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jeudi, 24 septembre 2015

Il faut que la peinture serve à autre chose qu'à la peinture.*

Bon, j'ai pas gagné 50 000 euros. Je suis moins cool et moins rapide qu'il y a six ans, faut que je m'y fasse. Mais JLP est également plus stressé et fatigable qu'il y a six ans. Y'a une justice. Je vous enverrai un mail perso pour vous dire à quelle date je vais crever le petit écran !

J'ai un mois de septembre hyper chargé côté boulot, comme côté loisirs. Une invitation ou/et un spectacle par weekend, l'arrivée de notre petite assistante, qui a bien besoin de soutien tellement qu'elle est timide et jeune (20 ans !), un spectacle ce soir suivi d'un resto avec une copine, s'inscrire aux spectacles de cirque, danse et autres arts vivants à faire très vite, inscription aux cours de peinture, et mes 198 élèves auxquels il faut que je fournisse boulot et évaluations. J'attends les vacances ! mais je n'ai pas encore organisé, alors que j'ai plein d'envies, mais la peur d'être trop crevé pour mettre en oeuvre. 

On croit se détendre en lisant les blogs, les journaux ou fessebouc, mais on croule sous les nouvelles les plus réjouissantes. Tellement de morts et d'horreurs en tous genres qu'on se dit qu'il faut vivre en ermites pour ne pas sombrer dans la déprime. Et puis les gens autour de moi qui ne vont pas forcément bien, au boulot, et ailleurs. Alors là, on se dit "je vais bien, j'ai de la chance", mais le cheval doit être doté d'une grosse capacité à l'empathie, parce que parfois, c'est trop dur à se dire même ça.

Vivement que je puisse vider tout ça sur mes toiles ou mes feuilles. Y'a qu'après le cours de peinture que je me sens mieux. Et cette année, le lundi soir, j'aurai sporco avec mes potes du boulot. Super !

A propos de peinture, je ne vous ai pas montré ce que j'ai fait en deux heures lors de mon dernier cours en mai. La nana a posé par périodes de 15 minutes, et j'ai fait ça sans dessin préalable, directement à l'acrylique sur papier kraft. La photo a un peu déformé l'original, parce qu'à cause de l'escalier, je ne peux pas me tenir juste en face.

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*Matisse 

lundi, 14 septembre 2015

Des vacanciers en septembre ? C'est possible, sans aucun d'août. *

Je sens qu'on grogne, qu'on maugrée, qu'on dit pis que pendre sur ma paresse. Nous sommes le 14 septembre, et ce n'est que ma deuxième note depuis la rentrée. Eh bien sachez que le 14 septembre c'était la date traditionnelle de ma rentrée quand j'étais petite. Alors du coup, me voici.

Que vous dire. C'est comme les autres années, avec quelques têtes nouvelles, de plus en plus difficile à mémoriser et à associer aux noms de mes listes. Sur les 198 élèves que j'ai cette année, je n'en connais qu'une vingtaine. Et ma mémoire, elle, ne s'arrange pas.

Cela m'inquiète d'ailleurs, car je vais bientôt participer à mon jeu TV préféré, l'enregistrement est très bientôt, et comme je l'ai dit à mon chef aujourd'hui "Ça va être moins flamboyant qu'il y a six ans..." Je révise, je m'entraîne. Quand je bute sur une question cinéma, je me dis "Oh, Pascale va être furieuse" et quand c'est sur une question musique, je n'ose plus regarder ADMV. J'aimerais bien tomber sur le thème "blogs et sites", au moins dans ce domaine j'ai de l'expérience.

En dehors de cela, samedi soir je suis allée ré-écouter Francesca Solleville à Ivry. Je ne me lasse pas de son engagement, de l'émotion qu'elle transmet, de son amour pour Ferrat et Leprest. A Ivry, il y a le Forum Léo Ferré, et c'est vraiment un chouette endroit, avec une programmation de chanson française riche et variée. Dommage que j'aie quand même quelques kilomètres à faire pour y arriver. Et samedi, la pluie battante qui s'est abattue sur nous à quelques kilomètres du périphérique ne nous a pas aidés !

A part ça, jeudi je fais grève, l'occasion d'avancer mon boulot et de réviser mes capitales et mes présidents de la république. 

Marc Escayrol

jeudi, 09 juillet 2015

Il n’existe guère de texte, si ennuyeux soit-il, qui ne contienne une perle susceptible de faire rire.”*

Ca y est !!!!

A 8 h 20 je me suis dit qu'il était raisonnable de me déclarer en vacances, car le centre d'examens ne m'avait pas appelée, et cela voulait dire qu'aucun candidat n'avait choisi de prendre anglais à l'oral. C'est grâce à France Infos qui, comme tous les media, fait appel à des "experts" qui expliquent qu'il faut choisir des matières où l'on a obtenu une note extrêmement basse. Ce qui est totalement inepte, si l'on n'ajoute pas "et dans laquelle on obtient d'habitude la moyenne". Imaginez le mec qui prend maths, parce que c'est une matière "importante", coeff 5, qui a eu 3 et a 4 à l'année. L'heureux candidat gagnera maximum 10 points. Alors que celui qui prend anglais où il a eu 9, mais qui a d'habitude 12, peut espérer avoir 13 et gagner 12 points. D'autant plus que les profs de langues sont rarement ceux en jury qui disent "moi, je n'ajoute pas de points. je suis contre, par principe." Fin du paragraphe spécial candidat malheureux au bac.

