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samedi, 10 décembre 2011

Le pauvre mange de la viande quand il se mord la langue*

Hier soir j'avais ma réunion de parents. 30 entretiens non stop entre 16 h 15 et 21 h 30. Je leur accorde donc en moyenne plus de 10 minutes. Bien que longue, la soirée fut plutôt agréable pour une fois, car j'avais surtout des compliments à faire. Je râle quand ça ne va pas, mais là, je dois dire, je vis une année plaisante, et je le dis ! A discuter avec les parents et les élèves je suis repartie chez moi en me disant que l'essentiel était de se fixer des objectifs atteignables.

C'est sans doute ce que s'est dit Paul Mc Cartney qui, selon la revue Esprit Yoga (n°1 d'avril-mai 2011), revue par ailleurs très intéressante et pleine d'enseignements à laquelle ADMV nous a abonnées, l'ex-beatles végétarien, donc, a "prôné en Inde.... une journée SANS VIANDE !"

Cela me parait tout à fait réalisable à grande échelle pour les indiens. A peu près comme une journée SANS INTELLIGENCE en France.

*Proverbe brésilien

Et comme dirait Pascale, n'oubliez pas le jeu ici !

vendredi, 25 novembre 2011

La photographie n'a de sens que si elle épuise toutes les images possibles." *

POUR PASCALE !

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Et pour les autres:

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Cartes postales d'automne. Elles ne se ramassent pas à la pelle dans la boîte aux lettres, mais elles font plaisir. Alors je renvoie en retour ce qui fait mon quotidien de novembre. Cette semaine un élève (de S) a mis en doute le fait que Faulkner ait pu être un écrivain, puisqu'il avait reçu un prix Nobel. Et une mère d'élève a trouvé qu'on pourrait quand même organiser un voyage en Angleterre, parce que pour les parents ça demandait beaucoup de travail de le faire eux-mêmes. Heureusement, je fais du qi gong, je reste zen, et je souris en lisant mon courrier.

*Italo Calvino

jeudi, 24 novembre 2011

L'homme est bête sans argent. *

"Aux Etats-Unis, des lycées payent leurs élèves à chaque bonne note !"

Je ne sais pas si ça marche, mais j'ai une idée qui marcherait sans doute encore mieux:

Je propose qu'on fasse payer les élèves qui ne réussissent pas. Je suis sûre qu'il n'y aurait plus autant de devoirs non rendus ou même de retards ! Je suis étonnée que Châtel n'y ait pas encore pensé.

*Jules Mazarin

 

vendredi, 18 novembre 2011

La société est bien foutue. Ils mettent des uniformes aux connards pour qu'on puisse les reconnaître.*

Y'a encore un réac de l'U Aime Pet, qui nous a sorti une idée nouvelle qu'on l'entend tous les ans depuis 28 ans que je bosse : Et si pour régler tous les problèmes de l'educnat, on imposait l'uniforme !

Un de mes jeunes collègues qui a vécu ses premières années Outre-Manche n'était pas "si contre que ça". Pourtant il était d'accord qu'un uniforme, son plus gros défaut, c'est que ça coûte cher. Tous les anglais vous le diront. Donc celui du petit pauvre se repassera de frère à frère ou à cousin et sera bien plus usé que celui du riche. Et y'en aura pas en solde chez kiabi.

Pour ma part je trouve surtout aberrant d'aller chercher à copier des modèles chez les voisins européens, en essayant de les plaquer chez nous, sans que rien dans notre culture ne nous y prépare. Ils le font déjà avec la pédagogie, et ça ne marche pas.

Si on "réintroduisait" quelque chose, ce serait la blouse. Ca, ça a déjà existé à l'école publique. Mais pas l'uniforme. Et puis c'est pas cher, c'est moche à souhait quand même, ça plairait bien aux fachos aussi, pour pas un rond.

Ma blouse d'école préférée, elle était à petits carreaux rouge et blanc. Un pur bonheur. En 1973 quand je suis entrée en seconde il y avait encore un lycée qui imposait blouse bleue une semaine, beige l'autre ! Ca n'empêchait pas mes copines de la rouler dans le cartable, leur blouse, pour sécher les cours.

Ils n'ont vraiment pas mieux à faire tous ces cons de droite que de vider le cerveau de leurs électeurs à coups de propositions usées qui sentent la naphtaline ?

Preuve que ce n'est pas une première, cette note est parue en janvier 2009!

Et, je ne suis pas la seule à penser comme moi !!!!

http://www.rue89.com/2011/11/17/luniforme-sen-fout-quelle...

