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vendredi, 26 avril 2013

Le pire con, c'est le vieux con. On ne peut rien contre l'expérience.*

On connaissait le Mur du çon du Canard Enchaîné, le Syndicat de la Magistrature, dans un local réservé aux adhérents, avait inventé "Le mur des cons". La loi n'étant pas respectée, depuis que je bosse, je n'ai jamais connu de local syndical. Alors pour nous défouler et éviter d'aller poser une bombe, on se contente de râler après les ministres, les parents, nos proviseurs et certains élèves dans la salle des profs, entre deux sonneries. (J'allais dire "conneries".)

Ce matin j'ai eu la joie d'entendre François Morel sur F. Inter dans ma voiture en allant... au lycée (oui, j'avais une réunion pendant les vacances !). Il a dit exactement ce que je pensais (mais tellement mieux !). Alors ne vous en privez pas, écoutez:

* Jacob Braude

mercredi, 24 avril 2013

Une loi timide est ordinairement une mauvaise loi.*

Alors ça y est. Après six mois d'homophobie ouverte, et pourtant inutile, puisque la loi était partie pour être votée par une majorité qui, contrairement à Guano, a appris depuis longtemps à appuyer sur le bon bouton, je vais avoir les mêmes droits qu'une femme qui aime un homme. Comme m'a dit une de mes tantes, "rien que pour les faire chier, faut vous marier" ! Elle m'a dit ça plus poliment, parce qu'elle est super bien élevée ma tante. Mais c'est vrai que quand on sera nombreux à être mariés et homos, les manifs contre le mariage pour nous, seront encore plus ridicules. Ca ne les empêchera sûrement pas de penser que nous sommes des dégénérés, de nous haïr, mais les noirs, les racistes ne les aime pas, et pourtant ils ont le droit de se marier. Maintenant, il va falloir qu'on décide où on fait ça, quand et avec qui. Des questions que nombre d'entre vous ont déjà eu à se poser, et il y a longtemps. J'ai 54 ans et demi, et je dois faire face pour la première fois à quelque chose que mes cousines ont eu à gérer il y a 30 ans ! Elles ont même eu le temps de divorcer. Enfin, au moins, je n'aurai pas à faire de concession à cause de mes parents. Je n'aurai pas à me demander qui paye le mariage, ce sera moi. Et comme je suis née dans la bonne génération, j'ai un boulot et un salaire. Ca va quand même en surprendre certains quand je vais demander mon jour de congé pour me marier (qu'ils ont utilisé depuis un bail !), moi qui ai toujours donné ma participation aux sapins de noël des rejetons de mes collègues, tout en sachant que jamais personne ne verserait un denier pour les miens. Si je parle de ma vie privée à mes élèves, à présent que c'est vraiment légal d'être en couple et homosexuel, croyez-vous que personne, vraiment personne, ne me reprochera d' "afficher" mon homosexualité ? Je n'en suis pas si sûre. Mais cela ne m'empêchera pas d'être, comme je le suis depuis hier soir, HEUREUSE.

En plus comme je suis en vacances, au lieu d'être en "Accompagnement Personnalisé" avec mes 36 élèves de secondes, j'ai pu entendre le billet de Sophie Aram : http://www.franceinter.fr/emission-le-billet-de-sophia-ar...

Et là en plus, il fait beau et ma tante va venir manger (pas celle qui m'a dit de les faire chier, une qui en parle avec beaucoup moins de facilité et quelques années de plus, même si elle nous accepte tout à fait).

Y'en a quand même dix qui n'ont pas trouvé le bouton du tout. Donc même si Guano ferait mieux de ne pas aller jouer à Tout le Monde Veut Prendre sa Place, il y a pire que lui.

* Louis -Sébastien Mercier

lundi, 22 avril 2013

Kilt. Costume quelquefois porté par les Ecossais en Amérique, et par les Américains en Ecosse.

En ce moment je suis en vacances, mais paradoxalement, c'est à la rentrée que je vais partir en voyage. J'accompagne avec deux collègues 30 élèves à Edinburgh. (véritable orthographe)

C'est une ville où je ne suis allée qu'une fois, mais qui m'avait séduite. Je suis ravie d'y retourner et en plus avec un programme de visites touffu, et qui semble passionnant.

Si vous ne connaissez pas la ville, regardez le film L'illusionniste fait d'après un scénario de Tati par Sylvain Chomet , réalisateur des Triplettes de Belleville. Bien que cela se passe dans les années 60 je pense, on s'y croirait. L'Ecosse vit et évolue à un rythme bien à elle, et c'est ce qui fait son charme.

L'arrivée en Ecosse : 

Une autre scène où l'on voit un peu la ville : 

*Ambrose Pierce

samedi, 30 mars 2013

L'amour de la démocratie est celui de l'égalité. *

Cette photo a été prise dans mon jardin garanti sans pesticides l'an dernier le 9 avril 2012.

