Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

jeudi, 10 novembre 2011

Les Français croient qu'ils parlent bien le français parce qu'ils ne parlent aucune langue étrangère.*

Pour aujourd'hui mes élèves devaient rechercher des mots en relation avec le mot "Food". (Pour les analphabètes en anglais, food ça ne veut dire ni "Mac", ni "Do", ni "nald", mais nourriture.) A une élève j'ai dit qu'à une époque où l'on peut regarder Dexter et Docteur House en anglais, elle n'avait pas le droit de parler anglais comme sa grand-mère (ou plutôt la mienne) et de prononcer "knife", "quniffe". Elle ne l'a pas très bien pris, c'est vrai, elle n'est pas pire que celui qui m'a répondu "phoque", quand j'ai demandé à quel mot français leur faisait penser le mot "fork". Ce qui m'a un peu désolée, c'est que le seul nom de magasin où l'on peut acheter de la nourriture qu'ils connaissent, c'est "supermarket". Quand j'ai essayé de leur faire trouver "boulangerie", y'en a une qui a crié "ah! oui! je sais! "Paul"!!!"

Eux, comme moi, ont besoin d'un weekend, vous ne trouvez pas?

En plus j'ai le début d'un lumbago, et j'aime pas ça. Si j'avais dit ça à mes élèves, sûrement que l'un d'entre eux aurait cru que je parlais d'une maison de vacances...

*Tristan Bernard

mercredi, 09 novembre 2011

Une sage lenteur a raison de la hâte.*

Il y a des gens pressés qui roulent à 250 kilomètre heure sur une route nationale et qui perdent leur permis, d'autres qui avancent la sonnerie du lycée de 5 minutes et qui me font perdre 5 minutes de sommeil tous les matins. Chercher à gagner du temps fait toujours perdre quelque chose.

Dans un texte étudié ce matin avec mes élèves, on nous disait que manger lentement empêchait de grossir. Si je parle lentement, mes élèves comprennent mieux. Et si je suis lente à publier une nouvelle note, je sens l'intérêt renaître chez vous.

Comme le dit le message d'une mug très populaire en Angleterre, "Keep calm and carry on !"

 *Théognis de Mégare 

 

 

mercredi, 02 novembre 2011

Un instant hors du temps qui ne fait pas la fête, l’instant que la loi choisit pour passer de l’heure d’été à l’heure d’hiver, et réciproquement*

On est bien rentrées. Hier soir, un peu avant 22 h. Je vous raconte pas comme c'est compliqué de voyager à la Toussaint. Pas à cause des chrysanthèmes, mais à cause des fuseaux. Horaires. T'arrives en Angleterre, tu retardes ta montre d'une heure. Pendant 24 h, tu t'habitues. Le samedi soir, enfin dans la nuit, tu re-retardes ta montre d'une heure. Ca te fait deux heures de retard sur l'heure de ton pays au moment où t'es partie. Mais quand tu reviens, tu limites les dégâts, car vu qu'on change d'heure en même temps, tu ravances ta montre d'une heure.

C'est un peu perturbant, mais ça permet de vérifier le bon fonctionnement du remontoir de ta montre. Euh, remontoir, ça veut plus dire grand chose, puisqu'on ne remonte plus les montres. Alors comment il s'appelle le petit bouton que j'utilise au moins deux fois par an pour mettre ma montre à l'heure d'hiver, puis d'été ?

Vous vous demandez sûrement ce qu'on a vu là-bas. Eh bien, ce qui était promis était bien là-bas, et même plus !

On a vu ça:

Les cabines sur la plage de Bournemouth

DSC00120.JPG

Ca:

Poole, mais nous, on n'a pas pu prendre de photo du haut d'une montgolfière...

DSC00219.JPG

Et puis même ça:

La cathédrale de Salisbury.

DSC00172.JPG

Le reste je vous le montrerai dans une prochaine note.

*Jean-Pierre Dufreigne

 

 

mercredi, 26 octobre 2011

En Angleterre, rien n'est fait pour les femmes, même pas les hommes.*

Vendredi matin à 6h30, nous partons. Nous verrons peut-être ceci :

Bournemouth1_tcm69-4203.jpg

Ou cela :

poole-harbour-square.jpg

Ou encore cela :

Salisbury.jpg

Cela dépendra du temps, du vent, des intempéries, de nos envies, de notre humeur. Je prendrai des photos, des notes et vous raconterai au retour. Soyez patients, entre les sorcières, les squelettes et les chrysanthèmes, ça va passer vite !

