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lundi, 17 décembre 2012

Et à votre avis, qui a dessiné votre robe de mariée ? *

Moi aussi je veux un power-point pourri à mon mariage !

J'aurais pu ajouter, moi aussi je veux avoir le droit de dire, non, je ne veux pas me marier.

Pour les mêmes raisons, je n'ai jamais entamé de procédure d'adoption. J'avais trop de critères qui risquaient de me faire voir refuser l'agrément. Je n'aurais jamais pu supporter qu'on me dise "vous ne méritez pas d'avoir d'enfants. Vous n'en êtes pas capable."

Au journal de 20 heures, ADMV ne m'a pas vue. D'ailleurs ils ont à peine mentionné les 150 000 personnes venues demander l'égalité en droits pour tous. La tuerie des USA, les gros sous de Depardieu qui filent lui payer des frites, et les résultats sportifs bien sûr, tout cela est bien plus important !

Alors tant pis pour ceux qui sont pas venus. C'était très sympa, festif, solidaire, oserai-je dire "chaleureux"  ? Je vous fais partager mon album photos. Des questions ?

*Humour anglais vu dans la manif.

 

dimanche, 16 décembre 2012

M'a-t-on demandé mon avis sur votre mariage ?

Cette note s'adresse surtout à ceux de mes lecteurs (s'il en reste...) qui habitent pas trop loin de Paris. Il est encore temps de mettre vos baskets ou chaussures de marche aux pieds, d'enfiler un kway, orange ou non, et de partir pour la manif. Le rendez-vous est à 14 h. Le mot d'ordre est le droit au mariage pour tous, ce qui veut dire aussi le droit de ne pas vouloir se marier pour tous, mais surtout l'égalité de regard sur soi en tant que citoyen(ne)s. Aujourd'hui, j'ai décidé de ne pas être invisible. Je vais défiler, crier, me faire remarquer en tant qu'homo, et tant mieux si les caméras de télé me captent par hasard, comme ce fut le cas à la dernière manif politique locale. J'y vais en train, comme ça ADMV qui n'aime pas manifester, tant pis pour elle, se fera moins de soucis. Le ciel est grand bleu. Ma mère aurait dit "tu vois, le Bon Dieu est pour le mariage pour tous, puisqu'il vous donne du beau temps pour la manif." Et si vous êtes trop loin, trop occupés, trop feignants, pour aller manifester, regardez au moins le journal tv ce soir, et dites moi si vous m'y avez vue ! Cheveux orange, manteau marron, écharpe orange, boucles d'oreilles orange. Oui, j'aime bien l'orange. C'est pétillant, remontant, et dynamisant.

mercredi, 12 décembre 2012

Douces amies, en ce douze douze douze, soyez féministes !

Je terminais ma note précédente par une allusion au féminisme. Il a de beaux jours devant lui, le féminisme, quand on voit ce que j'ai lu en deux jours.

D'abord, je ne dis pas merci à Valérie Bougault, collaboratrice à la revue Connaissance des Arts. Dans le hors-série intitulé Mary Cassatt à Paris, elle écrit : "Femme, certes, mais pour autant son art peut-il être qualifié de féminin ? Les sujets intimistes, la lecture, le thé, la broderie, le repos au jardin, qui mettent souvent en scène son modèle préféré, sa soeur Lydia, qui mourra en  1882, puis toutes ses maternités n'accordent aucune place à la mièvrerie, malgré leur extrême raffinement."

L'homme est un loup pour l'homme et la femme une louve pour la femme ! Cette femme pense donc que "féminin" doit être associé à "mièvre".

Heureusement les commentaires de l'expo au Mona Bismarck American Center for art & culture étaient bien plus modernes et ouverts d'esprit.

Le lendemain, je suis tombée sur un article où un avocat bordelais s'interroge sur la capacité d'une femme à être bâtonnière...

Quand je pense que l'autre dinde a osé dire que les femmes de sa génération n'avaient pas besoin du féminisme !

 

vendredi, 07 décembre 2012

LES FILMS DONT PASCALE NE PARLE PAS (2)