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Je lance les paris. Pourrai-je reprendre la même photo le 9 avril 2013 ? Personnellement, je dis non.

Je vous encourage à participer à la protection de notre planète en n'utilisant aucun pesticides. Les jardins des particuliers sont malheureusement source de pollution de manière inexcusable et importante !

Pour montrer que vous soutenez ce comportement et cet engagement, allez inscrire votre jardin, balcon, rebord de fenêtre sur ce site :

 

Et puisqu'on est dans les signatures, et que les gros cons défilent en rose bonbon derrière une hyène homophobe au look de barbie vieillissante, signez là aussi :

et ici, pendant que vous y êtes :

http://tempsreel.nouvelobs.com/mariage-gay-lesbienne/2013...

Merci pour tout.

*Montesquieu

 

 

lundi, 18 mars 2013

Les portes de l'avenir sont ouvertes à ceux qui savent les pousser.*

Encore un lundi. Avant de repartir pour de nouvelles aventures educnatiennes, un petit mot. Quelles sont les news depuis mardi ? Eh bien, j'ai cuisiné 21 nems vendredi pour des amis qui ont besoin de réconfort. Et ça a semblé faire effet !

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Puis, hier, j'ai travaillé, ou du moins j'ai passé une bonne partie de ma journée sur mon lieu de travail, car c'était la Journée Portes Ouvertes. Une journée où l'on oublie un peu les mesquineries du quotidien, qu'elles viennent des élèves, des collègues ou de la hiérarchie, pour ne montrer et voir que le positif. Car c'est ce positif que toutes les contraintes administratives, les corrections de copies, les rendez-vous avec les parents, les visites d'inspecteurs, les organisations d'examens que nous prenons maintenant en charge, les sujets à trouver pour ces-dits examens, nous cache. Ce que les élèves et nous faisons de bien devient trop souvent invisible. Il y a eu des concerts, des extraits de pièces de théâtre, des salles où l'on informait sur les diverses options spécifiques à mon lycée et une magnifique expo. Il y a eu, me semble-t-il moins de visiteurs que d'habitude. Pourquoi ? je l'ignore. L'entrée est gratuite, donc on ne peut pas imputer cela à la crise. Le lieu n'a pas changé. Le temps était redevenu "normal". Il est resté beaucoup de crêpes et de brownies invendus !

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* Coluche (conf. de presse 1980)

vendredi, 08 mars 2013

When God created man, she was only experimenting.*

Vous avez dû le remarquer, j'ai traversé une semaine un peu chargée. Pas une minute pour écrire ici. J'ai écrit en rouge sur pas mal de copies, en noir sur les feuilles où je prenais les notes pour mes collègues des groupes de compétences pendant les conseils de classes, à l'ordi sur le merveilleux logiciel où l'on rentre les notes et les moyennes, et les appréciations, mais ici, rien. Désolée.

Comment faire une entrée aujourd'hui sans parler de la Journée Internationale des droits des femmes. Je n'ai rien de plus à en dire que les autres années, rien de plus à rappeler, si ce n'est que ces journées qui paraissent inutiles à certains, sont le minimum nécessaire pour symboliser un certain respect et obliger les media à se rappeler qu'il existe encore des inégalités et que des gens se battent contre celles-ci.

Pour illustrer cette note et dire merde à France Inter qui s'est sans doute cru moderne en intitulant cette journée "la journée des filles" et qui à 14 h faisait une émission hyperchiante sur les politiciens italiens, propos d'hommes sur les hommes, voici deux vidéos. La deuxième est directement adressée à ma copine Pascale.

 

* Graffiti

 "Quand Dieu créa l'homme, elle était encore en train d'expérimenter."

jeudi, 31 janvier 2013

Le champion tire les leçons du passé, concrétise le présent, pense le futur. *

Si je vous dis :

Parka orange - Pieds - voix

Vous pensez ????

MANIF !!!

Et vous avez raison. Dans quelques heures, je battrai le pavé, et si vous voulez savoir pourquoi, lisez les journaux. Ah non, les journaux disent n'importe quoi, c'est vrai. Alors lisez mon site syndical. Et profitez-en pour signer la pétition "Langues Vivantes - Stop aux Dérives !" (en bas de la page). J'avoue que c'est surtout pour ça que je fais grève, pour stopper les dérives, pour que Peillon se rende compte qu'il y a des trucs qui ne vont pas, et que ce n'est pas en parlant pédagogie comme celui d'avant et parfois pire, que ça va s'améliorer. Et puis aussi parce qu'Hervé aime bien que je sorte ma parka orange, et que je ferais n'importe quoi pour lui faire plaisir.