*Oscar Wilde

samedi, 22 octobre 2011

- Voulez-vous me prendre en photo avec mon chapeau ? - Ce serait plus facile avec un appareil photo !*

Il y a des jours où aller en ville c'est fatiguant. Il y a trop de monde, il pleut, vous ne trouvez rien de ce que vous cherchiez... Et puis il y a des jours où c'est super méga génial d'aller en ville. Il fait beau, ce n'est pas surpeuplé, les gens semblent avoir préféré aller dans les zones commerciales de périphérie, (grand bien leur fasse !), et on trouve tout ce qu'on cherche et même plus, parce qu'on nous fait des cadeaux. C'était comme ça aujourd'hui ! Je sais ce que je vais avoir pour noël : un Banco à gratter.

Parce que mon gros cadeau, le vrai, je l'ai eu aujourd'hui. La batterie est en train de se charger. J'ai accroché les bandoulières, collé un protège-écran lcd, et j'ai 5 jours pour apprendre à me servir de ce bijou pour pouvoir vous rapporter de belles photos de mes vacances.

*Philippe Gelück

vendredi, 21 octobre 2011

Même la pensée d'une fourmi peut toucher le ciel.*

J'attends mes sushis chez moi.

Non ceci n'est pas une phrase pour améliorer son articulation. Ils appellent ça des "tongue-twisters" en anglais (pas les sushis, les phrases genre chaussettes de l'archiduchesse) du coup je crois qu'on appelle ça des tourne-langue en français. Mais j'suis pas sûre. Et j'ai la flemme de vérifier.

Oui, je suis flemmarde ce soir. Je commande mes sushis et ne les fabrique pas toute seule avec mes petites mains comme mon ami Hervé. Je joue à des jeux sur l'ordi (mahjong, qp1c, tmvpsp, etc.) au lieu de faire mes devoirs. je baille et écoute de la musique. Vous savez pourquoi ? Je suis en vacances !

Bon, mardi, quand ADMV sera repartie, ma voiture déposée pour sa révision chez le garagiste, il sera temps de prendre conscience des réalités et de me mettre au boulot. 4 paquets de copies, et un lot d'enregistrements à évaluer. Que du bonheur. Vu mon manque de sommeil ces jours derniers, je crois que c'est toujours mieux pour moi que d'avoir les élèves en face de moi. Après le break, je réussirai de nouveau à être agréable. Enfin, j'espère pour eux.

J'ai des projets pour ces vacances, je vous en parlerai plus tard. Y'a pas que mon boulot qui s'arrête. Y'a mon cours hebdomadaire de qi gong et celui de peinture. A ce propos, je voulais faire une note sur mes dernières oeuvres, mais mes deux appareils photos semblent HS. Faut que j'envoie un télégramme (si, si, pour le Pôle Nord, ça marche encore !) pour que le Père Noël passe un peu en avance chez moi.

Voilà, c'est tout ce que je peux faire pour mon lectorat impatient. J'essaierai de faire mieux la prochaine fois, promis !

 * Proverbe japonais

mardi, 18 octobre 2011

Je suis un steak haché suspendu à une corde à linge par jour de grand vent*

Dimanche je suis allée au théâtre, à Nogent sur Marne. C'est pas souvent. D'abord c'est pas souvent que je vais au théâtre, car contrairement au cinéma, ça me fait dormir. Me demander pas pourquoi, je ne sais pas. Mais là, j'y suis allée, ça a duré une heure vingt, et je n'ai pas dormi du tout ! C'est un signe.

J'ai vu Zouc par Zouc, avec Aurélie Nuzillard, seule en scène pendant toute la pièce, et dirigée par Nicolas Liautard. Je ne le connais pas, mais je peux dire qu'il a fait du bon boulot. Le spectacle est une adaptation d'entretiens que Zouc a eu avec Hervé Guibert. Bien que cela ne cherche pas du tout à imiter ce que faisait Zouc sur scène, ou même plutôt parce que, eh bien cela donne un spectacle fort, léger et émouvant tout à la fois. Quand la lumière s'est éteinte j'ai réalisé que je pleurais malgré moi.

Aurélie Nuzillard a 25 ans, n'a pas grandi avec Zouc dans son monde culturel bien sûr, question de génération, mais lui rend malgré cela un grand hommage. Elle vit, respire, et donne avec une grande générosité et un grand professionalisme malgré son jeune âge. Retenez son nom et rappelez vous ce que je vous en dis aujourd'hui quand vous la recroiserez sur scène, ou pourquoi pas au cinéma. Le spectacle sera sûrement à Avignon cet été. Ne le manquez pas si vous passez par là.

Plus haut, j'ai dit "d'abord", parce que ensuite, c'est pas souvent que je vais à Nogent sur Marne, pourtant c'est joli, des ancêtres à moi y ont habité, mais ça devient peu fréquentable, à cause du maire. Lisez plutôt.