Vous avez dû vous demander si j'étais devenue invisible. Eh non ! Juste submergée par le boulot, copies, conseils de classe, et la folie d'aller passer tout mon samedi à Paris. Du coup encore plus de boulot en semaine. Mais je ne regrette pas. Les Invisibles, * je les ai vus, au cinéma. C'est un docu honnête où s'expriment 9 homosexuel(les). A mon goût il y a eu quelques longueurs et un peu trop de chèvres et de panoramas pastoraux pseudo-lyriques . Les moments de témoignages sont en revanche très vrais, sans pathos, et du coup c'est un bon film. A part quelques images d'archives, ce n'est pas un documentaire généralisant sur la condition homosexuelle. Disons que ce sont neuf portraits filmés avec respect, ce qui n'est pas si courant. Je n'ai pas appris grand chose de nouveau. J'ai plusieurs amis qui ont passé la soixantaine et qui m'ont déja bien raconté leur jeunesse, leurs amours dans les années 50/60. Mais si certains croient encore qu'ils ne connaissent pas d'homos dans leur entourage, qu'ils aillent voir le film, et ces gens ressembleront forcément à quelqu'un de proche, qu'ils voient sans voir. Dans ce film ce sont d'ailleurs en majorité des gens qui ont été visibles et en ont subi les conséquences. Mais l'invisibilité n'a pas disparu avec les années 70, ni 80, ni depuis. Je l'ai connue dans ma famille même si depuis la mort de mes parents, j'ai réussi à faire mon coming-out. Je l'ai même connue au début parmi mes amis à qui je ne savais pas comment annoncer que leur amie hétéro vivait à présent avec une femme. Enfin, au boulot, mon invisibilité n'a pas besoin de cape. Quelques personnes sont au courant, mais la plupart n'imaginent même pas que je puisse être lesbienne. J'ai parlé de la manif de dimanche prochain à table, personne ne savait de quelle manif il s'agissait. Nous étions quand même 12 à table ! J'avoue, je me censure moi-même. Et devant mes élèves aussi. Tant de profs pourtant mentionnent sans penser à mal leur conjoint ou leurs enfants à une occasion ou une autre. Bien que cela ne choque personne, ne provoque aucune réaction, ils "s'affichent" donc hétéros ! Terme employé par une collègue (qui se croit pourtant ouverte d'esprit) pour parler de deux filles qui s'embrassaient sur un banc du lycée il y a environ 3 ans. A ce propos, je suis tombée par hasard sur mon premier couple de filles en train de s'embrasser au coin d'un couloir et je ne pense pas qu'elles soient beaucoup plus visibles que moi, vu comme elles sont parties rapidement et sans me regarder surtout  dès qu'elles ont entendu mon pas. Enfin, d'ici qu'elles l'assument, elles, elles pourront peut-être se marier et adopter sans faire croire qu'elles sont célibataires. Je leur souhaite, mais l'ambiance politique du moment me fait même douter de ça.

*Bien qu'il semble y avoir une erreur dans le sous-titre (tous ces acteurs n'apparaissent pas dans le film) c'est un article assez juste.

C'est aussi un beau film sur le féminisme.

Edit, samedi 8 décembre 2012.

A réécouter sur France Culture, une émission où participent le metteur en scène et une de ses personnages, celle, justement, qui est sur la photo au-dessus ! Ecoutez vite, car cela ne restera sans doute pas longtemps sur le net :

http://www.franceculture.fr/emission-l-invite-des-matins-...

mardi, 27 novembre 2012

LES FILMS DONT PASCALE NE PARLE PAS

Mon Frère se Marie, un film suisse qui mériterait d'être belge. Mais non, je ne vais pas encore vous citer Coluche... Dans le rôle de la mère, Aurore Clément, une de mes actrices fétiches depuis que j'ai découvert le Cinéma de Chantal Akerman en 1990. Dans le rôle du père, Jean-Luc Bideau, idéal dans la peau de ce père vieillissant comme il peut. Il y a un film dans le film. Le fils fait une vidéo pour que les différents personnages racontent comme ils ont vécu les évènements que nous raconte le film dont nous regardons le DVD. C'est presque en temps réel, en ton réel. C'est parfois tragique, comme peuvent l'être certaines implosions familiales et pourtant il y a de l'humour, subtil, distillé, au douzième degré, du coup. Il y a un fils adoptif, une mère biologique, une fille et une mère caractérielles, et ça vous donne un samedi soir différent et bien agréable.

vendredi, 23 novembre 2012

Dell'albero caduto Tutti si fan legna.*

Cet après-midi, je n'avais pas cours, comme tous les vendredi. Et comme presque tous les vendredi, j'ai eu du mal à m'en rendre compte. Encore un peu moins que d'habitude, où j'ai du mal à quitter le lycée avant 15 h, car il y a toujours un truc à faire, à dire, à expliquer, photocopier, ou autre verbe au choix.

Aujourd'hui, j'avais d'abord une réunion du Fonds Social. C'est une réunion où de l'argent donné par la Région et l'Etat est versé aux familles qui font un dossier pour obtenir des aides ponctuelles, qui dans certains cas deviennent plus qu'une habitude, malheureusement pour ces familles. Pas malheureusement qu'on les aide, mais malheureusement qu'elles soient obligées de demander tous les trimestres et parfois tous les ans. Nous avions 25 demandes. Nous en avons ajouté une 26ème, car une maman qui vient de perdre en un mois son mari et son emploi n'avait pas encore eu le temps de tout calculer pour faire un dossier.