*Albert Dupontel, dans Bernie.

jeudi, 10 novembre 2011

Les Français croient qu'ils parlent bien le français parce qu'ils ne parlent aucune langue étrangère.*

Pour aujourd'hui mes élèves devaient rechercher des mots en relation avec le mot "Food". (Pour les analphabètes en anglais, food ça ne veut dire ni "Mac", ni "Do", ni "nald", mais nourriture.) A une élève j'ai dit qu'à une époque où l'on peut regarder Dexter et Docteur House en anglais, elle n'avait pas le droit de parler anglais comme sa grand-mère (ou plutôt la mienne) et de prononcer "knife", "quniffe". Elle ne l'a pas très bien pris, c'est vrai, elle n'est pas pire que celui qui m'a répondu "phoque", quand j'ai demandé à quel mot français leur faisait penser le mot "fork". Ce qui m'a un peu désolée, c'est que le seul nom de magasin où l'on peut acheter de la nourriture qu'ils connaissent, c'est "supermarket". Quand j'ai essayé de leur faire trouver "boulangerie", y'en a une qui a crié "ah! oui! je sais! "Paul"!!!"

Eux, comme moi, ont besoin d'un weekend, vous ne trouvez pas?

En plus j'ai le début d'un lumbago, et j'aime pas ça. Si j'avais dit ça à mes élèves, sûrement que l'un d'entre eux aurait cru que je parlais d'une maison de vacances...

*Tristan Bernard

mardi, 25 octobre 2011

Le corps enseignant est la plus grande armée, après l'Armée rouge.*

Ce soir j'ai regardé les deux épisodes d'Apocalypse sur la montée au pouvoir d'Hitler. Je n'ai pas appris beaucoup de choses que je ne savais pas du tout, mais en ai réentendu que j'avais sûrement oubliées. Mais j'ai surtout retenu cette fois que Henry Ford, antisémite notoire de l'époque, avait été un des premiers étrangers à donner des fortunes au Parti Nazi montant, et le premier à être décoré par eux. Et aussi Hugo Boss, couturier qui a créé l'uniforme nazi !

Au cours de cette émission il a aussi été mentionné avec beaucoup d'indignation que les instituteurs de l'époque en Allemagne enseignaient le maniement des armes à leurs élèves. J'aurais pu être choquée, mais j'ai appris il y a peu de temps que cela existe aussi dans l'éducation nationale !

http://www.federation-unss.org/sport-le_tir_sportif-43

J'ai été révoltée que l'éducation nationale donne à des élèves les compétences nécessaires à l'utilisation d'une arme qu'ils trouveraient sur leur chemin. Un ministre a dû trouver cela éthiquement correct puisque cette discipline est incluse dans les championnats unss au motif que c'est un sport olympique. Me renseignant sur le sujet, j'ai lu qu'en France on pouvait initier les enfants au tir à partir de 7 ans ! Je ne sais pas à quel âge on commence à l'école.

Suis-je la seule que cela choque ? J'aimerais votre avis.

http://www.lepost.fr/article/2010/09/23/2233270_heilz-l-e...

http://h3ll-clan.keuf.net/t2894-drame-un-enfant-tire-sur-...

http://www.dhnet.be/infos/faits-divers/article/369579/un-...

Bon, tout ne se passe pas en France. Le deuxième lien va vers un des nombreux forums consacrés au tir. Le niveau de ces forums est éloquent !

*Jean-Pierre Chevènement (1985)

vendredi, 21 octobre 2011

Même la pensée d'une fourmi peut toucher le ciel.*

J'attends mes sushis chez moi.

Non ceci n'est pas une phrase pour améliorer son articulation. Ils appellent ça des "tongue-twisters" en anglais (pas les sushis, les phrases genre chaussettes de l'archiduchesse) du coup je crois qu'on appelle ça des tourne-langue en français. Mais j'suis pas sûre. Et j'ai la flemme de vérifier.

Oui, je suis flemmarde ce soir. Je commande mes sushis et ne les fabrique pas toute seule avec mes petites mains comme mon ami Hervé. Je joue à des jeux sur l'ordi (mahjong, qp1c, tmvpsp, etc.) au lieu de faire mes devoirs. je baille et écoute de la musique. Vous savez pourquoi ? Je suis en vacances !

Bon, mardi, quand ADMV sera repartie, ma voiture déposée pour sa révision chez le garagiste, il sera temps de prendre conscience des réalités et de me mettre au boulot. 4 paquets de copies, et un lot d'enregistrements à évaluer. Que du bonheur. Vu mon manque de sommeil ces jours derniers, je crois que c'est toujours mieux pour moi que d'avoir les élèves en face de moi. Après le break, je réussirai de nouveau à être agréable. Enfin, j'espère pour eux.

J'ai des projets pour ces vacances, je vous en parlerai plus tard. Y'a pas que mon boulot qui s'arrête. Y'a mon cours hebdomadaire de qi gong et celui de peinture. A ce propos, je voulais faire une note sur mes dernières oeuvres, mais mes deux appareils photos semblent HS. Faut que j'envoie un télégramme (si, si, pour le Pôle Nord, ça marche encore !) pour que le Père Noël passe un peu en avance chez moi.

Voilà, c'est tout ce que je peux faire pour mon lectorat impatient. J'essaierai de faire mieux la prochaine fois, promis !