Hier soir je m'étais couchée très tard, car j'ai regardé sur la 3 un excellent documentaire sur le massacre de Srebenica. C'était il y a 20 ans. Les Casques Bleux n'ont rien empêché, bien au contraire. J'y étais en vacances 4 ans avant. D'autres y sont allés très peu de temps après. Et les Serbes refusent de parler de génocide. Dur de dormir après ça.

Plus léger. Sur le net on trouve des sites incroyables. En quelques secondes, j'ai créé ça :

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Et un peu plus tard, je suis tombée sur cette page où les citations sont très fortes ! Cliquez sur la photo et dites-moi quelle est votre préférée.

 

Moi, j'ai choisi celle-là, parce que le représentant des parents au fonds social a proposé le mois dernier que, plutôt que d'aider les parents à payer l'abonnement aux transports en commun, nous ferions mieux de leur conseiller d'acheter en vélo. Si tu es pauvre, t'as qu'à pédaler !

* Didier Nordon

 

dimanche, 28 juin 2015

"Il est idiot de monter une côte à bicyclette quand il suffit de se retourner pour la descendre."*

Je viens de découvrir cet article par hasard. Je vous en donne le lien, car il rejoint le ressenti que j'ai de la sexualité depuis 1985 où je suis tombée amoureuse d'une femme pour la première fois.

http://www.2012un-nouveau-paradigme.com/2015/06/nous-sommes-tous-bisexuels.html

Je ne suis pas allée à la Gay Pride. Trop fatiguée. Les copies de bac à corriger. Cette année ils n'ont pas trouvé mieux que de proposer un sujet d'expression écrite sur le sport. Du coup je ne lis que des phrases sans queue ni tête truffées de mots français adorés des fans de foot. Cela m'épuise, alors qu'il aurait fallu me redonner le goût de l'effort physique et m'inspirer pour trouver une activité qui me plaise. C'est mon cardiologue qui l'a dit. Pour contrebalancer les textes creux dont je dois en plus compter les mots et souligner les fautes innombrables, il y a eu le match France-Allemagne de foot féminin, défaite, dur dur, mais beau jeu, et celui de basket féminin des françaises contre l'Espagne. et là, les françaises ont gagné. C'est trois fois plus beau, plus fair-play, plus vivant que quand ce sont des mecs qui jouent. Et elles gagnent moins que trois fois moins.

A l'heure où je vous écris, je devrais être dehors à laver ma voiture. 

Ma parole, je vis un weekend de beauf !!!!!!

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* Pierre DAC

dimanche, 05 avril 2015

Je n'ai pas les moyens de perdre mon temps à gagner de l'argent. *

Weekend de Pâques, loin d'être un weekend cloche. Trois jours ! Enfin un moment pour ne pas speeder, à corriger des copies. J'en ai encore des corrections, mais j'ai le temps. Ça change tout.

Ne pas se gaver de chocolat, ne pas gaspiller ces minutes précieuses. Hier, j'ai fait du ménage. Pas grave, il pleuvait et caillait dehors.

Aujourd'hui, grand soleil. Nous allons commencer par un resto Thaï, puis nous ferons une balade. Le soleil pour moi ça change tout aussi.

Les clés d'une vie sereine : du soleil et du temps.

Mais loin des sites d'infos. Car ailleurs, malgré le soleil, et peut-être le temps, la folie meurtrière se déchaîne. Se déchaîne tant que, lisant une expression écrite sur le bonheur, question du bac blanc, j'ai vu à quel point le contexte politique et économique actuel empêchait mes élèves de rêver. Leur idée du bonheur, avoir de l'argent, acheter, posséder. Une sécurité matérielle, et plus si affinités, comme idéal. L'ado des années 70 qui traîne encore en moi n'a pu s'empêcher de s'en sentir accablée.

Louis Agassiz

jeudi, 12 mars 2015

Qui veut devenir prof? L'Education Nationale recrute 25000 enseignants

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Ma citation, là-haut, c'est le titre d'une émission de France Culture de fin janvier, on peut encore l'entendre dans le poste.

En 2003 le forum "Auféminin.com" quelqu'un posait pourtant la question : 

Pourquoi est ce que presque ts les jeunes veulent etre profs?

Elle ajoutait : ca me depasse, packe mes deux parents st profs, ms, niveau financier c loin de l'eldoraldo.......!!!!

je ne comprends pas.....

On voit que si la question a changé, l'orthographe était déjà inquiétante.

Nord: A 7 ans, il vient à l'école avec un pistolet. J'ai entendu que c'est son père qui va faire de la prison pour avoir mis la vie d'autrui en danger. Quand même.

Celui-là est en avance. Un autre était plutôt en retard. A 16 ans, élève en troisième, il réussit à modifier ses notes et à demander des codes d'accès en se faisant passer pour son principal. Il s'est fait prendre. Le meilleur de ce scoop, c'est que sa mère "aurait évoqué un éventuel piratage de son propre ordinateur… " !!!

Elle voudrait nous faire croire qu'un malhonnête auraient pris tous ces risques et dépensé toute cette énergie pour changer les notes de SON fils. Elle est encore plus bête que lui.

Dans un autre collège, un élève a été molesté par d'autres et filmé, et ensuite tout cela a été mis sur internet. En tout : 11 coupables ! Ceux-là sont en 5ème...

Et vous vous demandez pourquoi on n'a plus de candidats aux concours ? J'ai la solution : supprimons les parents. 

dimanche, 15 février 2015

"Rhume : tempête sous narine."*

Vous avez déjà entendu quelqu'un jouer une mélodie en tapant sur différents objets, en remplissant des verres à des niveaux différents ou la musique des gouttes d'eau de pluie qui s'écrasent en tombant sur différentes surfaces ? Oui.

