Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

mercredi, 11 mai 2011

Découvrir c'est bien souvent dévoiler quelque chose qui a toujours été là, mais que l'habitude cachait à nos regards.*

J'aime découvrir.

Aujourd'hui, dans un dossier, j'ai appris qu'une élève pouvait être "séreuse".

Je ne suis pas sûre que ce soit une qualité.

Et je viens de découvrir un jeu en ligne, auquel je jouais avec mes parents, en vrai, pas virtuellement. A 20 ans, j'étais une super championne. Là, je reprends avec bien du mal avec ma souris...

Hervé, je te le conseille le weekend, pour t'entraîner pour notre prochaine partie de composio !

*Arthur Koestler

dimanche, 08 mai 2011

Une plante carnivore peut pas être végétarienne. Je crois.*

C'est ce que j'appelle un bon samedi. Et vu comme s'était passée ma semaine, j'en avais besoin.

Hier soir, je recevais. Pas n'importe qui, deux jeunes collègues, accompagnés chacun de leur conjoint respectif. J'emploie le masculin parce qu'il l'emporte, (ah que la grammaire française m'agace !), mais en fait, dans les conjoints, il y avait une femme et un homme, et mes collègues sont des hommes. J'avais envie de leur faire plaisir, car l'un d'entre eux nous quitte l'an prochain, pour partir vers les côtes anglaises. (Non, ce n'est pas une note "tricot".) Leur préparer un repas n'était pas si simple. Je savais qu'un des couples était végétarien, alors, je me suis dit : "Je vais faire un curry de légumes". Mais là, j'ai appris que le deuxième conjoint n'aimait pas le curry. Et j'ai opté pour un buffet où il y en ait pour tout le monde, mais sans viande quand même.

Le matin j'ai fait mes courses à GrandFrais, en pensant à Pascale qui m'avait amenée à ce magasin avant qu'il n'y en ait un chez moi, et j'ai acheté un tas de trucs en un rien de temps. J'ai d'ailleurs félicité la caissière, car en arrivant la longueur des files d'attente aux caisses m'avait fait craindre de rester dans ce charmant endroit brumisé jusqu'à 16 h 00 !

Sur la table du buffet il y avait :

Des flans de carottes, des aubergines grillées, un coleslow fait avec de la vraie salad cream de là-haut, une salade mélangée qui reste mon secret, des épinards au gingembre et au cumin, de la courge butternut cuisinée avec de la coriandre, du gingembre, de la cardamome, du cumin, et j'en oublie sûrement..., une tarte salée aux poivrons de trois couleurs et à la courgette, (oeuvre d'ADMV), du riz, et du fromage pour ceux qui aiment bien tout manger en même temps sur l'assiette. Il faisait beau, on a pu manger dehors sur la terrasse, sauf le dessert, comme c'était des jolis gâteaux achetés chez mon boulanger préféré, je voulais qu'ils les voient. Et puis 23 h, c'est raisonnable pour ne pas attraper froid, ni déranger les braves gens qui veulent dormir.

A l'apéro, il y avait des radis préparés avec amour par ADMV, et offerts (disons avec amitié) par le voisin, des petits gâteaux turcs au sésame que je trouve près de mon boulot, et des olives aux amandes.

On n'a pas bu ça :

 

Bien que j'en aie rapporté plein de petites bouteilles de GB. Cette limonade est fabuleuse ; il parait que c'était la préférée de la reine Victoria ! Mes petits collègues sont difficiles, mais savent vivre, ils avaient apporté de bonnes bouteilles. Une très bonne soirée. Pour eux aussi je pense.

*Brève de comptoir, J-M Gourio.

mardi, 03 mai 2011

La liberté est une sensation. On peut parfois l'atteindre, enfermé dans une cage comme un oiseau.*

Si vous êtes allergiques aux notes qui parlent de l'educnat, contentez-vous de regarder l'image.

Il continue de faire beau comme jamais il a fait beau un printemps sur Maville. Je ne demande pas grand chose pour me sentir heureuse. Pouvoir profiter du mardi après-midi et du mercredi après-midi où je ne travaille pas pour corriger mes copies sur ma terrasse en jetant négligeamment un regard distrait sur mon beau mobile. Cela ne coûte rien ni à l'éducation nationale, ni à la sécu, et cela me rend plus efficace et moins prompte à l'utilisation des anti-dépresseurs.