 * Proverbe japonais

vendredi, 14 octobre 2011

Sur la manche de son veston, il découvrit une tache de graisse. Eh, mon Dieu, quelle horreur ! murmura-t-il fémininement.*

Je ne devais pas repasser à la maison cet après-midi. Le vendredi c'est ma journée la plus lourde, et je m'étais dit que je traînerais un peu au lycée, voire que je corrigerais des copies pour lundi pendant deux heures, avant la réunion de parents. Je ne sais pas pourquoi cette réunion, que j'anime pourtant tous les ans, cette année me met un peu de stress. C'est une bonne classe, des parents à 80 % aisés, et j'ai comme un pressentiment qu'ils vont me pourrir la vie avec des questions du genre :

"Pourquoi n'organisez-vous pas un voyage en Angleterre ?" "Pourquoi ne rentrez-vous pas vos notes au fur et à mesure en ligne ? Pourquoi ne remplissez-vous pas le cahier de textes numérique ?" Pourquoi mon fils/ma fille qui avait 19.5 de moyenne au collège a eu 15 avec vous ?" "Pourquoi puisque vous dites que cette classe est bruyante n'arrivez-vous pas à obtenir le silence tout le temps ?" "Pourquoi ne sont-ils allés en salle multi-media qu'une fois depuis la rentrée ?"

Allez, je fais des paris. Je vous dirai celles qui sont sorties, et celles que j'avais extrapolées à tort. En attendant je bois à toute vitesse une limonade anglaisse Fentiman's (un délice), puis j'irai essayer de me trouver un haut assez élégant, car celui dont j'étais très fière ce matin, s'est pris une tâche de graisse à la cantine... (VDM, comme diraient mes élèves !) Quand je pense qu'en plus je mangeais presque en face du clone de Besson, qui aurait fait une superbe carrière à la STASI !

* Albert Cohen

 

jeudi, 22 septembre 2011

Pourquoi voulez-vous que j'esquive la question, quand la question ne se pose pas !*

J'entends à la radio qu'Europe 1 propose aux chefs d'entreprise de leur envoyer leurs offres d'emploi, et aux chômeurs de leur dire ce qu'ils cherchent en joignant leur CV, et dire qu'ensuite ils les mettront en contact. Je reste pensive. C'est pas ce que Pôle Emploi est censé faire ?

 

Si ça marche leur truc, ça va faire des chômeurs en plus du côté de Pôle Emploi. Mais après tout c'est peut-être le but recherché.

Une de mes élèves m'a signalé sur sa fiche qu'elle faisait des crises d'angoisse chronique. Ca aussi, ça m'a laissé rêveuse. Si l'angoisse est chronique, peut-on parler de crises ? Purée ! Je sens que je flippe, moi.

Un élève s'est plaint à sa mère qu'il s'ennuyait en anglais parce qu'il était au-dessus du niveau. Pourtant en cours, il ne participe jamais, parce qu'il bavarde tout le temps. Moi, si je pouvais bavarder autant que ça en cours, je ne m'ennuierais pas !

*Raymond Barre (on ne pourra pas dire que je ne suis pas éclectique !)

 

lundi, 19 septembre 2011

L'angoisse suppose le désir de communiquer.*

Une suite à ma note de samedi. A tous ceux qui téléphonent à leurs copains pendant la récré et ceux qui appellent leur femme quand elle est au rayon frais, et eux au rayon vins et spiritueux, je dédie cette vidéo :

 

*Georges Bataille

samedi, 17 septembre 2011

Au royaume des sourds, les aveugles sont muets.*

Aujourd'hui, je vais me la jouer poétesse. Cette année encore plus que toute autre, je bouscule, et évite d'être bousculée, me déplaçant dans mon établissement la main gauche en forme de parade face à ceux qui arrivent devant moi sans voir quoi ou qui que ce soit. Leurs gros écouteurs sur les oreilles et leur téléphone dans la main, ils se coupent du monde qui les entoure, persuadés de communiquer avec.

Je leur ai écrit un poème, pour qu'ils ne finissent pas comme cette dame. 39 ans, et pas une once de jugeotte en plus que les ados dont je m'occupe au quotidien ! Ca me navre. Mais n'a-t-elle pas mérité ce qui lui est arrivé ?

Tu t'es vu ?

 

Ils s'la jouent cools,

 

pourtant z'ont l'air

 

d'avoir les boules.

 

R'gardent jamais en l'air

 

On se demande,

 

Quand on les croise

 

S'ils nous entendent.

 

J'leur cherche pas noise

 

Mais j'voudrais pas

 

êt' responsable

 

Quand r'garderont pas,

 

Sauf leur i-phone,

 

et qu'moi pôv conne,

 

c'est Inévitable,

 

J'les écraserai

 

Sans l'faire exprès.

* Jacques Sternberg

mercredi, 14 septembre 2011

L'homme content de son sort ne connaît pas la ruine.*

Je fais une bonne rentrée. J'ai du boulot, mais vu comme mes heures sont réparties, cela reste gérable. Le plus dur a été de commencer par avoir à corriger 275 tests. Les nouvelles méthodes (la mode, donc) sont aux groupes de compétences, et ces compétences vont par 5. Nous en évaluons trois, mais déjà comme ça, sur deux niveaux, ça fait du taf. Réjouissons-nous en pensant à l'an prochain quand les terminales joueront aussi ! Le but du jeu, c'est de faire un "diagnostic". Ce qui ne veut pas dire qu'on joue au docteur, mais qu'on repère ceux qui auraient besoin de soins intensifs. Après on fait 4 groupes par niveau. Deux où on pousse les forts et deux où on soutient les faibles. Vous me suivez ?