Mais aujourd'hui en plus de mon badge :

J'aurai une bannière unique, magnifique, sensationnelle, que tout le monde remarquera :

 

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Car oui, Pascale est ma gagnante, du jeu non-annoncé, mais surveillé de près par la webmastrice d'ici, elle a rédigé le 20 000 ème commentaire ! Et quel commentaire !!!

Je cite : "Les pois chiches ça fait péter aussi !"

Cela va passer à la postérité, merci.

*Luiz Fernandez

lundi, 21 janvier 2013

Le récit de la fête est la moitié de la fête *

Reprise ce matin. Ce n'est pas facile de se remettre au boulot quand dans la tête on a des décos, des fous rires, des chansons, de la guitare, du coq au vin, du vin français, espagnol, de la bière Smithwicks, du fish and chips, de la neige en pagaille, des sourires même pas forcés, des retrouvailles, des badges, du patchouli, des petites nuits, de l'anglais, du thé, des dry-roasted peanuts, des jeans délavés, des punks, des souvenirs d'il y a 30 ans, du disco.

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Il a bien fallu que je me retrouve face à mes élèves cet après-midi, après avoir préparé mes cours ce matin, et ce fut un peu dur de se motiver à parler du port d'armes aux USA, de regarder et écouter plusieurs fois le discours d'Obama, juste après la tuerie de Newtown, de faire avec mes collègues le barême du dernier devoir commun, de noter dans mon agenda la prochaine réunion avec ma proviseure, de ne pas sortir en courant de la salle des profs juste avant que ça sonne.

Pour retrouver ma bonne humeur, un cékoidon :

 

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Vous êtes hyper trop forts ! Vous avez trouvé mon cékoidon dans la minute... Pour vous prouver que vous aviez raison voici une autre photo :

 

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L'inspiration de ce design culinaire était du papier peint des années 70. J'aime les couleurs des gâteaux anglais, introuvables en France. Cela me rappelle toujours un de mes films préférés, où le héros mange un jour d'anniversaire dans la famille de son ami riche, un gâteau bleu ! Cela avait été un choc pour moi, et pour lui aussi apparemment. Ce film c'est "The Go-Between" de Joseph Losey. Un chef-d'oeuvre, sans violence ni effet spéciaux pourtant.

 

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* Proverbe Tadjik.

 

mercredi, 16 janvier 2013

I binge when I'm happy. When everything is going really well, every day is like I'm at a birthday party.*

Mon prochain weekend, après mes cours de vendredi matin, ça sera ça:

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Et la même chose, dans l'autre sens ! On peut bien faire des folies de temps en temps. 

*Kirsty Alley

vendredi, 04 janvier 2013

Devant le musée du Louvre, un agent hurlait : Circulez ! Y a rien à voir. *

Quand on arrive à Londres le 26 décembre on peut faire les soldes. Mais il y a tellement de monde qu'on cherche des endroits un peu moins courus. (Quoi que courir, vu la foule, c'est quasi impossible.) Le climat étant pluvieux cette année, on a opté pour les musées plutôt que pour les parcs.

Et on a visité :

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The Museum of London : l'histoire de Londres, de la préhistoire à nos jours. C'est un peu fouillis, labyrinthique, un peu superficiel comme explications, mais il y a plein de petits trucs à voir, et quand on arrive au 20 ème siècle, on se sent un peu plus concernés.

 

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The Courtauld Gallery  : Un petit musée, peu connu par les français, mais où l'on trouve une magnifique collections de peintures impressionnistes, et où le café est accueillant et sert de bonnes petites choses légères et recherchées. Evidemment, nous n'avons pas mangé dehors !

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 The National Portrait Museum : Malheureusement, on n'a pas le droit d'y prendre de photos... Mais ce qu'on y voit est beau, surprenant, émouvant. On y retrouve plein de gens dont on n'imaginait pas le visage. Et les portraits exposés ( peintures, sculptures, photos...) ne sont pas les mêmes exactement d'années en années.

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The Natural History Museum : Arrivez plutôt le matin, dès l'ouverture, et ne vous laissez pas intimider par la file d'attente. Pendant le parcours dans la galerie des dinosaures, apprenez à respirer malgré la foule compacte de japonais, dont tous les membres de chaque famille ont tous des tablettes pour prendre des photos, ce qui envahit pas mal l'espace. Il y a d'autres départements dans ce musée, où il y a moins d'enfants, et où on voit des trucs intéressants, même si c'est un peu simpliste parfois. Néanmoins il y a aussi un système de cartes que l'on peut prendre, scanner pour sélectionner les infos qu'on veut conserver, et qu'on pourra lire plus tard en tapant le n° de la fameuse carte sur le site du musée. On comprend que tous les touristes y amènent leurs enfants, c'est grandiose et gratuit.

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The Victoria and Albert Museum : Un musée où rien n'est fait pour les enfants, et ça fait du bien parfois. Avoir l'impression qu'on apprend quelque chose, sans qu'on nous explique niveau 6ème. Je ne peux pas vous décrire tout ce qu'on trouve là, il y a tout !