Mais mon Ypéhaire en a décidé autrement. Aujourd'hui je serai de 9 heures à... ?h30 dans une salle sinistre du rectorat à corriger les certifications des élèves des classes européennes. Elèves que je n'ai pas en cours, mais qui, tout en bénéficiant gratuitement de mes services, privent MES élèves de leurs heures de cours et d'un délai d'attente décent avant de récupérer leurs copies. Vous me direz, une journée, ce n'est pas grand-chose. Mais ça recommence demain. Et jeudi. Là, je suis convoquée du mercredi 9 h 00 au Jeudi 18 h 00. Ah bon ! Je dors sur place ???? Cette fois, pour aller interroger les candidats libres au BTS ainsi que ceux qui ont suivi les cours des boîtes privées. Super ! Non seulement j'ai dû organiser les épreuves de mes propres étudiants (mes autres élèves ont également déjà perdu qq heures de cours) mais je vais maintenant faire le boulot des profs  du privé !

La vie est vraiment belle dans l'educnat. En tout, cas soyez sereins, le gouvernement sait effectivement limiter les dépenses. Mais plutôt que de faire croire qu'il rallonge l'année scolaire, il devrait informer le public qu'il prive les élèves de cours dès le 3 mai.

Une note inintéressante, mais qui m'a fait du bien en ce mardi matin. Un hasard, quand je parle du ministère ? A l'instant où je tape cette note, j'entends les poubelles qui se vident dans la rue.

 

gif animé poubelles014.gif

 

gif animé professeurs008.gif

*Camilo José Cela

mardi, 12 avril 2011

Il n'y a de bons professeurs que ceux en qui subsiste la révolte de l'élève.*

Je suis en train d'écouter une émission sur France Culture qui parle de ces membres de l'éducation nationale qui ont rendu leurs palmes académiques. Cette émission me rassure un peu en me disant que je ne suis pas toute seule à penser ce que je pense.

http://www.franceculture.com/podcast/2589801

Les palmes, je ne les ai pas eues, et je sais que je ne les aurai pas. Cette année, pour la première fois, j'ai fait la demande d'obtention de l'agrégation sur liste d'aptitude. Je savais que je ne l'aurais pas du premier coup. C'est comme ça pour tout le monde. Mais que mon inspectrice me mette un avis "réservé", alors qu'il y avait trois autres solutions au-dessus, ça m'a montré que ma prise de décision en mai dernier, de ne pas accepter d'être conseillère pédagogique cette année, et ma lettre qui expliquait clairement les raisons qui me faisaient refuser : un nouveau système de formation qui allait à l'encontre de l'intérêt tant des élèves que du professeur stagiaire, sont responsable de cet "avis". Je suis punie. Fière de l'être finalement.

*Edmond Gilliard

Post-scriptum qui n'a rien à voir : Quand j'étais petite, et que j'étais dans la lune, mon papa m'appelait "Gagarine". :-)

samedi, 02 avril 2011

Les adolescences trop chastes font les vieillesses dissolues.*

C'est le printemps, et nos élèves se sentent amoureux. C'est classique. Le romantisme dans mon lycée prend toutefois des formes nouvelles et étranges. J'appelle ça le romantisme du placard à balais. Il y a de nombreux recoins où ils peuvent être tranquilles, assis parterre ou même sur l'herbe quand il fait beau, des lieux où quasiment personne ne passe. Mais certains couples choisissent immuablement le coin en bas, près de l'escalier inévitable pour aller en salle des profs. Ils se tiennent debout, langoureusement enlacés, et leurs bouches emmêlées, appuyés contre la porte du placard à balais, avec, s'ils ont de la chance, un seau et une serpillière en attente à leurs pieds.

Corinne Pierre-Duplaix

*André Gide

mercredi, 30 mars 2011

Un bon traitement contre l'insomnie est de beaucoup dormir.*

 

J'ai des yeux comme ça.

 

Dès 11 h, je baillais comme ça.

 

J'ai dormi comme ça.

 

Et quand enfin j'ai trouvé le sommeil, j'ai fait des cauchemars comme ça.

 

 

Katsuhiro Ōtomo, "Akira" (1982). La destruction de Neo-Tōkyō.