C'est une idée poétique de la musique qui existe partout autour de nous, sans avoir besoin de spécialistes pour la faire vivre.

Eh bien cet après-midi, j'ai écouté une symphonie pour reniflements et éternuements. Vingt-cinq élèves de seconde en devoir sur table. Ça fait au moins quinze nez qui font remonter vers des profondeurs insondables ce qu'ils refusent de déposer dans des mouchoirs. Les bourgeois, disait le Grand Jacques, ça fait des grands slurps. Leurs enfants font des grands chnurfs, d'autres de petits. Il y en a des sonores et des sourds. Mais je vous assure, ils sont tous graves !

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*Léo Campion

vendredi, 06 février 2015

La perle précieuse provient d’une vulgaire huître.*

 

J'ai récemment lu mes fiches de début d'année. En général, j'attends de les connaître un peu les auteurs de ces fiches. Et là, je n'ai pas été déçue.

Projet professionnel : criminel. J'en ai aussi trouvé une qui veut devenir : "Cristiane" ... Quelqu'un peut me dire ce que ça peut être ?

Livre lu : Les Mûres ont des oreilles

Problème pouvant vous gêner dans vos études : Sourdité gauche

Situation familiale particulière : parents mariés. (Ca, ça devient un classique)

2 de mes élèves de seconde sont déjà allés en Inde ! (Ca, ça me donne des complexes.)

J'en oublie sûrement. Mais je ne vais pas vous quitter sans vous citer une élève de première L (ça veut dire "littéraire") qui m'a envoyé "les premiers geais" de sa nouvelle !

* Proverbe chinois

 

 

dimanche, 21 décembre 2014

AVANT NOËL, LA PAUSE

Un grand moment ! je suis en vacances.

Vendredi soir je me suis endormie à 22 h 30 et me suis réveillée à 9 h 13. Conclusion : les six heures journalières de sommeil sont sans doute insuffisantes. D'autant plus qu'elles ne sont souvent que 5 ou 5 et demie.

Vendredi était une journée active au lycée. Le matin, j'ai fini les séquences commencées, par des séances d'enregistrement d'élèves de seconde, ce qui est toujours fun grâce aux divers dysonctionnements des salles informatiques, et par le passage d'une vidéo sur Antony Gormley, un artiste britannique que j'apprécie beaucoup et sur lequel mes élèves 

d'Arts appliqués ont eu pas mal de choses à dire. L'après-midi, c'était un grand jour pour mon jeune collègue qui pour la première fois mettait en scène ses élèves de la section internationale.

 

Auparavant une collègue qui est maintenant en retraite avait fait de même pendant plus de 20 ans, et en tant qu'ancien élève de la section lui-même, la pression était grande. Il s'en est sorti royalement. Son adaptation de Pride and Prejudice a eu un grand succès et le public, élèves issus des sections "normales" buvaient les paroles en anglais sans aucun bavardage. Et riaient au bon moment. Car oui, la pièce de noël, quelle que soit l'oeuvre adaptée, contient toujours un peu d'humour.

Ensuite, j'ai tapé et imprimé en salle des profs les plannings de mes épreuves orales pour cette année scolaire. Il y en a 5 sessions en tout, et il faut jongler pour les placer avec un tas d'autres dates impératives comme la journée portes ouvertes, le bac blanc, les voyages, le concours général, etc.

A 16 h j'étais invitée à un pot de noël par mes terminales, et c'était très sympa. Puis, vers 17 h 30, je suis enfin rentrée à la maison où ADMV m'attendait. Oui, pour des raisons dont j'ai parlé plus tôt dans une autre note, elle est à la maison tout le temps, et ce nouveau fonctionnement au quotidien nous va très bien. La rentrée de janvier va être dure pour l'une comme pour l'autre, et pour le chat aussi qui a trouvé quelqu'un qui, enfin, vit à son rythme.

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samedi, 13 décembre 2014

JE N'AI PAS TENU.

Je n'ai pas tenu jusqu'au 26 décembre. Trop bavarde sans doute.

Mon marathon annuel du 25 novembre au 12 décembre vient de se terminer. Pour un marathon c'est long, quand on pense que les champions courent ça en deux heures !

Il y a eu la coupure salutaire d'un weekend à Paris, mais du coup trois fois plus de boulot étalé sur la semaine d'avant et celle d'après. Puis toutes les copies à corriger pour remplir les bulletins à temps, 5 conseils de classes, se terminant de préférence à 19 h, une commission éducative, une réunion du fonds social, une autre pour la préparation de la semaine européenne en mai, et hier soir, le pompon du pompon, la fameuse réunion de parents de seconde !

Depuis l'année dernière je ne suis plus professeure principale ce qui aux yeux des parents me retire beaucoup d'attrait, j'en suis consciente. mais hier, ils m'ont montré à quel point mon avis sur leurs enfants, les conseils que je pourrais leur donner, à eux, pour les aider, les concernent comme peut me concerner la couleur de la cravate du ministre de l'agriculture de l'Ile Maurice. Pour un ensemble de 43 élèves... J'ai vu 6 parents entre 17 h et 18 h 30 ! Ensuite j'ai attendu une heure... et plus rien.

J'avais pourtant expliqué la méthode : s'il y a plus de 6 parents devant une salle, se rendre d'abord vers les salles "mineures" et revenir vers le dieu du français ou des maths, ou celui qu'on appelle "principal", quand les premiers consultants acharnés se seront éloignés. Eh bien non. Je n'ai pas poussé l'audace jusqu'à aller compter le nombre de parents qu'il y avait encore sûrement devant ces fameuses salles, (sûrement encore une quinzaine), car il y en aurait sûrement eu un qui m'aurait demandé d'attendre qu'il ait fini pour me rencontrer.

mercredi, 26 novembre 2014

Boulot et autres choses...