* Zouc

EDIT pour ceux et celles qui osent ne pas connaitre ! Je vous en glisse un petit sous le paillasson: 

lundi, 26 septembre 2011

Je ne veux parler que de cinéma, pourquoi parler d'autre chose ? Avec le cinéma on parle de tout, on arrive à tout.*

Envie de causer de ciné. La semaine dernière on est allé voir La Fée, et on a adoré ! Une merveille qui nous a fait rire, (du non-stop pendant les vingt premières minutes), et qui nous a donné envie de dire merde à tous les gens qui nous empêchent de vivre. Et je trouve ça sain. Les acteurs qui jouent dans La Fée et qui sont aussi les scénaristes, et sûrement plein d'autres trucs dans ce film, sont des clowns qui se sont mis au cinéma. Ils sont merveilleusement polyvalents : drôles, danseurs, poètes, acteurs, acrobates, déjantés congénitaux.

Vendredi on a vu un film un tout petit peu plus ancien qu'ADMV a acheté rien que pour me faire plaisir, parce que j'adore Annie Girardot, et puis, j'adore aussi Audiard. Pascale a déjà deviné.... Elle boit pas, elle fume pas, elle drague pas, mais elle cause.

Un chef-d'oeuvre et je pèse mes mots. En plus il fait partie des films d'une époque où pour ne pas laisser le spectateur espérer vainement d'autres images ou se demander si les personnages vivaient d'autres aventures après la dernière photo, on écrivait en blanc sur fond noir, ou sur la dernière image qui faisait rêver, le mot "FIN". Ou bien, "Teu hande" ! Vous ne pouvez pas imaginer le sentiment de nostalgie que provoque cette vision à la fin d'un film !

Du coup, j'ai une question (mais y'a rien à gagner) : Sauriez-vous quel est le dernier film qui s'est terminé par le mot "FIN" ? Le vraiment dernier des derniers, hein !

*Jean-Luc Godard

mercredi, 14 septembre 2011

L'homme content de son sort ne connaît pas la ruine.*

Je fais une bonne rentrée. J'ai du boulot, mais vu comme mes heures sont réparties, cela reste gérable. Le plus dur a été de commencer par avoir à corriger 275 tests. Les nouvelles méthodes (la mode, donc) sont aux groupes de compétences, et ces compétences vont par 5. Nous en évaluons trois, mais déjà comme ça, sur deux niveaux, ça fait du taf. Réjouissons-nous en pensant à l'an prochain quand les terminales joueront aussi ! Le but du jeu, c'est de faire un "diagnostic". Ce qui ne veut pas dire qu'on joue au docteur, mais qu'on repère ceux qui auraient besoin de soins intensifs. Après on fait 4 groupes par niveau. Deux où on pousse les forts et deux où on soutient les faibles. Vous me suivez ?

Comme mes journées ne sont pas trop chargées, je bosse un peu tous les jours, et du coup, le mercredi après-midi, je peux prévoir autre chose que du stylo rouge à tous les étages. Aujourd'hui, j'aurais pu trouver plus fun comme activité de loisirs, mais il a bien fallu que je finisse par accepter que le monsieur à qui j'ai confié il y a longtemps un peu de mes sous pour assurer nos vieux jours passe. Il a essayé de me faire sauver l'Europe à moi toute seule en achetant des actions soi-disant pas chères mais qui vont le devenir. Je lui ai demandé si c'était le nouveau film de Woody Allen, et l'ai envoyé se faire voir chez les autres, ceux qu'on est en train de se demander si on les sauvera ou si on les éjectera. Vive l'Europe et sa solidarité qu'ils disaient ! Mercredi prochain, c'est sûr, je fais autre chose ! Pourquoi pas piscine ?

Pour vous dire que j'ai du temps en ce début septembre, je suis même allée au cinéma dimanche soir. J'ai vu Habemus Papam. Eh bien j'ai adoré, et je suis d'accord avec tout ce qu'en dit Pascale, même sur le volley-ball ! Mais si vous voulez la surprise, n'allez pas lire sa note tout de suite, c'est encore plus jouissif à lire quand on a déjà vu le film.

Je vous tiendrai au courant de l'évolution de mon moral, mais vraiment ça a l'air de démarrer beaucoup mieux que l'an dernier ! Mais y'a peut-être pas que le lycée qui est responsable. Tout va mieux cette année je trouve (sauf en politique, mais ça, on n'y peut pas grand chose... Y'a encore un milliardaire arrêté pour avoir financé la droite.), et ce ne sont pas mes lecteurs qui vont me contredire !

 

Et contrairement à Dany Boon, moi, quand je dis que je fais une bonne rentrée, c'est du premier degré !