Comme mes journées ne sont pas trop chargées, je bosse un peu tous les jours, et du coup, le mercredi après-midi, je peux prévoir autre chose que du stylo rouge à tous les étages. Aujourd'hui, j'aurais pu trouver plus fun comme activité de loisirs, mais il a bien fallu que je finisse par accepter que le monsieur à qui j'ai confié il y a longtemps un peu de mes sous pour assurer nos vieux jours passe. Il a essayé de me faire sauver l'Europe à moi toute seule en achetant des actions soi-disant pas chères mais qui vont le devenir. Je lui ai demandé si c'était le nouveau film de Woody Allen, et l'ai envoyé se faire voir chez les autres, ceux qu'on est en train de se demander si on les sauvera ou si on les éjectera. Vive l'Europe et sa solidarité qu'ils disaient ! Mercredi prochain, c'est sûr, je fais autre chose ! Pourquoi pas piscine ?

Pour vous dire que j'ai du temps en ce début septembre, je suis même allée au cinéma dimanche soir. J'ai vu Habemus Papam. Eh bien j'ai adoré, et je suis d'accord avec tout ce qu'en dit Pascale, même sur le volley-ball ! Mais si vous voulez la surprise, n'allez pas lire sa note tout de suite, c'est encore plus jouissif à lire quand on a déjà vu le film.

Je vous tiendrai au courant de l'évolution de mon moral, mais vraiment ça a l'air de démarrer beaucoup mieux que l'an dernier ! Mais y'a peut-être pas que le lycée qui est responsable. Tout va mieux cette année je trouve (sauf en politique, mais ça, on n'y peut pas grand chose... Y'a encore un milliardaire arrêté pour avoir financé la droite.), et ce ne sont pas mes lecteurs qui vont me contredire !

 

Et contrairement à Dany Boon, moi, quand je dis que je fais une bonne rentrée, c'est du premier degré !

* Lao Tseu

lundi, 12 septembre 2011

Fermant les yeux et criant ouf, L'adolescent se mit à braire.*

Comme la marche est une suite de chutes évitées, la vie heureuse est une suite de catastrophes évitées.

Ouf ! On n'a pas eu d'attentat terroriste. Ouf ! bien que mon document audio n'ait été qu'à moitié enregistré sur ma clé ce matin, et que je ne m'en sois aperçu qu'une fois le cours commencé, j'ai réussi à faire passer les tests d'évaluation quand même. Et re-ouf ! A la cantine, j'ai réussi à trouver une place ailleurs qu'en face du seul collègue qui m'horripile au point de me couper l'appétit. Et en plus, cela m'a permis de faire connaissance d'une jeune collègue très sympa, qui enseigne l'espagnol, mais est roumaine !

*Scarron

mercredi, 07 septembre 2011

Il n'y a de bons professeurs que ceux en qui subsiste la révolte de l'élève.*

Dans sa dernière note Axel m'a fait me rappeler de l'attitude d'une de mes profs face aux textes de Maxime Le Forestier.

Dans son cas, il s'agissait de La vie d'un homme. Je n'ai pas trouvé le clip. Mais vous trouverez les paroles ici. Et l'histoire de Pierre Goldman, à qui il dédiait la chanson sur scène, là. Avant une fin dont il ne se doutait sans doute pas.

Dans ma classe de première, c'est J'men fous d'la France qui mettait ma prof de français hors d'elle.

Ecoutez en fermant les yeux, car les images ne sont pas celles auxquelles il pensait à cette époque-là !

Quand j'ai commencé à écouter et aimer MLF, il avait à peine 25 ans, sa première tournée, il l'a faite sous chapiteau (c'était nouveau) et ça coûtait 10 F. J'avais 15 ans, j'étais enthousiaste, et je suis retournée à plusieurs de ses concerts, vu que ce n'était vraiment pas cher. (30 F à l'Olympia, en 1978 !) Sa révolte me plaisait, et il m'a fait découvrir des gens supers en première partie : Yvan Dautin, Joël Favreau. Le comble, c'est dans le Figaro que j'ai trouvé un article qui raconte bien son parcours !

Et vous, à 15 ans, vous vous passionniez pour qui ? Vos profs en disaient quoi ? C'était quand ?

* Edmond Gilliard

samedi, 03 septembre 2011

La soirée n'est jamais plus belle pour moi que quand je suis content de ma matinée.*

Info importante : Note qui ne doit pas être lue par Virgibri ou tout TZR ou prof titulaire sur poste désespérément fixe bossant dans un lycée ou collège de zone sensible. L'évocation de tant de bonheur pourrait être fatale.