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The Design Museum : dans un quartier récemment rénové pour l'année 2012 si importante pour Londres. L'entrée est un peu chère, mais les expos surprenantes, et on y passe du temps finalement, y compris dans la boutique et le café !

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Demain, je vous ferai une note sur les visites "extérieures". 6 musées pour 5 nuits, ce n'est pas mal quand même !

* Yvan Audouard

lundi, 17 décembre 2012

Et à votre avis, qui a dessiné votre robe de mariée ? *

Moi aussi je veux un power-point pourri à mon mariage !

J'aurais pu ajouter, moi aussi je veux avoir le droit de dire, non, je ne veux pas me marier.

Pour les mêmes raisons, je n'ai jamais entamé de procédure d'adoption. J'avais trop de critères qui risquaient de me faire voir refuser l'agrément. Je n'aurais jamais pu supporter qu'on me dise "vous ne méritez pas d'avoir d'enfants. Vous n'en êtes pas capable."

Au journal de 20 heures, ADMV ne m'a pas vue. D'ailleurs ils ont à peine mentionné les 150 000 personnes venues demander l'égalité en droits pour tous. La tuerie des USA, les gros sous de Depardieu qui filent lui payer des frites, et les résultats sportifs bien sûr, tout cela est bien plus important !

Alors tant pis pour ceux qui sont pas venus. C'était très sympa, festif, solidaire, oserai-je dire "chaleureux"  ? Je vous fais partager mon album photos. Des questions ?

*Humour anglais vu dans la manif.

 

dimanche, 16 décembre 2012

M'a-t-on demandé mon avis sur votre mariage ?

Cette note s'adresse surtout à ceux de mes lecteurs (s'il en reste...) qui habitent pas trop loin de Paris. Il est encore temps de mettre vos baskets ou chaussures de marche aux pieds, d'enfiler un kway, orange ou non, et de partir pour la manif. Le rendez-vous est à 14 h. Le mot d'ordre est le droit au mariage pour tous, ce qui veut dire aussi le droit de ne pas vouloir se marier pour tous, mais surtout l'égalité de regard sur soi en tant que citoyen(ne)s. Aujourd'hui, j'ai décidé de ne pas être invisible. Je vais défiler, crier, me faire remarquer en tant qu'homo, et tant mieux si les caméras de télé me captent par hasard, comme ce fut le cas à la dernière manif politique locale. J'y vais en train, comme ça ADMV qui n'aime pas manifester, tant pis pour elle, se fera moins de soucis. Le ciel est grand bleu. Ma mère aurait dit "tu vois, le Bon Dieu est pour le mariage pour tous, puisqu'il vous donne du beau temps pour la manif." Et si vous êtes trop loin, trop occupés, trop feignants, pour aller manifester, regardez au moins le journal tv ce soir, et dites moi si vous m'y avez vue ! Cheveux orange, manteau marron, écharpe orange, boucles d'oreilles orange. Oui, j'aime bien l'orange. C'est pétillant, remontant, et dynamisant.

vendredi, 07 décembre 2012

LES FILMS DONT PASCALE NE PARLE PAS (2)

Vous avez dû vous demander si j'étais devenue invisible. Eh non ! Juste submergée par le boulot, copies, conseils de classe, et la folie d'aller passer tout mon samedi à Paris. Du coup encore plus de boulot en semaine. Mais je ne regrette pas. Les Invisibles, * je les ai vus, au cinéma. C'est un docu honnête où s'expriment 9 homosexuel(les). A mon goût il y a eu quelques longueurs et un peu trop de chèvres et de panoramas pastoraux pseudo-lyriques . Les moments de témoignages sont en revanche très vrais, sans pathos, et du coup c'est un bon film. A part quelques images d'archives, ce n'est pas un documentaire généralisant sur la condition homosexuelle. Disons que ce sont neuf portraits filmés avec respect, ce qui n'est pas si courant. Je n'ai pas appris grand chose de nouveau. J'ai plusieurs amis qui ont passé la soixantaine et qui m'ont déja bien raconté leur jeunesse, leurs amours dans les années 50/60. Mais si certains croient encore qu'ils ne connaissent pas d'homos dans leur entourage, qu'ils aillent voir le film, et ces gens ressembleront forcément à quelqu'un de proche, qu'ils voient sans voir. Dans ce film ce sont d'ailleurs en majorité des gens qui ont été visibles et en ont subi les conséquences. Mais l'invisibilité n'a pas disparu avec les années 70, ni 80, ni depuis. Je l'ai connue dans ma famille même si depuis la mort de mes parents, j'ai réussi à faire mon coming-out. Je l'ai même connue au début parmi mes amis à qui je ne savais pas comment annoncer que leur amie hétéro vivait à présent avec une femme. Enfin, au boulot, mon invisibilité n'a pas besoin de cape. Quelques personnes sont au courant, mais la plupart n'imaginent même pas que je puisse être lesbienne. J'ai parlé de la manif de dimanche prochain à table, personne ne savait de quelle manif il s'agissait. Nous étions quand même 12 à table ! J'avoue, je me censure moi-même. Et devant mes élèves aussi. Tant de profs pourtant mentionnent sans penser à mal leur conjoint ou leurs enfants à une occasion ou une autre. Bien que cela ne choque personne, ne provoque aucune réaction, ils "s'affichent" donc hétéros ! Terme employé par une collègue (qui se croit pourtant ouverte d'esprit) pour parler de deux filles qui s'embrassaient sur un banc du lycée il y a environ 3 ans. A ce propos, je suis tombée par hasard sur mon premier couple de filles en train de s'embrasser au coin d'un couloir et je ne pense pas qu'elles soient beaucoup plus visibles que moi, vu comme elles sont parties rapidement et sans me regarder surtout  dès qu'elles ont entendu mon pas. Enfin, d'ici qu'elles l'assument, elles, elles pourront peut-être se marier et adopter sans faire croire qu'elles sont célibataires. Je leur souhaite, mais l'ambiance politique du moment me fait même douter de ça.

