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vendredi, 31 août 2012

La poésie est mémoire, mémoire de l'intensité perdue.*

Dans le couloir de la maison de retraite, je croise toujours des gens, assis le plus souvent. Je leur dis toujours bonjour. Parfois ils répondent, parfois pas. Hier une femme errait de long en long (en large, elle rentrerait immédiatement chez quelqu'un). J'ai dit "bonjour Madame". Elle ne m'a pas répondu. Elle répétait : "Vous avez vu ma femme ? Où est ma femme ? Vous savez où est ma femme ?" En boucle. J'ai dit que non. Un homme en blanc est arrivé et l'a raccompagnée à sa chambre.

Je me suis demandé si cela m'arriverait un jour, de déambuler quelquepart, l'air perdu, en demandant où est ma femme.

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* Yves Bonnefoy

mercredi, 25 juillet 2012

Cette note est un bonjour

En bas à gauche de ce blog, il y a une carte du monde. Presque tous les jours je clique dessus et je vois d'où viennent mes visiteurs. Je sais qu'il y en a qui viennent par hasard, mais quand une localité est citée quasiment quotidiennement, et qu'en plus deux ordinateurs se connectent de cette localité, évidemment, cela m'intrigue, et je me demande qui sont ces gens que je ne connais pas mais que mon blog semble intéresser.

Alors aujourd'hui, je salue le plus estivalement et le plus chaleureusement possible mes deux visiteurs réguliers de Mountain View en Californie !

A moins que ce ne soit la même personne qui se connecte deux fois par jour, une fois de chez elle, une fois de son lieu de travail ?

Ce qui me ferait vraiment plaisir, ce serait que ce/ces visiteurs se fassent connaître, même sous un pseudo, dans les commentaires de cette note, et qu'il/s ou elle/s nous en disent un peu plus sur leur/s vie.

Je me suis donc renseignée un peu, et je dois dire que les avis divergent à propos de Mountain View. Il suffit de lire ce forum pour s'en rendre compte.

Voilà où ça se trouve :

Et voilà à quoi ça ressemble :

mardi, 26 juin 2012

On n'est jamais satisfait du portrait d'une personne que l'on connaît bien. *

Je me souviens vous avoir promis de publier un dessin ou une peinture de temps en temps.

Aujourd'hui, un portrait peint aux alentours de 1994. Une amie actrice qui jouait dans une pièce écrite spécialement pour le bicentenaire de la révolution. J'en ai bavé sur son bras ! Si je peux m'exprimer ainsi...

Danièle Tisseurs 1994 copie.jpg

C'est de l'acrylique. Ca m'a pris des plombes d'après photo. Je n'ai plus le tableau, je lui ai offert.

*Johann Wolfgang von Goethe

vendredi, 22 juin 2012

"Une moitié de l’espèce humaine est hors de l’égalité, il faut l’y faire rentrer : donner pour contrepoids au droit de l’homme, le droit de la femme."*

Pas de femme pour présider l'Assemblée nationale en France. J'ai lu cette info en premier ce matin. Je suis d'autant plus déçue que Guigou est une femme pour qui j'ai beaucoup de respect. Mais la France n'est pas prête. Les femmes, elles sont jolies, intéressantes, instruites, utiles, amusantes même, mais on ne va quand même pas les laisser prendre les vrais postes à responsabilité !

Mais la deuxième info que j'ai lue est encore bien plus grave pour les femmes. Au Pakistan une chanteuse a été assassinée. Je vous laisse lire l'article :

http://fr.news.yahoo.com/chanteuse-pakistanaise-ghazala-j...

Dans cet article en anglais http://www.ibtimes.com/articles/353901/20120619/ghazala-j...

les faits sont un peu plus développés et analysés. On comprend bien qu'il ne s'agit pas d'un simple fait-divers familial.

En respectant et en mettant au pouvoir les femmes dans les démocraties où c'est possible, ne serait-ce pas un moyen de banaliser une autre image de la femme, et de faire évoluer aussi des pays où les hommes sont aujourd'hui carrément barbares ?

*Victor Hugo

 

samedi, 16 juin 2012

Nous avons peut-être une leçon à entendre de la présence muette et immobile des objets. *

Ce matin, j'ai vu ça sur la table...

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Et je me suis dit : "Tiens ! Ca doit être la Sainte Zapette !"

Et de vous raconter ça, ça me rappelle que ces temps-ci on revisionne avec délice les épisodes de Téléchat. Zapette va encore me dire qu'elle était pas née, mais vous ? Mon copain Vil Coyote, y faisait souvent allusion.

 

* Roger-Pol Droit

mercredi, 13 juin 2012

Dis ta prof d anglais, elle parle anglais?*

Ca sent la fin des cours. Demain, je donne ma dernière heure. En fait deux élèves vont nous montrer des photos de leurs voyages aux USA et on se fera un goûter américain. Je compte apporter Coca, marshmallows, doughnuts (si j'en trouve) et chips de couleurs. Leurs parents vont me bénir.

 

Aujourd'hui, c'est mon conseil de classe de prof principal. Toujours une petite angoisse avant d'y aller. Pourvu que je n'aie pas oublié un papier important à remplir ! Cette élève qui a perdu deux points en physique, mais qui a la moyenne sur l'année dans les trois moyennes scientifiques, pourvu qu'ils la laissent passer en S... On ne va quand même pas la faire redoubler pour un trimestre amoureux sur toute une scolarité ! Ensuite, il faut rendre les feuilles jaunes qui doivent revenir demain signées, accompagnées du dossier de réinscription. Autre angoisse. Et la dernière, pourvu que tous les parents soient d'accord car je hais la commission d'appel. Une vingtaine de personnes qui mettent à mal tout le travail fait sur l'année avec l'élève, les rendez-vous avec les parents, les entretiens divers avec l'élève, la Conseillère d'Orientation, etc. Tout ça, pfff ! envolé en dix minutes.

