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samedi, 12 décembre 2009

DEFI D'ECRITURE N°8

Le temps passe, et il devient urgent de l'écrire !

Quoi donc ? Votre lettre au Père Noël !!!

Si vous souhaitez qu'il ait une chance d'être dans les délais pour vous faire plaisir, il faut que votre lettre soit publiée au plus tard Vendredi soir prochain, le 18 décembre !

Vous avez le droit de ressortir une vieille lettre de votre enfance, de ne pas croire au Père Noël, d'être optimiste ou pessimiste, en ces temps de guirlandes électriques et de marrons chauds, tout est permis !

ARNAQUE EN STOCK

Ed est dans son bureau après sa journée de boulot et a échappé de peu à une arnaque pour lui faire acheter de l'isolation. La sonnerie du téléphone retentit.

Voix féminine à l'accent asiatique prononcé : "Madame le Cheval qui parle, vous êtes une bonne cliente ELYKONERIEN.

Ed :"hmm."

Voix féminine à l'accent asiatique prononcé : "Madame le Cheval qui parle, j'avoue que nous aimerions vous avoir aussi comme cliente pour la téléphonie mobile."

Ed :"Ah, là, je vous arrête, car je n'ai pas de portable et ne souhaite pas en avoir."

Voix féminine à l'accent asiatique prononcé: "Ah bon, mais, Madame le Cheval qui parle, vous ne souhaitez pas avoir un téléphone pour être joignable à tous moments ?"

Ed :" Mais, je SUIS joignable. Puisque vous avez réussi à me joindre."

Fin des hostilités.

mardi, 08 décembre 2009

TELECAT

Il y a 16 ans je me suis abonnée au câble, en cadeau j'ai eu un an d'abonnement à une revue télé, pas trop chère, assez complète, pas moralisatrice quant à mon choix d'émission, et en plus avec dans ses dernières pages des mots croisés et des sudokus. Depuis quelques temps, je ne lis plus les programmes télé que je trouve en deux clics sur mon ordi, mais je fais hebdomadairement les sudokus, toute seule, et les mots-croisés avec ADMV. A côté de nos casse-têtes préférés il y a toujours des annonces qui nous font marrer, genre "rencontres pour militaires gays",  "rencontres - chères + rapides" (si tu lis vite, tu ne vois que "chères et rapides" !), "voyance pour n'avoir que des bonnes nouvelles", ou "dialogues hot par sms" (tout un programme !). Hier, ADMV qui avait mis ses lunettes, et pas moi, s'exclame : Oh, y'en a vraiment pour tous les goûts, y'a un site spécial pour chats célibataires !!!

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lundi, 07 décembre 2009

LE DEFI DE ZAPETTE N°7

 

On y pensait depuis longtemps. Il y a vingt ans ce n'était qu'un rêve, que l'on remodelait un peu à chaque vacances : une idée agréable, une odeur de vent marin et de vinaigre de malt, une couleur ambrée de bitter locale, l'image d'un petit cottage à la campagne, l'humour des amis qu'on s'imaginait retrouver au quotidien. Plus la retraite approchait, plus l'on se renseignait : la sécurité sociale, la banque, le prix des loyers, les régions les plus abordables. Bloggeuse acharnée, j'avais contacté des expatriés pour obtenir des témoignages. Certains nous confortaient dans notre projet et nos espoirs. D'autres nous faisaient peur. Des déçus congénitaux essayaient de nous dissuader. Enfin, le 1er juillet 2023 je fus en retraite. Ce fut une belle journée. Il faisait soleil, et dès le lendemain nous avons commencé à vider la maison, trier, empaqueter. Nous n'emporterions que les plus beaux souvenirs. Des photos, des livres, nos disques durs. Le reste, nous l'achèterions sur place. Les meubles anglais ont du charme, si l'on se passe du feu artificiel. Les nouveaux propriétaires voulaient s'installer le 1er septembre, date à laquelle nous aurions nos clés pour notre nouvelle maison. Quel timing ! Je regrettais parfois de vieillir, mais ce jour-là, j'ai senti que l'âge m'aidait à bouger « léger ». Plus jeune, je m'accrochais aux objets, aux lieux. Cette fois, je partais sans déchirement. Et aujourd'hui, je ne regrette rien. Cela fait dix ans déjà. J'ai des nouvelles des amis et de ma famille par internet. Certains font même le voyage parfois. La vie ici nous convient. Le champagne et le foie gras sont un peu chers, mais j'y pense parce que c'est noël. Le reste du temps, le thé, la bière et le stilton me suffisent. Ca valait la peine de rêver.

