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vendredi, 20 juin 2014

Deviens sans cesse celui que tu es, sois le maître et le sculpteur de toi-même.*

C'est la première fois.

Un élève au premier rang écrit quelques lignes sur son brouillon après avoir, je suppose, lu le sujet. Puis, je remarque qu'il prend une position assez rare, on croirait qu'il a deux coudes à son bras gauche, pour réfléchir. Quelque chose comme ça:

vive la vie,baccalauréat,philo,élève,banalement idiot

Un bruit léger, mais régulier, m'alerte. Il dort. Le collègue mâle va lui demander s'il va bien. L'élève sursaute, mais répond que oui. 

Mais aussitôt le bruit reprend, plus dense, encore plus régulier. Soudain, il ronfle bruyamment. Cela étonne et fait sourire les voisins. Mais que faire? il n'est pas malade. Le voilà qui se réveille et s'aperçoit qu'il a bavé sur son bras. Il change alors de position.

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Ce n'est pas mieux. Du coup, il essaye ça:

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Et ça ne convient pas non plus. Mais il adopte quand même cette position. Il faut bien faire des choix !

Finalement, je suis allée chercher le CPE, qui lui a parlé un peu sèchement, il a quand même écrit deux heures, pour rendre une feuille d'environ 400 mots ! Dont au moins 4 fois la phrase suivante:

"Chaque individu est différent l'un de l'autre".

Il aurait dû choisir le sujet 1 sur le choix et la liberté.

Coïncidence étonnante, le livre léger que je lisais, prêté par une collègue était : "Libre et Assoupi." !!!

Ma conclusion : Je lui conseille de rester endormi chez lui le jour des résultats. L'effort violent pour se déplacer n'en vaudra sans doute pas la peine.

* Nietszche

 

 

samedi, 14 juin 2014

Pour la carotte, le lapin est la parfaite incarnation du Mal. *

Pour l'educnat, ça sent la fin de l'année, mais pour beaucoup d'autres gens aussi. Les rues commencent à se vider, et tant mieux, car les travaux commencent aussi, et cela ne va arranger ni la circulation, ni le stationnement. La fin de l'année pour un enseignant, ça veut dire "ranger, trier". Trier ce qui reste dans le cartable, ranger son bureau, vider son casier, ranger et trier ce qui doit être gardé ou non pour l'année prochaine.

L'école maternelle proche de chez moi s'y est mise aussi. Il était temps. En effet, ce matin, dépassait de leur poubelle..... un sapin de Noël ! 

Cette année le soleil est là pour nous donner du courage. Du courage pour aller surveiller le bac, pour cueillir les cerises, pour corriger les copies de bac (bientôt), pour inviter les amis (qu'on n'a pas vu depuis le nouvel an... ). Ce soir ce sera sur la terrasse, apéro prolongé, pour lequel j'ai inventé une recette de tarte à la carotte. En inventant, j'ai pensé à Hervé, qui créait en cuisine, des chefs-d’œuvres. 

 

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 * Robert Sheckley

 

jeudi, 29 mai 2014

La bêtise est infiniment plus fascinante que l'intelligence... L'intelligence a des limites, la bêtise n'en a pas!*

Deux petits événements viennent de confirmer ce que je pense depuis quelques années.

Le premier a eu lieu en salle des profs. Une collègue a organisé une "action culturelle" au cours de laquelle des élèves sont passés à l'improviste dans des classes dire des poèmes. Sur le programme, elle avait écrit "commandos poétiques". Des collègues de philo, n'y ont vu aucune métaphore, aucun effet de second degré, (est-ce un oxymore, je n'en suis pas sûre. Amis profs de français, HELP!) mais se sont offusqués de l'usage du mot et je les soupçonne d'en avoir référé à la hiérarchie. (Laissons-les bénéficier de la présomption d'innocence) Néanmoins, une chose est sûre ils ont vociféré en salle des profs. 

Va-t-on bannir de notre vocabulaire : "la salve d'applaudissements", "le baroud d'honneur" sous prétexte que cela pourrait avoir une connotation guerrière? Dans ce cas toute tentative d'écriture risque d'être "une Berezina"!

Le deuxième micro-événement est la demande du maire d'une mairie des Yvelines de faire retirer toutes les affiches publicitaires pour des bijoux, montrant une femme qui est sur le point d'embrasser son propre reflet dans un miroir, sous prétexte qu'il a reçu "une dizaine" de coups de fil !!! Evidemment cette personne, comme mes collègues philosophes, manque cruellement de culture ... et d'acuité visuelle. Il n'a pas vu qu'il s'agissait de la même femme, n'y a vu aucune référence culturelle, et a cédé immédiatement à une pression homophobe de saison.

Personnellement, cette affiche, je la trouve plutôt belle, et ADMV l'avait photographiée avant que les culs-bénits-coincés du 78 ne réagissent. 

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/publicite-deux-femmes-sur-le-point-de-s-embrasser-la-mairie-censure_1547240.html

En lisant l'article, j'apprends que l'auteure de cette censure est une femme. Qu'elle aille, si elle n'a aucune connaissance du mythe de Narcisse, voir du côté de l'analyse du refoulement. 

 Tout en faisant mes recherches sur le net, j'ai trouvé cette affiche, qui a parait-il fait polémique en Afrique du Sud. 

http://www.sochoklate.com/?p=1454

Les Yvelines n'en sont peut-être pas à l'Apartheid sexuel, mais méfions-nous.