La semaine prochaine, ce sont les surveillances pour nous, les épreuves écrites du bac pour nos élèves. Les épreuves orales ont déjà commencé depuis quelques jours, même si Pujadas va se réveiller comme d'hab' le jour de la philo, en disant "c'est la première épreuve du bac !" Et ensuite, le 22, si aucun prof d'anglais ne passe sous un rouleau compresseur dans Maville, je serai "en vacances" !!!!! Génial. Je pourrai ainsi préparer comme il faut mon stage en Angleterre (je ne sais plus si je vous en ai parlé) car je serai logée dans une famille avec trois ados, et je dois penser aux cadeaux. Il y en a même une qui trouve le moyen d'avoir son anniversaire pendant mon séjour. Les trois enfants : 15, 16 et 17 ans ! Ca va quand même me rappeler un peu le boulot... Si vous avez des idées pour les cadeaux, je suis preneuse : sympas, pas trop chers, et un peu français.

http://elliotho.canalblog.com/archives/2012/06/02/2438706...

* "Ma petite soeur", trouvé sur ce site : http://citation.waluu.com/d/citation/dis-ta-prof-d-anglai...

vendredi, 08 juin 2012

Le dialogue paraît en lui-même constituer une renonciation à l'agressivité.*

Aujourd'hui l'ambiance s'est tendue au lycée. C'est normal, il y a plein de conseils de classe, et les réflexions qui s'y entendent qu'elles viennent des élèves, des parents ou de la hiérarchie, tendent à nier le travail des enseignants, leur pédagogie. On ne les consulte quasiment même plus  pour mettre les "avis" pour le bac, mais on demande aux parents de se prononcer ! Etre exigeant est vu comme un défaut.

Ces dysfonctionnements des relations humaines, hiérarchiques et sociales ont même causé des larmes chez des collègues pourtant chevronnés, réputés solides.

Depuis deux ou trois ans, je me suis éloignée des agressions et attitudes méprisantes diverses. J'adopte une attitude détachée qui déroute, mais m'évite du stress. Parfois je m'en veux, car l'envie d'entreprendre (projets pédagogiques divers et innovants) est réduite dans les mêmes proportions. Je me fais penser à des anciens collègues auxquels je n'aurais pas voulu ressembler. Mais bon, ce n'est que pour huit ans.

Photo trouvée là : http://www.scienceshumaines.com/_education

Et pour moi les choses vont égoïstement plutôt bien. J'ai la chance de ne pas être de bac. Je vais faire un stage en Angleterre en Juillet (ça, c'est une chance, mais aussi, il y a peu de profs qui le demandent vu que ça prend deux semaines de vacances. Les maris, les gosses, tout ça, c'est très exigeant !). Et puis j'ai reçu un mail d'une copine dont je n'ai pas eu de nouvelles depuis au moins 12 ans. En plus, j'ai aussi eu un mail me disant que je serais dans une famille en Angleterre, et pas dans une cité U impersonnelle. En plus ce soir j'ai vu une pièce de théâtre jouée magnifiquement par des ados.

Moins cool, j'ai un paquet de copies à finir avant demain 15 h, pour pouvoir rentrer les notes sur l'ordi, avant de partir faire la fête à la campagne.

La première gorgée de bière, c'est peut-être quelque chose, mais la dernière copie corrigée, c'est une jouissance qui ne se décrit même pas.

*Jacques Lacan

lundi, 04 juin 2012

Son whisky était si extraordinaire que quand il en buvait, il parlait écossais. *

Pour participer à un concours qui permettait de gagner un séjour en Ecosse, je suis devenue membre de The Ardberg Committee. Ardberg, c'est le nom d'une distillerie de Single Malt whisky sur l'Ile de Islay en Ecosse.

Et aujourd'hui j'ai reçu un courrier me reconnaissant officiellement membre et qui était accompagné d'un livret contenant les règles (Rules and Regulations) qu'un membre doit suivre.

Il y a aussi des citations, comme celle-ci:

"This is smart stuff", prononcé par John Keats après avoir goûté à son tout premier verre d'Ardberg.

A ce propos, ils parlent de "dram" qui est un mot gaélique écossais et qui veut dire, d'après les dictionnaires que j'ai trouvé sur le net, "petite quantité d'alcool, de whisky". S'agit-il d'un petit verre ou d'une gorgée ?

En fait, je n'ai jamais goûté à ce whisky, mais je sens que je vais combler cette lacune le plus tôt possible et s'il est aussi subtil et distingué que le courrier, le papier et l'enveloppe reçus ce jour, je deviendrai forcément une inconditionnelle.

Et les photos qui ornent leur publicité me font penser que cet endroit pourrait bien devenir notre prochaine destination de vacances (en 2013 ?)

*Mark Twain

mardi, 29 mai 2012

La fête des pères est comme la fête des mères, sauf pour le cadeau qui coûte moins cher. *

Contrairement à M'dame Lagarde, je paye mes impôts, et je ne gagne pas 380.939 € par an, mais ma vie vaut d'être vécue, moi, j'vous l'dis !