 

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dimanche, 06 décembre 2009

OYEZ AMIS ECRIVAINS DU DIMANCHE

Depuis quelques temps avec Zapette, nous lançons des défis d’écriture, sans prétention, juste pour nous faire plaisir, et éventuellement faire plaisir à ceux qui nous lisent. Nous nous sommes dit que nous aimerions retrouver nos textes à un seul endroit du web, le défi, suivi de tous les textes publiés pour y répondre.

Emma s’est prise au jeu et nous a même créé un blog ! Si vous acceptez que j’y publie vos textes (ceux que vous m’aviez envoyés par mail, ou en commentaire ici), dîtes le moi. Je me charge de les publier. Je vais poster des notes « rétro-actives » !

Si vous avez envie de lancer des défis vous-même, et de faire partie intégrante de l’aventure, écrivez-moi ou à Zapette et Emma, et vous pourrez poster vous-même vos textes, et publier à l’occasion vos consignes.

Comme je l’ai dit à mes deux acolytes, j’ai envie que ça reste un blog de copains, ce n’est pas que je n’ai pas envie de connaître de nouveaux bloggers, mais il existe déjà des blogs d’écriture, où il y a tellement de membres, que j’ai fui dès que j’y ai mis les yeux. Cela semblait à la fois trop peuplé, et d’un autre côté lourd et peu accueillant. Le nombre de participants jusqu’ici me convenait. C’est juste un moyen de conserver les textes pour les lire plus facilement.

Les défis pour rire continueront donc d’apparaître sur nos blogs respectifs.

En attendant le dernier défi en date est chez Zapette !!! Précipitez-vous, c'est pour demain soir !

Et pour finir en se marrant, voici la phrase d'un "journaliste" de télévision entendue hier soir (SAMEDI !!) :

"Continuez à donner pendant tout le weekend, jusqu'à ce soir."

vendredi, 04 décembre 2009

OU EST LE JAUNE CHEZ VOUS ?

Comme tous les lecteurs de Dana, j’ai été la cible d’un tag en couleur. Je mets « couleur » au singulier, car en fait le titre c’est « Jaune comme… ».

Ca m’a amusée, et puis en y réfléchissant je me suis dit, qu’à part le papier peint de ma chambre, il y avait peu de jaune chez moi. Mais depuis douze ans que je dors en jaune, j’apprécie. 

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Cherchant plus loin ce que je pouvais trouver de jaune dans ma vie, j’ai pensé aux bananes que je mange le matin pour me donner la force d’affronter le marathon des cours. Et sur le même plan de travail, l’huile d’olive dont je ne peux me passer, quelle que soit la recette.

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J’ai croisé mon sac à main petit format mais dans lequel, telle Mary Poppins j’entasse tout un monde parallèle de papiers, stylos, livre, mp3 divers et plus loin dans le couloir, ma cape de pluie, rangée depuis quelques joues que nous sommes au sec.

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Il y a aussi les becs des drôles d’oiseaux qui décorent mon couloir et la boîte du dernier jeu qu’on m’a offert pour défier ma culture générale. Vous remarquerez au passage que chez moi, ce qui est jaune est parfois flou...

 

En dehors du sommeil, le jaune est futile ou/et culinaire chez moi, et peu existant. Je poursuivrai donc l’exploration de mes couleurs avec le violet, l’indigo, le bleu, le vert, l’orangé, et le rouge, et mon drapeau sera complet.

mercredi, 02 décembre 2009

S . O . S

Un jour sur mon blog, j'ai écrit cette note-là :

http://whatamistilldoinghere.hautetfort.com/archive/2007/11/02/vous-donner-envie-de-voir-une-exposition.html#comments

Et une autre fois, celle-ci :

http://whatamistilldoinghere.hautetfort.com/archive/2008/02/14/sourires.html

J'ai lu dans le jdd qu'on abandonne ce musée pour un sombre projet immobilier. Il faut agir d'urgence ! Le Musée Montmartre est un des endroits les plus merveilleux de Paris. Les expos y sont toujours de qualité, et il est le symbole de toute une époque qui a bien plus de valeur que tous les élus et promoteurs véreux.

Pour agir, il faut aller signer la pétition là :

http://www.petitionduweb.com/LAISSERONS_NOUS_DISPARAITRE_LE_MUSEE_DE_MONTMARTRE-5434.html

Je veux pouvoir retourner flâner là, quand je veux !