*Bien qu'il semble y avoir une erreur dans le sous-titre (tous ces acteurs n'apparaissent pas dans le film) c'est un article assez juste.

C'est aussi un beau film sur le féminisme.

Edit, samedi 8 décembre 2012.

A réécouter sur France Culture, une émission où participent le metteur en scène et une de ses personnages, celle, justement, qui est sur la photo au-dessus ! Ecoutez vite, car cela ne restera sans doute pas longtemps sur le net :

http://www.franceculture.fr/emission-l-invite-des-matins-...

vendredi, 23 novembre 2012

Dell'albero caduto Tutti si fan legna.*

Cet après-midi, je n'avais pas cours, comme tous les vendredi. Et comme presque tous les vendredi, j'ai eu du mal à m'en rendre compte. Encore un peu moins que d'habitude, où j'ai du mal à quitter le lycée avant 15 h, car il y a toujours un truc à faire, à dire, à expliquer, photocopier, ou autre verbe au choix.

Aujourd'hui, j'avais d'abord une réunion du Fonds Social. C'est une réunion où de l'argent donné par la Région et l'Etat est versé aux familles qui font un dossier pour obtenir des aides ponctuelles, qui dans certains cas deviennent plus qu'une habitude, malheureusement pour ces familles. Pas malheureusement qu'on les aide, mais malheureusement qu'elles soient obligées de demander tous les trimestres et parfois tous les ans. Nous avions 25 demandes. Nous en avons ajouté une 26ème, car une maman qui vient de perdre en un mois son mari et son emploi n'avait pas encore eu le temps de tout calculer pour faire un dossier.

Nous avons plusieurs familles qui vivent à 4 avec 1000 euros par mois, une qui vit avec 900 euros pour 4, une mère seule avec 3 enfants et pas de pension alimentaire. Et enfin une autre qui vit à 4 avec 450 euros. Ceux-là sont demandeurs d'asile. Ils n'ont pas de compte en banque, pas le droit de travailler, et ne veulent pas se faire remarquer. On les ferait voyager (même si ça coûte cher), mais pas vers des plages qui leur plaisent. Alors on leur donne des "bons d'achat". Comme ça les autorités ne peuvent pas leur reprocher de toucher de l'argent illégalement.

Une réunion comme ça, qui dure deux heures (parce que ma proviseure a passé une demi-heure à expliquer le principe, les critères, à ceux qui venaient pour la première fois) ça remonte le moral, vous pouvez pas savoir. Mais ça énerve et épuise moins qu'une réunion de deux heures aussi (j'ai eu une demi-heure pour prendre un café, faire pipi, donner mon avis sur une évaluation qui posait problème à deux collègues et imprimer un dossier important pour la réunion suivante), une réunion, donc, pour mettre au point l'organisation du bac ! Car le bac en langues, cette année, ça va être une usine à gaz, une fête permanente, un cirque sans filet pour les trapèzes volants, la place de l'Etoile à 18 h, un jour de panne d'électricité, arrêtez-moi pour les métaphores, ou on est encore là dans six mois. Et le bac sera passé... Heureusement nous inaugurons ces nouvelles épreuves avec un proviseur-adjoint aimable, souriant, respectueux, et c'est pour ça que personne n'a pleuré.

En rentrant heureusement, j'ai trouvé dans ma boîte aux lettres un cadeau :

Une amie m'a envoyé ce livre dont rien que la couverture semble raconter son histoire, enfin celle de ses grands-parents et parents. Là, je vais pleurer, j'en suis sûre, mais d'émotion.