Voici ce que j'ai eu en cadeau ce weekend, alors que je n'ai même pas d'enfants !!!

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*George Herbert 

jeudi, 10 mai 2012

La bande dessinée, c'est comme le cinéma, même si c'est un cinéma de pauvres. *

Activités culturelles de la semaine :

Au cinéma, j'ai vu Barbara, et j'ai aimé. Je ne raconterai rien de ce film, car le peu que j'avais déjà entendu sur France Inter, et lu sur AlloCiné m'a déjà fait perdre quelques effets de surprise. Pour ceux qui ont adoré Avengers, je ne conseille pas ce film. Des jeunes qui sortaient nous ont dit qu'ils avaient trouvé ça "long" ! Comment ont-ils pu ? Lent, oui, mais long, non. En temps réel ou presque. C'est tout. Un film où le cerveau du spectateur doit rester actif, où on n'explique pas tout. Ca se passe en RDA en 1980, ça je peux le dire, c'est écrit à la première image du film. Ensuite, je ne peux de toutes façons pas vous dévoiler le tout début des dialogues car des c*x!ds qui sont arrivés en retard, ont mis des plombes à s'asseoir et m'ont fait rater les sous-titres. Si vous allez le voir, je suis preneuse des trois premières répliques du script, d'accord !

Aujourd'hui, entre mes cours et mes devoirs à la maison, lecture de BD sur chaise longue sur ma terrasse. Je ne peux même pas me réjouir autant que l'anglais de la blague.

Un Homme est Mort, de Davodeau.

"Un anglais dit : "cette année on a eu de la chance, l'été, c'est tombé un dimanche."

Nous, on n'a pas eu cette chance, l'été c'est tombé un jeudi, et je bossais...

* Hugo Pratt

 

dimanche, 06 mai 2012

"Il était temps."*

OUIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII !

JE SUIS ENFIN SOULAGEE.

Pour la première fois on reparle de valeurs républicaines.

Quant à l'économie, bien sûr que la crise sera un adversaire de grande taille, mais ce serait la même chose avec Sarko, avec en plus le mépris, les mesures anti-sociales, et l'arrogance.

http://www.cestquandquilpartsarko.fr/

Je bois la dernière bouteille  de mes 50 ans, et jamais une flûte ne m'a paru aussi bonne.

*Moi !

"De l'art, de l'art... Quand ma femme chante, ça c'est de l'art !"*

Hier un grand artiste aurait eu 54 ans. Vous connaissez tous ses oeuvres, car sa volonté était que son art soit accessible à tous, et en même temps, il en vivait. C'est à dire qu'il vendait ses oeuvres à des magasins, au métro de New York, et j'en passe, et le public, lui, le voyait gratuitement. Il était doué, innovant, mais le SIDA ne l'a pas laissé poursuivre, et il est mort à 31 ans.

Un hommage en quelque sorte, une suite à ma note d'hier sur l'art contemporain : Au Palais de Tokyo, une salle était consacrée à un artiste qui s'est attaché à montrer que, au-delà des différences d'époques, de cultures, de religion, les humains restaient les mêmes.

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Et par hasard, j'ai fait un peu le même genre d'exercice. Le Matin, près du Centre Culturel Wallonie-Bruxelles, j'ai photographié ça :

 

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Et l'après-midi, au Palais de Tokyo, dans La Triennale, j'ai découvert ça :

 

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Bon, aujourd'hui, je vais à un happening. Vous pouvez tous participer ! Dans des salles publiques dans tout le pays, des urnes ont été installées, de jolis rideaux verts pour choisir un papier, et ensuite, souriez vous êtes peut-être filmés !, vous mettez votre papier dans l'urne transparente. C'est de l'art vivant ou je me trompe. Et ce soir on peut peut-être réalisé un chef-d'oeuvre.

*Le nain sortant.

jeudi, 03 mai 2012

A Paris, y'a vraiment des trucs qu'on trouve pas chez nous ! *

A cause de la météo nous avons annulé un séjour de trois jours en Normandie et l'avons remplacé par une journée à Paris, dominée par l'art. Comme à mon habitude, quasi-rituelle, j'ai rendu visite au Centre Culturel Wallonie-Bruxelles, situé juste en face de Beaubourg entre un salon de thé - glacier italien sublimissime et le Dailymonop'. Ce centre culturel c'est un bijou parce qu'il change assez ses expositions pour qu'à chaque visite je fasse une découverte. C'est toujours de l'art contemporain, mais les styles et les thèmes sont très variés.  

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Hier il y avait de l'art vidéo, des scultptures étonnantes, mais le clou du spectacle ce fut l'auto-portrait de Pascale, que par modestie sans doute elle est allée faire connaître en Belgique, mais on a bien reconnu ses lunettes !

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 Ensuite, après avoir déjeuné dans un petit restau Italo-portugais situé rue Saint-Martin, à côté du magasin d'affiches de ciné et de marionnettes,  on est parti chez les riches, dans le 16ème. Musée Marmottan, proche du Bois de Boulogne, à l'orée d'un square près du métro La Muette, où les enfants du centre aéré portaient des cravates à 6 ans, et du bleu marine, non, je ne caricature pas. Nous avons vu l'exposition Berthe Morisot, un bonheur reposant, une sérénité et une lumière qui font rêver. Mais un commentaire sur les regrets de Berthe Morisot à la fin de sa vie sur la scolarisation des filles, qui lui faisait perdre des modèles, car ces petites n'avaient plus le temps de poser oisivement, m'a interpellée.