Alors ce soir, je vais essayer de bosser comme ça.

 

 

Louison. http://macawpictures.blogspot.com/

Mais c'est pas gagné !

*W.C. Fields

mardi, 29 mars 2011

La police est sur les dents, celles des autres, évidemment.*

Une énorme manifestation à Londres, qui commence pacifiquement et dégénère à cause de casseurs. Là-bas aussi c'est l'éducation qu'on sacrifie. Le prix des études supérieures va tripler dès l'an prochain.

De ce qui c'est passé à Londres mercredi, vous n'en avez sûrement rien vu. Les journalistes ici ont gardé un silence étonnant. Non, finalement, pas étonnant, il faut conserver le mythe qu'il n'y a qu'en France que les gens manifestent. Il y avait pourtant déjà eu d'importantes manifestations étudiantes en Angleterre le 20 mars et le 11 novembre 2010 et le 29 janvier 2011.

 

 

Ce qui est différent, ce sont les policiers. A Londres, ils ne sont pas plus violents que les manifestants.

*Boris Vian

samedi, 26 mars 2011

Les fonctionnaires sont un petit peu comme les livres d'une bibliothèque. Ce sont les plus hauts placés qui servent le moins.*

Ma bibliothèque de quartier en 1967. Une seule entrée, deux bâtiments au fond de la cour : à gauche, la bibliothèque, à droite, le commissariat. Pas intérêt à te tromper.

Entrée dans la bibliothèque, dire bonjour aux bibliothécaires : M. et Mme S. A mes yeux, plus de 60 ans. Je ne dois pas me tromper beaucoup, ils étaient retraités de l'enseignement. A ma mère qui avait perdu son "carnet de bibliothèque", ils reprochaient "ça coûte cher à la ville". A mon frère, 14 ans, qui voulait emprunter un livre de la salles "adultes", accessible à 16 ans sur autorisation des parents, ils opposaient un refus sans appel. De Closets, Cousteau ou Paul-Emile Victor devaient être subversifs. A ma prof de maths, qui me l'avait raconté, ils faisaient remarquer avec mépris qu'elle n'empruntait que de la science fiction. A moi, ils ne disaient rien, car je respectais tous les règlements en ne lisant que du Charles Vildrac, de l'Enid Blyton ou du Caroline Quinn. J'ai eu de la chance. Pour mes 14 ans à moi, on a eu droit à l'ouverture d'une nouvelle bibliothèque, avec de vrais bibliothécaires, qui nous laissaient emprunter des livres d'adultes, nous y encourageant, même, vérifiant sûrement discrètement que c'était "correct".

Aujourd'hui, c'est toujours un endroit agréable, où il reste un semblant de calme, d'enfants et d'ados qui viennent s'évader quelques heures le samedi après-midi, sans walkman, sans coca, sans insultes, et ça fait du bien. J'y reste une heure, hors du monde, et ça me détend autant que mon cours de dessin.

laon zola

 

*Paul Masson

lundi, 21 mars 2011

Certains hommes parlent pendant leur sommeil. Il n'y a guère que les conférenciers pour parler pendant le sommeil des autres.*

Je viens de lire que vendredi dernier, c'était la journée internationale du sommeil. C'est pour ça qu'ils nous ont montré un mec qui sur un itinéraire, genre Lille/Nice, avait dormi en tout 9 minutes ! Incroyable, tout ça sans accident. Bon, moi, je n'ai jamais compté combien de temps je dormais sur un grand trajet, toujours est-il que le matin, je pense encore à mon lit quand je suis sur l'échangeur, avec beaucoup de nostalgie d'ailleurs.

Il parait que les micro-siestes font du bien. Je ne sais pas à quelle heure, mais je m'imagine bien à 13 h 30, au milieu de ma première heure de l'après-midi, dire à mes 36 élèves : "OK. Let's stop for two minutes and let's have a nice sleep, here. Heads on your tables everybody!" Le repas de la cantine nécessiterait bien une telle pause pourtant.

Ca ferait son petit effet, et peut-être seraient-ils moins énervés avec leurs profs de maths après ?