Si vous êtes à Grenoble où il y a eu une exposition à propos de ce livre, il y a un festival du Cinéma Italien à ne pas manquer.

Ma copine m'a envoyé le prospectus pour me faire baver d'envie, hennir de jalousie. A moins que ce ne soit à cause de la photo !

*Arbre tombé, Approvisionnement pour tout le monde. (Proverbe sicilien)

dimanche, 04 novembre 2012

Les droits de l'homme sont universels et indivisibles.*

Le regain de médiatisation d'une éventuelle autorisation du mariage pour les homosexuels et, subséquemment, du droit pour eux à l'adoption m'a donné l'occasion de faire une recherche sur les supporters et opposants de cette loi, tout en faisant quelques découvertes, moi qui vis parfois loin des media :

Vous le saviez, vous ? Il y a eu un prêtre candidant dans l'émission "secret story" ! Et voici ce qu'il pense:

http://www.closermag.fr/content/73325/laurent-lenne-le-pr...

La Blondasse ne nous déçoit pas :

http://www.fait-religieux.com/derniere_minute/2012/11/02/...

Et l'inénarrable Monsieur 23 a fait preuve d'un raisonnement assez abscons, mais comme diraient les Guignols, "c'est rassurant, il y a aussi des fous chez les catholiques."

http://actu.voila.fr/actualites/societe/2012/11/04/mgr-vi...

Pourquoi il parle du meurtre dans son argumentation m'échappe... Ma grand-mère croyait bien que les communistes élus dans ma ville allaient bouffer des curés, peut-être Monsieur 23 croit-il que les homos se tuent après l'amour, comme les mantes. (Religieuses, d'ailleurs !)

Suit une possible explication à cette soudaine opposition des dirigeants catholiques en France :

 

Que les cathos se rassurent ! Les Anglicans ont leurs fous aussi :

http://www.lepoint.fr/monde/mariage-pour-tous-en-grande-b...

Aux USA, des prêtres souhaitent la mort des homos, mais Brad Pitt relève le niveau en défendant le mariage homosexuel au nom des Droits de l'Homme.

http://www.allocine.fr/article/fichearticle_gen_carticle=...

 

Personnellement je suis née dans une société où le mariage m'est apparu comme une alternative possible, mais que je pouvais refuser. A 26 ans quand j'ai vécu ma première longue histoire avec une femme, l'idée du mariage ne sest pas imposée. Il était déjà impossible de vivre une relation homo officiellement, alors, se marier !... J'avais toujours plutôt été "contre" dans mon cas, même quand j'étais hétéro ou ne croyais être que cela : Je me trouvais trop jeune pour m'engager dans un contrat à durée indéterminée, je ne possédais rien, je ne voulais pas forcément procréer et surtout l'idée de ma "succession" ne me venait pas à l'esprit. Puis, je me suis mise à perdre mes parents, à hériter, et à voir autour de moi des gens décider du sort des vieux et de leurs biens, et j'ai réfléchi. J'ai donc fait un testament. Ensuite, quand j'ai pu, je me suis pacsée. Cela empêchait d'éventuels gens obtus et profiteurs de risquer de virer ADMV de ma maison et/ou de lui prendre ses biens parce qu'ils se trouvaient dans MA maison si je disparaissais dans un ouragan. Je suis trop vieille pour adopter ou procréer un enfant qui puisse être protégé par les deux personnes qui l'élèveraient, mais je vis avec ADMV depuis plus de dix ans, et je ne vois pas pourquoi elle ne pourrait pas avoir droit à une pension de reversion après ma mort. Je vois des jeunes gays pouvoir avoir des enfants, sans cacher leur couple, et tant mieux. Les idées ont évolué, les faits aussi. Et pour finir, je ne vois pas pourquoi les gays ne pourraient pas choisir, comme les hétéros, de se marier ou non.

 

* Vaclav Havel

 

jeudi, 25 octobre 2012

Les accidents de la route ne sont pas dus à l'alcool, mais à la voiture. La preuve : mettez un alcoolo dans un fauteuil roulant, il ne tuera personne.*

Dans le hall d'entrée de la salle de spectacles, on attend. Au mur, des projections : extraits de spectacles passés.

Un film. De toute évidence, une parodie contemporaine de vieux films  de Chaplin ou Keaton. Derrière moi, une femme dit à son mari : "C'est entièrement muet." Puis, elle n'arrête pas de le répéter et de causer, très fort.

J'espère qu'il a pu, et ses voisins aussi, voir le spectacle sans qu'elle lui explique tout !

Ma voisine, elle, était sympa. Elle s'est marré et a eu peur tout le temps, tellement bon public que je me suis demandé si elle ne faisait pas partie de la compagnie.

C'était de l'humour un peu décalé, comme j'aime. On aurait pu penser qu'ils étaient belges, mais non.