Eugène Manet (frère d'Edouard et mari de Berthe) à l'Ile de Wight.

Les musées français manquant cruellement de convivialité (pas de cafétéria, des toilettes au compte-gouttes [excusez l'expression !] et quasi-impossible à trouver, et quand on les trouve, dix personnes attendent déjà...), nous avons trouvé un café. Et quel café, un lieu très classieux, qui fait restaurant et que nous testerons un jour et qui se situe M° La Muette.

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Ensuite, nous nous sommes dirigées vers la station Iéna, là où je n'aime pas traîner car l'architecture me pèse, mais où il y a quelques musées que je retrouve avec plaisir (La Cité de l'architecture, le Palais de l'Architecture, et le Palais de Tokyo !)

On a donc choisi le troisième et on a visité la Triennale : des découvertes là aussi bien sûr, des expériences grandeur nature, car l'espace s'y prête, de l'humour, du pessimisme, du cynisme, de l'esthétique parfois, mais pas forcément, de l'audace et de la clairvoyance en tout cas. Je vous refais une note demain pour illustrer mon propos.

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Puis il a fallu reprendre le train, dans une vraie gare cette fois, et nous avons apprécié à sa juste valeur le retour "preum's première", qui nous avait été proposé par l'ordinateur.

*M'dame Lebrun qui n'habite pas à la Muette...

 

vendredi, 27 avril 2012

Plus une société a besoin de services, plus elle est imparfaite, précaire et exposée à périr.*

Fi du temps de chiotte qu'on nous impose depuis un mois, me suis-je dit, saperlipopette, je suis en vacances, alors agissons comme en vacances ! Et avec deux potes nous sommes allés au ciné, puis au resto ! La fête.

Je suis donc allée voir Louise Wimmer. Enfin ! Dans Maville il faut être patient, savoir attendre les bijoux cinématographiques. L'essentiel est de les voir sur grand écran, peu importe la date. Cela permet aussi d'avoir oublié tout ce qui s'est dit sur le film en question, et la surprise et la découverte en sont encore plus fortes. Une actrice que je connaissais comique (dans Fais pas ci, fais pas ça par exemple) mais qui ici nous offre autant de gravité, de courage que de dignité, habite (premier mot qui m'est venu à l'esprit et convient parfaitement ici...) et fait vivre cette oeuvre. Ce film est de ceux qui un jour montreront la société à un moment donné. On dira," c'était comme ça au tournant du siècle." Le personnage est émouvant sans jamais tomber dans un pathos insupportable. Cette femme nous montre ce que veut dire l'expression "sur le fil". Le fil du funambule, d'où l'on peut tomber malgré tous les efforts pour garder la tête droite, sans aide extérieure. Ou le fil du rasoir qui peut nous détruire brutalement, casser en deux définitivement. Tout le long de ce film ma chance d'avoir un toit, un salaire assuré, un amour dans ma vie, m'est revenue dans la figure. Mais sans me culpabiliser. Voilà, ce que j'ai aimé. Ce film n'est pas moralisateur. Il montre à quel point notre sort dépend de peu de chose. D'une relation réussie ou rompue, du mauvais employé sur lequel on tombe aux services sociaux, d'un réveil raté, etc.

Ensuite nous sommes allés manger chinois. Un lieu sympa et simple où pour 17.90 € on mange à volonté. Pas si cher que ça, mais après Louise Wimmer, quel luxe !

Et maintenant, je vais aller lire la note de Pascale sur Louise. Je ne lis jamais ses notes avant de voir les films.

*Guy-René Plour

(A propos de cet auteur [que je n'ai pas inventé !], quelqu'un pourrait-il me dire qui il est ? On trouve de nombreuses citations de lui sur le net, mais aucun site nous parlant de lui.)

mercredi, 25 avril 2012

1000

Welcome here. Sur un air de politique, le fond est touché ! J'ai peut-être une idée : tout est question de proportion. Devinez où j'étais hier. Pas de conclusions hâtive, SVP. Dos cassé... Tête éclatée ! On a bien failli pas le voir. J'ai encore vu un film que Pascale n'a pas vu. C'est pas gagné ! Pas si vite, et rangez vos antennes. Je suis dans un cybercafé. Il a 71 ans, si ça s'appelle pas se faire avoir ! Le shoppingue me rend dingue. Le gouvernement ne recule devant aucune provocation. Dur, dur, de choisir parmi toutes ces sources d'inspiration. Nouvelle expression à la mode chez les matous de mon quartier : It's Groundhog Day today ! Les Bérézinas de la musique, un petit échec vaut mieux qu'un grand "pan!". J'suis dég'. Que faire avec mes shoes d'été, s'il n'y a pas d'sun ? Zaboutek est devenue Cunégonde à temps plein. Défi du mois de juin : publication. Qui sont-elles ? A prof mieux assis, proviseur mieux servi. C'est ça le bonheur. 100 % des gagnants ont tenté leur chance. Ca'l'fait à chaque coup ! Y'avait aucune raison de rester en 2009. Ed va mieux. Note où rien ne peut intéresser Pascale, pour faire concurrence à Cacadomia : Esprit, es-tu là où ils disent ? Je vous l'avais dit, j'ai gagné 4 jours. Je suis reviendue et je participe à un concours. Comment tenir le choc si je m'endors déjà sur mes corrections ? L'insoutenable futilité de mon blog, c'est jeudi, c'est gribouillis. Sous la neige tout est beau. La femme nue nous a fait faux bond. Oufs. Plus la terre se peuple, plus la vacuité l'envahit. J'ai un ami qui est xénophobe, il déteste tellement les étrangers que lorsqu'il va dans leur pays, il ne peut pas se supporter. Une plante carnivore peut être végétarienne, je crois. L'indépendance, c'est comme un pont : avant, personne n'en veut, après, tout le monde le prend. Quand l'ébahissement cesse d'être naturel, il prend la forme de l'abscons et du saugrenu. A force d'être gentil, on finit par être suspect. La lecture est une amitié. Le féminisme, c'est ne pas compter sur le Prince Charmant. En Angleterre, rien n'est fait pour les femmes, même pas les hommes. Parce qu'il y a urgence, même les rencontres de hasard sont dues à des liens noués dans des vies antérieures. Le pemier homme qui est mort a dû être drôlement surpris. L'art contemporain n'amène que peu de certitudes. La propagande est aux démocraties ce que la violence est aux dictatures.