Et méfions-nous de tous ceux qui montre leur inculture autant que leur intolérance.

* Claude Chabrol

jeudi, 22 mai 2014

Il n'y a rien de commun entre la corrida et le match. Le match, mutuellement et librement consenti, met en présence deux adversaires dont chacun se fait, de gaîté de coeur, casser le nez, désorbiter l'oeil ou défoncer les mandibules. *

Je n'irai pas jusqu'à me réjouir, mais quand même, qui est-ce qu'avait commencé ?

 

Photo AFP

 

* Courteline

lundi, 19 mai 2014

Ben si, je vote !

Dimanche prochain ce sont les élections européennes. Je ne vais pas dire comme tant d'autres que j'entends autour de moi "Pff, voter ça sert à rien, tous pourris." Je sais que beaucoup d'élus le sont, pourris, mais je n'arrive pas à me défaire de cette éducation civique que m'ont donnée mes parents. La vraie, pas celle de l'école (quoi que, apprendre par cœur la définition du département et du canton, ça peut servir). Donc, je vote comme d'autres ne peuvent s'empêcher de se marier à l'église ou de faire appel à Dieu dans les situations tragiques, tout en n'y croyant pas vraiment. 

Il y a quelques semaines j'ai entendu parler d'une liste féministe. Quelques jours plus tard j'ai fait un test pour voir quel parti correspondait le plus à mes idées, et sans équivoque aucune, c'était la liste Féministe pour une Europe Solidaire. Alors j'ai consulté leur site, me suis abonnée à la newsletter, et il y a quelques jours j'ai reçu un mail m'expliquant qu'ils ont peu d'argent et n'ont donc pas pu faire imprimer assez de bulletins de vote pour qu'il y en ait dans toutes les villes. Dans la mienne, il n'y a en fait ni bulletin, ni profession de foi (quand je vous dis que c'est un peu comme un acte religieux !) C'est peut-être pareil chez vous.

Si vous êtes tentés de voter pour eux (autant d'hommes que de femmes sur la liste, parité oblige), cliquez sur le lien ci-dessous. D'abord pour les connaître. Cliquez "qui sommes-nous" et vous aurez des infos sur les personnes à l'origine de la liste. Puis cliquez sur le nom de votre région et vous pourrez imprimer votre bulletin.

http://www.feministespouruneeuropesolidaire.eu/imprimer-le-bulletin-de-vote-fpes/

Si j'ai bien compris, on peut mettre ce bulletin dans notre enveloppe, il est parfaitement valide.

Si vous n'êtes pas convaincus et que vous pensez que les "grands partis" c'est mieux, faites comme vous voulez, mais j'aurai essayé !

L'illustration de Courrier International. Cliquez sur l'image et allez les lire.

 

dimanche, 11 mai 2014

Saint Servais, Saint Pancrace et saint Mamert font à trois un petit hiver.*

Aujourd'hui, on apprend des choses ici :

J'ai cherché ce qu'étaient "les Saints de Glace" dont on nous rebat les oreilles chaque année, dont j'oublie la date également chaque année, et qui, du coup me procure beaucoup d'angoisses. En effet, j'ai prévu un grand pique-nique chez moi dimanche, où il y aura 17 personnes ! Rien que des copines. (oui, parfois, je me socialise communautairement, car ça fait du bien une fois de temps en temps de ne pas faire partie de la minorité invisible.) 

Je regarde la météo tous les jours, qui sur "Ta météo" qui annonce le temps à 14 jours, est passée de grand soleil, à pluie, puis pluies faibles. Cela changera encore sûrement 5 fois d'ici une semaine.

Donc, j'ai cherché ce qu'étaient ces Saints de Glace, ayant comme tout le monde au moins une fois dans ma vie fait la blague facile de dire ou penser ou écrire : les SEINS de glace ! Quelle ne fut pas ma surprise de voir qu'ils étaient situés au moment de la Saint (ça ne s'invente pas!) MAMERT !

Je vous laisse lire le reste en cliquant sur l'image.

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Post-scriptum : Saint Pancrace (Pancras en anglais) est le nom de la gare de l'Eurostar à Londres, et cette gare était MA gare quand j'étais assistante. Pourquoi avoir changé ces saints sur le calendrier, je vous le demande !!!

* Dicton.

vendredi, 02 mai 2014

Petite minute pseudo-politico-dépressive de fin de vacances

En voulant m'informer aujourd'hui, j'ai lu ça :

http://www.20minutes.fr/societe/1365929-20140502-australie-veut-fixer-age-retraite-a-70-ans

Je pense qu'ils ont raison. Et même, je les trouve frileux (sûrement à force de vivre au soleil). Je pense qu'on devrait supprimer la retraite. Complètement. Définitivement. Et comme cela permettrait vraiment à l'état et aux entreprises de faire des économies, je propose que l'on verse aux héritiers une somme équivalente à l'âge où le travailleur sera mort épuisé sur son lieu de travail. S'il meurt chez lui, il touche moins, c'est un luxe. Plus on meurt jeune, plus la famille touche. Mais une seule fois, faut pas pousser ! Et s'il n'y a pas d'héritiers, le patron empoche la somme.

Mon nouveau slogan est : Travaillez vieux, travaillez mieux !