Aucun métier n'est fait pour ce merveilleux rhytme idéal dont on nous rebats sans arrêt les oreilles. Personne ne dort assez la nuit, car le boulot commence trop tôt (je dois être au lycée à 7 h 30, pour pouvoir faire mes photocop's ou rapporter un papier urgent au secrétariat, choper un élève qui me doit un chèque pour la sortie, etc.), et donc, je me lève à 6 h 20.  J'ai lu plusieurs sites, et la durée idéale moyenne d'une nuit serait de 7 heures ou 7 heures et demie. Il faudrait donc que je me couche à 23 h tous les soirs.... Ben, je n'y arrive pas. Et vous ?

Il n'y a que pendant les vacances que je dors bien, et que je peux faire la sieste, alors que je ne suis pas fatiguée. Etrange.

 

 

J'aime bien cette image de trains, à cause de mes racines. Mais d'un autre côté, prendre le train est devenu si stressant et aléatoire, que je me demande si elle est appropriée...

Quand je n'arrive pas à m'endormir, c'est vrai que je me trouve un peu dans le même état que quand le tgv ne démarre pas, coincé en gare, ou quand, après un retard, je dois prendre une correspondance, mais que rien ni personne ne peut m'indiquer le bon quai.

Alors, j'essaye d'avoir une image positive et rassérenante dans la tête. Souvent je suis allongée au soleil dans une prairie remplie de marguerites. Et vous ?

*Alfred Capus

mercredi, 16 mars 2011

Je suis abasourdi par le nombre de personnes qui veulent "connaître" l'univers alors qu'il est déjà suffisamment difficile de se repérer dans le quartier chinois de New York.*

Grâce à wikipedia, j'ai découvert que je lisais mieux le macédonien que le bulgare.

Ce matin en cours, j'ai failli éclater de rire il a été dit qu'un mot était mal prononcé, parce que l'accent tombait sur le "dic". Mes élèves sont vraiment bons en anglais, ils ont ri aussi. (Ces deux lignes sont pour emy, qui est à peu près la seule angliciste à fréquenter de près ou de loin mon blog.)

Maintenant deux lignes pour Virgibri que je félicite pour son admissibilité à l'agreg'. Le plus dur n'est peut-être pas fait, mais elle n'a pas bossé pour rien! Je suis extrêmement admirative, moi qui n'ai jamais réussi à sacrifier une année pour la passer, et qui cette année ai fait une demande d'intégration au corps des agrégés sur liste d'aptitude. On verra si la lettre que j'ai écrite pour me "vendre" aura été aussi efficace que les révisions de Virgibri.

C'est à peu près la seule bonne nouvelle ces jours-ci, alors dégustons-là.

Car autrement, ça continue de sauter au Japon, les conséquences sont annoncées de plus en plus graves de jour en jour, mais j'entends encore des gens interviewés dire qu'ils sont persuadés qu'il n'y aucun risque en France ! C'est vrai qu'on est les plus forts, j'ai tendance à l'oublier.

J'espère que cela n'a aucun rapport avec tout ça (les radiations), mais je déguste le plaisir d'entendre tous les matins depuis trois jours qu'il pleut dans le sud, ou qu'il y fait moche, alors qu'ici, on a l'impression qu'on va passer le bac demain... (oui, je sais, c'est pas sympa.)

*Woody Allen

samedi, 12 mars 2011

Très vite, un professeur devient un vieux professeur.*

Aujourd'hui, comme dans beaucoup de lycées de France, c'était la Journée Portes Ouvertes. Pour moi qui me suis amusée à aller photographier ma salle de classe pour vous, c'était plutôt "Entre les Murs"...

042.JPG

Je vous fais cadeau des deux plus beaux panneaux confectionnés par des élèves sur l'histoire de l'Angleterre, pour accompagner des exposés. Chacun dans leur style, ils avaient été faits avec amour, et ça se sentait.

040.JPG

041.JPG

Après les expositions, j'ai rencontré pas mal d'anciens élèves. J'ai revécu comme chaque année le traumatisme de ne pas me rappeler de plus de 10 % des noms, et c'est extrêment gênant, même si je fais tout pour que ça ne se voit pas, alors qu'eux semblent super contents de me revoir. Moi aussi, je me rappelle d'un sourire, d'un visage, mais je ne peux plus dire qui c'est, ni quelle année c'était. Le dernier, K, que j'avais... l'an dernier. Là, c'était le summum de la honte. Mais bon, aussi, il a retiré sa casquette de titi parisien, qu'il traînait partout, et il s'habille comme un vrai étudiant adulte. En plus, il ne prononce plus 150 mots à la minute. Il y a de quoi se tromper !