 

mardi, 01 décembre 2009

CA L'FAIT A CHAQUE COUP !

Dans la salle des profs, 7 h 35.

"Tiens ! T'as changé de lunettes !"

"Non, J'AI des lunettes aujourd'hui."

Y'avait longtemps. Je porte des lentilles depuis 1979. J'ai vu l'évolution technologique, et au fur et à mesure des années les conjonctivites s'espacer. Il y avait bien dix ans que je n'en avais pas eu. Mais depuis hier, mon oeil gauche est rouge, pleure, et me fait mal. Du coup, apparition de Ed au lycée ce matin avec ses belles lunettes classos. Au début de ma carrière de prof, ça m'arrivait une fois par an à cause de la craie et des lentilles qu'on ne jetait pas comme ça ! Les élèves qui me connaissaient bien me disaient "Tiens, c'est la semaine à lunettes."

Même si elle n'était pas aussi confortable et fine au début, la lentille est l'invention qui a le plus changé ma vie. De manière radicale. Elle m'a permis de voir à quoi je ressemblais. La première fois que je me suis aperçue par surprise dans une glace à au moins 4 mètres, sans grimace de plissage d'yeux, et sans lunettes devant ces mêmes yeux, je ne me suis pas reconnue. En prime, j'ai pu : recevoir un ballon de basket sur le coin de l'oeil sans me retrouver coupée par la monture, entrer dans un magasin sans être aveuglée par la buée, faire du vélo l'hiver sans rêver d'inventer les essuie-glaces à lunettes, voir sur les côtés, voir toujours pareil car les lentilles ça ne tombe pas sur le nez, me trouver physiquement acceptable.

Mais je reconnais que certaines montures peuvent aussi avoir quelque utilité !

dimanche, 29 novembre 2009

COMMENT ARRIVER A SES FINS

Un facteur avait stocké chez lui 300kg de courrier non distribué !

Ils disent que c'était pour s'éviter du boulot. Certes, mais si c'était un défi d'écriture, et que l'on doive terminer cette histoire, je dirais que l'enquête prouva que l'homme en question avait été payé par le gouvernement qui lui assurait gratuitement un logement F12. En effet son stockage, ainsi que celui opéré par 250 autres facteurs disséminés dans toute la France, permit entre 2005 et 2009 de faire baisser suffisamment la confiance que les français avaient dans leur service public pour qu'ils acceptent sans broncher la privatisation de la poste.

vendredi, 27 novembre 2009

DEFI DU VENDREDI : LE RESULTAT

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C'est bien moi. Je lance le défi, impose les consignes, et j'ai failli être en retard ! Mais ça va. Le vendredi 27 novembre n'est pas terminé. Voici donc mon texte :

Léopold

Léopold était maniaque. Tous les jours il astiquait les chromes de sa Buick rouge. Dans le placard de l'entrée il replaçait conscieusement les quinze sacs à mains de Constance, son épouse depuis vingt ans. Il redressait le portrait de la Reine Victoria au-dessus de la cheminée. Il habitait Rue Blanche, et était chagriné car les boutiques ne l'étaient pas. Au moment de faire couler l'eau de sa douche, il regrettait que sa mère, Heather, ait fait appel à l'époque à un plombier anglais, car subséquemment le robinet "C" crachait de l'eau froide, et pas chaude, et le robinet "H" donnait, lui, de l'eau chaude... Et, de manière ni Hésitante, ni Héroïque ! A chaque fois, il se brûlait lamentablement, à s'en recompter les dents. Tous les samedis Léopold lustrait les feuilles de lierre de la façade. Les voisins n'en avaient pourtant rien à faire de la poussière sur le lierre, mais, mettez-vous bien ça dans le crâne : Léopold était maniaque !

Et voici celui d'Agathe, qui me l'a envoyé très tôt !

Elle descendit du taxi noir, devant l’hôtel Bertram. Elle n’avait pas souvent l’occasion de venir en Angleterre, un pays qu’elle adorait pourtant. Elle avait vu à la télévision une adaptation du roman d’Agatha Christie où l’intrigue se déroulait dans cet hôtel si conventionnel, si attaché à la tradition de la vieille Angleterre. Elle n’avait pas résisté à la tentation et avait acheté un billet d’Eurostar.

Lorsqu’elle commanda la sacro-sainte tasse de thé, elle ne fut pas déçue. Le thé lui fut servi dans une jolie chope de faïence à l’effigie du prince de Galles.