Je pense qu'avec un tel programme, j'ai des chances pour entrer au gouvernement quand DSK y sera nommé premier ministre, après la démission forcée de ce mou du genou qu'est Valls. (il doit quand même s'être musclé les genoux à prier au Vatican, lui, le premier ministre républicain.) 

dimanche, 20 avril 2014

Celui qui doit être pendu à Pâques trouve le carême bien court.*

Un beau dimanche, alors que les media n'arrêtent pas de nous dire qu'il va faire moche. Pas de chocolat dehors, mais quand même deux petits lapins emballés de papier doré sur ma table de cuisine. Notre dessert est donc prêt !

Enfin en vacances ! Fin de demi-trimestre (oui, le troisième est commencé depuis un moment dans notre lycée) plutôt agréable, puisque nous avons assisté à la pièce traditionnelle en anglais de la section internationale. Un peu de tristesse aussi, car c'est la dernière que nous verrons. (il y en a eu environ 80 depuis que je suis dans ce lycée). Mais la collègue qui les met en scène avec beaucoup d'humour et de génie, prend sa retraite en juin. Je l'envie, mais elle va me manquer (et pas seulement pour ses pièces !)

Demain, avec ADMV, nous partons en Alsace. La marche en forêt, les dégustations de vins locaux, la confiture de baies d'églantier, le kugelhopf, les paysages verts, les villages fleuris, le château du Haut-Koenigsbourg, autant de choses que je connais déjà, mais que je vais retrouver avec grand plaisir, car c'est là que je passais toutes mes vacances de Pâques enfant. J'ai l'impression de me rappeler de toutes les balades par coeur. 

Hier soir un message téléphonique, voix féminine, me disait que mes papiers avaient été trouvés devant une église et qu'on pouvait me les envoyer par la poste ou que je pouvais passer les chercher. J'ai rappelé, choisi la deuxième solution et ai trouvé une dame très sympa, dans un quartier de HLM où je ne vais pas souvent, qui m'a rendu mes papiers et que j'ai remerciée d'un sachet d'oeufs en chocolat que j'avais acheté l'après-midi. Cela ne va pas me faire me convertir, mais cela m'a mis du baume au coeur. 

Moralité : faites gaffe en sortant votre portable de votre sac, il n'y aura pas toujours une meuf sympa et honnête pour vous rendre vos papiers !

 *Proverbe Basque.

mercredi, 16 avril 2014

Heureusement il fait beau, et dans deux jours je suis en vacances.

Ma dernière note a une suite. 

Récemment quelques collègues et moi avons découvert sur une page de réseau social des propos déplacés, plus ou moins humoristiques, souvent moins que plus, à propos de membres du personnel du lycée, dont les noms étaient cités en toutes lettres. 

Intervention auprès de la hiérarchie, finalement la page est supprimée. Mais demain tous les fautifs (dont nous avons heureusement capturé les écrits et les écrans) seront convoqués pour rappel à la loi. Nul n'a le droit de critiquer une personne privée en citant son nom. Leurs parents seront informés. Je suis sûre qu'ils n'imaginent même pas de quoi sont capables leurs trésors, éloignés qu'ils sont, souvent, des outils informatiques que leurs progénitures utilisent.

Il n'y a pas mort d'homme. Mais quand même. Quand j'ai lu mon nom et mon prénom, accompagnés d'une critique qui fut "aimée" par trois autres de mes élèves ainsi que par une que je ne connais absolument pas, j'ai réalisé que en gougueulisant mon nom, n'importe qui allait tomber sur cette phrase, qui, j'espère, ne résume pas tout à fait qui je suis. Quoi que le propos ne fût pas injurieux, cela m'a confirmé en tout cas, que la rigueur dont j'essaye de faire preuve dans mes cours, n'est plus du tout, mais vraiment plus du tout !, comprise par les adolescents de 2014.

Il y a encore quelques années, 5 ou 6, j'avais d'excellentes relations avec mes élèves. Ils percevaient quasiment toujours mon humour, et les échos que je glanais par ci par là, s'ils n'étaient pas toujours uniquement positifs, me flattaient le plus souvent. Aujourd'hui, je ne suis à leurs yeux qu'une vieille acariâtre. 

Putain, 6 ans ! *

* Référence que les moins de 40 ans ne peuvent pas connaître.

 

samedi, 12 avril 2014

Il n’y a qu’une réussite : pouvoir vivre comme on l’entend.*

Hier, j'ai été frappée du blues du prof. Une semaine fatigante, mais riche en émotions. Une classe de Terminale se montrant sous un jour parfaitement odieux et méprisant (méprisable ?). Une convocation lundi à faire passer un examen pour lequel je ne suis absolument pas compétente, mais qui m'a fait passer trois heures à essayer de trouver des sujets qui ne mettent pas en péril les candidats. Une classe de seconde répondant avec autant d'enthousiasme que 21 lombrics un jour de sécheresse à une séance que je pensais "fun".

L'impression bizarre de ne recevoir aucun feedback positif de la part de ceux qui devraient m'en renvoyer : mes élèves et ma hiérarchie. 

Les seuls qui m'aient montré leur reconnaissance, pas dans le sens de "gratitude", mais dans le sens "prise de conscience d'une valeur professionnelle" sont des collègues, des adultes. Notre assistant américain, qui m'a écrit une petite lettre d'au revoir, qui m'a quasiment fait pleurer d'émotion. Une collègue qui semble toujours trouver que je suis super forte en péda, alors qu'elle même est d'une énergie étonnante et stimulante dans notre équipe. Une ancienne élève, aujourd'hui prof (depuis au moins 15 ans), venue faire passer les TPE dans mon lycée, et chez qui je sens toujours l'admiration que je voyais dans ses yeux en 84 quand elle avait 13 ans et mois 26. 