Nous avons plusieurs familles qui vivent à 4 avec 1000 euros par mois, une qui vit avec 900 euros pour 4, une mère seule avec 3 enfants et pas de pension alimentaire. Et enfin une autre qui vit à 4 avec 450 euros. Ceux-là sont demandeurs d'asile. Ils n'ont pas de compte en banque, pas le droit de travailler, et ne veulent pas se faire remarquer. On les ferait voyager (même si ça coûte cher), mais pas vers des plages qui leur plaisent. Alors on leur donne des "bons d'achat". Comme ça les autorités ne peuvent pas leur reprocher de toucher de l'argent illégalement.

Une réunion comme ça, qui dure deux heures (parce que ma proviseure a passé une demi-heure à expliquer le principe, les critères, à ceux qui venaient pour la première fois) ça remonte le moral, vous pouvez pas savoir. Mais ça énerve et épuise moins qu'une réunion de deux heures aussi (j'ai eu une demi-heure pour prendre un café, faire pipi, donner mon avis sur une évaluation qui posait problème à deux collègues et imprimer un dossier important pour la réunion suivante), une réunion, donc, pour mettre au point l'organisation du bac ! Car le bac en langues, cette année, ça va être une usine à gaz, une fête permanente, un cirque sans filet pour les trapèzes volants, la place de l'Etoile à 18 h, un jour de panne d'électricité, arrêtez-moi pour les métaphores, ou on est encore là dans six mois. Et le bac sera passé... Heureusement nous inaugurons ces nouvelles épreuves avec un proviseur-adjoint aimable, souriant, respectueux, et c'est pour ça que personne n'a pleuré.

En rentrant heureusement, j'ai trouvé dans ma boîte aux lettres un cadeau :

Une amie m'a envoyé ce livre dont rien que la couverture semble raconter son histoire, enfin celle de ses grands-parents et parents. Là, je vais pleurer, j'en suis sûre, mais d'émotion.

Si vous êtes à Grenoble où il y a eu une exposition à propos de ce livre, il y a un festival du Cinéma Italien à ne pas manquer.

Ma copine m'a envoyé le prospectus pour me faire baver d'envie, hennir de jalousie. A moins que ce ne soit à cause de la photo !

*Arbre tombé, Approvisionnement pour tout le monde. (Proverbe sicilien)

dimanche, 04 novembre 2012

Les droits de l'homme sont universels et indivisibles.*

Le regain de médiatisation d'une éventuelle autorisation du mariage pour les homosexuels et, subséquemment, du droit pour eux à l'adoption m'a donné l'occasion de faire une recherche sur les supporters et opposants de cette loi, tout en faisant quelques découvertes, moi qui vis parfois loin des media :

Vous le saviez, vous ? Il y a eu un prêtre candidant dans l'émission "secret story" ! Et voici ce qu'il pense:

http://www.closermag.fr/content/73325/laurent-lenne-le-pr...

La Blondasse ne nous déçoit pas :

http://www.fait-religieux.com/derniere_minute/2012/11/02/...

Et l'inénarrable Monsieur 23 a fait preuve d'un raisonnement assez abscons, mais comme diraient les Guignols, "c'est rassurant, il y a aussi des fous chez les catholiques."

http://actu.voila.fr/actualites/societe/2012/11/04/mgr-vi...

Pourquoi il parle du meurtre dans son argumentation m'échappe... Ma grand-mère croyait bien que les communistes élus dans ma ville allaient bouffer des curés, peut-être Monsieur 23 croit-il que les homos se tuent après l'amour, comme les mantes. (Religieuses, d'ailleurs !)

Suit une possible explication à cette soudaine opposition des dirigeants catholiques en France :

 

Que les cathos se rassurent ! Les Anglicans ont leurs fous aussi :

http://www.lepoint.fr/monde/mariage-pour-tous-en-grande-b...

Aux USA, des prêtres souhaitent la mort des homos, mais Brad Pitt relève le niveau en défendant le mariage homosexuel au nom des Droits de l'Homme.

http://www.allocine.fr/article/fichearticle_gen_carticle=...