Je vous offre ce texte comme un père a offert cette vidéo à sa fille.

 


Il filme sa fille de sa naissance jusqu’à ses 12... par Ratous

 Il a filmé quelques images de la vie de celle-ci toutes les semaines de sa naissance à ses douze ans. Moi, j'ai pris un titre par moi depuis la création de ce deuxième blog, qui suivait un premier, prolixe (373 notes) mais que les règles d'h&f de l'époque ont obligé à cesser ses activités. Pourquoi ce cadeau me direz-vous, eh bien parce qu'aujourd'hui sur "What am I still doing here ?" je publie ma 1000ème note ! Quant à vous, vous avez permis qu'il y ait 18777 commentaires ! Et j'ai pensé que cela méritait un petit quelque chose.

Vous remarquerez que mes titres ont évolué. Il y a eu des expressions, des phrases, des mots seuls, et enfin des citations. Vous en avez assez des citations ? Avez-vous des suggestions à me faire pour les titres, pour le reste de mes notes ? Rien ne dit que j'en tiendrai compte, mais ça peut m'aider à trouver de l'inspiration pour les 1000 notes à venir.

mardi, 24 avril 2012

La peinture est une cérémonie en solitude.

Sur la demande de C&C, qui elle nous dévoile une photo chaque jour pendant un an (peut-être...) comme Zapette, de temps en temps je vous montrerai un de mes dessins ou peintures.

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Ce touareg dont la photo avait été publiée en couverture de Géo je l'ai dessiné aux crayons de couleurs travaillés à l'eau, un peu comme de l'aquarelle. Près de moi, pendant que je travaillais, il y avait une petite fille de 4 ans, très étonnée et impressionnée de voir apparaître les yeux sur le papier. C'était son deuxième mois en France. Dans son orphelinat en Roumanie, elle n'avait jamais touché à un crayon de couleur. Quelques mois plus tard elle m'a demandé de lui redessiner les yeux pour les accrocher dans sa chambre. Elle a 17 ans, ils y sont toujours. Ces yeux-là, ils étaient pour mon amie de l'époque, car elle-même avait de très beaux yeux. Mais ce fut en quelque sorte un cadeau de rupture. Je repartais faire une dernière tentative de vie commune, mais les kilomètres qui nous séparaient (650), son sud et mon nord, son métier qui lui prenait tous les weekends, mercredis et vacances scolaires, nos caractères, mes anti-dépresseurs, tout cela fut de trop. Mais je suis contente qu'elle ait gardé mon tableau, et même si je n'ai jamais revu le mur où il était accroché, je pense qu'il s'y trouve encore. Le papier peint derrière me rappelle que cette photo a été prise au début que j'habitais ma maison, et je n'avais pas encore retapissé ma chambre.

*Alain

samedi, 21 avril 2012

L’éducation est un progrès social... L’éducation est non pas une préparation à la vie, l’éducation est la vie même. *

AVERTISSEMENT: C'est de l'humour !!!!! 

Plus d'expression politique d'ici demain qu'ils ont dit, alors un peu de rigolade sur la société quand même. Elle reprend un titre qui m'a fait beaucoup rire dans les années 80, elle est jeune, et a de l'avenir devant elle, je lui souhaite. Vous la connaissez peut-être, moi, je l'ai découverte hier. Je lui souhaite de bien voter, et que d'autres le fassent aussi, pour qu'elle puisse continuer à provoquer avec humour et sincérité.

*John Dewey

samedi, 14 avril 2012

Je vais bien, tout va bien.*

Voilà, c'est fait. J'ai eu droit à tout : le coup à boire, les bras de morphée et le sourire des infirmières.

A moitié réveillée, j'ai entendu que tout allait bien, et le beau médecin des îles est venu me le confirmer quand j'avais retrouvé mes esprits. Si, si, j'en ai plusieurs, même si vous ne vous en êtes jamais rendu compte.

Je mets 5 étoiles au jambon / purée servi par l'hôpital, et 6 (quoi ? c'est pas possible 6 ?) aux lasagnes aux épinards servies par la copine qui m'a hébergée jusqu'au retour d'ADMV, avec 20 minutes de retard, sinon la Essènecéhaife ne serait plus ce qu'elle était.

J'ai calculé qu'en 24 h j'ai dormi 16 h 30 et ai été éveillée 7 h 30, ce qui est à peu près l'inverse de la normale. D'habitude c'est même plutôt 18h, je suis réveillée et 6 h je dors.