Conclusion, je me sens vieille. Je n'arrive plus à "faire passer" l'émotion chez les jeunes. 

Je ne suis sûrement pas la seule. Enseigner à des ados est quelque chose qui nécessite un punch que je n'ai plus. Mon seuil de tolérance envers eux s'est réduit peu à peu, mon ouverture d'esprit sans doute aussi. Ils ne sont  pas les seuls à blâmer.

Mais pour les 6 ans qui me restent à faire (si Valls ne nous concocte pas une nouvelle réforme vicieuse), je ne me vois pas m'épuiser à changer de boulot. Il n'y a aucune ouverture possible dans l'educnat, Je vais donc essayer de résister aux baisses de moral. 

Ce matin, le soleil, ma nouvelle coupe de cheveux, une bonne nuit de sommeil, m'ont redonné la pêche. Ce soir je vais écouter un choeur dans un des hauts-lieux historique de Maville et m'en réjouis, et demain matin je crapahuterai sur 7 kilomètres dans la nature. Tout cela est revivifiant. Mon boulot, pas vraiment.

Christopher MorleyExtrait de Where the blue begins 

 

dimanche, 23 mars 2014

VOTEZ !

C'est une belle journée. Première balade du matin, allez voter !

Le moral est plutôt bon, car les derniers sondages donnaient ma maire sortante gagnante. Ça clouerait le bec à ses opposants, sur la même liste cette fois, alors que la dernière ils se tiraient dans les pattes de la manière la plus basse.

En plus il fait beau, et même si je vais passer les 3/4 de la journée à corriger mes copies dans mon salon, au moins ce sera à la lumière naturelle et éclatante et non à celle de ma lampe de luminothérapie.

Et hier, c'était la journées portes ouvertes de mon lycée et j'ai encore vu des merveilles. Et des anciens élèves m'ont redonné un peu de foi en ce que je fais pour gagner ma croûte. L'un d'entre eux (que j'ai eu 5 ans, 3 pour le bac et 2 pour le BTS) est maintenant architecte et part à New York, embauché dans une grosse boîte qui construit des tours.... à Paris ! 5 ans d'anglais avec moi et il est quand même bilingue.

 

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vive la vie,blog de femme,femme,femmes,lycée,jpo,bons moments

 

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mardi, 18 mars 2014

La tendance la plus profonde de toute activité humaine est la marche vers l'équilibre.*

Pour entretenir sa forme, il faut faire de l'exercice. Dimanche, j'ai fait du vélo. Aujourd'hui, je fais de la marche à pied.

Je regarde peu les infos à la télé pour préserver ma forme mentale, du coup ce n'est qu'hier que j'ai découvert le visage de celui qui n'était qu'un nom jusque là, le nom du méchant, celui qu'on n'a pas forcément envie de connaître. Et tout de suite, je me suis dit, je l'ai déjà vu quelque part, oui! c'est un méchant dans les films. Ce regard, ce sourire pincé, ces mains qui se frottent de la satisfaction d'avoir entubé ses victimes.

J'ai cherché. Et j'ai trouvé plusieurs "méchants" dont au moins une caractéristique rappelait cette personne:

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Les dents longues et le regard plissé.

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Ne brille pas par son intelligence, mais est plutôt machiavélique quand même.

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Double visage, sait apparaître comme un être normal, mais est en réalité ...

Et finalement, j'ai trouvé ce personnage que je n'ai pas vu en action, mais qui semble avoir été créé fidèlement à partir de cet homme qui se réjouit d'avoir signé un pacte qui nous nique tous.

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Lui, Moche et Méchant. C'est tout à fait ça. 

http://www.challenges.fr/economie/20140306.CHA1248/les-discussions-patinent-sur-le-pacte-de-responsabilite.html

Allez voir cet article et la photo qui l'illustre et vous verrez que ce n'est pas le fruit de mon imagination.

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C'est sûrement en faisant cette tête là qu'il a fait peur à Hollande.

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Il utilise les moins forts que lui pour asseoir sa fortune.

 

J'en passe, et des meilleures. Bon, dans le film, si j'ai bien compris, il devient gentil à la fin, et nous, il faut bien l'admettre, nous ne sommes pas dans ce monde là. Méchant il restera. 

Le titre anglais lui va comme un gant : Moi, Méprisable !

* Jean Piaget

 

samedi, 08 mars 2014

Y'en a pas souvent, mais elles sont belles et bonnes !

Voilà, c'est fini. 

Ne vous inquiétez pas pour moi, je ne parle que des vacances. Mais cette chanson a un lien avec le livre que je suis en train de lire, Heartbreak Hotel de Deborah Moggach. Un ancien acteur de 70 ans qui hérite d'un B&B qu'il transforme en hôtel pour gens qui viennent de rompre. Ça donne des portraits et des rencontres de personnages multiples dans une ambiance parfois grave, parfois drôle, voire très drôle, et c'est assez léger pour faire un roman de vacances idéal. 

Vous avez dit "2 semaines de vacances" ? Ça a passé tellement vite que j'ai du mal à vous croire. 