Ca y est, c'est fait, je suis prérentrée. Je suis partie sur mon vélo tout neuf à 8 heures et quart, et suis arrivée à 8 h 30, très en avance, puisque la plénière ne commençait qu'à 9 h 15, mais cela me donnait le temps de me rafraîchir avant que les premiers collègues n'arrivent et que la valse des bises ne commence. A vrai dire, je n'étais même pas la première. Ensuite nous avons essayé de suivre les discours des huiles, mais d'où nous étions, en hauteur dans l'amphi, nous avions l'impression de regarder un film en coréen sans sous-titres. J'espère que cette première partie n'a pas abordé de points importants. A 11 h nous avons eu le café prévu à 10 h 30, avec des mini-croissants et des mini-pains au chocolat, et surtout, nous avons enfin eu nos Emplois du Temps ! Un grand moment tous les ans. Cette année je suis carrément contente. J'ai des classes plutôt cools côté boulot, et j'ai un emploi du temps de vieille cycliste. Je m'explique : je travaille tous les jours sauf le samedi entre trois et 5 heures au maximum. Donc, je ne devrais pas être épuisée à la fin de mes journées, et comme je commence souvent à 9 ou 10 heures, je vais pouvoir aller au lycée en vélo. La deuxième partie de la matinée nous a fourni des renseignements plus utiles et plus audibles surtout. Je m'étais préparée à partir en guerre contre l'utilisation obligatoire du cahier de textes numérique, et puis on nous a miraculeusement dit qu' "on ne pouvait pas nous obliger comme ça, de but en blanc, à l'utiliser !" Que du bonheur ! A midi, nous avons eu droit à un apéro fort sympathique, puis pour le prix d'un ticket de cantine à un buffet très copieux et pas mauvais, vraiment. Ensuite, il y eut la réunion des profs principaux où j'ai principalement digéré et dormi, vu que j'entends les mêmes consignes depuis 12 ans, le conseil d'enseignement où l'on fait le bilan des problèmes à poser pour l'anglais, et enfin une réunion pour l'intégration d'un élève handicapé. Je suis ensuite passée voir si les deux collègues qui s'occupaient de photocopier les évaluations pour les groupes de compétences avaient besoin d'aide, et comme elles s'en sortaient fort bien toutes seules, je suis revenue, à 18 h 15 chez moi. Un peu fatiguée de pas grand-chose, mais longtemps, et impatiente de voir rentrer ADMV. Peu habitée par le désir de cuisiner (j'ai fait très fort récemment je vous le rappelle), j'ai commandé un petit repas chez Chouchichope, en choisissant nos préférés. Il fait beau, c'est vraiment une bonne prérentrée.

Alors que pour d'autres, c'est ça :

* Denis Diderot

mercredi, 10 août 2011

J'ouvrirai une école de vie intérieure, et j'écrirai sur la porte : école d'art.*

De retour pour trois jours avant de repartir, je lis un peu les infos. Et puis évidemment, je m'intéresse à ce qui touche à l'éducation nationale. Depuis 2008, dans la circulaire de rentrée ministérielle, l'accent est mis sur la lutte contre l'homophobie. En toute logique, les programmes évoluent. L'homosexualité n'est plus un tabou. Mais les réactions montrent que la partie n'est pas gagnée. Ce ne sont j'espère que les derniers soubresauts de convictions arriérées. L'ignorance en est la cause, espérons-le. Et si l'école persévère dans son rôle d'informatrice, les générations à venir seront peut-être moins homophobes.

http://www.liberation.fr/societe/01012353222-l-homosexual...

*Max Jacob

vendredi, 08 juillet 2011

L'homme énergique et qui réussit, c'est celui qui parvient à transformer en réalités les fantaisies du désir.*

Ouf, c'est fait. Les délibérations, les résultats, les oraux de rattrapage (quand c'est possible !), les allers-retours pour rien, vu qu'aucun candidat ne choisit l'anglais. Les idiots ! Expériences de covoiturage avec des collègues dont je viens de faire connaissance, et qui sont bien sympas. Des imprévus et des ratages.

Comment je m'emmêle les pinceaux, et n'enregistre qu'un quart d'heure de l'émission Mot de Passe où joue un copain.

Comment j'ai dû annuler ma soirée avant-première d'Harry Potter avec projection de l'avant-dernier opus avant la magistrale fin :

La Fnac annonce que c'est en VO, mais après vérification, Gaumont ne s'améliore pas et projette ses films en VF... (alors qu'il y a deux lieux de projection !) Heureusement la Fnac a reconnu son erreur et m'a remboursé mes billets.

Du coup, on ira mercredi, à la séance de 18 heures, car je ne veux pas manquer le feu d'artifice !

Autres réjouissances à venir, et réussies celles-ci, j'espère : un concert des Percussions de Strasbourg, un repas brésilien, un son et lumière parait-il génial sur un monument qui m'est cher, des balades, des barbecues, et une dernière réunion de collègues ce soir !

Comment voulez-vous que je trouve le temps de vous écrire des choses intéressantes ?