Elisabeth s'inquiète de mes progrès en peinture. C'est mal parti, j'ai séché hier. En parlant de peinture, c'est une attitude adaptée finalement.

Il a fallu que je fonce à la sortie du lycée pour emmener ADMV passer une radio et ensuite, j'ai eu la flemme de retraverser Maville pour retourner manier le pinceau. Je me suis d'abord dit "je vais peindre à la maison", et puis le boulot m'a réagressée par surprise et je n'ai eu fini qu'à 20 heures. Aujourd'hui, je ne pouvais pas travailler. Je suis allée à Paris emmener ADMV voir son chirurgien. Heureusement qu'il est beau, du coup on l'excuse, (Je sais, c'est nul), mais il était hyper pressé et la consultation a été plus que brève. Arrachage du pansement, étonnement du fait qu'ADMV ait encore mal ("d'habitude les dames qui viennent le revoir n'ont plus mal), et pour compenser la sensation d'essaim d'abeilles en permanence autour du pied, il a juste proposé un arrêt jusqu'à la Saint-Sylvestre. Il avait sûrement dans l'idée que comme ça elle pourrait danser ce soir-là !

Vive la Vie, blog de femme, femme, femmes, educnat, hosto

Elle n'ira peut-être pas jusqu'à se payer une cheville bionique ! 

http://pulse.edf.com/fr/une-cheville-bionique-pour-repren...

 

Au boulot, qui me prend vraiment trop de temps, mais j'arrive pas à faire autrement, ça va vraiment plutôt mieux cette année et une activité va commencer qui me motive, même si ça va encore me prendre un peu de temps. A 4 profs volontaires on va donner des cours d'anglais oral à nos collègues. Il n'y aura que des volontaires, des qui dans leurs matières ont de plus en plus à utiliser l'anglais, et on donnera chacun 5 heures en tout d'ici mai. Ça risque d'être sympa, gratifiant, nouveau. Et, cerise sur le gâteau, on a déposé un projet où l'on demandait 16 heures et on nous en paye 20 ! J'ai bien dit "paye" ! On va être payé. Tout n'est donc pas complètement négatif dans l'éducnat. 

Mon prochain weekend va être bien occupé avec des événements culturels variés à Paris. Je vous raconterai.   

 

Vive la Vie, blog de femme, femme, femmes, educnat, hosto

 

 

lundi, 03 novembre 2014

Vacances, j'oublie tout*

Les vacances sont finies. J'ai fait tant de choses que j'ai l'impression qu'elles ont duré un mois. Quand je vous dis que je suis positive, cette année !

J'ai visité le musée de Vic sur Seille avec Pascale et mangé des moules en Lorraine. Puis, j'ai mangé du caramel au beurre salé (faut suivre la c-box, non mais !) et des langoustines à Saint-Malo.

J'ai joué au composio et grimpé plein d'escaliers au Mont-Saint-Michel, dans Saint-Malo Intramuros et chez moi pour débarrasser le placard du rez-de-chaussée parce que les électriciens font plein de trous dans mes murs. J'ai marché aussi dans Maville, bref, ma cheville crie au secours. D'autant plus qu'elle a souffert ce matin pour prouver à ma nouvelle kiné qui est rentré de son congé de maternité qu'elle savait bien faire ses exercices. (je parle toujours de ma cheville. Elle est tellement enflée parfois et douloureuse, que je me demande si elle est bien à moi.)

A Saint-Malo, c'était la semaine avant le départ de la Route du Rhum, on devait être les seules à ne pas le savoir avant d'arriver là-bas. Ce qui est bien, c'est que comme tous ces fadas sont au port à regarder des bateaux et les riches qui sont dedans, au milieu des publicités affreuses, les endroits d'habitude touristiques sont plutôt calmes, pas surpeuplés, et qu'un pub irlandais où l'on peut boire un coup tranquille, ça n'a pas de prix. C'est bien joli par là. Les copines qui s'y sont installées n'ont pas eu tort.

Pour finir, j'ai plongé deux heures et demie ma tête dans mon boulot, et ça valait la peine, aujourd'hui, ça a roulé comme jamais. Tout était au point. Comme quoi, on finit par maîtriser !

Demain, je rends des copies, je dissèque le clip de "Video killed the radio star", je fais un peu de traduction, même si ce n'est pas dans les instructions "ô" ficielles, et je vidéote sur l'urbanisme à Londres. Elle est pas belle ma vie ?!

Je vais aussi à mon cours de peinture qui est mon sport favori depuis 4 ans.

* Elégance

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samedi, 18 octobre 2014

Je ne peux être favorable à ceux que j’appelle les fossoyeurs de l’humanité, ceux qui n’assurent pas l’avenir, les homosexuels *

Une éternité que je n'ai pas écrit. Mes lecteurs s'en vont et c'est ma faute. Bon, pour les fidèles, quelques nouvelles.

Je croyais que je vivais au 21ème siècle et puis j'ai emmené mes élèves voir PRIDE. Résultat: un élève qui est venu se plaindre qu'on ne pouvait pas l'obliger à aller voir ce film car c'était un film déviant, des publications sur twitter de la part d'un élève dont on soupçonne que c'est le même, mais on ne va quand même pas se décarcasser à rechercher l'IP, (il n'en vaut pas la peine ce petit con facho, ce twit a quand même été repris par de nombreux pseudos à  la gloire du Effhaine), et un mail/sms envoyé le matin même de la séance par le président d'une fédération de parents à tous ses adhérents ayant des enfants en terminale pour les avertir de la sortie, en employant des arguments totalement homophobes et hors de la ligne officielle de l'Educnat sur ce sujet, et finalement un de mes deux groupes de terminales qui est resté muet pendant la séance de travail sur le film, le groupe où il y a un couple de filles. C'est ce problème qui me dérange le plus, j'avoue. Que deux filles qui sortent ensemble, ça ne puisse être vécu correctement dans une classe d'élèves de 17 ans en 2014, cela me désole.