Le premier weekend, j'ai donc été dorlotée et remise en forme au spa. Ensuite, j'ai fait quelques trucs chiants mais nécessaires que je repoussais régulièrement depuis le début du trimestre. Puis, j'ai passé quelques heures (enfin, je dis quelques pour pas dire une multitude) à trier mes photos sur mon ordinateur, en renommant tous mes fichiers, et aussi à trier (oui, pendant les vacances, je me transforme en trieuse.) mes bijoux. En général, ils sont dans plein de boîtes, coffrets en tous genres et de toutes tailles, et je ne me rappelle jamais où j'ai mis telles boucles d'oreilles ou tel pendentif. A présent ils sont dans trois boîtes en plastique, dont les compartiments sont sûrement destinés à recevoir des punaises, clous et autres objets utilitaires de petite taille. Avec les couvercles transparents, je vois tout de suite le bijou que je cherche. Et pendant les vacances, ce sera plus rapidement caché, au cas où on serait cambriolées.

Pendant le deuxième weekend, j'ai glandouillé avec mon ADMV, on a regardé des films intellectuels (Le Grand Restaurant avec Louis de Funès) ; on est allé voir un spectacle absolument nullissime, dont je ne dirai pas plus ici de peur de perdre le bénéfice de mes vacances ; on est allées au marché ; bref, on a passé un bon weekend.

Lundi je jouais les guides touristiques avec un ami allemand qui venait à Paris avec 7 collègues de sa piscine pour 8 heures ! On a crapahuté de Montmartre à l'Arc de Triomphe, puis à la Tour Eiffel, en repassant par le Quartier Latin, Notre-Dame, le Centre Pompidou, les statues de Nicki de Saint-Phalle, et le Marais. Tout le monde était content, un peu trempé et fatigué, mais content.

 

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Puis, ce fut le Hohe Punkt !!! Je suis allée chez Pascale et Mouche. Et croyez moi, ça a été un séjour de rêve. D'abord, le printemps a commencé à montre le bout de son nez. Et puis Mouche a revêtu sa toque invisible de chef 5 étoiles et m'a servi des plats divins tout au long des deux jours et demi.

 

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Et avec Pascale, pas de blog, mais une après-midi peinture géniale qui a produit l'oeuvre ci-dessous que vous avez l'immense honneur de découvrir en exclusivité (ou presque. Car si ça tombe, elle va en parler chez elle.) 

 

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Puis je suis rentrée chez moi. J'ai essayé de travailler. J'ai un peu réussi, mais il me reste encore beaucoup à faire, et c'est très dur avec ce temps magnifique. Mais j'ai quand même fait des moyennes, rempli les bulletins sur l'ordi et commencé un paquet de copies que je finirai demain matin. Lundi, je devrais être opérationnelle et, comme d'habitude, je vais galérer à corriger mes 50 copies de bac blanc en même temps que le reste du boulot au lieu d'avoir profité de mes vacances pour les faire... Enfin, à vrai dire, "profiter de ses vacances" c'est antinomique avec "corriger les copies de bac blanc". Donc, tout va bien. Et comme je dis toujours, c'est pô grave !

Et comme c'est encore un peu les vacances, je vous propose un "cékoidon" !

Vous avez droit à une proposition, et à une question en oui ou non pour faire votre proposition suivante.

 

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dimanche, 02 mars 2014

Les préjugés marchent en troupeaux, comme les bêtes. *

Les lois évoluent. Elles sont parfois contestées, mais elles sont passées. Mais il faut bien du temps avant que la société ne les intègrent.

Récemment je suis allée me requinquer deux jours dans un centre de spa. ADMV avait fait les réservations, sans doute en donnant son nom et en précisant que c'était pour deux personnes. On ne lui a rien demandé et en arrivant, sur ma fiche c'était imprimé Mr. ADMV !

(Ensuite, et que comprennent les initiés, moi qui suis un cheval qui parle, on m'a appelé "Agneau" !)

Cela pourrait passer pour un incident banal. Mais c'est surtout un réflexe bien ancré dans la société française. Si une dame réserve pour deux personnes, l'autre est un homme et évidemment porte le même nom que la dame.

Effectivement en réservant un gîte pour les vacances de pâques, j'ai signé le mail "Madame Quiparle", et le contrat est arrivé à : Monsieur et Madame Quiparle !

Cela relève de la même grandeur d'imagination et de tact que quand on a réservé une chambre pour deux personnes avec un grand lit, qu'on nous voit arriver à la réception et que l'on dit d'un air gêné : "Vous avez bien réservé une chambre avec un grand lit ?"

A réception du contrat de location, je me suis également fait la réflexion que Madame n'était pas considérée comme capable de signer le contrat seule. Pourtant il y a bien longtemps (enfin pas tant que ça) que Madame a le droit d'ouvrir un compte en banque seule, de prendre un emploi seule, et de signer des contrats sans forcément avoir l'autorisation de son mari ! Et elle a également le droit de garder son nom. (de jeune fille ! ah ! j'adore ce terme. Pourquoi pas "nom de vierge" ou de "pucelle" ???)

 

* Anne Barratin

mercredi, 19 février 2014

On en apprend tous les jours.

Je souffre de plus en plus le syndrome de la page blanche. Tous les jours, je pense à un tas de trucs dont je pourrais vous parler, mais mon cerveau  n'est pas un bloc-notes, et quand je me retrouve à  mon bureau pour enfin vous parler, je ne me rappelle plus ce qui m'a fait rire ou m'a fâchée au point de me dire "tiens ! ça, j'en parlerai dans ma prochaine note."

Alors, je relis mon agenda, pour me rappeler ce que j'ai fait ces jours derniers. Je parcours rapidement les titres de yahoo en français ET en anglais, et des bribes me reviennent. Mais ça fait un peu fouillis du coup.