Au détour d'un couloir, une autre rencontre surprise :

017.JPG

 

La réponse, enfin !

*Daniel Pennac

mercredi, 09 mars 2011

Il y a des phrases qui ne peuvent s'écrire qu'à la main.*

bafouille0001.jpg

*Françoise Lefebvre (Souliers d'Automne)

dimanche, 06 mars 2011

Penser, c'est chercher des clairières dans une forêt.*

Demain, c'est la reprise, et avec deux semaines particulièrement chargées, où je ne pourrai même pas aller à mon cours de dessin jeudi, et où, ADMV est obligée de repartir dès demain matin... Bref quinze jours pas terribles, que je vais rayer soigneusement tous les soirs sur mon agenda. Comme quand j'étais interne.

Pour oublier la perspective de cette quinzaine, nous avons passé un dimanche cool, ensoleillé de surcroît. Un peu de boulot quand même ce matin, tortellini à la sauce au gorgonzola et merveilleux macarons achetés par ADMV, puis une fois le café avalé, nous sommes parties nous promener dans la forêt, pas très loin. Mais il faut quand même prendre la voiture. Je n'habite en plein dans une zone où le tourisme vert est très porteur. Quelques photos pour vous montrer que les images que nous emporterons au boulot sont quand même revigorantes.

 

100_5454.JPG100_5457.JPG

 

100_5456.JPG                                       

100_5458.JPG

 

 

 

 

 

 

*Jules Renard

 

vendredi, 04 mars 2011

 Il ne me reste que six mois à retourner la salade avec les doigts .*

dessin030320110001.jpg

Le mec de la dernière fois, il tient pas sur le scanner, et puis, j'en suis vraiment pas contente. Un mec déjà, c'est difficile à dessiner, mais en plus, sans muscles et avec un tatouage immonde sur la poitrine, ça m'a stoppé l'inspiration. Ne croyez pas pour autant que je suis restée en apnée deux heures. Non, mais hier, c'était mieux. Voici un des résultats. Y'a encore un pied improbable, mais un peu plus probable que les séances précédentes dans le même style de position.

Ce soir je cuisine. Menu prérentrée, simple mais bon, de quoi alimenter nos estomacs et la conversation. Dernière invitation du temps libre. la semaine prochaine, pas une soirée tranquille : conseils de classe tous les soirs et oraux de bac blanc sur les temps libres... Une reprise en force. Pourquoi fait-on tout ça, je vous le demande, puisque le baccalauréat est voie de disparition (de plus en plus proche !).

Dans la journée, penser à aller porter nos pulls laineux au pressing. Je ne veux plus m'habiller en 3 ans.

Demain sans doute Black Swan au cinéma. Le ciel s'éclaircit et Ed ressort. Pourquoi j'habite pas dans le sud ? Ne me le demandez pas, ça me fâcherait. Et vous aussi peut-être.

Y'a de tout ici, comme dans une salade niçoise. Mais y'a que ça de niçois. (Si vous voulez faire des essais de casting devant des caméras, allez à Nice, ils sont équipés !)

*Rousseau. Julie, ou la Nouvelle Héloïse.

(Pour que la salade garde toute sa saveur, cliquez sur le nom de l'auteur et vous obtiendrez la définition de l'expression à l'époque !)

Et comme dirait Pascale, n'oubliez pas ce jeu qui va disparaître de ma page.

jeudi, 03 mars 2011

Elles sont une fierté. En les rendant, un professeur né dans une famille de réfugiés espagnols s'est souvenu, les larmes aux yeux, de ses parents le jour où il a été décoré.*

Je tiens à remercier tous les personnels de l'éducation nationale qui ont déjà renvoyé leurs palmes académiques, ou qui sont sur le point de le faire. Je salue particulièrement le courage de ceux qui sont encore en activité. Cet acte simple en apparence, mais extrêmement symbolique, aura j'espère de l'effet. Au moins sur les électeurs.

Je les remercie car l'opinion publique semble passive et inconsciente devant le massacre qui est en train d'avoir lieu. Il s'agit de l'école, du collège et du lycée de vos enfants, ou de vos futurs enfants, ou petits-enfants. Je n'ose imaginer ce que sera l'enseignement proposé à vos arrières-petits enfants.