 

Personnellement je suis née dans une société où le mariage m'est apparu comme une alternative possible, mais que je pouvais refuser. A 26 ans quand j'ai vécu ma première longue histoire avec une femme, l'idée du mariage ne sest pas imposée. Il était déjà impossible de vivre une relation homo officiellement, alors, se marier !... J'avais toujours plutôt été "contre" dans mon cas, même quand j'étais hétéro ou ne croyais être que cela : Je me trouvais trop jeune pour m'engager dans un contrat à durée indéterminée, je ne possédais rien, je ne voulais pas forcément procréer et surtout l'idée de ma "succession" ne me venait pas à l'esprit. Puis, je me suis mise à perdre mes parents, à hériter, et à voir autour de moi des gens décider du sort des vieux et de leurs biens, et j'ai réfléchi. J'ai donc fait un testament. Ensuite, quand j'ai pu, je me suis pacsée. Cela empêchait d'éventuels gens obtus et profiteurs de risquer de virer ADMV de ma maison et/ou de lui prendre ses biens parce qu'ils se trouvaient dans MA maison si je disparaissais dans un ouragan. Je suis trop vieille pour adopter ou procréer un enfant qui puisse être protégé par les deux personnes qui l'élèveraient, mais je vis avec ADMV depuis plus de dix ans, et je ne vois pas pourquoi elle ne pourrait pas avoir droit à une pension de reversion après ma mort. Je vois des jeunes gays pouvoir avoir des enfants, sans cacher leur couple, et tant mieux. Les idées ont évolué, les faits aussi. Et pour finir, je ne vois pas pourquoi les gays ne pourraient pas choisir, comme les hétéros, de se marier ou non.

 

* Vaclav Havel

 

mardi, 30 octobre 2012

Jamais homme noble ne hait le bon vin.*

Je reviens de l'Est où je suis allée participer à une renconter de Sony et "cher" (non, je n'ai pas joué dans Stars 60), mais à une rencontre "Appareils nets et environnement flou".

Sony et elle.jpg

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L'environnement était flou surtout à cause de ça :

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Ca rend flou autour, et souriant dedans, la preuve:

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Je suis revenue avec un Céquoidon:

Participez ! Vous en sortirez grandis. Mais si !

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La maison exige des réponses précises s'il-vous-plait !

* François Rabelais

jeudi, 25 octobre 2012

Les accidents de la route ne sont pas dus à l'alcool, mais à la voiture. La preuve : mettez un alcoolo dans un fauteuil roulant, il ne tuera personne.*

Dans le hall d'entrée de la salle de spectacles, on attend. Au mur, des projections : extraits de spectacles passés.

Un film. De toute évidence, une parodie contemporaine de vieux films  de Chaplin ou Keaton. Derrière moi, une femme dit à son mari : "C'est entièrement muet." Puis, elle n'arrête pas de le répéter et de causer, très fort.

J'espère qu'il a pu, et ses voisins aussi, voir le spectacle sans qu'elle lui explique tout !

Ma voisine, elle, était sympa. Elle s'est marré et a eu peur tout le temps, tellement bon public que je me suis demandé si elle ne faisait pas partie de la compagnie.

C'était de l'humour un peu décalé, comme j'aime. On aurait pu penser qu'ils étaient belges, mais non.

* Luis Rego

dimanche, 21 octobre 2012

Il n'y a pas de plaisir comparable à celui de rencontrer un vieil ami, excepté peut-être celui d'en faire un nouveau.*

Cette semaine j'ai goûté à deux plaisirs nouveaux :

Lui.

  J'ai gagné deux places à un jeu sur facebook. Un concert super sympa, bien ficelé avec des jeux rigolos de mise en scène et un duo virtuel avec Maxime Le Forestier. Je connaissais son nom, j'ai écouté sur deezer, et je me suis dit "les paroles sont sympas, mais la musique, bof." Eh bien j'avais tout faux. Y'avait 4 musiciens très doué et efficaces, et une ambiance à laquelle je n'ai pas résisté tout en ne connaissant aucune des chansons de ce monsieur. Chapeau Aldebert !

Et un tajine au miel de châtaigne hier soir. Moi, je suis plutôt cuisine indienne. Alors je pratique pas le tajine, je sens que je vais me faire réinviter bientôt !

*Rudyard Kipling

jeudi, 11 octobre 2012

La pensée d'un homme est avant tout sa nostalgie.*

Hier en arrivant au lycée, je me suis dit "De mieux en mieux !"

En effet, sur le tableau lumineux dans le hall, j'ai lu :

UNSS : CRS

Résultat déplorable imputable à mes problèmes d'yeux ?

Il fallait lire GRS.

Mais si on se rappelle de ce qui m'avait choqué précédemment dans les activités de mes collègues d'EPS, on comprend que je puisse me tromper.