* Lao Tseu

lundi, 12 septembre 2011

Fermant les yeux et criant ouf, L'adolescent se mit à braire.*

Comme la marche est une suite de chutes évitées, la vie heureuse est une suite de catastrophes évitées.

Ouf ! On n'a pas eu d'attentat terroriste. Ouf ! bien que mon document audio n'ait été qu'à moitié enregistré sur ma clé ce matin, et que je ne m'en sois aperçu qu'une fois le cours commencé, j'ai réussi à faire passer les tests d'évaluation quand même. Et re-ouf ! A la cantine, j'ai réussi à trouver une place ailleurs qu'en face du seul collègue qui m'horripile au point de me couper l'appétit. Et en plus, cela m'a permis de faire connaissance d'une jeune collègue très sympa, qui enseigne l'espagnol, mais est roumaine !

*Scarron

mercredi, 07 septembre 2011

Il n'y a de bons professeurs que ceux en qui subsiste la révolte de l'élève.*

Dans sa dernière note Axel m'a fait me rappeler de l'attitude d'une de mes profs face aux textes de Maxime Le Forestier.

Dans son cas, il s'agissait de La vie d'un homme. Je n'ai pas trouvé le clip. Mais vous trouverez les paroles ici. Et l'histoire de Pierre Goldman, à qui il dédiait la chanson sur scène, là. Avant une fin dont il ne se doutait sans doute pas.

Dans ma classe de première, c'est J'men fous d'la France qui mettait ma prof de français hors d'elle.

Ecoutez en fermant les yeux, car les images ne sont pas celles auxquelles il pensait à cette époque-là !

Quand j'ai commencé à écouter et aimer MLF, il avait à peine 25 ans, sa première tournée, il l'a faite sous chapiteau (c'était nouveau) et ça coûtait 10 F. J'avais 15 ans, j'étais enthousiaste, et je suis retournée à plusieurs de ses concerts, vu que ce n'était vraiment pas cher. (30 F à l'Olympia, en 1978 !) Sa révolte me plaisait, et il m'a fait découvrir des gens supers en première partie : Yvan Dautin, Joël Favreau. Le comble, c'est dans le Figaro que j'ai trouvé un article qui raconte bien son parcours !

Et vous, à 15 ans, vous vous passionniez pour qui ? Vos profs en disaient quoi ? C'était quand ?

* Edmond Gilliard

lundi, 05 septembre 2011

La lecture est une amitié.*

Un chouette weekend. Rien de mieux pour se préparer à la rentrée. Du coup, malgré la réforme en marche, la tête de certains collègues, et une nouvelle classe de seconde à accompagner vaille que vaille vers la première, j'ai même pas eu peur !

Contenu du week-end salvateur : Samedi, vélo. Une balade d'une vingtaine de kilomètres, le long d'un cours d'eau, avec l'odeur du monoï en prime, car soleil au zénith. Dimanche, découverte d'un coin où je n'avais jamais mis les pieds, aux confins de la Seine-et-Marne et de la Champagne. Pas mal de conduite pour y aller, mais le paysage était sympa, et arrivée vers 10 h 45 dans un joli village, presque aussi beau qu'un village anglais : Le Thoult-Trosnay. Pourquoi ce lieu ?, me direz-vous. Eh bien, mon artiste fétiche, et maintenant ami, y faisait une lecture de textes humoristiques du 20ème siècle. Cela dure un peu plus d'une heure, et cela fait un bien fou. Ensuite, apéro local à bulles, et petits-fours faits par les villageois, très bons vraiment !

Retrouver Gilbert est toujours sympa et chaleureux. Vous pouvez l'écouter sur deezer, en apprendre plus sur lui sur son site perso, acheter son dernier disque piano-voix enregistré avec Nathalie Fortin ou ses livres sur traficom.music. Mais en plus, trois de ses textes ont été choisis pour accompagner des photos réunies dans un très beau livre "A Hauteur de Paris" qui réunit des photos de Marcel Bovis. On le trouve partout, ne vous privez pas. Gilbert y est en très bonne compagnie.

101_5902.JPG

* Marcel Proust

samedi, 03 septembre 2011

La soirée n'est jamais plus belle pour moi que quand je suis content de ma matinée.*

Info importante : Note qui ne doit pas être lue par Virgibri ou tout TZR ou prof titulaire sur poste désespérément fixe bossant dans un lycée ou collège de zone sensible. L'évocation de tant de bonheur pourrait être fatale.