Heureusement que les lois précèdent toujours les mentalités.

*François Abadie, sénateur du Parti radical de gauche, Nouvel Observateur, juin 2000

Vous aviez cru que ça avait été dit au XIXème siècle ?! 

dimanche, 21 septembre 2014

Si ce n'est le ciné, y a rien à faire aujourd'hui !

Il y a quelques jours j'ai reçu une superbe carte ! 

 

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Elle est arrivée droit de Normandie, où, n'en déplaise à Zapette, ils ont plus de goût et d'humour pour les cartes postales qu'en Vendée!

L'automne est arrivé ce matin, sans prévenir. Du coup, je vais au ciné tout à l'heure, voir Pride, un film anglais qui parle des mineurs grévistes du temps de l'horrible Thatcher, et des gays et lesbiennes qui les ont aidés, montrant apparemment que la solidarité peut faire décroître les préjugés. 

Je vous dirai ce que j'en ai pensé, mais on a déjà décidé d'emmener tous nos élèves de terminale voir ce film. Déjà dans l'équipe, pour la première fois, il y a eu quelques hésitations, des avis "mitigés"... Vu qu'aucune classe n'aura cours, ce sont tous les profs qui ont les terms ce jour là qui accompagneront. J'imagine déjà toutes les conneries que je vais entendre. Je me blinde.

 

 

 

lundi, 15 septembre 2014

Quand on n'a pas de raison de se plaindre, autant dire qu'on est content.

La rentrée continue d'être bonne. 

Ca fait un bon moment que les ouvriers d'en face n'ont pas arraché de poteau ou commis d'autres conneries, du moins pas dans la rue. Je n'aimerais pas habiter dans l'une des trois maisons à venir, mais ça ne risque pas, donc, tant mieux.

Mes élèves sont toujours plutôt sympathiques, et à part un groupe de premières, qui est même en train de s'améliorer, le volume son est très supportable. Seul gros coup au coeur et au moral, j'ai réalisé qu'un de mes élèves de seconde était le fils d'un de mes premiers élèves de 6ème au collège de campagne où je sévissais en 1985 ! Aouch ! comme dirait Virgibri...

Ce qui est étonnant, serait-ce encore une nouvelle réforme ? Cette année, ils ont mis le mois de juin en septembre. C'est peut-être cette lumière, les fringues colorées, et la douceur du climat qui rendent nos élèves zen ?

Et puis, ils n'ont pas supprimé les weekends. Vendredi j'ai fait un aller-retour à Paris pour passer la soirée avec un couple d'américains rencontrés l'an dernier au Québec. On a mangé dans un restau sélectionné grâce à Tripeudvaillezeur, et on n'a pas été déçu : La Mère Michèle, rue Surcouf dans le 7ème. La cuisine est dans le petit restau, déco simple, mais colorée et plats délicieux. Pas trop cher en plus ! Avant, on a pris l'apéro au Bar Central rue Saint-Dominique. Dommage que je sois arrivée trop tard, (merci les bouchons!), je n'ai pas eu le temps de visiter l'église russe. Mais c'est pas grave, apparemment, il n'y en a pas. Je ne sais pas avec quelle rue j'ai confondu... La rue Daru, peut-être. En revanche d'après le web, il y a une église avec une statue de Saint Dominique, pour laquelle Louis Jouvet a servi de modèle.

 

lundi, 01 septembre 2014

L'adolescence est un âge difficile. Le lycée est une zone de guerre. *

Ça y est, je suis rentrée (de vacances) et rentrée (au lycée). Là, mises à part quelques têtes dont je me serais passée, mais que j'ai su assez bien éviter, ça s'est plutôt bien passé. Un discours plutôt moins long que d'habitude, un buffet apéro, où la nourriture était plus abondante que l'an dernier où des cuisinières étaient en panne, mais le champagne moins présent, car l'intendante a renvoyé les bouteilles très très vite, prétextant que sinon il n'y en aurait plus pour le conseil d'administration d'octobre. Je la soupçonne d'avoir surtout pensé au pot de son départ en retraite qui a lieu à cette date là aussi. Comme nous l'avions demandé, nous avons obtenu des groupes d'élèves en langues de 24 élèves (en moyenne, répétait sans cesse la proviseure), ce qui fait que j'ai 2 groupes de 22 en seconde, un groupe de 14 et un de 27 en première, deux de 17 en terminale et un de 18 en BTS. Seuls groupes où je vais être surbookée, l'accompagnement personnalisé ! Pour ceux qui ont des enfants lycéens, sachez que cette appellation est définie de manière si vague dans le BO, qu'il ne s'agit en fait que d'un enseignement personnalisé en fonction de l'envie, de la patience et de la compétence du prof, car sinon, face à une classe entière (dans certaines classes l'AP se fait à 36 !) le prof ne peut rien personnaliser en fonction de l'élève, c'est évident.

Mais vu que je n'ai pas de sureffectif dans mes classes, que je ne commence à 8 h qu'une fois par semaine, je ne trouverai peut-être pas sur internet des commentaires d'élèves m'accusant d'être de mauvaise humeur.