Cette semaine par exemple j'ai appris en lisant les copies de mes élèves que, s'il y a des conflits inter-générationnels, c'est parce que les parents et les enfants n'ont pas les mêmes "hobbits" !

A l'écoute des infos d'hier, j'ai réalisé que j'avais une voiture chinoise. Ca fait flipper.

Et ce midi, alors que la plupart des journalistes se réjouissaient avec émotion des médailles françaises aux JO d'hiver, (ben oui, c'est l'hiver, même si je vais ressortir ma pelure de printemps) des manifestants opposés à un gouvernement pro-Poutine étaient en train de se remettre de violences nocturnes, durant lesquelles un journaliste a été tué par balles, et craignaient un assaut violent (et sûrement final) de la police ukrainienne. Tout cela se passe à 20 heures de route de Sotchi, et à 24 de chez moi (Deux allers simples pour la Côte d'Azur !). J'ai entendu un manifestant dire que si les dirigeants européens voulaient intervenir, c'était "maintenant".

Je ne voudrais pas être pessimiste, mais quand on voit ce que Hollande voulait dire quand il prétendait que le changement, c'était "maintenant", on peut sans se tromper se dire qu'on va arriver trop tard.

 

jeudi, 13 février 2014

On croit que les rêves, c’est fait pour se réaliser. C'est ça, le problème des rêves : c’est que c’est fait pour être rêvé.*

J'ai toujours été anti-chasse, mais là je suis obligée d'aller tous les jours à la chasse aux trolls, dans ma c-box. Quels cons ! et je mâche mes mots. Apparemment le système de blocage des IP n'est pas trop efficace, et je risque de choisir de retirer cet espace d'expression, car je ne veux pas qu'il devienne l'endroit où des publicitaires mal intentionnés déposent leurs excréments.

Oui, je suis énervée. Faut dire que je suis atteinte de ma troisième crève de l'hiver et ça me gave. Je vais me soigner, mais apprenez à vos gosses à se moucher aussi ! A force de renifler plutôt que d'utiliser un kleenex, ils finissent pas éternuer, sans pour autant se moucher... Je vous laisse imaginer les bruits que ce comportement sous-entend et les miasmes qui circulent dans l'atmosphère de la salle de classe.

Depuis deux jours je fais passer des oraux. Ce sont des trucs à peu près inutiles dont j'espère que le ministère n'aura bientôt plus d'argent pour payer les sujets à Cambridge. Nous, on n'est pas payés, mais les photos d'une qualité infâme, les livrets contenant des questions débilitantes, tout ça, c'est vos impôts. Et puis les gens à Cambridge qui décident des résultats, car nous, qui entendons les élèves, on ne serait pas capables de le faire !

Ces oraux ont la seule qualité de me faire entendre ce que pense les jeunes aujourd'hui, de leur quotidien, de leur famille, de leur vie. J'ai découvert que l'équitation est un sport de filles ! (et y'en a qui prétendent que ce n'est pas nécessaire de leur faire comprendre qu'ils sont victimes de stéréotypes véhiculés par les pubs, dessins animés, etc !) Et à 15 ans y'en a un dont le rêve est de devenir chef d'entreprise ou responsable du marketing ! (Faites-leur lire le Petit Prince ou Mon Bel Oranger, bon sang ! qu'il y ait un peu de couleur et de poésie dans leur tête...) 

Moi, à 55 ans, mon rêve est de ne plus avoir de copies à corriger. Je sais, ce n'est ni glamour, ni poétique, mais bon, j'ai pas 15 ans ! 

A 15 ans, je rêvais d'être hôtesse de l'air ou grand reporter, de marcher en raquettes dans la neige au Canada et d'y faire du moto-ski, d'apprendre l'origami au Japon et de rencontrer mes 25 correspondants du monde entier. 

Ben, eux, non. 

* Coluche

mercredi, 05 février 2014

Putain : personne publique qui racole, fait des promesses, monnaie ses avantages, se fait payer d'avance et vous baise. Député : idem. *

En ce moment, les après-midi sont plus ensoleillés que les matins, au propre comme au figuré. Sauf le mardi. Le top du top ça a été samedi.

Partie le matin sous la flotte, mais ADMV m'a emmenée en voiture à la gare, je suis arrivée à Paris (avec 25 mn de retard grâce à la Seuneuceufeu) par temps sec, et à la sortie de l'exposition Brassaï à l'Hôtel de Ville, il faisait quasiment grand beau.

Vive la Vie, blog de femme, femmes, femme, féminisme, machisme, hollande n'est pas honnête.

Super timing, vu que l'après-midi je suis allée manifester en soutien aux femmes espagnoles dans les beaux quartiers de la capitale.

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On était bien 30 000, mais j'ai quand même rencontré deux personnes connues, et tchatché avec un tas de gens sympas, dont un mec super souriant qui tenait la banderole de l'association "Regards de Femmes" en attendant ses copines parties boire un café. S'il se reconnait en passant par ici (ben oui, pourquoi pas ?) je lui fait une grosse bise. Il y avait des personnes de tous âges, sexes, milieux sociaux, couleurs, préférences sexuelles, une belle représentation de la vraie vie, quoi. Les esprits était dynamiques, déterminés, convaincus. On a répondu comme il se doit aux insultes proférées courageusement de certains balcons du 16ème arrondissement. Plutôt fières d'être des salopes, finalement, après avoir regardé la tête de celles qui nous hurlaient dessus en secouant leurs drapeaux. On a marché trois heures et demie en contournant la Tour Eiffel, et le soir, j'étais trop fatiguée pour me faire une deuxième visite culturelle. J'ai donc vu Beaubourg, mais de l'extérieur uniquement, et je suis rentrée tranquillement par le train, à l'heure cette fois. En tout j'ai corrigé 5 copies, pas top, mais déjà pas mal. 