Ca y est, c'est fait, je suis prérentrée. Je suis partie sur mon vélo tout neuf à 8 heures et quart, et suis arrivée à 8 h 30, très en avance, puisque la plénière ne commençait qu'à 9 h 15, mais cela me donnait le temps de me rafraîchir avant que les premiers collègues n'arrivent et que la valse des bises ne commence. A vrai dire, je n'étais même pas la première. Ensuite nous avons essayé de suivre les discours des huiles, mais d'où nous étions, en hauteur dans l'amphi, nous avions l'impression de regarder un film en coréen sans sous-titres. J'espère que cette première partie n'a pas abordé de points importants. A 11 h nous avons eu le café prévu à 10 h 30, avec des mini-croissants et des mini-pains au chocolat, et surtout, nous avons enfin eu nos Emplois du Temps ! Un grand moment tous les ans. Cette année je suis carrément contente. J'ai des classes plutôt cools côté boulot, et j'ai un emploi du temps de vieille cycliste. Je m'explique : je travaille tous les jours sauf le samedi entre trois et 5 heures au maximum. Donc, je ne devrais pas être épuisée à la fin de mes journées, et comme je commence souvent à 9 ou 10 heures, je vais pouvoir aller au lycée en vélo. La deuxième partie de la matinée nous a fourni des renseignements plus utiles et plus audibles surtout. Je m'étais préparée à partir en guerre contre l'utilisation obligatoire du cahier de textes numérique, et puis on nous a miraculeusement dit qu' "on ne pouvait pas nous obliger comme ça, de but en blanc, à l'utiliser !" Que du bonheur ! A midi, nous avons eu droit à un apéro fort sympathique, puis pour le prix d'un ticket de cantine à un buffet très copieux et pas mauvais, vraiment. Ensuite, il y eut la réunion des profs principaux où j'ai principalement digéré et dormi, vu que j'entends les mêmes consignes depuis 12 ans, le conseil d'enseignement où l'on fait le bilan des problèmes à poser pour l'anglais, et enfin une réunion pour l'intégration d'un élève handicapé. Je suis ensuite passée voir si les deux collègues qui s'occupaient de photocopier les évaluations pour les groupes de compétences avaient besoin d'aide, et comme elles s'en sortaient fort bien toutes seules, je suis revenue, à 18 h 15 chez moi. Un peu fatiguée de pas grand-chose, mais longtemps, et impatiente de voir rentrer ADMV. Peu habitée par le désir de cuisiner (j'ai fait très fort récemment je vous le rappelle), j'ai commandé un petit repas chez Chouchichope, en choisissant nos préférés. Il fait beau, c'est vraiment une bonne prérentrée.

Alors que pour d'autres, c'est ça :

* Denis Diderot

jeudi, 01 septembre 2011

Dieu a fait l'aliment ; le diable, l'assaisonnement.*

VIE ET MORT D'UN CROUSTILLANT

Il arriva, tellement fier. Il bombait son torse doré, arborait ses dessins en relief, on aurait dit des tatouages.

DSC_1726.JPG

Je plais, se dit-il, je le sens. Son paprika et sa crème intérieurs rivalisaient avec le crabe pour crier son bonheur. Et il se réjouit, l'inconscient, de voir arriver un couteau et une spatule gourmands.

DSC_1731.JPG

 Il ne réagit pas immédiatement à la coupure, mais se sentit s'envoler.

DSC_1733.JPG

Il ne savait pas que c'était pour une mort certaine, pour le plus grand plaisir des bouches affamées qui l'entouraient.

DSC_1735.JPG

Avant de disparaître définitivement, il vécut l'humiliation de se retrouver en compagnie d'un vulgaire végétal . Il eut le temps de réaliser qu'aucun de ceux qui se disaient ses amis ne venaient à son secours. Je veux parler, bien sûr de la tarte à la rhubarbe et du riz pilaf.

DSC_1596.JPG

DSC_1584.JPG

Crédits photos : Virgibri, http://profarchere.canalblog.com/

Sans doute n'en eurent-ils pas la force, ni le pouvoir. Le destin alimentaire est l'un des plus funestes.

* James Joyce

lundi, 29 août 2011

Le sexe est une des neuf raisons qui plaident en faveur de la réincarnation. Les huit autres sont sans importance.*

 

Le jeune fils de mes voisins a fait beaucoup ces temps-ci pour favoriser le karma des habitants de la rue. Grâce à M. Pantalon, il a pu passer sa deuxième épreuve d'oral de rattrapage (il ne savait pas qu'il fallait passer deux matières, et après la première était rentré chez lui, et le centre d'examen ayant appelé, M. Pantalon l'a remmené en urgence... Et là, une semaine avant la rentrée, je découvre qu'il n'a formulé aucun vœu sur le portail informatique en mars, et qu'il n'est inscrit nulle part. Sa mère panique et ne comprend rien au système. Ce matin, je l'ai emmené au CIO où ma collègue COP a passé plus d'une heure à le conseiller et l'encourager. J'ai personnellement eu avec lui deux conversations sur le thème "ne laisse pas tomber les études". Si avec tout ça je ne suis pas au moins réincarnée en mammifère !