Il y a des jours comme ça :

 

Et heureusement d'autres comme ça :

 

Et faut pas être parano, des fois ça finit bien ! Bon, je pars boire un pot en ville !

*Sigmund Freud

dimanche, 03 juillet 2011

Le farniente est une merveilleuse occupation. Dommage qu'il faille y renoncer pendant les vacances, l'essentiel étant alors de faire quelque chose.

Bientôt les vacances ! Et depuis mardi 17 h 00, moment où j'ai rentré mes notes de bac sur internet, je me sens beaucoup plus cool. Evidemment, il y a bien eu quelques réunions, et demain je pars délibérer, mardi regarder les résultats et cacher ma larme, jeudi et vendredi interroger ceux qui en ont besoin, mais dans l'ensemble, le simple fait de ne pas avoir de "devoirs" est un vrai bonheur. Et c'est la période des "pots". Mercredi, pour l'accession au grade d'agrégée d'une collègue de physique, hier au pot de retraite d'une copine prof des écoles, mardi repas au restau pour deux collègues de l'équipe d'anglais qui eux aussi ont la chance de partir en retraite, et mercredi midi, pot officiel et chiant au lycée pour les dix départs en retraite. Deux de moins que l'an dernier. Je m'occupe des cadeaux d'un collègue, commandés sur internet. Je suis prête à parier qu'ils ne seront pas tous là mercredi. Mais je fais de très beaux "BONS POUR...".

Ce soir je pars dormir chez ma cousine dans la ville où je délibère, car on nous convoque à 8 h 00 à 120 km de chez nous, et je n'ai pas envie de me lever à 5h30. Il n'y a aucune urgence puisque les résultats seront officiellement affichés mardi matin à 10 h 00, mais ça doit leur apporter un plaisir particulier à nous gâcher la vie. Enfin, je suppose, car je ne vois aucune autre explication pour ne pas commencer à 9 heures. Le 8 au soir, je serai donc officiellement en vacances ! Ca va être la fête ! Je vous parlerai alors de mon programme de l'été. Le vôtre, à part pour ceux qui bossent, mais qui partent en période creuse, c'est quoi ?

En tout cas, moi, ça ne sera pas ça :

*Pierre Daninos

mardi, 28 juin 2011

Un optimiste est quelqu'un qui commence à faire ses mots croisés au stylo à bille.*

L'épreuve de Sciences Eco est longue, très longue. J'ai eu le temps de vous concocter deux mots-croisés. Voici le premier !

Vous n'avez le droit de proposer qu'un mot à la fois, et attendre que j'aie validé pour continuer. Indiquez une lettre ou un nombre, suivi de la place de votre mot s'il y en a plusieurs sur la ligne, et enfin, votre mot. Bonne chance.

  

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Horizontalement :

A - A mon avis, état dans lequel se trouve l'éducation nationale. B - Un film fort où jouait une star adorée par Pascale. - Mot utile à connaître en Angleterre et qui vient de chez nous. C - S'adapte aux petits pois et aux traits d'esprit. - Marque de noblesse. D - Le sont souvent d'elles-mêmes - Retirer ce qui est à l'intérieur. E - Par définition, on n'en connait pas ses membres. - J'en ai à foison pour la semaine qui vient. - Un petit coup ne me fera pas de mal. F - Avec des voyelles, nous donne à entendre. - Nous ou les Etats-Unis. G - Vartan le chantait "bouffe pour chat" à l'endroit. - Avec un "que", cela devient plus bandant. H - Attrapé ou en Normandie. - J'adorais en faire quand j'étais petite. - Y'en faut pas trop ou c'est immangeable. I - Un de plus, et on fait la gueule. - On l'est par des trucs malheureusement quotidiens. Un bout de slip. J - J'ai vu inscrit ça sur une photocopieuse aujourd'hui. - Je n'en entends pas qu'une par jour ! K - Préfixe privatif - Un gaz. L - Elles font fureur à la télé, sans elles, ils n'existeraient pas. M - Comme un nombre. - Les professeures le sont en fin de carrière. Un nombre.

 

Verticalement :

1 -Par exemple de tricher pendant un examen. - Métal ou conjonction. 2. Celui ou celle d'avant. - Appellation débile de chat et non pas appellation de chat débile. - Celle du sud. 3 - Italien - Elle recrute par pub aussi. 4 - Lumière phonétique. - Italien ou belge. - Vieux tube de Lenorman. 5 - J'en aurais tant envie ! - Très grand. 6 - Vieilles habitudes - On y passe avant d'entrer en chambre stérile. - Oui slave. - Pas toujours celui qu'on voulait malheureusement. 7 - Les livres le sont. 8 - Coupante - S'il avait fait beau ce weekend on l'aurait peut-être fait. 9 - Relève d'un truc grave. 10 - Mettre en stock. - Appelle avec un H. - Penses. 11 - Initiales cathos - On en a besoin pour comprendre. - Pas vraiment beau. 12 - N'est pas compris par tout le monde - Insectes en folie. 13 - M'rrivera j'espère quand je verrai les résultats du bac.

