, ne pas la perdre à se morfondre et à entretenir la rancœur. Il n'a jamais fait allusion ici à sa maladie, moi non plus. Et je ne pensais pas écrire une note. Mais Pascale, pour qui il était et est tout, a été très forte, pendant ces quatre ans, et hier. Alors je leur dois cette note, je dois faire l'effort de trouver les mots pour dire à quel point je suis triste d'avoir perdu mon ami. Mes prochaines notes ne seront pas tristes. Je n'oublierai pas Hervé, bien au contraire, mais chaque moment de la vie que j'apprécierai sera comme un hommage. Je râlerai encore quelques fois quand même contre les politiques véreux, car il aimait ça chez moi, ce côté caneton enchaîné déchaîné qui ne rate pas une manif. Et Peut-être qu'un jour... Chirac (ou mieux Sharko) finira en prison !

 

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vendredi, 09 mai 2014

Le seul moyen de lutte qui nous reste, pour refuser l'arbitraire et la barbarie, est de ne pas renoncer à notre éducation.

Le 8 mai, on ne travaille pas, mais alors, le 9, on se rattrape !

Deux heures de cours, deux heures de réunion et trois heures de classement de dossiers pour le recrutement en post-bac, alors que d'habitude le vendredi après-midi, je ne travaille pas. Bon, on peut voir le côté positif des choses, du coup ADMV a eu un vrai jour de vacances.

J'ai pas mal de soucis en ce moment, dont certains purement matériels, mais quand j'écoute ou lis les infos, je me dis que quand même la situation est pire ailleurs. Certains titres me révoltent carrément. J'ai entendu un journaliste expliquer froidement sur je ne sais plus quelle radio que les filles enlevées au Nigéria avaient été déjà pour certaines "partagées" par les ravisseurs qui les avaient sûrement déjà violées, et que pour les autres elles attendent dans une forêt immense où l'on ne pourra pas les retrouver, d'être vendues et envoyées à l'étranger pour alimenter des réseaux de prostitution. Vous les croiserez sûrement à Paris dans quelques semaines a-t-il ajouté. 

J'ai quand même signé des pétitions. C'est tout ce que je peux faire. Et vous donner lien pour faire pareil.

http://www.change.org/fr/p%C3%A9titions/plus-de-200-jeune...

* Yasmina Khadra

 

dimanche, 20 avril 2014

Celui qui doit être pendu à Pâques trouve le carême bien court.*

Un beau dimanche, alors que les media n'arrêtent pas de nous dire qu'il va faire moche. Pas de chocolat dehors, mais quand même deux petits lapins emballés de papier doré sur ma table de cuisine. Notre dessert est donc prêt !

Enfin en vacances ! Fin de demi-trimestre (oui, le troisième est commencé depuis un moment dans notre lycée) plutôt agréable, puisque nous avons assisté à la pièce traditionnelle en anglais de la section internationale. Un peu de tristesse aussi, car c'est la dernière que nous verrons. (il y en a eu environ 80 depuis que je suis dans ce lycée). Mais la collègue qui les met en scène avec beaucoup d'humour et de génie, prend sa retraite en juin. Je l'envie, mais elle va me manquer (et pas seulement pour ses pièces !)

Demain, avec ADMV, nous partons en Alsace. La marche en forêt, les dégustations de vins locaux, la confiture de baies d'églantier, le kugelhopf, les paysages verts, les villages fleuris, le château du Haut-Koenigsbourg, autant de choses que je connais déjà, mais que je vais retrouver avec grand plaisir, car c'est là que je passais toutes mes vacances de Pâques enfant. J'ai l'impression de me rappeler de toutes les balades par coeur. 

Hier soir un message téléphonique, voix féminine, me disait que mes papiers avaient été trouvés devant une église et qu'on pouvait me les envoyer par la poste ou que je pouvais passer les chercher. J'ai rappelé, choisi la deuxième solution et ai trouvé une dame très sympa, dans un quartier de HLM où je ne vais pas souvent, qui m'a rendu mes papiers et que j'ai remerciée d'un sachet d'oeufs en chocolat que j'avais acheté l'après-midi. Cela ne va pas me faire me convertir, mais cela m'a mis du baume au coeur. 

Moralité : faites gaffe en sortant votre portable de votre sac, il n'y aura pas toujours une meuf sympa et honnête pour vous rendre vos papiers !

 *Proverbe Basque.

samedi, 12 avril 2014

Il n’y a qu’une réussite : pouvoir vivre comme on l’entend.*

Hier, j'ai été frappée du blues du prof. Une semaine fatigante, mais riche en émotions. Une classe de Terminale se montrant sous un jour parfaitement odieux et méprisant (méprisable ?). Une convocation lundi à faire passer un examen pour lequel je ne suis absolument pas compétente, mais qui m'a fait passer trois heures à essayer de trouver des sujets qui ne mettent pas en péril les candidats. Une classe de seconde répondant avec autant d'enthousiasme que 21 lombrics un jour de sécheresse à une séance que je pensais "fun".