 

Cette réflexion m'est venue suite à un livre que j'ai lu cet été, très drôle, et en même temps pas si idiot que ça : "Maudit Karma", de David Safier. C'est traduit de l'allemand, et c'est un régal de légèreté.

* Henry Miller

 

mardi, 23 août 2011

Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende !*

Me voici rentrée au bercail. La plage me manque bien sûr, mais j'ai retrouvé ma terrasse et j'entretiens mon bronzage au monoï, et surtout j'ai retrouvé ma connection et vais pouvoir me remettre à bavarder avec vous.

Pour redémarrer cette saison 2011 - 2012 je vous propose un quiz.

La question commune aux deux items est : Qui a dit ?

1 - "Je ne tue pas, je prélève."

     a) Un grand chirurgien spécialiste en greffes du foie et autres organes.

     b) Une jeune fille de 17 ans le jour de l'ouverture de la chasse.

     c) Bernard Blier dans un film de Michel Audiard.

Vive la Vie, blog de femme, femme, femmes, citations, jeu, quiz, plus vrai que nature, la réalité dépasse la fiction

Réponse : b

Sur France Info, une jeune fille de 17 ans et demi, interviewée pour l'ouverture de la chasse, clamait son enthousiasme pour "cette journée vraiment exceptionnelle", et disait qu'elle ne la manquerait pour rien au monde. Le journaliste lui a dit que cela pouvait être surprenant qu'une si jeune fille prenne plaisir à tuer des oiseaux, ce à quoi elle a répondu doctement cette phrase digne d'Audiard "Je ne tue pas, je préserve." Sans commentaire.

2 - "En fait, j'avais exactement le même, mais il a cassé très vite."

     a) Une jeune femme parlant à sa meilleure amie du fiancé de celle-ci.

     b) Une jeune femme essayant de vendre un sac à deux clientes en train de le regarder.

     c) Une belle-mère à sa bru qui lui montre fièrement sa dernière acquisition en cristal.

Réponse b.

A la braderie de Fouesnant, dimanche, une jeune vendeuse ne s'est sûrement pas entendue prononcer cet anti-argument de vente. Mais nous, si.

 *Saint Matthieu

Les gagnantes sont :

Axel pour la 1 et Zapette pour la 2. Bravo !

 

lundi, 15 août 2011

Pour se nourrir, les Japonais mangent du riz sans blanquette ! J'en ris encore.*

Cette note est la 901ème de ce blog. Je sais, c'est nul, c'est même pas un compte rond, mais quand même, je tenais à vous le signaler.

La première partie de mes vacances s'est achevée en beauté chez Pascale et son Hervé de mari. Je vous en ai déjà parlé. C'est une maison où les papilles sautent de bonheur.

Cette fois-ci n'a pas fait exception.

Il y a toujours des activités culturelles. Un peu comme dans Un dîner Presque Parfait, mais là, ce serait plutôt "Un Dîner Plus que Parfait !"

Y'avait en apéritif des baguettes fourrées dont j'essayerai de me souvenir de la recette, mais j'ai pas pris de notes, alors ça va être coton. Et puis pour le repas, des makis en quantité pantagruélique, délicieux, variés, un bonheur. On ne s'est pas privé pour en prendre et en reprendre, et il en restait encore pour le lendemain ! Lendemain où l'on a dégusté les brochettes, que la veille on avait été obligé de caler devant. (Pascale va encore râler devant mes constructions...)

102_5806.JPG

102_5811.JPG

C'est tout Hervé qui avait préparé, et je lui donne 10, 10 et 10 !

Au jeu, un pictionary,  je ne dirai pas qui a gagné, mais en regardant mon oeuvre ci-dessous, vous comprendrez que j'avais un avantage certain.

numérisation0001.jpg

 

Cela dit, je n'ai pas fait équipe avec Pascale pour épargner les deux joueurs qui restaient, car nous avons tellement la même façon de faire trouver les mots, que cela aurait été trop facile pour nous ! (Mais non, je n'ai pas les chevilles qui enflent !)

* Pierre Desproges

mercredi, 03 août 2011

A force d'être gentil, on finit par être suspect.*

Vous avez dû vous rendre compte que je n'étais plus là... Ou tellement contente d'avoir du soleil, que je m'activais à autre chose qu'à mon ordi !