*Marie-Lyse Aston

mercredi, 22 juin 2011

La grande supériorité de l'examinateur est de se trouver du bon côté de la table*

Tous les ans je suis là, 4 heures, voire 5, trois fois au moins. Tous les ans ils se rongent les ongles, mangent des galettes st-michel ou des granolas, font tomber leurs cheveux devant leurs yeux jusque sur le papier. Tous les ans leurs chaussures sont le reflet de la mode adolescente du moment. Les ballerines et les converses perdurent. Elles sont humides cette année. Tous les ans, que les cheveux soient coupés ras, frisés, attachés ou non, colorés ou naturels, ils et elles se concentrent, se tordent, s'appliquent, essayant soit de valider le travail régulier d'une année, soit, dans un dernier élan, après avoir bachoté comme des fous pendant une semaine, de prouver qu'ils peuvent déchirer leur race et l'avoir ce putain d'bac. Hier (oui, j'ai écrit ce texte mardi) c'était l'épreuve de langue vivante 1, un peu comme une récré entre philo-Histoire/Géo et SES-Maths. C'est vrai, c'est même pas la honte de n'avoir rien compris : c'est dans une langue étrangère, et les vieux sont encore plus nuls qu'eux. Pas comme en maths ou en sciences-éco. Les pères se feront un plaisir de leur dire que c'était facile, qu'ils auraient dû faire ça, démontrer ça ou parler de ça. Tous les ans pendant que nous speedons comme des malades pour corriger nos 64 copies (110 en philo !) ils s'angoissent, extrapolent, consultent les corrigés sur le web, recherchent les listes de textes oubliées et froissées au fond du sac Eastpack depuis le dernier cours. Ils s'imaginent qu'ils ont raté, exorcisent leurs peurs en rédigeant des statuts provocateurs sur facebook. Tous les ans ils viennent aux résultats blêmes, tremblants ou grandes gueules, puis s'effondrent de rire ou de pleurs, hurlent, ravalent leur déception. Et tous les ans je suis là et je n'arrive pas à me retenir de pleurer. Et tous les ans, je vous écris une note sur ce fameux bac dont on dit tous les ans qu'il va disparaitre, et qui reste.

*Edouard Herriot

 

jeudi, 16 juin 2011

Lorsqu'on a perdu toutes ses illusions, il reste encore à perdre l'illusion suprême qui est de se croire sans illusions.*

Série L : «Peut-on prouver une hypothèse scientifique?» ou «L'homme est-il condamné à se faire des illusions sur lui-même?» (Pas d'info sur le texte...)

Série ES : «La liberté est-elle menacée par l'égalité?» ou «L'art est-il moins nécessaire que la science?» Le texte à commenter est extrait Des Bienfaits de Sénèque. 

Série S : «La culture dénature-t-elle l'homme?» ou «Peut-on avoir raison contre les faits?» Ou ils peuvent commenter un texte issu des Pensées de Blaise Pascal.

Edit 17/06/11, 11.02 :

Bac STI  et STG :

"Est-ce la loi qui définit ce qui est juste ?" ou "L’art est-il un moyen d’accéder à la vérité ?"

En fait, deux sujets que j'aurais volontiers traités. Je devine que la majorité des élèves de mon lycée auront choisi le deuxième, étant donné leur spécialité.

J'ai trouvé tout ça à l'instant, au conditionnel. Et on ne dit pas quel texte ont eu les littéraires. En L, j'aurais choisi le deuxième sujet.

Comme on ne peut atteindre la perfection, mais qu'on en rêve tous. Et qu'admettre qu'on est inférieur à ce à quoi on rêve. Alors, si on ne veut pas risquer de se suicider pour cause de déception permanente, il faut bien se faire des illusions sur soi-même.

Bon, évidemment, c'est à développer, à mettre en rapport avec une notion du programme, que je n'ai pas étudié, mais voilà vers quoi je partirais. Et vous ?

En cherchant une illustration pour ma note, je suis tombée sur ce dessin du Chat de Gelück, et je ne résiste pas à l'envie de la publier. Bon, je sais, cela n'a aucun rapport avec ma note. Quoi que.

* Claude Roy

vendredi, 10 juin 2011

Combien d'hommes profondément distraits pénétrèrent dans des trompe-l'oeil et ne sont pas revenus.*

C'est dommage, c'est un peu loin pour que j'aille y faire un tour entre deux épreuves du bac. Mais en photo ou en vidéo, cela vaut déjà la peine ! J'adore ne plus savoir ce qui est vrai, ou non.

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http://www.gentside.com/trompe-l-oeil/decouvrez-l-039-oeu...

Néanmoins, une chose est vraie : mon conseil de classe est terminé. Il ne me reste plus que deux heures de cours mardi, et un autre conseil. Demain je commence mon weekend de pentecôte en rencontrant des parents, mais je le finis en beauté.

Ensuite, préparation de rentrée, et bac.

*Jean Cocteau

mercredi, 08 juin 2011

Tant qu'une seule femme sur la planète subira les effets du sexisme, la lutte des femmes sera légitime, et le féminisme nécessaire.*

NE SIGNEZ PAS !!!