* Luis Rego

dimanche, 23 septembre 2012

La gastronomie est l'art d'utiliser la nourriture pour créer le bonheur.*

Ce weekend, c'était la fête de la gastronomie. ADMV, qui ne manque jamais une occasion de réjouir ses papilles et les miennes en dégustant un bon repas ou en goûtant un bon vin, n'a pas raté l'info concernant une opération à laquelle participaient quelques restaurants sympathiques et de qualité à travers la France, et qui, si on arrivait à s'inscrire en un temps record dès l'ouverture du serveur (informatique, pas celui d'un restaurant), offraient un repas gratuit pour un repas payé. Grâce à la célérité d'ADMV donc nous avons pu manger hier dans un des meilleurs restaurants de Maville. Ce n'était pas encore donné, mais quand il s'agit de gastronomie, nous sommes prêtes à certaines folies. Ce repas a duré près de trois heures, où nous avons mangé à un rythme très tranquille presque une dizaine de choses très différentes, toutes subtiles et qui nous ont fait découvrir des saveurs inconnues (de nous). Moi qui croyais ne pas aimer le wasabi, j'ai su l'apprécier sur du homard, et j'ai goûté pour la première fois, et qui sait la dernière, peut-être, du boeuf wagyu. En carpaccio, c'était une merveille. Tout le repas était accompagné de vins impeccablement choisis. Un personnel attentionné et expert chacun dans une fonction, et le chef qui est venu bavarder. Tout le monde était aimable, mais pas trop guindé (enfin, un peu quand même au début), ma conclusion, c'est que ça doit être sympa d'être un peu riche pour pouvoir se payer ça plus d'une fois tous les six ans (on avait eu l'audace d'y venir à plein tarif il y a environ six ou sept ans), à moins qu'ils ne se rendent plus compte de leur bonheur à force que cela devienne une habitude, presque un dû. C'était trop tentant de vous faire partager un peu cette impression savoureusement incroyable.

 

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*Theodore Zeldin

lundi, 27 août 2012

La lune est le rêve du soleil.*

Le 20 juillet 1969 j'étais en vacances en Alsace, tout près du Haut-Koenigsbourg. J'allais avoir 11 ans, entrer en sixième, et un autre évènement occupait l'esprit de tous les gens pourtant. Les américains allaient marcher sur la lune. Mes parents nous ont réveillés vers deux heures du matin, je crois qu'on ne savait pas l'heure exacte de l'émission, et pour nous faire patienter la RTF (Je ne sais même pas s'il y avait un O devant ou non déjà) nous a passé un petit film "L'impossible Tante Clara", épisode spécial de "Ma Sorcière Bienaimée". Tous les pensionnaires de l'hôtel étaient dans la salle à manger, la télé accrochée en l'air au mur. C'était chouette, j'étais assise à côté de ma famille, mais pas loin de ma copine de vacances, Claire Baudéan. Elle est devenue journaliste à Radio France. Je me suis toujours demandé si cet évènement partagé en direct y avait été pour quelque chose. En tout cas, je n'ai jamais plus regardé la lune de la même manière. Quelques jours plus tard, on est allé regarder l'amerrissage (je n'avais jamais entendu ce mot avant), un après-midi chez des amis vignerons. Mes parents, subjugués par l'écran, n'ont pas vraiment fait attention à ce que la dame versait dans mon verre pour que je "goûte", et en sortant, je faisais des pas de cosmonautes pour passer au-dessus du caniveau au milieu de la rue.

Tout est raconté dans le détail.

Il m'est encore difficile d'imaginer que cet homme ait pu avoir 82 ans.

* Paul Klee

mardi, 26 juin 2012

On n'est jamais satisfait du portrait d'une personne que l'on connaît bien. *

Je me souviens vous avoir promis de publier un dessin ou une peinture de temps en temps.

Aujourd'hui, un portrait peint aux alentours de 1994. Une amie actrice qui jouait dans une pièce écrite spécialement pour le bicentenaire de la révolution. J'en ai bavé sur son bras ! Si je peux m'exprimer ainsi...

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C'est de l'acrylique. Ca m'a pris des plombes d'après photo. Je n'ai plus le tableau, je lui ai offert.

*Johann Wolfgang von Goethe

samedi, 16 juin 2012

Nous avons peut-être une leçon à entendre de la présence muette et immobile des objets. *

Ce matin, j'ai vu ça sur la table...

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Et je me suis dit : "Tiens ! Ca doit être la Sainte Zapette !"

Et de vous raconter ça, ça me rappelle que ces temps-ci on revisionne avec délice les épisodes de Téléchat. Zapette va encore me dire qu'elle était pas née, mais vous ? Mon copain Vil Coyote, y faisait souvent allusion.