Pour vous faire patienter d'ici mon retour, voici une note sur quelques petites découvertes faites lors d'une balade à Narbonne, l'un de mes trois jours de soleil dans le sud, durant la deuxième quinzaine de juillet.

D'abord, un mur peint en hommage au Fou Chantant. J'en avais vu un autre il y a deux ans, mais celui-là était nouveau pour moi. Et puis cela vous donnera peut-être envie de rester "fidèle" à mon blog !

102_5720.JPG

Ensuite, la maison des Trois Nourrices. Je ne sais ni quand, ni qui elles nourriçaient, mais elles avaient de quoi en faire rêver plus d'un et plus d'une parmi mes bloggers aux goûts variés ! ("blogger" en anglais est unisexe !)

102_5724.JPG

Et enfin, le meilleur pour la fin, cette note affichée sur une porte d'entrée. Elle fera rêver les syndics d'ici et d'ailleurs. Et j'en connais !

102_5718.JPG

*Charles Trenet

vendredi, 29 juillet 2011

Quand on regarde attentivement un cochon d'Inde, on remarque : premièrement que ce n'est pas un cochon, deuxièmement qu'il n'est pas d'Inde, et qu'en définitive seul le "d' " est authentique.*

Exercice d'écriture : LA VISITE DE ED CHEZ ZAPETTE.

 

IMG_0020.JPG

 

 

Une photo, deux visions. L'autre est à lire là.

La mienne :

Zapette, je ne pouvais la voir que le soir. Oui, la journée, elle travaille. Du coup, j'ai eu une journée à occuper. Je suis allée dans une ville où il y avait plein de monde apparemment tiraillés entre mille spectacles à voir ou non, et comme je n'aime pas les tiraillements, que toute seule, voir une pièce choisie au hasard dans une clim' en panne ou pas qui ne ferait que faire empirer mon rhume, à peine ma salade avalée, je suis repartie vers la campagne. J'ai joué les touristes, avec pour une fois tant de soleil que j'ai eu envie de m'installer à une terrasse au bord de l'eau. Et ça a donné ça :

102_5734.JPG

En attendant Zapette.

Mais ce qu'il faut que vous sachiez, c'est que pour moi cette visite a été initiatique. J'avais déjà vécu (et même plusieurs fois) l'étape "Rencontre réelle avec un(e) ami(e) virtuel(le)". Mais je n'avais encore jamais osé celle-ci "Face-à-face avec un être vivant vous inspirant naturellement une grande répulsion, voire peur." (Ce n'était quand même pas ma phobie principale, il me reste des étapes...) C'est fait.

102_5735.JPG

Mes pieds ont supporté qu'il les renifle, mais n'auraient pas même osé imaginer que ses pattes à lui les touchent !

C'est dommage, j'ai oublié de photographier le gratin, car le récit de ma visite aurait été complet, avec ses moments conviviaux, effrayants, et délectables.

*François Cavanna

mardi, 26 juillet 2011

On ne rencontre que ceux qu'on a déjà rencontrés.*

4ème rapport d'activités.

Question activité, je suis plutôt au niveau zéro... j'avais plein de projets aujourd'hui, mais je me suis réveillée fiévreuse, et la tête bizarre. Bref, je me repose pour être fraîche et sympa ce soir.

En effet, le grand évènement, c'est que je suis chez Zapette ! J'ai presque trouvé du premier coup. et je ne voudrais pas que ma réputation de bavarde soit anéantie ce soir et qu'elle soit obligée de causer tout le temps. Chez Zapette c'est beau autour : c'est une belle région, j'y étais venue en 1988, j'ai aimé, je suis revenue ! :-) Dans sa ville, y a plein de restaus pour les touristes, et il vaut mieux connaitre les bons. Hier, elle a bien choisi ! et il y a aussi des princesses.

Et c'est beau dedans aussi chez Zapette ! Elle a un joli appart' qu'elle a aménagé superbement. En plus c'est hyper bien rangé. Quand elle viendra à la maison, faudra qu'elle me prévienne deux ans à l'avance !

Zapette, elle est exactement comme sur son blog. Sympa, accueillante, pas compliquée, d'humeur apparemment égale. Bon, je sais je ne suis arrivée qu'hier soir... On s'était tellement parlé par blogs interposés depuis 2006 que j'ai l'impression de la connaître déjà depuis longtemps.

Chez elle, y a pas de photos de pieds (au début que je la connaissais, elle publiait des photos de ses pieds), mais y'a une blague sur les chevaux dans la salle de bain, et j'ai pris ça comme un cadeau de bienvenue. Y'a aussi Crunch, qui est resté sagement dans sa cage, et même ce matin, eh ben, il doit me faire un peu la tête, il sort pas de sa petite maison en plastique.