Et sinon, les yeux de celui qui aimait sa biche se sont fermés. Ce n'est pas que je l'aimais beaucoup à l'époque, d'ailleurs, j'étais trop petite pour que ce soit mon idole, ou alors, des très jeunes, car j'avais 5 ans. Mais sa chanson fait partie de mes souvenirs d'enfance au même titre que les malabars et leurs décalcomanies, le poinçonneur des tickets dans le bus, le bled à copier quand on était puni ou les marrons qui couvraient les trottoirs à l'automne. (Dans Maville, y'en a quasiment plus, des marrons.)

Demain, je vais raconter plein de choses hyper intéressantes à 36 paires de parents. Quelle chance ils ont !

*Albert Camus

 Edit : Ce soir, regardez la 3, le film avec Belmondo ! Je joue dedans.

Enfin, au milieu de la foule sur le quai près du France au Havre, y'a une gamine de 9 ans qui était hyper émue d'être là au moment du tournage, ça la changeait de l'ambiance pourrie de la colo...

mardi, 02 octobre 2012

Sans langage commun les affaires ne peuvent être conclues. *

Pourquoi il ne faut pas envoyer de SMS sur un téléphone fixe :


podcast

C'est comme de parler intelligemment à Copé.

Anglais à Raffarin.

De musique à Christophe Maé.

De cuisine à M. Mackedaunalde.

D'honnêteté à des sportifs français professionnels.

A comprennent rin !

 

*Confucius

lundi, 01 octobre 2012

Dans un incendie, entre un Rembrandt et un chat, je sauverais le chat.*

J'ai promis à Hervé qu'aujourd'hui sur mon blog je publierais quelque chose de marrant. En plus il m'a retiré une fière chandelle du pied (comme dit ADMV qui connait bien pas mal de proverbes et expressions venus de sa grand-mère) en me retrouvant le nom du peintre Vettriano. Il y a deux raisons pour lesquels je ne le trouvais pas sur gougueule : 1. je croyais qu'il s'appelait Valenzeno. Et 2. Je pensais qu'il était américain, alors qu'il est écossais.

Voici un de ses tableaux :

Vous allez me dire, c'est beau, mais c'est pas drôle. Alors, je vous réponds "ce qui est normal, c'est ce qui suit, qui est drôle !". Non seulement c'est drôle, mais en plus Pascale n'aime pas les chats. Je suis sûre de publier une note à succès, donc.

* Alberto Giacometti

vendredi, 14 septembre 2012

Il ne suffit pas de partager un patrimoine commun, encore faut-il vivre dans le même monde. *

Toute la semaine j'ai eu envie d'écrire une note. Et toute la semaine j'ai eu des trucs qui m'ont retardée. D'abord not' chat, qu'est pas vraiment not' chat, mais qui nous a adoptées, (d'ailleurs a-t-il le droit ? puisque tant de gens sont contre le droit à l'adoption des homosexuelles), car not' chat s'était battu et avait l'oeil dans un sale état. Puis j'ai eu des coups de fil. ADMV était en stage, loin, toute seule, enfin au début parce qu'après elle est allée au restau avec ses co-stagiaires, mais bon, au début, elle avait besoin de causer. Et puis j'ai eu du boulot. Après un weekend à corriger les évaluations pour faire les groupes de compétences, il a fallu taper les listes. J'ai préparé de beaux cours, mais il a fallu aller en avance au lycée pour vérifier que le vidéo-projecteur fonctionnait, trouver le bon code du portable, le bon câble qui ne donne pas une image verte sur l'écran. Mercredi j'ai mangé chez ma tante, qui aime bien que sa nièce mange chez elle. Mais bien que quittant à 11 h 50, je n'ai pu arriver chez elle qu'à 12 h 50. Bref, à 15 h, re-boulot. A 18 h, visite de E., et petites courses à faire pour manger car le frigo était vide, ou quasi. Hier, c'était presque cool, mais j'ai eu la flemme de rédiger une note. Alors là, malgré une migraine soudaine, que je suis en train d'essayer de tuer avec un zomig et du baume du tigre, je me suis dit "là, il faut faire quelque chose, ou bien ils vont tous se sauver. J'ai plus de visites. A croire que la politique ça les gonfle." Vous avez vu, aujourd'hui, je vous parle pas de politique. Pourtant là, j'avais envie de dire que Peillon, pour l'instant il a pas fait grand chose, mais il a quand même eu une réaction saine vis-à-vis des deux profs qui se sont fait agresser. Je ne résiste quand même pas à exprimer mon agacement quand le 11 septembre, les journalistes ont annoncé la visite de Ségolène Royal à l'Elysée en commençant par donner la couleur de son tailleur, et ont eu du mal à parler du fond, disant seulement qu'elle n'avait pas abordé de question d'ordre privé ! Du non-scoop donc. Autant fermer sa gueule. Mais avec tout ça, je ne connais pas la couleur du costard de François Hollande.  Ce matin, j'ai fait cours avec une de mes anciennes élèves devenues prof. On a une heure de cours à mener ensemble : dans sa matière, mais en anglais. C'est un peu bizarre, mais c'est intéressant et émouvant un petit peu. Ce soir, si ma tête me lâche un peu, je sors, car on inaugure un bâtiment rénové dans ma ville, et y'a un tas de trucs sympas organisés. J'avais rien dit de la semaine, mais je me suis rattrapée ! Merci pour votre patience, pour m'avoir attendue, puis lue.