Elle se souvenait d’un passage du film où Miss Marple se réjouissait de voir que l’hôtel n’avait pas changé depuis la guerre. Lorsqu’elle entra dans la salle de bain, pour poser sa trousse de toilette, elle fut quand même un peu surprise par les robinets de cuivre, qui semblaient en effet dater de la guerre. Elle se demandait si elle pourrait prendre une douche sans déclencher une inondation.

Après s’être rafraîchie sans incident, elle décida d’aller faire un  petit tour dans la ville. Elle longeait les vitrines. Halloween n’était pas passée depuis très longtemps, mais elle trouva quand même assez bizarre ce crâne orné d’un bonnet de ski dans une vitrine. « Décidément, ces anglais sont parfois totalement loufoques », se dit-elle en souriant.  

Elle poursuivit sa promenade et croisa un groupe de jeunes garçons aux jeans taille basse, aux cheveux longs. Ils gigotaient dans la rue, s’agitaient comme s’ils avaient une guitare et se prenaient pour des chanteurs de rock. Cela lui rappela la vidéo qu’elle avait vue sur Internet. Elle avait un ami qui jouait avec deux autres garçons de la guitare virtuelle, lorsqu’ils jouent à Guitar Hero. Elle n’eut besoin de faire que quelques pas pour comprendre que les futurs stars qu’elle venait de croiser, sortaient de ce magasin rouge et jaune dont la façade était ornée d’une guitare électrique.

En tous cas elle ne regrettait pas son voyage, des portraits de la famille royale sur les tasses de thé aux guitares pour jouer du rock, le raccourci était saisissant !!

 

 

CA A L'AIR DE QUOI ?

Ce matin en roulant en ville, je me suis dit qu'il y avait vraiment de plus en plus d'allemands dans ma ville.

Et puis j'ai réalisé que c'était simplement les nouvelles plaques numéralogiques.

C'est con, mais je ne m'y fais pas.

mercredi, 25 novembre 2009

CELUI-CI EST DE MOI

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Ce n'est pas une réponse à un tag, mais plutôt une idée qui m'est venue grâce à un com de Pascale. C'est un peu aussi un clin d'oeil à Zapette qui est allée au Népal récemment. Voici quelque chose que vous ignoriez peut-être de moi : je dessine. Ou plutôt, je dessinais. J'aimerais recommencer. J'ai eu plusieurs "périodes" (je sais, ça fait un peu prétentieux...). La plus prolixe a été de 1993 à 1995, après une opération qui m'a fait arrêter mes hobbies de l'époque qui étaient plutôt sportifs. Jusque là, j'avais surtout dessiné, au crayon, au fusain et au crayon de couleurs. Mais je me suis mise à l'acrylique. Le tableau ci-dessus en est un exemple, d'après une carte postale. Puis après un moment un peu désert à cause d'une rupture suivie d'un deuil, j'ai repris, en m'initiant à  l'aquarelle en 2000. Mais là encore, ne m'obligez pas à raconter, mais un gros truc pas drôle à failli tuer mes émotions. Heureusement j'ai rencontré ADMV, et je vais mieux, mais mes pinceaux restent au repos... Promis, je vais m'y remettre !

mardi, 24 novembre 2009

PENDANT QU'ON MARCHE, ON OUVRE LES OREILLES

Pendant la manif. Un vieux qui sort de son bureau de tabac, jette un regard vers les jeunes, et nous hurle dessus, nous les adultes qui fermons la marche : "ils savent même pas leur apprendre à lire et à écrire !"

Devant le rectorat, qui a finalement abandonné de descendre le rideau de fer devant la porte, car les lycéens leur auraient grillé le moteur. "Lycéens ! Pas contents ! Lycéens  ! Pas contents !"

Vous voyez qu'ils savent aligner deux mots.

En rentrant de la manif dans le bus… Un peu en live, un peu dans le portable.

«  - Eh, Jordan, t’es grillé ! – Pourquoi ? – Parce que t’es délégué. »

« - Vous avez fait le DS ? Ah. Quoi, samedi matin ? Pour moi, le samedi matin, ça existe pas. »

« - Hein ? On a anglais à 14 heures !!! Eh ben on va aller speaker Angliche. Y’a pas d’blème. Moi qui pensais qu’ça allait être une journée pépère. Putain, les profs qui nous disent qu’ils viendront pas, et puis qui font cours… »

 

Au moment où il sort du bus, je lui dis :  « Dommage, si vous aviez été dans mon lycée, vous n’auriez pas eu anglais ! » Il avait même pas l’air vénère.