Ce weekend on va se la jouer cool. J'ai déclaré forfait pour la marche, mais ADMV va la faire, et l'après-midi on ira acheter des livres d'occasions à la bibliothèque municipale.

Aujourd'hui, ça va être même plus cool que cool, je n'ai rien prévu du tout.

Bon, je vais repartir avec le moral donc vers ce troisième trimestre, essayer quand même de débusquer ce qui me rend fatiguée en permanence, et lutter contre. Et puis je vais me remettre à la peinture. La lumière du printemps et de l'été m'encourage plus que celle de l'hiver. J'ai ce tableau à finir.

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Puis je me lancerai dans divers essais d'aquarelle ou petits formats à l'acrylique je pense.

*Dany Boon

lundi, 02 avril 2012

Le destin des montagnes doit être terrible. Elles sont obligées de contempler toujours le même paysage. *

Hier nous sommes allées marcher. C'était un circuit de 15 kilomètres, très bien balisé. Il y avait de nombreux participants, mais comme chacun partait quand il voulait sur une amplitude d'une heure, on n'a pas vu grand monde durant la balade, sauf au ravitaillement où on nous a servi des oranges (car avec une orange, tout s'arrange !), des tranches de pain d'épices, abricots secs, verres d'eau et marshmallows. Il faisait un temps magnifique et à l'arrivée dans les verres y'avait autre chose que de la Criss-Tallin et c'était bien sympa. Comme j'essaye toujours de m'améliorer en photo grâce à mon appareil de noël que j'ai eu à la Toussaint, je peux vous faire profiter de quelques clichés. Dans 15 jours, c'est une boucle de 18 km, mais j'attendrai peut-être celle du 1er mai, à cause que je serai peut-être encore un peu anesthésiée. A part ça, les perles (si on peut donner un aussi beau nom aux atrocités que je lis) des copies de bac blanc m'empêchent de m'endormir sur mon labeur de correction. (La syntaxe de mes élèves déteint de plus en plus ici...) Mais je vous ferai une note spéciale, ça en vaut la peine.

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*Paulo Coelho

samedi, 31 mars 2012

Le voyage est ma maison.*

Voyager à l'étranger sans bouger de son canapé et sans passeport, c'est possible. D'abord, un soir regarder un feuilleton policier suédois sur ARTE. C'est dingue, qu'ils parlent d'enquêtes, de flics ou de voyous, on dirait du Bergman. Ambiance sombre et qui rappellent les films français sur l'occupation. Il fait toujours sombre, voire, il pleut. A la fin du film, le générique apparait, et on ne sait pas si les flics ont trouvé le coupable, on n'a rien compris, même si on a vu, ressenti, aimé ou détesté. Du Bergman, je vous dis.

Pour voyager ailleurs, je vous conseille un recueil de nouvelles par Anna Moï. Vietnamienne venue en France en 1970 et qui n'est retournée dans son pays qu'en 1990. Ses nouvelles nous font voyager entre les deux pays, comme elle le fait depuis 20 ans. Mélange d'ambiances, de personnalités, d'humeurs. C'est dépaysant, poétique, subtilement cynique, nostalgique, bienveillant, selon les pages.

En attendant les vacances et les vrais voyages, ce n'est pas mal du tout.

*Muriel Rukeyser

dimanche, 18 mars 2012

"pour la République, pour la civilisation, je veux reconstruire l’école dans les cinq ans qui viennent"*

Semaine de reprise, sans surprise, sans véritable crise, mais de grosses valises...

Sous les yeux !

Et du coup, mon blog est resté muet. Envie de vous parler de ma journée d'hier, car c'était la journée "Portes Ouvertes" au lycée, comme dans beaucoup de lycées polyvalents de mon académie. Malgré tout ce que le gouvernement a fait contre l'éducation nationale, et particulièrement contre les sections technologiques, cette journée a encore lieu et permet aux élèves qui ont choisi l'option "Kültürdisaïllegn" [Arzaplikés si vous préférez] de présenter des merveilles. Un peu moins que les autres années, car les heures de cours ont fondu, pourtant il n'y a pas tant de soleil que ça par chez moi parait-il, mais toujours d'une grande qualité car les enseignants ont envers et contre tout garder leur passion et leur envie de développer compétences et envies chez les ados. Pour les futurs élèves qui montrent un peu de curiosité concernant leur prochain lycée, les différents pôles avaient des stands pour présenter les spécificités, les locaux: en sciences, lettres, langues vivantes, sciences économiques et sociales. La section théâtre présentait trois scènes jouées par chaque niveau de classe, un jazz band composé d'élèves et de profs intervenait aussi en intermède. Par ailleurs le CDI, la salle multi-media et le gymnase étaient ouverts, avec des adultes pour répondre aux questions. Ca et là on pouvait acheter des crêpes, des gâteaux africains, des bijoux, des cartes postales, tout cela fait "maison" et pour soit aider des associations internes au lycée, mais ouvertes sur le monde, soit pour aider au financement de voyages qui, pour nos étudiants qui ont de plus en plus de problèmes d'argent, deviennent difficiles d'accès. A la fin de cette journée, le lycée offrait des boissons fraîches lors d'un moment de retrouvailles avec les anciens élèves. J'ai bavardé non-stop pendant une heure trente avec des élèves qui sont passés dans ma classe, une année au moins, réussissant plus ou moins en anglais à l'époque, mais ayant aujourd'hui tant de choses à nous dire, nous les profs, sur leur vie, leurs études, leurs rêves, leurs difficultés, leurs succès...