Pour info, c'est comme ça depuis deux semaines, et pourtant je reste de très bonne humeur.

Journées du patrimoine 2012* Edwy Plenel

vendredi, 31 août 2012

La poésie est mémoire, mémoire de l'intensité perdue.*

Dans le couloir de la maison de retraite, je croise toujours des gens, assis le plus souvent. Je leur dis toujours bonjour. Parfois ils répondent, parfois pas. Hier une femme errait de long en long (en large, elle rentrerait immédiatement chez quelqu'un). J'ai dit "bonjour Madame". Elle ne m'a pas répondu. Elle répétait : "Vous avez vu ma femme ? Où est ma femme ? Vous savez où est ma femme ?" En boucle. J'ai dit que non. Un homme en blanc est arrivé et l'a raccompagnée à sa chambre.

Je me suis demandé si cela m'arriverait un jour, de déambuler quelquepart, l'air perdu, en demandant où est ma femme.

humour011.gif

* Yves Bonnefoy

mercredi, 25 juillet 2012

Cette note est un bonjour

En bas à gauche de ce blog, il y a une carte du monde. Presque tous les jours je clique dessus et je vois d'où viennent mes visiteurs. Je sais qu'il y en a qui viennent par hasard, mais quand une localité est citée quasiment quotidiennement, et qu'en plus deux ordinateurs se connectent de cette localité, évidemment, cela m'intrigue, et je me demande qui sont ces gens que je ne connais pas mais que mon blog semble intéresser.

Alors aujourd'hui, je salue le plus estivalement et le plus chaleureusement possible mes deux visiteurs réguliers de Mountain View en Californie !

A moins que ce ne soit la même personne qui se connecte deux fois par jour, une fois de chez elle, une fois de son lieu de travail ?

Ce qui me ferait vraiment plaisir, ce serait que ce/ces visiteurs se fassent connaître, même sous un pseudo, dans les commentaires de cette note, et qu'il/s ou elle/s nous en disent un peu plus sur leur/s vie.

Je me suis donc renseignée un peu, et je dois dire que les avis divergent à propos de Mountain View. Il suffit de lire ce forum pour s'en rendre compte.

Voilà où ça se trouve :

Et voilà à quoi ça ressemble :

mardi, 26 juin 2012

On n'est jamais satisfait du portrait d'une personne que l'on connaît bien. *

Je me souviens vous avoir promis de publier un dessin ou une peinture de temps en temps.

Aujourd'hui, un portrait peint aux alentours de 1994. Une amie actrice qui jouait dans une pièce écrite spécialement pour le bicentenaire de la révolution. J'en ai bavé sur son bras ! Si je peux m'exprimer ainsi...

Danièle Tisseurs 1994 copie.jpg

C'est de l'acrylique. Ca m'a pris des plombes d'après photo. Je n'ai plus le tableau, je lui ai offert.

*Johann Wolfgang von Goethe

vendredi, 22 juin 2012

"Une moitié de l’espèce humaine est hors de l’égalité, il faut l’y faire rentrer : donner pour contrepoids au droit de l’homme, le droit de la femme."*

Pas de femme pour présider l'Assemblée nationale en France. J'ai lu cette info en premier ce matin. Je suis d'autant plus déçue que Guigou est une femme pour qui j'ai beaucoup de respect. Mais la France n'est pas prête. Les femmes, elles sont jolies, intéressantes, instruites, utiles, amusantes même, mais on ne va quand même pas les laisser prendre les vrais postes à responsabilité !

Mais la deuxième info que j'ai lue est encore bien plus grave pour les femmes. Au Pakistan une chanteuse a été assassinée. Je vous laisse lire l'article :

http://fr.news.yahoo.com/chanteuse-pakistanaise-ghazala-j...

Dans cet article en anglais http://www.ibtimes.com/articles/353901/20120619/ghazala-j...

les faits sont un peu plus développés et analysés. On comprend bien qu'il ne s'agit pas d'un simple fait-divers familial.

En respectant et en mettant au pouvoir les femmes dans les démocraties où c'est possible, ne serait-ce pas un moyen de banaliser une autre image de la femme, et de faire évoluer aussi des pays où les hommes sont aujourd'hui carrément barbares ?