Déterminées, en colère et insultées, je pense que les femmes, surtout les homosexuelles présentes par solidarité samedi, le sont encore plus aujourd'hui. Voir le gouvernement revenir en arrière sur des promesses de progrès en matière de famille et de droits égaux pour tous, pour une manifestation de plus de tarés fascistes racistes réactionnaires, cela suffit à donner envie de vomir.

http://www.luipresident.fr/toutes-promesses

http://www.huffingtonpost.fr/2014/02/04/loi-famille-pma-gpa-statut-beau-parent-loi-prevoyait_n_4721467.html?utm_hp_ref=tw

* Régis Hauser (Les Murs se Marrent)

 

jeudi, 30 janvier 2014

Dieu est à la mode. Raison de plus pour le laisser aux abrutis qui la suivent.*

Je suis vachement étonnée. Je viens de me servir du moteur de recherche sur ce blog, et je m'aperçois que je ne vous ai jamais écrit ma citation préférée. "Beethoven était tellement sourd que toute sa vie il a cru qu'il faisait de la peinture."

La même personne a écrit dans un de ses derniers livres que je n'ai malheureusement pas lu : "Tout le monde ne peut pas naître orphelin, mais on le devient à force de courage, d'abnégation, de patience; ou a défaut, d'une bonne tronçonneuse." 

Il a aussi écrit des romans, best-sellers en leur temps, où il nous parlait de son enfance de rital à Paris, puis de ses amours avec Maria. Hier, il a lâché prise, après quelques années d'une maladie chiante qui l'avait obligé à arrêté d'écrire. Quand on sait que dans un de ses derniers livres il avait aussi écrit : "Tant que je pourrai écrire une ligne, je serai présent parmi les vivants.", on se dit que 90 ans, ça a dû lui paraître long.

Je l'ai connu vers mes 18/20 ans, et les vieux de sa génération, ils me faisaient vraiment marrer. (alors qu’aujourd’hui, j'ai fait de l'humour en classe, et les jeunes en face de moi, ils se demandent encore ce que j'ai bien voulu dire.) 

De toutes les photos qui traînent sur le net, je trouve que celle-ci est la plus belle. Un insolent intelligent, c'est rare de nos jours.

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* François Cavanna, 1994.

mercredi, 08 janvier 2014

J'aime le cinéma, mais pas tout.

J'ai rentabilisé mon pass comme j'ai pu. 5 films. C'est tout ce que j'ai pu voir. Peut-être un sixième demain...

Pas le Premier Soir. Eh bien, pas le deuxième et les suivants non plus ! Ca aurait pu être drôle, bien que le sujet ne brille pas par son originalité. Des filles trentenaires qui ont du mal avec leurs mecs. Mais, malgré les efforts des acteurs, au mieux quelques sourires (dans le noir, j'ai pas pu vérifier), mais de rires dans la salle, aucun.

Le Manoir Magique. J'adore le cinéma d'animation. Peut-être pas un chef-d'oeuvre, mais sympa quand même. Du suspense, de l'humour, des sentiments, un peu de frayeur, tous les ingrédients sont là et dans la salle, les marmots sont sages comme des images et rigolent.

Le Casse-Tête Chinois. Un peu comme des retrouvailles avec des potes, un surtout, Klapich. C'est pas son meilleur, mais peut-être la quarantaine n'est-elle pas la période la meilleure de sa vie ? En tout cas, j'ai vue New York USA, et rien que pour ça, j'ai aimé. Tautou reste Tautou, mais heureusement, de France reste de France. Qu'elle est belle !

La Vie Rêvée de Walter Mitty (The Secret Life of Walter Mitty). Là, je dis : vaut le détour ! Un acteur qui me plait décidément beaucoup. Une mise en scène (de l'acteur en question) intelligente et en finesse. Des images magnifiques. Et à part une musique un peu énorme qui nous rappelle que c'est un film américain, vraiment, que du bonheur ! En VO, en plus. Vraiment, là, je dis Merci Gaumont ! (c'est eux qui m'ont offert le pass quand même) Ah, et puis on revoit New York aussi.

Enfin, La Reine des Neiges. Vais-je en parler ? La bande annonce ne montre que quelques gags qui nous font croire qu'on va oublier le graphisme rappelant affreusement les mangas : gros yeux chez tous les personnages. Mais dès les premières images, on réalise que 80 % du film est chanté ! Je n'ai pas d'autre mot, à cette heure avancée de la nuit, mais chanté, ça ne correspond pas vraiment. Beuglé, sur une musique de merde. Il parait que les américains adorent. J'écouterai la BO originale par curiosité, mais vraiment, moi, je l'ai trouvé ultra-nul ce film. Et je pèse mes mots.

Demain, si j'ai le temps dans mon mercredi surbooké, j'irai voir le film sur YSL. Je ne suis pas fan des biopics, mais là au moins, c'est un personnage que je connais assez peu pour avoir besoin d'un biopic. Pas comme pour Coluche ou Gainsbourg, ou aucun acteur n'aurait pu me faire oublier "les vrais".

Voilà, c'était ma rubrique "critique ciné". Et vous qu'avez vous vu récemment ?

jeudi, 02 janvier 2014

Je vous souhaite une bonne année, et c'est pas du cinéma !