 

C'est donc sous le soleil, ou plutôt protégée de ce soleil radieux par des vitres plus ou moins crasseuses, que je vais faire connaissance de mes nouveaux élèves. Sur les listes, ils ont l'air fort sympathiques.

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PS: s'il pleut ne passez pas vos vacances en Vendée, hors de la plage, point de salut.

*Harlan Coben

mardi, 15 juillet 2014

She has read too many books and it has addled her brain. *

Les vacances ont vraiment commencé par ça:

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Puis il va falloir que je me remette à l'allemand.

Et j'ai pas mal de livres à lire.

Pas besoin de passeport cette année, tout va se passer en France ou en Europe.

* Louisa May Alcott

(Quand je pense que je dévorais ses livres quand j'étais petite !)

lundi, 07 juillet 2014

Mieux vaut être marteau qu’enclume. *

Du 24 juin au 26 juin inclus, j'ai mis toute mon énergie à corriger les 65 copies qu'on m'avait confiées. Cette année, j'ai eu de la chance, j'ai corrigé le bac technologiques et cela fait une vraie différence. Deux heures d'épreuve au lieu de trois par copie et des questions de compréhension peu "ouvertes", c'est-à-dire surtout des éléments à relever dans le texte, des points à remettre dans l'ordre ou des exercices "Vrai ou Faux", bref, cela va bien plus vite à corriger.

Néanmoins, il a quand même fallu que je m'applique pour être prête pour le 26 au soir et pouvoir rentrer mes notes sur ordinateur le 27 au matin avec l'aide d'ADMV, évitant ainsi les erreurs de saisie fort possibles quand on fait ça tout seul.

Pourquoi tant de diligence me direz-vous? Eh bien parce que ADMV et moi nous sommes payé un long weekend à la mer : les plages de sable fin, le ciel bleu, les moules savamment cuisinées, les oiseaux à Marquenterre, toutes ces choses qui font qu'on se croit en vacances, même si ce n'est en fait qu'un weekend.

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Je suis une prof un tant soit peu inquiète et consciente des responsabilités qui lui incombent. Laisser mes copies 4 jours "unattended" m'inquiétait un peu. Alors je les ai rangées dans un des deux meubles classeurs que je possède et qui ferment à clé. Je ne sais pas pourquoi, j'y ai joint le livre photos que j'avais réalisé pour une collègue qui partait en retraite.

Mercredi dernier à une heure d'une dernière répétition pour une chanson d'au revoir avec l'équipe d'anglais, je me décide à sortir le livre du meuble pour faire un paquet cadeau. Mais, stupéfaction et crise de panique : la clé fonctionnait, mais le panneau enroulant qui se baisse normalement pour ouvrir le meuble, ne s'enroulait plus. Grâce aux deux centimètres de vide en haut je me suis pendue de tout mon poids pour faire descendre ce panneau, peine perdue. J'ai essayé de sortir le panneaux de ses glissières avec un pied-de-biche, mais je n'aurais réussi qu'à le massacrer. J'ai bougé le meuble et ai réalisé que le fond du meuble n'était qu'une plaque d'aggloméré qui ne résisterait pas à ma détermination. Alors, telle Monica détruisant le baby-foot de Joey pour sauver le caneton et le poussin coincés à l'intérieur (dans Friends) j'ai tué mon classeur à coups de marteau et de tournevis. Ne me souvenant pas à quelle hauteur exactement j'avais posé copies et livre, j'ai dû essayer plusieurs fois et le résultat n'est pas très propre, mais j'ai vaincu !

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Il ne m'a fallu ensuite que peu de temps pour emballer le cadeau, acheter les fleurs et aller chanter un au revoir sur l'air d'une chanson des Beatles. 

* Proverbe français

vendredi, 20 juin 2014

Deviens sans cesse celui que tu es, sois le maître et le sculpteur de toi-même.*

C'est la première fois.

Un élève au premier rang écrit quelques lignes sur son brouillon après avoir, je suppose, lu le sujet. Puis, je remarque qu'il prend une position assez rare, on croirait qu'il a deux coudes à son bras gauche, pour réfléchir. Quelque chose comme ça:

vive la vie,baccalauréat,philo,élève,banalement idiot

Un bruit léger, mais régulier, m'alerte. Il dort. Le collègue mâle va lui demander s'il va bien. L'élève sursaute, mais répond que oui. 

Mais aussitôt le bruit reprend, plus dense, encore plus régulier. Soudain, il ronfle bruyamment. Cela étonne et fait sourire les voisins. Mais que faire? il n'est pas malade. Le voilà qui se réveille et s'aperçoit qu'il a bavé sur son bras. Il change alors de position.

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Ce n'est pas mieux. Du coup, il essaye ça:

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Et ça ne convient pas non plus. Mais il adopte quand même cette position. Il faut bien faire des choix !

Finalement, je suis allée chercher le CPE, qui lui a parlé un peu sèchement, il a quand même écrit deux heures, pour rendre une feuille d'environ 400 mots ! Dont au moins 4 fois la phrase suivante:

"Chaque individu est différent l'un de l'autre".

Il aurait dû choisir le sujet 1 sur le choix et la liberté.

Coïncidence étonnante, le livre léger que je lisais, prêté par une collègue était : "Libre et Assoupi." !!!

Ma conclusion : Je lui conseille de rester endormi chez lui le jour des résultats. L'effort violent pour se déplacer n'en vaudra sans doute pas la peine.