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Je me suis demandé pourquoi les journalistes, les politiques, les blablateux des blogs, les gens que je connais et qui parfois pensent avoir tout compris de l'éducation nationale, ne parlaient jamais de ce genre de journée qui fait pourtant aussi partie de notre quotidien. Parmi ces profs qui sont arrivés à ce résultat, il y en a qui ont été malades, en stage, en grève, qui refusent de rentrer leurs notes et leur cahier de textes sur le net par opposition au flicage, qui font plus de 26 h de présence au lycée, sans passer par la case "banque" et toucher 500 euros, qui vont voter Hollande... ou pas. Ils n'ont donc pas encore réussi à tuer l'éducation nationale complètement. Mais ça vient. Une collègue, qui, plus persévérante que moi continuait d'organiser des voyages parce que, quand même, pour les élèves, etc., m'a annoncé hier que ce serait sans doute le dernier ! Une collègue est au bord de la dépression et la hiérarchie s'en moque. Un collègue entre dans la salle des profs. Il me semble le connaitre, ah oui, il a déjà fait un remplacement il y a trois ans. Là, il remplace partiellement un collègue. Ca fait déjà 6 ans qu'il fait ça. Au pied levé, efficace, mais un peu moins souriant aujourd'hui. Combien de temps tiendra-t-il encore avant de jeter l'éponge?

Moment de détente en soirée : DVD de Lucky Luke avec Jean Dujardin, Alexandra Lamy, Michael Youn, Daniel Prévost, Jean-François Balmer. Beau casting pour un samedi soir.

* Le comique qui vient donc de ne rien foutre pendant 5 ans, ou bien pire, aime détruire son château de cartes pour les réempiler n'importe comment et remettre un grand coup de pied méprisant dedans aussitôt.

jeudi, 08 mars 2012

Le féminisme n’a jamais tué personne, le machisme tue tous les jours *

Vive nous !

Depuis quelques temps le féminisme occupe un peu plus la toile. Oui, les femmes savent écrire, réussissent mieux à l'école, même si, après, des tas de choses leur rognent un peu les ailes. Du coup on a récemment obtenu qu'on nous appelle officiellement Madame, je réclamais ça depuis que je bosse et paye des impôts. Le droit de ne pas recevoir une appellation diminutive, juste parce que je n'étais pas mariée, le droit de ne pas être appelée "Mademoiselle" quand j'aurais 80 ans, comme c'était le cas pour ma voisine d'en face. Je l'appelais Madame, et elle faisait de même pour moi, mais tous les beaufs de la rue, s'obstinaient à utiliser du Mademoiselle. Avec ADMV, ils ont comme un blême. Dire "Mesdemoiselles" ? Ca doit être pour ça du coup qu'ils ne lui disent pas bonjour du tout.

Les féministes d'aujourd'hui ont d'autres moyens d'expression et sont plus remarquées, entendues, tant mieux. Un peu de lecture si vous le souhaitez, mais ma liste n'est pas exhaustive !

http://www.osezlefeminisme.fr/

https://www.facebook.com/pages/Le-Mouvement-F%C3%A9minist...

http://encorefeministes.free.fr/

http://femmesenmouvement.over-blog.com/

Alors, oui, encore une journée de quelque chose me direz-vous, mais nous sommes seuls responsables, pas les organisateurs de cette journée, si nous ne pensons pas aux problèmes le reste du temps. Critiquons notre indifférence, pas les journées symboliques et d'alerte.

Quand j'avais 20 ans, le mot "féministe" était quasiment une insulte, synonyme dans la bouche de ceux qui le prononçaient de "mal baisée". Si aujourd'hui il a une autre connotation, c'est que les mentalités ont évolué. Sinon, tout le boulot reste à faire !

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J'ai cherché plus original comme dessin, mais je n'ai pas trouvé...

*Benoîte Groult

 

 

 

mardi, 06 mars 2012

L'art contemporain n’amène que peu de certitudes.*

Il y avait Toulouse la ville rose, j'ai découvert Metz la ville jaune. La pierre de la cathédrale et de la majorité des bâtiments du centre ville, les bus (petits et grands), les voitures de la poste (pour ça, c'est comme partout). C'est d'un beau jaune ! J'ai aimé. DSC00823.JPGEn plus, (et ça, c'est pas comme partout), l'employée de l'office de tourisme est charmante et efficace. Bien que ce fût un lundi, nous avons trouvé un bon restau, aux couleurs sympas (et pourtant pas de jaune) et où les pommes de terre sont utilisées à des fins originalement savoureuses.DSC00830.JPG

 

 

 Le champagne était bon, la compagnie rigolarde et sympathique, que demander de plus me direz-vous ? De la culture. Pascale armée du plan, et moi au volant, nous avons trouvé sans presque aucun problème le chemin vers Le Centre Pompidou Metz. DSC00836.JPGDésolée, je n'ai pas pris de notes et ils ont tous des noms compliqués, et les œuvres demandent souvent qu'on les observe en se posant beaucoup de questions, alors autant que vous alliez directement vous renseigner ici.

 

Les plus : Un espace vaste, clair, où les œuvres sont mises en valeur. Des choses surprenantes, invitant au voyage, ou au moins au déplacement en leur intérieur.DSC00845.JPG Un personnel sympa et ayant le sens de l'humour, surtout au vestiaire. (Bonjour à Stephan l'ardennais s'il me lit !) Un petit magasin de souvenirs où l'on trouve de jolies choses comme dans beaucoup de magasins de musées. Un parking juste à côté. Des toilettes à tous les étages. Le choix entre ascenseur et escalier pour ceux qui ont le vertige. Et on a le droit de prendre des photos !