 

vive la vie,blog de femme,femme,femmes,sexisme,educnat-ras-le-bol

  

vive la vie,blog de femme,femme,femmes,sexisme,educnat-ras-le-bol

D'ailleurs, un sexisme pareil ça donne pas envie. Edit 9 juin, 8h55: J'ai retrouvé deux photos, sur un forum. http://www.neoprofs.org/t34080p15-laura-a-trouve-le-poste...

Et pour ceux qui penseraient que ce n'est qu'une erreur d'inattention de la part du ministère de l'educnat, je rappelle qu'ils n'en sont pas à leur coup d'essai :

http://whatamidoinghere.hautetfort.com/archive/2007/02/16...

 

*Isabelle Alonso

J'avoue, la citation n'est pas terrible, mais il n'y en a que deux sur Evene sur le "sexisme". Devinez pourquoi !

vendredi, 03 juin 2011

L'indépendance, c'est comme un pont : avant, personne n'en veut, après, tout le monde le prend.*

Bizarrement, j'aime les ponts que je ne fais pas. De toutes façons, ADMV et moi on n'arrivera jamais à avoir des dates de ponts qui correspondent. Cette-fois-ci, par exemple, j'étais libre du mercredi 10 h du matin au vendredi 8 h. Et elle, du mercredi 20 h 30 au mardi 7 h 30. On va pas se plaindre, on a eu un beau jeudi, cool raoul, sans bouchon, et on se reprend un jour et demi de samedi à dimanche soir à se culturer à Paris tout en fêtant l'anniv' d'ADMV. Comme j'avais bossé mercredi après-midi, après un pique-nique revendicatif devant la préfecture, j'ai pu être tranquille sur ma terrasse, répondre à du courrier sympa en retard, faire une balade pour que mes jambes ne vieillissent pas trop vite, et rigoler.

Pourquoi c'était bien au lycée aujourd'hui? Parce que comme tous les autres font le pont, on a eu une journée comme on en rêve : effectifs réduits. Y'a d'abord ceux qui partent. Puis ceux qui viennent au lycée, mais ne vont plus en cours. (les term's qui passent leur temps à faire des pronostics, mais ne révisent rien du tout). Et enfin, ceux qui auraient voulu venir, mais qui ont attendu en vain le bus de ramassage. Ben oui, le chauffeur fait le pont, lui.

Du coup, 5 élèves sur 12 en première heure, 10 sur 12 en deuxième, aucun en classe post-bac, et l'après-midi, 17 sur 19 en première heure, mais 13 sur 34 en dernière. Le bonheur vous dis-je !

En plus on a bien bossé, les plus timides ont parlé, les plus feignants ont été obligés de bosser, et moi, j'étais souriante. Je vous le dis, si j'étais ministre de l'éducation nationale. Je ne ferais aucune réforme à deux balles, je fixerais avec des gens qui s'y connaissent des programmes, et après chacun pourrait faire comme il veut pour y arriver, mais toutes les classes seraient à 20 élèves. Et je suis sûre que même avec deux ou trois heures par semaine, on serait gagnant en efficacité, rentabilité, réussite, calme dans les établissements, etc. Tout ce qu'on vous racontera sur les rythmes, les méthodes, l'accompagnement soi-disant personnalisé, et tout le reste, c'est du pipeau, le seul problème, c'est l'effectif.

Et aujourd'hui, c'était divin.

*Felix Leclerc

vendredi, 20 mai 2011

On ne reçoit de l'école que ce qu'on y a apporté.*

Apparemment d'après mon agenda à partir de lundi soir je souffle un peu. Enfin, je veux dire que tous mes temps libres ne seront pas pris par des convocations à des examens ou séances de correction de certification et que je pourrai enfin m'occuper des copies de mes élèves.

Je vois bien au réveil et en soirée qu'il a fait beau. J'espère que certains peuvent profiter de ce printemps exceptionnel. Si des agriculteurs passent me dire que je suis égoïste et ne pense pas à leurs cultures, j'assume. Je pairai mon impôt sécheresse sans ronchonner. Mardi après-midi donc je me prévois 4 heures de correction, mais sur ma terrasse. Ca change tout.

J'ai fait quelques kilomètres en voiture ces temps-ci et ai ainsi pu profiter des deux feuilletons médiatiques du moment. L'un est en prison, l'autre pas.

Dans les deux cas ça me laisse pantoise. Un autre monde. On a peut-être de la chance finalement de ne pas être riche, de ne pas appartenir à la classe supérieure.

Comme je les ai notées, je vous les offre. Deux perles trouvées dans des dossiers de candidats à une classe post-bac dans mon lycée :

"Depuis toujours j'ai développé mon dont pour le dessin."

"Travail régulier, superficiel."

*Bill Watterson.

Mon titre n'a rien à voir avec ma note, mais vu qu'elle est extraite de Calvin et Hobbes, et qu'elle reflète ce que j'essaye d'expliquer à mes élèves tous les jours, je m'en resservirai.