* Nietszche

 

 

samedi, 14 juin 2014

Pour la carotte, le lapin est la parfaite incarnation du Mal. *

Pour l'educnat, ça sent la fin de l'année, mais pour beaucoup d'autres gens aussi. Les rues commencent à se vider, et tant mieux, car les travaux commencent aussi, et cela ne va arranger ni la circulation, ni le stationnement. La fin de l'année pour un enseignant, ça veut dire "ranger, trier". Trier ce qui reste dans le cartable, ranger son bureau, vider son casier, ranger et trier ce qui doit être gardé ou non pour l'année prochaine.

L'école maternelle proche de chez moi s'y est mise aussi. Il était temps. En effet, ce matin, dépassait de leur poubelle..... un sapin de Noël ! 

Cette année le soleil est là pour nous donner du courage. Du courage pour aller surveiller le bac, pour cueillir les cerises, pour corriger les copies de bac (bientôt), pour inviter les amis (qu'on n'a pas vu depuis le nouvel an... ). Ce soir ce sera sur la terrasse, apéro prolongé, pour lequel j'ai inventé une recette de tarte à la carotte. En inventant, j'ai pensé à Hervé, qui créait en cuisine, des chefs-d’œuvres. 

 

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 * Robert Sheckley

 

jeudi, 29 mai 2014

La bêtise est infiniment plus fascinante que l'intelligence... L'intelligence a des limites, la bêtise n'en a pas!*

Deux petits événements viennent de confirmer ce que je pense depuis quelques années.

Le premier a eu lieu en salle des profs. Une collègue a organisé une "action culturelle" au cours de laquelle des élèves sont passés à l'improviste dans des classes dire des poèmes. Sur le programme, elle avait écrit "commandos poétiques". Des collègues de philo, n'y ont vu aucune métaphore, aucun effet de second degré, (est-ce un oxymore, je n'en suis pas sûre. Amis profs de français, HELP!) mais se sont offusqués de l'usage du mot et je les soupçonne d'en avoir référé à la hiérarchie. (Laissons-les bénéficier de la présomption d'innocence) Néanmoins, une chose est sûre ils ont vociféré en salle des profs. 

Va-t-on bannir de notre vocabulaire : "la salve d'applaudissements", "le baroud d'honneur" sous prétexte que cela pourrait avoir une connotation guerrière? Dans ce cas toute tentative d'écriture risque d'être "une Berezina"!

Le deuxième micro-événement est la demande du maire d'une mairie des Yvelines de faire retirer toutes les affiches publicitaires pour des bijoux, montrant une femme qui est sur le point d'embrasser son propre reflet dans un miroir, sous prétexte qu'il a reçu "une dizaine" de coups de fil !!! Evidemment cette personne, comme mes collègues philosophes, manque cruellement de culture ... et d'acuité visuelle. Il n'a pas vu qu'il s'agissait de la même femme, n'y a vu aucune référence culturelle, et a cédé immédiatement à une pression homophobe de saison.

Personnellement, cette affiche, je la trouve plutôt belle, et ADMV l'avait photographiée avant que les culs-bénits-coincés du 78 ne réagissent. 

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/publicite-deux-femmes-sur-le-point-de-s-embrasser-la-mairie-censure_1547240.html

En lisant l'article, j'apprends que l'auteure de cette censure est une femme. Qu'elle aille, si elle n'a aucune connaissance du mythe de Narcisse, voir du côté de l'analyse du refoulement. 

 Tout en faisant mes recherches sur le net, j'ai trouvé cette affiche, qui a parait-il fait polémique en Afrique du Sud. 

http://www.sochoklate.com/?p=1454

Les Yvelines n'en sont peut-être pas à l'Apartheid sexuel, mais méfions-nous.

Et méfions-nous de tous ceux qui montre leur inculture autant que leur intolérance.

* Claude Chabrol

mercredi, 16 avril 2014

Heureusement il fait beau, et dans deux jours je suis en vacances.

Ma dernière note a une suite. 

Récemment quelques collègues et moi avons découvert sur une page de réseau social des propos déplacés, plus ou moins humoristiques, souvent moins que plus, à propos de membres du personnel du lycée, dont les noms étaient cités en toutes lettres. 

Intervention auprès de la hiérarchie, finalement la page est supprimée. Mais demain tous les fautifs (dont nous avons heureusement capturé les écrits et les écrans) seront convoqués pour rappel à la loi. Nul n'a le droit de critiquer une personne privée en citant son nom. Leurs parents seront informés. Je suis sûre qu'ils n'imaginent même pas de quoi sont capables leurs trésors, éloignés qu'ils sont, souvent, des outils informatiques que leurs progénitures utilisent.

Il n'y a pas mort d'homme. Mais quand même. Quand j'ai lu mon nom et mon prénom, accompagnés d'une critique qui fut "aimée" par trois autres de mes élèves ainsi que par une que je ne connais absolument pas, j'ai réalisé que en gougueulisant mon nom, n'importe qui allait tomber sur cette phrase, qui, j'espère, ne résume pas tout à fait qui je suis. Quoi que le propos ne fût pas injurieux, cela m'a confirmé en tout cas, que la rigueur dont j'essaye de faire preuve dans mes cours, n'est plus du tout, mais vraiment plus du tout !, comprise par les adolescents de 2014.

Il y a encore quelques années, 5 ou 6, j'avais d'excellentes relations avec mes élèves. Ils percevaient quasiment toujours mon humour, et les échos que je glanais par ci par là, s'ils n'étaient pas toujours uniquement positifs, me flattaient le plus souvent. Aujourd'hui, je ne suis à leurs yeux qu'une vieille acariâtre. 

Putain, 6 ans ! *

* Référence que les moins de 40 ans ne peuvent pas connaître.