Les moins: Beaucoup de courants d'air à chaque entrée d'étage, et un hall quasiment réfrigéré. Une cafétéria minuscule et vite remplie, dès qu'un groupe du 3ème âge s'y arrête boire un chocolat. Pourquoi si petite, et avec si peu de tables alors que l'espace est ce qui manque le moins dans ce musée et autour ????? En revanche ils ont prévu une immense terrasse extérieure ce qui dénote la connaissance aiguisée que l'architecte avait du climat lorrain.

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Le plus des plus, c'est de faire la visite avec Pascale et son mari Mouche, alias Superman, alias Hervé. Les qualités humoristiques, musicales, ludiques (et j'en passe) de tout ce qui est présenté sautent alors aux yeux et cela rend la journée pétillante.

* Fabrice Hergott

 

dimanche, 04 mars 2012

Une image trompeuse ne vient-elle pas abuser mes yeux ?*

La dernière fois que je suis allée à Londres, j'ai adoré mon séjour parce que je n'ai visité que des musées où je n'étais jamais allée avant comme la Serpentine Gallery dans Hyde Park et le Victoria and Albert Museum. Comme j'avais une journée à passer à Paris, j'ai voulu découvrir un lieu aussi et je suis allée à la Gaité Lyrique. Il y a une expo très surprenante où l'on passe son temps à s'émerveiller comme des enfants. D'ailleurs les lieux permanents de ce musée inhabituel sont remplis de jeunes et d'enfants. Jeux vidéos à volonté, leur paradis.

Dégustez cette petite vidéo http://www.gaite-lyrique.net/experience/ puis, visitez le site, vous en saurez plus.

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Ma salle préférée a été sans conteste celle où une vingtaine d'écrans proposaient des portraits d'animaux qui se transformaient si on s'en approchait. C'est ludique, sûrement un peu inutile, mais tout le monde restait scotché, les adultes encore plus longtemps que les enfants.

Le lendemain je me suis promenée à Saint-Germain-en-Laye, jolie ville où chaque piéton pourrait être un touriste, où l'on n'entre dans aucun magasin ou ascenseur sans qu'on vous dise "Bonjour Madame", où même la police municipale est polie, mais où les affiches ne font pas la promotion de Poutou ou Arthaud, mais de mouvements anti-islam ou autres idées pas toujours très propres, en tout cas moins propres que les rues environnantes.

 

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Néanmoins je n'ai pas craché sur leurs éclairs au chocolat, chocolatés comme jamais je n'en avais goûté, ni sur la quiétude d'un joli salon de thé, "Chez Alice", où nous avons mangé entourées de clients tous anglais. La veille, à Montreuil, j'avais mangé coréen, dans un tout petit restaurant, tenu par Madame Li, qui y fait tout, de la cuisine au service, et où il n'y a qu'un menu, qui change chaque jour, et dont on ne sait pas ce que l'on mange, enfin pas tout, et c'est littéralement délicieux. Deux repas, entrée, soupe, plat, dessert et thé au sarrasin inclus, 27 euros pour 2 ! A St Germain, deux repas, 4 thés (on ne rempote pas !) et un dessert pour deux, 62 euros ! (ça ne se fait pas de dire le prix quand on offre, mais tant pis, si tu passes ici mon invitée, ne lis pas la phrase précédente!)

On m'a encore dit récemment à propos de Montreuil "ah, la ville des bobos branchés" avec une certaine moue ironique dans la voix, sûrement parce que la maire est une femme, et de surcroît écologiste, mais pour élire la ville la plus "bourgeoise", pas besoin de beaucoup réfléchir.

*Fénelon

 

 

mercredi, 29 février 2012

J'ai le cuir du dinosaure et la fraîcheur du nouveau-né.*

Les vacances c'est  l'occasion de jouer en ligne à Questions Pour Un Champion. J'adore ce jeu, et que tous ceux qui sont déjà prêts à se foutre de moi cliquent sur "fermer" tout de suite! Tant que je gagne, je rejoue, et ces trois derniers jours, j'ai fait entre 12 et 15 parties par jour. Je n'achète pas de parties, c'est un principe. Vous me reconnaissez sans doute sur cette photo. Si vous me croisez envoyez moi un mail, je ne connais pas vos pseudos ! Le mien, Edounnette, vient d'un diminutif affectueux que m'avait donné Zoui, une bloggeuse lycéenne devenue grande, et qui, maintenant qu'elle est (presque)  adulte, ne traîne plus ici.

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Pour gagner, il faut jouer vite, répondre du tac au tac. A égalité, c'est le temps de réflexion qui fait la différence. Du coup parfois on a droit à des réponses tordantes. Ce matin, j'ai vu : Qui est la mère de Carlos ? Réponse : Sylvie Vartan !

Mais j'ai aussi appris quelque chose. Quel était le dieu romain des pets, gaz et autres flatulences ? Crépitus ! Ca ne s'invente pas, et ça réjouit de se sentir cultivée.

Post-scriptum : je viens de retrouver Zoui !!! Elle n'avait rien publié depuis 2010, mais en janvier de cette année, elle est revenue, je vais aller re-hanter son blog. Vous aussi, elle est sympa.

*Julien Lepers