Si je retrouvais le foutu papier qui les attribuait à ma mère, ces palmes, je les renverrais. Elle serait tellement sidérée et atterrée par ce que fait ce gouvernement.

*Michel Ascher, dans une interview accordée à la Voix du Nord, le 26 février dernier.

lundi, 21 février 2011

Demeurer immobile, à écouter... c'est la tranquillité de l'axe au centre de la roue...*

Comme vous l'avez sûrement remarqué, j'ai réussi à installer là-haut une toute nouvelle bannière, grâce aux explications d'Alexandra sur le blog hautetfort. J'ai pas fait tout à fait comme elle disait, mais ça a marché quand même. Je suis a'ch'ment fière. Les vacances, c'est chouette, ça permet de bidouiller. Bon, je n'aurai pas que ça à faire, j'ai aussi 39 copies de bac blanc qui m'attendent, mais comme je le dis souvent, je vais faire "le string minimum". Mais vu la masse de boulot qui urge, ça va carrément être un "une pièce de nageuse de compét'".

Avant de me mettre au boulot, je viens de passer un vrai weekend avec mon ADMV, comme nous ne pouvons jamais en passer d'habitude. Vendredi soir, comme d'hab', soirée pour nous deux. Tranquilles, on se raconte, on se retrouve, tout ça. Samedi, traînage en ville et shopping ! Une fois n'est pas coutume. C'est pas encore l'abondance de couleurs, mais ça vient. J'ai même vu quelques fringues orange. Samedi soir, épisodes de Pushing Daisies en retard, avec notre citation préférée : "Question course à pied, il est pas manchot !"

Dimanche il faisait gris, alors j'ai cuisiné. Léger quand même, car le soir on était invitées. Dans la campagne. Une jolie maison une soirée sympa où on a écouté toutes sortes de musiques. Un jour je vous ferai écouter ce que la maîtresse de maison joue et chante. Comme je suis en vacances et que rien ne nous pressait, on est rentré à deux heures du matin ! Y'avait longtemps que je n'avais pas roulé de nuit dans le brouillard.

Aujourd'hui, j'ai fait des courses qui attendaient depuis un bail. Particulièrement un paquet à poster. J'avais d'abord dû trouver des enveloppes, car à la poste, ils ne vendaient pas le format requis. Puis, j'ai jamais trouvé le temps. Et là, eurêka ! J'y suis allée, mais pas dans mon bureau qui ferme le lundi matin (ben oui, c'est connu, le lundi matin, on n'a rien à poster), mais dans un autre, où j'ai vu... des enveloppes du même format que celles que j'avais dû acheter en ville. Après, achat de feuilles de brick, et, at home, confection de samosas aux pommes de terre et à la coriandre.

Enfin, après-midi "bricolage sur blogs", celui-ci et celui que je fais pour mes élèves, et parties de Questions pour Un Champion, pour épater ADMV.

Comment ça, il ne se passe rien dans ma vie ? Mais moi, je trouve que c'était trois jours paradisiaques, de ne pas avoir à penser, à planifier, à corriger, à me demander ce que j'ai oublié de faire, etc.

  

 

Pas besoin d'être aux Maldives pour passer de bonnes vacances !

 

* Charles Morgan

mercredi, 09 février 2011

VICTOIRES

J'écoute celles de la musique, de mon bureau, me levant parfois pour aller voir la tête de ces voix que je croise parfois à la radio. De tout ce que j'ai entendu jusqu'ici, ma préférence va à Hindi Zahra. Elle, je ne l'avais jamais entendue. Et si je vais en ville d'ici peu, je pense m'acheter son cd, et en même temps celui de Chedid, et celui de Sanson (même si d'elle, on n'a pas encore parlé ce soir). 

La victoire du plus inécoutable, je la donnerai à celui dont je ne prononcerai pas le nom ici, mais dont j'ai eu peur qu'on soit en train de nous présenter le petit frère, quand Anouna a dit "et maintenant Stromaé!"

Non, heureusement, c'était la victoire du pseudo verlan le plus drôle de la soirée. Et pour une musique de rue (c'était sa catégorie), c'était même pas mal.