 

samedi, 12 avril 2014

Il n’y a qu’une réussite : pouvoir vivre comme on l’entend.*

Hier, j'ai été frappée du blues du prof. Une semaine fatigante, mais riche en émotions. Une classe de Terminale se montrant sous un jour parfaitement odieux et méprisant (méprisable ?). Une convocation lundi à faire passer un examen pour lequel je ne suis absolument pas compétente, mais qui m'a fait passer trois heures à essayer de trouver des sujets qui ne mettent pas en péril les candidats. Une classe de seconde répondant avec autant d'enthousiasme que 21 lombrics un jour de sécheresse à une séance que je pensais "fun".

L'impression bizarre de ne recevoir aucun feedback positif de la part de ceux qui devraient m'en renvoyer : mes élèves et ma hiérarchie. 

Les seuls qui m'aient montré leur reconnaissance, pas dans le sens de "gratitude", mais dans le sens "prise de conscience d'une valeur professionnelle" sont des collègues, des adultes. Notre assistant américain, qui m'a écrit une petite lettre d'au revoir, qui m'a quasiment fait pleurer d'émotion. Une collègue qui semble toujours trouver que je suis super forte en péda, alors qu'elle même est d'une énergie étonnante et stimulante dans notre équipe. Une ancienne élève, aujourd'hui prof (depuis au moins 15 ans), venue faire passer les TPE dans mon lycée, et chez qui je sens toujours l'admiration que je voyais dans ses yeux en 84 quand elle avait 13 ans et mois 26. 

Conclusion, je me sens vieille. Je n'arrive plus à "faire passer" l'émotion chez les jeunes. 

Je ne suis sûrement pas la seule. Enseigner à des ados est quelque chose qui nécessite un punch que je n'ai plus. Mon seuil de tolérance envers eux s'est réduit peu à peu, mon ouverture d'esprit sans doute aussi. Ils ne sont  pas les seuls à blâmer.

Mais pour les 6 ans qui me restent à faire (si Valls ne nous concocte pas une nouvelle réforme vicieuse), je ne me vois pas m'épuiser à changer de boulot. Il n'y a aucune ouverture possible dans l'educnat, Je vais donc essayer de résister aux baisses de moral. 

Ce matin, le soleil, ma nouvelle coupe de cheveux, une bonne nuit de sommeil, m'ont redonné la pêche. Ce soir je vais écouter un choeur dans un des hauts-lieux historique de Maville et m'en réjouis, et demain matin je crapahuterai sur 7 kilomètres dans la nature. Tout cela est revivifiant. Mon boulot, pas vraiment.

Christopher MorleyExtrait de Where the blue begins 

 

samedi, 05 avril 2014

Heureusement, il y a les weekends.

Je suis de plus en plus en retard pour publier. Stress annuel des copies de bac blanc qui s'ajoutent au boulot normal. Enfin, quand je dis "normal", j'édulcore. Cette semaine, on faisait aussi passer l'épreuve de compréhension orale, très flippante. 85 élèves dans un amphi, qui doivent garder un silence absolu pendant 20 minutes (cela devient un exploit de nos jours !) et ne pas tricher, face à 6 adultes surveillant avec bien du mal ce qui est impossible à surveiller.

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Heureusement, j'ai mes weekends. Vendredi dernier, je suis allée à Ivry, au Forum Léo Ferré, écouter Gilbert Laffaille. Récital accompagné piano/guitare, un pur moment de bonheur et d'émotion. Amplifié par le fait d'être assise à côté de Francesca Solleville et de partager avec elle ce bonheur et cette émotion.

 

Cliquez sur chaque photo, il y a un lien. Francesca, 82 ans, qui n'a rien perdu de sa conviction et de sa force.

Aujourd'hui, journée à la campagne en bonne compagnie, après avoir cuisiné ce matin pour agrémenter l'apéro. Admirer les fleurs et la boîte à abeilles solitaires. Elles ne font pas de miel, mais pollinisent et sont très utiles. C'est un peu comme une maternité pour abeilles, et cela leur donne un lieu pour pondre et protéger leurs oeufs jusqu'à éclosion, sans se faire chasser, comme ça leur arrive quand elles utilisent les trous dans les bords de fenêtres.

 

jeudi, 27 mars 2014

Au printemps, Au printemps*

Bon, je ne vous parlerai pas de politique, j'ai pas envie de vomir.

Je ne vous parlerai pas boulot, la grande vague des examens commence, et demain j'emporte les boules quiès pour corriger pendant 4 ou 5 heures, des grilles remplies de croix et de mots, et quelques expressions écrites, (juste 70 fois environ le même traitement plat et sans s à la 3ème personne) en compagnie de 40 collègues, enfermés dans une salle moche de chez moche au rectorat.

Je ne vous parlerai pas du soleil, que tout ça m'empêche de déguster.

Mais je vous parlerai de mon vendredi soir, à Ivry, au Forum Léo Ferré, où mon ami Gilbert Laffaille chante, et où je serai en compagnie d'une copine (pas mon ADMV qui sera dans sa famille, oui, on fait pas toujours familles communes). Du coup, je dors à la capitale, enfin, en banlieue, et je rentre chez moi samedi après-midi pour finir mes copies de bac blanc. (Ah, mince, j'avais dit que je ne parlais pas de ça !

Ah, et puis mes travaux de toit, vélux, etc. sont enfin finis ! Devis signé en septembre... Dernier chèque fait hier, on n'en parle plus. Ouf. 

CADEAU :

 

Pour les moins de 40 ans, qu'auraient pu manquer ça ! (y'en a pas beaucoup ici...) C'est la première blague qui a un rapport avec ma note, mais c'est la deuxième que j'adore ! A 17 ans, je faisais ma vedette en disant le sketch par coeur.

* Jacques Brel.