 

Une jeune fille s’apprête à descendre du bus. Je ne vois que ses jambes et ses pieds devant moi.

« Oh, les filles. Y’a ma queue qui me gêne.

C’est la dernière fois qu’on m’fait mettre un costume pareil ! »

Je lève les yeux, elle a des moustaches de chat dessinée sur les joues. Quand elle descend, je remarque une espèce de bosse au-dessus de ses fesses sous sa petite veste de minette, justement.

MA NOTE TANT ATTENDUE N'EST PAS GAIE

Vous avez des enfants ? Ils ont l’ambition de faire des études ? Alors ça va être chaud. D’abord avec une réforme, la même que l’an dernier. On leur avait bien dit qu’on n’était pas d’accord. Ils nous ont dit (deux députés se sont même déplacés dans mon lycée pour nous faire du bourrage de crâne…) « qu’ils n’étaient pas du genre à faire sortir par la porte une réforme qu’ils referaient rentrer par la fenêtre. » Heureusement, on ne les a pas crus. On se sentirait très cons aujourd’hui.

Les contenus vont diminuer, certaines matières sont quasi-sacrifiées, comme les Sciences Economiques et Sociales (ben oui, ça fait réfléchir, vaut mieux seulement leur apprendre à compter et placer leur fric.), l’histoire-géographie (oui, vous avez bien lu ! C’est tellement peu important !). Et au lieu de redonner aux jeunes la possibilité de consolider et approfondir leurs connaissances, on va leur offrir un zapping educatif en seconde, dont l'intérêt est loin d'être prouvé. De plus, chaque lycée étant responsable de décider des heures en groupes, ça va être sympa l’ambiance entre les matières qui se feront la guerre pour les obtenir, et pour vos enfants qui n’apprendront pas la même chose d’un lycée à l’autre.

Ensuite il y aura les profs, dont on va supprimer la formation professionnelle. Un grand pas en avant… vers la cata pédagogique, les dépressions nerveuses et les démissions multipliées, et la généralisation des vacataires et contractuels.

Pour finir, si vos enfants survivent à cette destruction de l’école, ils n’auront pas intérêt à traîner pas loin d’une manif, car ces temps-ci on les arrête, on ne prévient pas les parents, on les fait passer en comparution immédiate, et ils se retrouvent avec de la prison avec sursis sur leur casier judiciaire, juste parce qu’il faut des coupables pour décourager les autres. Ca se passe en province, y’a pourtant des ministres présents, et les media nationaux se la ferment.

La France, à force de dire qu’on a la chance d’y être né, et qu’on n’a pas le droit de se plaindre, on est en train de la laisser devenir une sacrée mare de boue non-démocratique.

samedi, 21 novembre 2009

REFLEXION D'UN SAMEDI MATIN

Je profitais de mon samedi matin après un petit marathon de trois jours pour finir à temps toutes mes copies, calculer mes moyennes et rentrer tout ça sur le logiciel ultra-nul qui nous sert de kalamazoo (anciens bulletins papiers pour les profanes), quand j'ai eu l'occasion d'entendre le disque d'un couple de pianistes qui jouaient magnifiquement. J'ai dit à ADMV : "Ces deux-là, ils ne pourront pas se plaindre de ne pas avoir 4 mains !"

vendredi, 20 novembre 2009

JE PENSE QUE C'EST LE SIXIEME

Il y a longtemps que nous avons interrompu nos défis d'écriture. Y'en avait qui étaient en vacances, d'autres qu'avaient des soucis, plein de grosses excuses bidons, mais le fait est que nous n'avons pas écrit depuis une éternité. Les règles restent les mêmes : les participants publient leur texte sur leur blog ou me l'envoient par mail et je le publierai ici. Le texte doit être publié vendredi prochain au plus tard (ou me parvenir par mail la veille). Il faut tant soit peu respecter les consignes, et assumer tous les commentaires colorés que l'on trouve ici. Allez-y ! Lancez-vous ! Comme diraient mes élèves, c'est fun !

Ecrire un texte de maximum 300 mots où l'on retrouve ici et là des détails inspirés par ces quatre photos prises pendant mes vacances en Angleterre et que je ne vous avais pas encore montrées :

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jeudi, 19 novembre 2009

ON N'EST PAS DES BETES

Allez, on va faire un peu plus léger aujourd'hui. Une note pour vous montrer le panneau découvert à l'entrée d'un pub à Brighton.