*Victor Hugo

 

samedi, 16 juin 2012

Nous avons peut-être une leçon à entendre de la présence muette et immobile des objets. *

Ce matin, j'ai vu ça sur la table...

DSC01307 - Copie.JPG

Et je me suis dit : "Tiens ! Ca doit être la Sainte Zapette !"

Et de vous raconter ça, ça me rappelle que ces temps-ci on revisionne avec délice les épisodes de Téléchat. Zapette va encore me dire qu'elle était pas née, mais vous ? Mon copain Vil Coyote, y faisait souvent allusion.

 

* Roger-Pol Droit

mercredi, 13 juin 2012

Dis ta prof d anglais, elle parle anglais?*

Ca sent la fin des cours. Demain, je donne ma dernière heure. En fait deux élèves vont nous montrer des photos de leurs voyages aux USA et on se fera un goûter américain. Je compte apporter Coca, marshmallows, doughnuts (si j'en trouve) et chips de couleurs. Leurs parents vont me bénir.

 

Aujourd'hui, c'est mon conseil de classe de prof principal. Toujours une petite angoisse avant d'y aller. Pourvu que je n'aie pas oublié un papier important à remplir ! Cette élève qui a perdu deux points en physique, mais qui a la moyenne sur l'année dans les trois moyennes scientifiques, pourvu qu'ils la laissent passer en S... On ne va quand même pas la faire redoubler pour un trimestre amoureux sur toute une scolarité ! Ensuite, il faut rendre les feuilles jaunes qui doivent revenir demain signées, accompagnées du dossier de réinscription. Autre angoisse. Et la dernière, pourvu que tous les parents soient d'accord car je hais la commission d'appel. Une vingtaine de personnes qui mettent à mal tout le travail fait sur l'année avec l'élève, les rendez-vous avec les parents, les entretiens divers avec l'élève, la Conseillère d'Orientation, etc. Tout ça, pfff ! envolé en dix minutes.

La semaine prochaine, ce sont les surveillances pour nous, les épreuves écrites du bac pour nos élèves. Les épreuves orales ont déjà commencé depuis quelques jours, même si Pujadas va se réveiller comme d'hab' le jour de la philo, en disant "c'est la première épreuve du bac !" Et ensuite, le 22, si aucun prof d'anglais ne passe sous un rouleau compresseur dans Maville, je serai "en vacances" !!!!! Génial. Je pourrai ainsi préparer comme il faut mon stage en Angleterre (je ne sais plus si je vous en ai parlé) car je serai logée dans une famille avec trois ados, et je dois penser aux cadeaux. Il y en a même une qui trouve le moyen d'avoir son anniversaire pendant mon séjour. Les trois enfants : 15, 16 et 17 ans ! Ca va quand même me rappeler un peu le boulot... Si vous avez des idées pour les cadeaux, je suis preneuse : sympas, pas trop chers, et un peu français.

http://elliotho.canalblog.com/archives/2012/06/02/2438706...

* "Ma petite soeur", trouvé sur ce site : http://citation.waluu.com/d/citation/dis-ta-prof-d-anglai...

vendredi, 08 juin 2012

Le dialogue paraît en lui-même constituer une renonciation à l'agressivité.*

Aujourd'hui l'ambiance s'est tendue au lycée. C'est normal, il y a plein de conseils de classe, et les réflexions qui s'y entendent qu'elles viennent des élèves, des parents ou de la hiérarchie, tendent à nier le travail des enseignants, leur pédagogie. On ne les consulte quasiment même plus  pour mettre les "avis" pour le bac, mais on demande aux parents de se prononcer ! Etre exigeant est vu comme un défaut.

Ces dysfonctionnements des relations humaines, hiérarchiques et sociales ont même causé des larmes chez des collègues pourtant chevronnés, réputés solides.

Depuis deux ou trois ans, je me suis éloignée des agressions et attitudes méprisantes diverses. J'adopte une attitude détachée qui déroute, mais m'évite du stress. Parfois je m'en veux, car l'envie d'entreprendre (projets pédagogiques divers et innovants) est réduite dans les mêmes proportions. Je me fais penser à des anciens collègues auxquels je n'aurais pas voulu ressembler. Mais bon, ce n'est que pour huit ans.

Photo trouvée là : http://www.scienceshumaines.com/_education

Et pour moi les choses vont égoïstement plutôt bien. J'ai la chance de ne pas être de bac. Je vais faire un stage en Angleterre en Juillet (ça, c'est une chance, mais aussi, il y a peu de profs qui le demandent vu que ça prend deux semaines de vacances. Les maris, les gosses, tout ça, c'est très exigeant !). Et puis j'ai reçu un mail d'une copine dont je n'ai pas eu de nouvelles depuis au moins 12 ans. En plus, j'ai aussi eu un mail me disant que je serais dans une famille en Angleterre, et pas dans une cité U impersonnelle. En plus ce soir j'ai vu une pièce de théâtre jouée magnifiquement par des ados.