Rectificatif, je viens d'aller vérifier, il est sorti !

Donc, il ne m'en veut pas tant que ça.

*Topor

vendredi, 22 juillet 2011

La vie, c'est comme un cône glacé ; il faut savourer chaque bouchée.*

3ème Rapport d'activités :

"Agriculture Bio" peut aussi être synonyme de :

MODERNITE, ORIGINALITE, PROXIMITE.

102_5697.JPG

102_5702.JPG

Ca ressemble aux distributeurs qu'on trouve dans les gares et lieux publics, tu tapes le n° du casier choisi, tu insères l'argent, et ça tombe.

Mais, ca sent bon, et c'est pas trop cher.

Dans ce village, Montolieu, qui est aussi un village plein de librairies, d'artistes, d'ateliers pour les enfants, d'anglais sympas, on a trouvé un salon de thé où les décos intérieures m'ont parlé, et où j'ai dégusté un crumble aux pommes tiède délicieux. 

102_5699.JPG

Tout cela console (un peu) de la grisaille.)

*Charles Monroe Schulz (Peanuts)

mercredi, 20 juillet 2011

La chenille devient papillon, le cochon devient saucisson, c'est une grande loi de la nature.*

Deuxième rapport d'activités :

Il y a des choses bizarres ici. Sur l'autoroute en venant, les panneaux indiquant la vitesse à respecter, ou la suppression des voies, étaient tous placés au-dessus de la glissière du milieu, parallèlement à la chaussée ! Pour les consulter, il faut tourner la tête vers la droite, perpendiculairement à notre sens de conduite, ce qui m'a paru un peu dangereux. Si quelqu'un peut m'expliquer cette installation...

Hier, peu de monde au marché nocturne de Limoux, tant du côté touristes que du côté commerçants. Je me suis fait engueuler par un mec qui voulait me faire goûter un apéro local, et auquel j'avais dit juste "non merci", apparemment, ici, c'est une insulte. Bon, les autres, ont été plus sympas, et j'ai acheté des petits saucissons pour les apéros à venir, et un sachet de "thé des femmes". Je vous dirai quel effet ça a sur moi. Pas les saucissons, ça, je sais quel effet ça a sur tous ceux qui les mangent, mais le thé !

Aujourd'hui, grands projets à travers les gouttes : poster un cadeau qui attend depuis trois mois... Pourvu que la maman puisse encore l'utiliser pour son petit !

Sinon, tournois de memory, puzzles 67 pièces sur jigzone, et écoute du Vilain Petit Canard, version d'Anna Karina. 

J'ai oublié de vous dire ? Y'a ma petite cousine Emma, 6 ans et demie, qui m'aime bien comme copine de vacances !

* Cavanna

dimanche, 17 juillet 2011

Aimer c'est s'engager, c'est travailler, c'est être intéressé, c'est créer.*

Premier rapport d'activités :

Drôme - Ardèche, ça ne fait pas si loin que ça. Une heure trente quand même. Mais quand on aime on ne compte pas. Et j'ai eu, en avance, un très beau cadeau d'anniversaire. Je suis allée à Antraigues sur Volane, et j'ai assisté au spectacle de Francesca Solleville et François Mathouret intitulé "Merci Jean".

Ils étaient accompagnés par Nathalie Fortin au piano, et Patrick Reboud à l'accordéon et à un truc qui ressemble à un melodica un peu sophistiqué.

Un régal, de force, de conviction, d'amour et de talent. Avec en fond un magnifique portrait de Jean Ferrat.

On a eu de la chance, il a venté, nuagé, mais pas plu. Aujourd'hui, en revanche, la nappe phréatique est contente.

101_9388.JPG

101_9392.JPG

*Lina Wertmuller

mardi, 12 juillet 2011

Chaque langue dit le monde à sa façon. Chacune édifie des mondes et des anti-mondes à sa manière. Le polyglotte est un homme plus libre.*

J'ai cuisiné mon curry indien, dans ma cuisine à l'américaine, sous les yeux intéressés d'une amie brésilienne, après avoir regardé Harry Potter 7 partie 1 en anglais. Je serais bien allée en ville sur mon vélo hollandais, mais il n'est pas en état.

*Rudolph Steiner

lundi, 11 juillet 2011

Quand l'ébahissement cesse d'être naturel, il prend la forme de l'abscons et du saugrenu.*

Hier Raymonde a perdu à Questions Pour Un Champion. Julien Lepers lui a dit "Vous aviez la réponse !" "Oui, mais j'avais pas la lumière."

Pauvre Raymonde.

J'ai encore rêvé de jury et d'oraux de bacs cette nuit. Il va pourtant bien falloir que ça cesse.

* Alain Bosquet.