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Voici des gens sans aucune contradiction. Et puis si vous venez avec votre lapin apprivoisé ou votre chat, vous êtes sûrs qu'ils ne finiront pas hachés dans une "steak and kidney pie".

mercredi, 18 novembre 2009

UN COLLEGIEN MENACE DE TUER SES PROFS SUR SON BLOG: "C'ETAIT UN ELEVE SANS PROBLEME."

Y'en a marre de ces titres à la noix, de ces considérations sans fondements par des journalistes qui n'ont qu'une envie, écrire ce que leurs lecteurs ont envie de lire, ce qui ne choquera ni la ménagère de moins de cinquante ans, ni l'octogénaire paranoïaque. Si ce gamin a pris une carabine avec 25 cartouches dans l'intention déclarée de tuer ses profs, excusez-moi, mais, IL AVAIT BIEN UN PROBLEME.

Le problème, justement, c'est qu'on ne les repère pas toujours ces problèmes, pas qu'ils n'existent pas. D'ailleurs il y a aussi des profs avec problèmes. Il y en a qui les hurlent sur leurs élèves ou en salle des profs, et d'autres qui les gardent pour eux. Comme ce garçon de 13 ans. Et si un jour ils pétaient les plombs, eux aussi, et venaient tirer dans le tas dans leur classe, ou plus probablement au rectorat ? Ce n'est peut-être pas tant que ça de la science-fiction...

Plus loin dans l'article il y avait cette phrase fabuleuse : "C'était un bon élève, il avait 12 de moyenne." Si c'était un bon élève, pourquoi n'avait-il pas 15 ? (Note qu'il avait l'année d'avant.) Il avait peur d'une réunion parents-profs ! Quelle pression tout de même. Cela m'anéantit. Elle vient d'où cette pression ? Des profs qui hésitent à noter au-dessus de 14, des parents qui veulent ce qu'il y a de mieux pour leurs enfants et leur répètent que s'ils ne sont pas excellents à l'école ils rateront leur vie, mais parallèlement leur rabâchent que c'est de la faute de leurs profs s'ils ne réussissent pas, ou des journalistes et des politiques qui se délectent de phrases bâteau, vides de sens sur les jeunes et sur l'école ?

Je suis en plein dans le système, avec ma part de culpabilité, mais j'ai envie de crier "STOP !" et qu'on nous foute la paix. Marre des media qui écrivent et vendent de la soupe, des politiques qui ne pensent qu'au nombre de voix qu'une phrase choc bien qu'éculée va leur rapporter, des parents qui consomment de plus en plus l'école, des Inspecteurs qui n'ont pas plus qu'hier conscience de la réalité de notre travail, des chefs d'établissements qui nous assomment de réunions, papiers à remplir, à distribuer, de délais à tenir, de projets à organiser, de commissions dont il faut faire partie, tout ça pour réussir leur propre carrière, marre de tout cela qui m'empêche de repérer les problèmes de mes élèves, et de ce fait me transforme en cible potentielle lors d'un prochain pétage de plomb.

lundi, 16 novembre 2009

PARCE QUE C'EST AUSSI VOTRE VICTOIRE

Merci à tous et à toutes pour vos votes. Je suis vraiment ravie que vous trouviez mon blog "VERY NICE" et espère que vous vous y sentirez toujours les bienvenus, y compris Pascale dont le blog est très beau aussi, mais moins very nice quand même. Et puis côté honneurs, elle a déjà donné. Il en faut un petit peu pour tout le monde. D'ailleurs, il y a même un blog qui a obtenu 436 votes ! Mais la preums de chez h&f, c'est moi !

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Je suis toujours dans mes expériences diverses de scan, et je viens de découvrir que le papier fluo, eh bien, ça ne rend rien ! J'espère que vous n'en trouverez pas mon blog moins beau.
Pour célébrer ça et faire encore plus plaisir à Pascale, je vous offre une photo de ma petite visiteuse du soir.
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COCATAGE

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dimanche, 15 novembre 2009

NOTE MANUSCRITE

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samedi, 14 novembre 2009

MERDE ! J'AI RATE LE 20 000 EME !

Je savais que j'en approchais, alors je m'étais dit que je guetterais le 20 000ème commentaire. C'est le 20 000ème depuis l'ouverture de mon premier blog, qui n'est en fait que le frère jumeau de celui-ci quant à sa forme,  en avril 2006. Trois ans, six mois, 21 jours. Ca nous fait un total de 20 000 commentaires en 1300 jours. Chapeau bas mes lecteurs ! Cela vous fait une moyenne de 15 commentaires par jour ! Vous n'êtres vraiment pas feignants.