L'impression bizarre de ne recevoir aucun feedback positif de la part de ceux qui devraient m'en renvoyer : mes élèves et ma hiérarchie. 

Les seuls qui m'aient montré leur reconnaissance, pas dans le sens de "gratitude", mais dans le sens "prise de conscience d'une valeur professionnelle" sont des collègues, des adultes. Notre assistant américain, qui m'a écrit une petite lettre d'au revoir, qui m'a quasiment fait pleurer d'émotion. Une collègue qui semble toujours trouver que je suis super forte en péda, alors qu'elle même est d'une énergie étonnante et stimulante dans notre équipe. Une ancienne élève, aujourd'hui prof (depuis au moins 15 ans), venue faire passer les TPE dans mon lycée, et chez qui je sens toujours l'admiration que je voyais dans ses yeux en 84 quand elle avait 13 ans et mois 26. 

Conclusion, je me sens vieille. Je n'arrive plus à "faire passer" l'émotion chez les jeunes. 

Je ne suis sûrement pas la seule. Enseigner à des ados est quelque chose qui nécessite un punch que je n'ai plus. Mon seuil de tolérance envers eux s'est réduit peu à peu, mon ouverture d'esprit sans doute aussi. Ils ne sont  pas les seuls à blâmer.

Mais pour les 6 ans qui me restent à faire (si Valls ne nous concocte pas une nouvelle réforme vicieuse), je ne me vois pas m'épuiser à changer de boulot. Il n'y a aucune ouverture possible dans l'educnat, Je vais donc essayer de résister aux baisses de moral. 

Ce matin, le soleil, ma nouvelle coupe de cheveux, une bonne nuit de sommeil, m'ont redonné la pêche. Ce soir je vais écouter un choeur dans un des hauts-lieux historique de Maville et m'en réjouis, et demain matin je crapahuterai sur 7 kilomètres dans la nature. Tout cela est revivifiant. Mon boulot, pas vraiment.

Christopher MorleyExtrait de Where the blue begins 

 

samedi, 05 avril 2014

Heureusement, il y a les weekends.

Je suis de plus en plus en retard pour publier. Stress annuel des copies de bac blanc qui s'ajoutent au boulot normal. Enfin, quand je dis "normal", j'édulcore. Cette semaine, on faisait aussi passer l'épreuve de compréhension orale, très flippante. 85 élèves dans un amphi, qui doivent garder un silence absolu pendant 20 minutes (cela devient un exploit de nos jours !) et ne pas tricher, face à 6 adultes surveillant avec bien du mal ce qui est impossible à surveiller.

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Heureusement, j'ai mes weekends. Vendredi dernier, je suis allée à Ivry, au Forum Léo Ferré, écouter Gilbert Laffaille. Récital accompagné piano/guitare, un pur moment de bonheur et d'émotion. Amplifié par le fait d'être assise à côté de Francesca Solleville et de partager avec elle ce bonheur et cette émotion.

 

Cliquez sur chaque photo, il y a un lien. Francesca, 82 ans, qui n'a rien perdu de sa conviction et de sa force.

Aujourd'hui, journée à la campagne en bonne compagnie, après avoir cuisiné ce matin pour agrémenter l'apéro. Admirer les fleurs et la boîte à abeilles solitaires. Elles ne font pas de miel, mais pollinisent et sont très utiles. C'est un peu comme une maternité pour abeilles, et cela leur donne un lieu pour pondre et protéger leurs oeufs jusqu'à éclosion, sans se faire chasser, comme ça leur arrive quand elles utilisent les trous dans les bords de fenêtres.

 

jeudi, 27 mars 2014

Au printemps, Au printemps*

Bon, je ne vous parlerai pas de politique, j'ai pas envie de vomir.

Je ne vous parlerai pas boulot, la grande vague des examens commence, et demain j'emporte les boules quiès pour corriger pendant 4 ou 5 heures, des grilles remplies de croix et de mots, et quelques expressions écrites, (juste 70 fois environ le même traitement plat et sans s à la 3ème personne) en compagnie de 40 collègues, enfermés dans une salle moche de chez moche au rectorat.

Je ne vous parlerai pas du soleil, que tout ça m'empêche de déguster.

Mais je vous parlerai de mon vendredi soir, à Ivry, au Forum Léo Ferré, où mon ami Gilbert Laffaille chante, et où je serai en compagnie d'une copine (pas mon ADMV qui sera dans sa famille, oui, on fait pas toujours familles communes). Du coup, je dors à la capitale, enfin, en banlieue, et je rentre chez moi samedi après-midi pour finir mes copies de bac blanc. (Ah, mince, j'avais dit que je ne parlais pas de ça !

Ah, et puis mes travaux de toit, vélux, etc. sont enfin finis ! Devis signé en septembre... Dernier chèque fait hier, on n'en parle plus. Ouf. 

CADEAU :

 

Pour les moins de 40 ans, qu'auraient pu manquer ça ! (y'en a pas beaucoup ici...) C'est la première blague qui a un rapport avec ma note, mais c'est la deuxième que j'adore ! A 17 ans, je faisais ma vedette en disant le sketch par coeur.

* Jacques Brel.