Qu'est-ce qui me prend d'être encore debout si tard me direz-vous ? Eh bien, c'est que demain je fais grève. On n'en parle pas, parce que les juges aussi font grève. Mais bon, on va avoir 35 ou 36 élèves dans toutes les classes l'an prochain, et des TZR qui auront des zones de remplacement leur faisant faire tous les jours plus de 200 km, plein de postes supprimés qui feront embaucher plein de vacataires exploités. Bref, le bonheur pour nous et pour vos enfants.

jeudi, 03 février 2011

OUFS

J'ai vérifié sur le site du rectorat de mon académie, on demande beaucoup de choses aux candidats aux postes de vacataires en collège ou lycée, mais apparemment, pas de certificat médical...

D'après la fiche, voici ce qu'on attendait de lui :

Une licence, et éventuellement une expérience de travail avec les jeunes, mais, c'est pas obligé. En revanche, il lui fallait savoir:

 - savoir concevoir des leçons dans le cadre d’un programme et des exercices adaptés à la classe;

- être capable de transmettre un savoir théorique et donner des méthodes pour l'acquérir ;

- être à la fois enthousiaste et organisé dans les cours ;

- être en mesure de conduire une classe en associant souplesse et fermeté.

Sans expérience avec les jeunes, ces compétences sont évidemment facilement acquérables.

 

Et il y a de toute évidence peu de différence entre un dangereux schizophrène échappé d'un hopital psychiatrique irlandais et un prof. Il leur a quand même fallu un mois pour s'apercevoir que la personne en question avait quelque chose d'étrange.

http://www.20minutes.fr/article/663802/societe-Evade-hopi...

 

 

Ca y est, j'ai trouvé pourquoi. Il n'y a sans doute pas d'ascenseur dans cet établissement.

Depuis que j'enseigne, je n'ai passé qu'une visite médicale. Juste après avoir réussi le concours.

mercredi, 02 février 2011

CHUTES

Ce matin je suis allée d'une glissade élégante de mes marches à la porte de la rue qui m'a salutairement arrêtée. Devant ma porte, j'ai trouvé mon collègue co-voiturant qui patinait sans style, et ma voiture comme emballée dans du scello-frais qui aurait durci incroyablement, au point que nos petits grattoirs fluo ont eu bien du mal à en venir à bout.

Ceran Wrapped Car, 2007

photo © 2006 Fred Benenson | more info (via: Wylio)

 

Arrivée au lycée j'ai retrouvé quelques collègues, et aussi peu d'élèves, surtout occupés à compter leurs bleus, la cour du lycée n'ayant pas été salée apparemment.

Quelle matinée calme ce fut !

Il parait que ça recommence demain. Vous croyez que cette fois j'aurai le ruban du cadeau ?

 



mardi, 01 février 2011

ANGOISSES

Tout le monde a des angoisses, plus ou moins cachées. Je ne fais pas exception. Parfois le soir j'ai du mal à me décider à aller dormir. J'ai expliqué pourquoi à ADMV et cela l'a fait sourire:

"Parfois j'ai peur de ne pas être vivante en me réveillant."

Cette angoisse là, par chance, ne me saisit pas encore. Enfin, pas à ce point-là.

dimanche, 16 janvier 2011

QUE DES BONNES NOUVELLES

Pour faire plaisir à Zapette qui n'aime que les bonnes nouvelles et à Pascale qui trouve que je râle trop souvent je ne vais écrire aujourd'hui QUE des bonnes nouvelles.

Hier j'ai cuisiné un poulet au gingembre et à l'échalotte qui s'est avéré délicieux. Résultat, tout le monde était de bonne humeur et en plus il en reste et je n'ai pas à me poser de question pour le repas de midi !

J'ai eu des cadeaux : un dvd "Soyez sympas, REMBOBINEZ" que j'avais raté et ma copine s'en souvenait. Et un polar "КОЛЫМА", rassurez-vous tout n'est pas écrit en russe, mais évidemment ça parle de la Russie, plus exactement de l'Union Soviétique. Avec cette amie nous sommes allées 3 fois ensemble en Union Soviétique !

Il fait beau et j'ai fini mes devoirs ! On va pouvoir aller se promener. Faire travailler nos muscles (celui de la tête monopolise un peu trop mon temps ces temps-ci à cause de l'éducnat). Il me reste encore un devoir à taper, mais ça ça ne fait marcher que les muscles des doigts.