Et puis voilà ! Raté ! ça a eu lieu le 6 novembre, sans que je m'en aperçoive, dans la bousculade de la reprise. Le voici :

"Les scones ????? Mais ce sont de vraies estouffades !!!
Quant à speaker english, I have no soucy  !!!"

L'auteure de ce commentaire inoubliable, qui mériterait de rester graver dans la pierre, c'est Zapette sur ma note du 5 novembre ! Ca a failli être moi, et Axel a raté de peu cet honneur.

Je vais réfléchir à une récompense et vous tiendrai au courant.

 

vendredi, 13 novembre 2009

ILS SE DEMANDENT APRES POURQUOI ON LEUR EN VEUT !

Quand j'étais élève on les appelait les "Surgés", aujourd'hui on dit les "Cépéheus". Mais ils n'ont pas changé ! Ils me cherchent et me filent des punitions sans raison... La preuve, le CPE m'a taggée. Je dois vous raconter 7 choses que vous ignorez à mon propos. C'est pas de la tarte car beaucoup d'entre vous me connaissent en vrai, et je suis tellement bavarde que j'ai à peu près tout dit sur mon blog. Depuis avril 2006 que voulez-vous que je puisse avoir oublié ? Cette punition est injuste, donc, mais je m'y plie. Si d'autres veulent suivre, why not, mais j'ai déjà taggé pour le cinéma ! (A moins que la contesse n'en profite pour écrire sa première note...)

1. En fac, j’avais un prof de littérature anglaise que je ne voyais qu’en cours magistraux, et qui s’appelait Mr Lorriman. Je ne sais plus si c’est lui ou la rumeur qui nous avait appris qu’il était le professeur particulier de Valery Giscard d’Estaing. Voilà quelqu’un qui doit avoir l’impression d'avoir atteint ses objectifs.

 

2. Je suis allée pour la première fois en Union Soviétique en août 1975. Un copain est resté coincé à l’aéroport au retour, parce qu’il avait oublié son passeport dans le bus, et ma meilleure amie est rentrée amoureuse passionnée et hyper triste. Son histoire d’amour a quand même duré, par épisodes, jusqu’en 1983 je crois ! Et moi ? Rien.

 

3. J’ai joué au basket pendant 25 ans. J’essayais de porter le numéro 10. J’aurais bien mieux joué si j’avais porté des lentilles de contact dès le début. (C'est pas moi en-dessous, mais c'était pour elle !)

 

4. Mon fruit préféré est la mangue. Pourtant la première fois que j’y ai goûté, j’ai trouvé que ça sentait l’Eau de Cologne. Aujourd’hui, personne ne sait ce que sent l’Eau de Cologne de toute façon.

 

5. Le premier vrai livre que j’ai lu avec presque pas d’images, c’était « Les Petites Filles Modèles », et je n’ai pas trouvé ça niais et malsain, alors que mon père se désolait de mes lectures.

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6. Entre 15 et 19 ans, j’ai eu environ 25 correspondants dans le monde entier, à qui j’écrivais régulièrement, des belles lettres avec des dessins. Je n’ose pas penser au temps que j’aurais passé à chatter si j’étais née 35 ans plus tard !

 

7. Je sais jongler, et il y a 24 ans j’ai animé un club jonglage dans le cadre d’un PAE. C’est fou ce que la passion peut donner comme compétences soudaines ! 

 

 

mercredi, 11 novembre 2009

UN JEU, C'EST UN JEU

Je pose pas mal de questions ici, propose des jeux, et parfois, vous en laissez un en plan. C'est le cas du jeu que je vous avais offert pendant mon absence. Toutes les réponses ont été trouvées, sauf le point commun entre toutes les réponses. J'y tiens ! A vous de jouer !

1. Le venin 2. Une bombe atomique 3. Le vaudou 4. Le Dernier Métro 5. L'argent 6. Jacques Coeur 7. Le titre de Miss Monde 8. New York 9. Cendrillon 10. La Cité Interdite

REPONSE : le point commun, c'est le groupe Téléphone, toutes les réponses rappellent une de leurs chansons.

Une seule question pour un jeu, ça fait pas beaucoup. Alors je vous en propose une deuxième pour départager les ex-aequos ou pour consoler ceux qui seront arrivés trop tard.

Pouvez-vous me dire de quel film est extraite cette photo ? Donnez le titre, la date du film et le nom des acteurs.