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Ne parlons plus jamais de 2013 ! Je ne pense pas que beaucoup ne soient pas d'accord avec cette résolution !

Pour ma part, je préfère oublier 2013 et, comme dirait la deuxième image que j'aime également beaucoup : "Je ne sais pas si ce sont les anti-dépresseurs, mais je suis plutôt optimiste pour 2014.

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Mon année commence pourtant bien. J'ai gagné un pass illimité (pour 8 jours, cherchez l'erreur !) aux cinémas Gaumont de Maville. (je les cite, car je ne crois pas que ça leur fasse grande pub.) Je viens de regarder les programmes. Il y a 8 films  (sur 23 salles) que je peux avoir envie de voir (à la rigueur, pour certains), dont 2 sont des films d'animation pour petits, 1 un film d'animation de SF (pourquoi pas?) et deux en français. Il y a quatre films américains, dont un seul est montré en VOST une seule fois par jour ! (je me demande si je vais aller voir l'image corporelle de Di Caprio affublée de la voix et du jeu d'un autre ?) Au moins 5 films se jouent dans les deux cinémas. Bref, l'illimité devient vite limité... 

Ma route du cinéma sera donc très courte, mais au moins gratuite, ce qui me fera tolérer les odeurs de pop corn. Ensuite, je retournerai goûter les plaisirs des films en VOST de mon cinéma arts et essai, ses fauteuils défoncés, mais son chauffage réparé. 

mercredi, 25 décembre 2013

I wish you a merry christmas !

Une soirée de noël sympa, où j'ai innové dans les merdouilles à apéro. Ambiance sympa. Un résumé ?

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Fruit de la passion !

samedi, 21 décembre 2013

Hurry up ! Get ready !

Avant de faire ma note de noël, joyeux, et tout ça, je voudrais vous raconter une réponse vraie, que j'ai entendu en zappant dans les infos sur le net. A des candidats, Dechavanne demandait de citer un David célèbre. Tandis que la première répond un truc du genre David Halliday ou David Guetta (oui, d'accord, ça volait pas très haut, déjà.) le deuxième répond David Tchikode ! 

On rit de peu en décembre !

Sinon, comme je vous le dis plus haut, c'est bientôt noël, au cas où vous ne le sauriez pas, et j'ai fait un sapin. Garanti sans aiguille, totalement recyclable. Voici une photo.

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Non, le livre du bas ne parle pas de viol, mais d'un violon ! 

Notez quand même : S'il passe par là, le père noël aura du mal à être à l'heure:


jeudi, 28 novembre 2013

Devine qui passe à la télé ce soir ?

La prochaine émission de téléréalité sera enfin tournée avec des êtres doués d'intelligence. Ils seront enfermés, filmés, et on étudiera quels programmes ils choisissent de regarder sur la télé installée dans le lieu de tournage, et surtout, qui tient la zapette !

Vous mourrez d'envie de savoir qui seront les stars de ce nouveau programme ? Eh bien ce seront eux :

lundi, 18 novembre 2013

Comment vous saviez pas ? *

J'y étais. Grâce à la carte weekend Seuneuceufeu qu'ADMV m'a offerte, on y est allées en train, pour une somme raisonnable en plus, et en partant à 14h, on a eu le temps à Paris de déguster un chocolat, hyper délicieux, un vrai, comme avant, dans un café à la déco travaillée, qui s'appelle Le Petit Poucet, Place de Clichy. Le concert, c'était à l'Européen. Je ne connaissais pas cette salle, mais j'y retournerai. La programmation est alléchante. Une demi-heure avant, on a trouvé des places plutôt bien situées, mais ce fut juste. Malgré l'âge général du public, ou à cause de, une bonne partie de celui-ci était déjà assise ! Pas trop de bruit dans la salle, mais une impatience perceptible. Gilbert Laffaille n'avait pas chanté à Paris intramuros depuis 2006, si je ne fais pas erreur. Et puis le concert : au moins 20 chansons. Offertes, interprétées, modulées, ciselées. Je les connaissais toutes, certaines un peu moins car elles étaient extraites du dernier CD que je n'ai écouté que 3 fois (pour l'instant !). On a ri, j'ai presque pleuré, l'émotion était là, mais pas que. Il y avait du beau monde : Anne Sylvestre, Yvan Dautin, et sûrement d'autres que je n'ai pas vus. Gilbert a des amis, fidèles. Et sa pianiste, toujours Nathalie Fortin, est là, merveilleusement efficace. Il y avait trois autres musiciens : un guitariste, un contrebassiste et un batteur. Tous avec l'air tellement heureux d'être là. Il n'y a que trois concerts, mais j'espère qu'il y en aura d'autres, en province peut-être. J'y retournerai plus que volontiers. Ce soir ce n'est pas possible. Fait chier !

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* Premières paroles du Chat du Marché, chanson revisitée de Gilbert Laffaille.

lundi, 11 novembre 2013

La guerre 14, c'était pas des vacances. Dans un sens, heureusement, parce qu'il a pas fait beau.*

Pas de commémo pour moi aujourd'hui. Du beau temps, pour changer un peu. 

En ont-ils eu du soleil, eux, dans les tranchées ? L'histoire de mon pays, de ma région, sera ici un peu évoquée.

On peut aussi écouter le sketch de Coluche, (dont est extraite la citation de mon titre) l'ancien combattant. Deux façons de rendre hommage aux poilus, pas du tout antinomiques.