Bon en Tunisie, c'est plus mitigé. Il y a des violences, des pillages, des tirs à vue de la police, une armée qui n'arrive pas à tout maîtriser, mais cela semble aller dans le bon sens quand même. Après 25 ans de dictature, ce serait illusoire de réussir une démocratie d'un simple claquement de doigt.

Et pour finir un cadeau pour Hervé:

100_9166.JPG

100_9168.JPG

Les deux croquis bleu ont été fait de la main gauche !

vendredi, 31 décembre 2010

VOEUX

L'ANNEE 2010 N'A PAS ETE TERRIBLE...

ESPERONS QUE 2011 FERA UN EFFORT !

lundi, 20 décembre 2010

LENTEUR A L'HONNEUR

Je viens de lire sur Libération que la mode était à la lenteur:

http://www.ecrans.fr/En-v-la-du-slow-jeu-en-v-la,11599.html

La neige se charge de nous ralentir, et je ne le regrette pas. Je vais partir un peu plus en avance pour un rendez-vous cet après-midi. Prendre un livre pour patienter dans la salle d'attente d'une médecin que j'aime bien parce qu'elle prend son temps. J'aimerais que le monde du travail s'adapte à ce rythme. Mais je sais que dans 2 semaines je retrouverai ces gens qui envoient des e-mails le lendemain pour une réponse la veille, des élèves qui croient qu'on peut corriger en deux heures ce que 33 élèves ont rédigé en une. Je sais que les rues se rempliront de gens qui s'énervent dans leurs voitures parce que leurs patrons ne tolèrent pas une minute de retard bien que les bouchons, neige ou pas, encombrent la ville de manière notoire et immuable. Les trois personnes pressées qui se sont engagées sur le passage à niveau dans le nord ce matin devaient être pressées... Elles ne le seront plus.

Pour illustrer mon propos, un classique, où même le générique respecte salutairement ce principe de lenteur.

 

 

samedi, 18 décembre 2010

JE VOUS LE DIS COMME JE LE PENSE !

Je suis ravie d'être en vacances !

jeudi, 16 décembre 2010

A 19 H 37 LE CANARD ETAIT TOUJOURS VIVANT

On l'attendait. Elle était annoncée. Mardi, elle devait arriver mercredi. D'ailleurs, elle s'est présentée, modestement. Mais du coup, la préfecture, appliquant le principe de précaution, a annulé un voyage de 24 h en Angleterre, avec spectacle dans un célèbre théâtre. A l'annonce officielle de cette annulation, tout le monde se dit "c'est du sérieux, elle va sûrement être méchante !"

Ce matin, je m'équipe en pensant que la radio ne se trompe pas en me disant qu'elle arrivera finalement vers 11 h ce jour. A 11 h, rien. Un collègue qui a capté un autre flash info, me dit, non, en fait, elle sera là à 14 h. A 12 h, la proviseure nous annonce que la préfecture, toujours selon le même principe, a fait cesser leurs activités aux transports scolaires dès 16 h. A la récréation, rien. Le ciel est un peu plombé, mais sans plus. A 15 h, une surveillante passe dire que en conséquence, on libérera les élèves qui utilisent les sus-dits transports scolaires dès 15 h 30.

Toujours au chaud dans mes boots fourrées, je suis allée comme prévu rendre visite à une amie à l'hosto, où j'ai retiré mes chaussures, sinon je risquais l'amputation!, et je suis rentrée, après m'être cassé le nez au dessin (pas de cours, et j'ai pas été prévenue !) et là, toujours rien. Mes (vieux) voisins ont tous mis du sel tous les jours sur les trottoirs depuis lundi, mais à part ça, le macadam est nickel.

Bref, à 19 h 37, heure de cette note, il n'y a toujours pas de neige. Les parents qui vont avoir perdu le prix de la place de théâtre et du shuttle (seul le bus accepte de rendre les sous), vont être ravis du zèle de la préfecture ! Et si la population se rebiffe, je pense qu'Hortetrucmuche va faire écarteler en place publique le patron de météo-france.

Une image qui n'a rien à voir :

 

Le clown Slava, qui, lui, fait tomber la neige dans une salle de spectacle !