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REPONSE : Ce n'est pas extrait d'un film ! Cette photo a été prise en 1990 avec mes amis allemands de l'Est. On aperçoit leur Trabant. L'actrice de face, c'est moi !
En question subsidiaire, il y a toujours : "quelle différence voyez-vous entre les deux Portes de Brandebourg de ma note précédente ?"
REPONSE : Sur la photo en noir et blanc on aperçoit deux petits trucs de chaque côté des chevaux , et ça doit être des militaires et des mitraillettes.
N'oubliez pas de Voter pour moi au Very Nice Blog. C'est chaud ! A l'heure où je vous parle, Pascale me bat d'un tout petit point. Voir mon message dans la colonne de droite.
Et bientôt, ma réponse au tag de ma copine Pascale, parce que, moi, je suis gentille !

lundi, 09 novembre 2009

UN ANNIVERSAIRE QUI COMPTE POUR MOI

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J'ai pris la première photo en 1974. J'étais en seconde et je participais pendant mes vacances à un séjour itinérant en RDA. Un soir, dans une auberge de jeunesse, un groupe de collégiens est-allemands a demandé à passer la soirée avec nous. Autour de tables rondes, un peu gênés au départ, nous avons parlé, échangé des adresses. J'ai écrit 5 lettres au retour. Deux personnes m'ont répondu. Un garçon qui me demandait régulièrement de lui envoyer des jeans, et dont les dernières lettres me sont parvenues en 1983 ou 84 d'une prison de Berlin Ouest !, et une fille de deux ans plus jeune que moi, qui ne m'a jamais rien demandé, sauf des paroles de chansons en anglais, et m'envoyait plein de cadeaux, objets en bois, papier à lettres démodé, qui me faisaient plaisir à chaque fois. Les années ont passé. En 1982, je finissais mon année d'assistanat, avec un moral dans les chaussettes à l'idée de revenir en France. J'ai fait une demande de visa, pour lequel mon amie devait m'inviter officiellement, et je me suis rendue seule en train en RDA, ai passé la frontière sous la pluie "protégée" par les mitraillettes. J'avais 24 ans, un visa d'entrée, pour le retour il fallait aller voir la police sur place, et ma mère n'en menait pas large avec tout ce qu'on racontait sur le rideau de fer et ce qui se passait derrière ! A 22 ans, M. était mariée et avait déjà un petit garçon de 4 ans. Tout le monde s'étonnait qu'une française vienne voir ses amis, alors que les allemands de l'Ouest, négligeaient souvent de rendre visite à leur famille. On m'a souvent demandé si j'étais au PC, car ils croyaient qu'il fallait avoir sa carte pour obtenir un visa. Ma réponse négative les rassurait. Je me souviens de la grand-mère de G. qui a pleuré en me remerciant d'être venue voir la famille de son petit-fils, d'un petit garçon à qui j'avais apporté une pochette de feutres, et qui avait couru chercher les siens pour me les montrer, d'une pizza dont on avait parlé pendant une semaine avant de réunir les ingrédients un peu tous les jours avant de pouvoir enfin la faire, de la vie pas chère, mais des magasins où on trouvait des choses, mais pas toujours ce qu'on voulait, d'un mariage où je suis allée et où la bière coulait à flots, et dont on est reparti à pied en traversant une forêt, de G. qui me disait de venir vivre en RDA, que là je serais sûre de ne pas être au chômage et qu'on parlerait de moi dans les journaux, je me souviens de tant de gentillesse. Je me souviens des larmes le jour où ils m'ont ramenée à Magdeburg, du train où ils n'avaient surtout pas le droit de monter, de l'impression d'injustice d'être aussi libre, et eux, si peu. Sept ans plus tard, je commençais à me dire qu'il fallait que je retourne les voir et la nouvelle est tombée ! Le mur aussi. Aussitôt, ma lettre d'invitation est partie, celle de M. l'a croisée m'annonçant son arrivée. En mars 1990 ils ont fait tout le voyage en Trabant, avec dans le coffre tout le mélange de carburant nécessaire à l'aller-retour ! Ce séjour chez moi, nécessitant auparavant encore pas mal de démarches administratives, fut magique et ce sont eux qui ont eu les honneurs de la presse locale. Depuis on se voit quasiment tous les ans. En 1992 j'ai pu prendre la deuxième photo, tout près de la porte cette fois. On s'est fait visiter mutuellement les coins qu'on connaissait bien : l'Angleterre, Berlin, la Savoie, la Tchékoslavaquie, et on va se revoir en avril pour fêter ces 20 ans de liberté. Voilà pourquoi cet anniversaire n'est pas pour moi qu'un évènement médiatique.

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