Moins cool, j'ai un paquet de copies à finir avant demain 15 h, pour pouvoir rentrer les notes sur l'ordi, avant de partir faire la fête à la campagne.

La première gorgée de bière, c'est peut-être quelque chose, mais la dernière copie corrigée, c'est une jouissance qui ne se décrit même pas.

*Jacques Lacan

lundi, 04 juin 2012

Son whisky était si extraordinaire que quand il en buvait, il parlait écossais. *

Pour participer à un concours qui permettait de gagner un séjour en Ecosse, je suis devenue membre de The Ardberg Committee. Ardberg, c'est le nom d'une distillerie de Single Malt whisky sur l'Ile de Islay en Ecosse.

Et aujourd'hui j'ai reçu un courrier me reconnaissant officiellement membre et qui était accompagné d'un livret contenant les règles (Rules and Regulations) qu'un membre doit suivre.

Il y a aussi des citations, comme celle-ci:

"This is smart stuff", prononcé par John Keats après avoir goûté à son tout premier verre d'Ardberg.

A ce propos, ils parlent de "dram" qui est un mot gaélique écossais et qui veut dire, d'après les dictionnaires que j'ai trouvé sur le net, "petite quantité d'alcool, de whisky". S'agit-il d'un petit verre ou d'une gorgée ?

En fait, je n'ai jamais goûté à ce whisky, mais je sens que je vais combler cette lacune le plus tôt possible et s'il est aussi subtil et distingué que le courrier, le papier et l'enveloppe reçus ce jour, je deviendrai forcément une inconditionnelle.

Et les photos qui ornent leur publicité me font penser que cet endroit pourrait bien devenir notre prochaine destination de vacances (en 2013 ?)

*Mark Twain

mardi, 29 mai 2012

La fête des pères est comme la fête des mères, sauf pour le cadeau qui coûte moins cher. *

Contrairement à M'dame Lagarde, je paye mes impôts, et je ne gagne pas 380.939 € par an, mais ma vie vaut d'être vécue, moi, j'vous l'dis !

Voici ce que j'ai eu en cadeau ce weekend, alors que je n'ai même pas d'enfants !!!

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*George Herbert 

jeudi, 10 mai 2012

La bande dessinée, c'est comme le cinéma, même si c'est un cinéma de pauvres. *

Activités culturelles de la semaine :

Au cinéma, j'ai vu Barbara, et j'ai aimé. Je ne raconterai rien de ce film, car le peu que j'avais déjà entendu sur France Inter, et lu sur AlloCiné m'a déjà fait perdre quelques effets de surprise. Pour ceux qui ont adoré Avengers, je ne conseille pas ce film. Des jeunes qui sortaient nous ont dit qu'ils avaient trouvé ça "long" ! Comment ont-ils pu ? Lent, oui, mais long, non. En temps réel ou presque. C'est tout. Un film où le cerveau du spectateur doit rester actif, où on n'explique pas tout. Ca se passe en RDA en 1980, ça je peux le dire, c'est écrit à la première image du film. Ensuite, je ne peux de toutes façons pas vous dévoiler le tout début des dialogues car des c*x!ds qui sont arrivés en retard, ont mis des plombes à s'asseoir et m'ont fait rater les sous-titres. Si vous allez le voir, je suis preneuse des trois premières répliques du script, d'accord !

Aujourd'hui, entre mes cours et mes devoirs à la maison, lecture de BD sur chaise longue sur ma terrasse. Je ne peux même pas me réjouir autant que l'anglais de la blague.

Un Homme est Mort, de Davodeau.

"Un anglais dit : "cette année on a eu de la chance, l'été, c'est tombé un dimanche."

Nous, on n'a pas eu cette chance, l'été c'est tombé un jeudi, et je bossais...

* Hugo Pratt

 

dimanche, 06 mai 2012

"Il était temps."*

OUIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII !

JE SUIS ENFIN SOULAGEE.

Pour la première fois on reparle de valeurs républicaines.

Quant à l'économie, bien sûr que la crise sera un adversaire de grande taille, mais ce serait la même chose avec Sarko, avec en plus le mépris, les mesures anti-sociales, et l'arrogance.

http://www.cestquandquilpartsarko.fr/

Je bois la dernière bouteille  de mes 50 ans, et jamais une flûte ne m'a paru aussi bonne.

*Moi !