 

* Roger-Pol Droit

mardi, 29 mai 2012

La fête des pères est comme la fête des mères, sauf pour le cadeau qui coûte moins cher. *

Contrairement à M'dame Lagarde, je paye mes impôts, et je ne gagne pas 380.939 € par an, mais ma vie vaut d'être vécue, moi, j'vous l'dis !

Voici ce que j'ai eu en cadeau ce weekend, alors que je n'ai même pas d'enfants !!!

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*George Herbert 

jeudi, 10 mai 2012

La bande dessinée, c'est comme le cinéma, même si c'est un cinéma de pauvres. *

Activités culturelles de la semaine :

Au cinéma, j'ai vu Barbara, et j'ai aimé. Je ne raconterai rien de ce film, car le peu que j'avais déjà entendu sur France Inter, et lu sur AlloCiné m'a déjà fait perdre quelques effets de surprise. Pour ceux qui ont adoré Avengers, je ne conseille pas ce film. Des jeunes qui sortaient nous ont dit qu'ils avaient trouvé ça "long" ! Comment ont-ils pu ? Lent, oui, mais long, non. En temps réel ou presque. C'est tout. Un film où le cerveau du spectateur doit rester actif, où on n'explique pas tout. Ca se passe en RDA en 1980, ça je peux le dire, c'est écrit à la première image du film. Ensuite, je ne peux de toutes façons pas vous dévoiler le tout début des dialogues car des c*x!ds qui sont arrivés en retard, ont mis des plombes à s'asseoir et m'ont fait rater les sous-titres. Si vous allez le voir, je suis preneuse des trois premières répliques du script, d'accord !

Aujourd'hui, entre mes cours et mes devoirs à la maison, lecture de BD sur chaise longue sur ma terrasse. Je ne peux même pas me réjouir autant que l'anglais de la blague.

Un Homme est Mort, de Davodeau.

"Un anglais dit : "cette année on a eu de la chance, l'été, c'est tombé un dimanche."

Nous, on n'a pas eu cette chance, l'été c'est tombé un jeudi, et je bossais...

* Hugo Pratt

 

dimanche, 06 mai 2012

"Il était temps."*

OUIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII !

JE SUIS ENFIN SOULAGEE.

Pour la première fois on reparle de valeurs républicaines.

Quant à l'économie, bien sûr que la crise sera un adversaire de grande taille, mais ce serait la même chose avec Sarko, avec en plus le mépris, les mesures anti-sociales, et l'arrogance.

http://www.cestquandquilpartsarko.fr/

Je bois la dernière bouteille  de mes 50 ans, et jamais une flûte ne m'a paru aussi bonne.

*Moi !

"De l'art, de l'art... Quand ma femme chante, ça c'est de l'art !"*

Hier un grand artiste aurait eu 54 ans. Vous connaissez tous ses oeuvres, car sa volonté était que son art soit accessible à tous, et en même temps, il en vivait. C'est à dire qu'il vendait ses oeuvres à des magasins, au métro de New York, et j'en passe, et le public, lui, le voyait gratuitement. Il était doué, innovant, mais le SIDA ne l'a pas laissé poursuivre, et il est mort à 31 ans.

Un hommage en quelque sorte, une suite à ma note d'hier sur l'art contemporain : Au Palais de Tokyo, une salle était consacrée à un artiste qui s'est attaché à montrer que, au-delà des différences d'époques, de cultures, de religion, les humains restaient les mêmes.

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Et par hasard, j'ai fait un peu le même genre d'exercice. Le Matin, près du Centre Culturel Wallonie-Bruxelles, j'ai photographié ça :

 

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Et l'après-midi, au Palais de Tokyo, dans La Triennale, j'ai découvert ça :

 

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Bon, aujourd'hui, je vais à un happening. Vous pouvez tous participer ! Dans des salles publiques dans tout le pays, des urnes ont été installées, de jolis rideaux verts pour choisir un papier, et ensuite, souriez vous êtes peut-être filmés !, vous mettez votre papier dans l'urne transparente. C'est de l'art vivant ou je me trompe. Et ce soir on peut peut-être réalisé un chef-d'oeuvre.

*Le nain sortant.

jeudi, 03 mai 2012

A Paris, y'a vraiment des trucs qu'on trouve pas chez nous ! *

A cause de la météo nous avons annulé un séjour de trois jours en Normandie et l'avons remplacé par une journée à Paris, dominée par l'art. Comme à mon habitude, quasi-rituelle, j'ai rendu visite au Centre Culturel Wallonie-Bruxelles, situé juste en face de Beaubourg entre un salon de thé - glacier italien sublimissime et le Dailymonop'. Ce centre culturel c'est un bijou parce qu'il change assez ses expositions pour qu'à chaque visite je fasse une découverte. C'est toujours de l'art contemporain, mais les styles et les thèmes sont très variés.  

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Hier il y avait de l'art vidéo, des scultptures étonnantes, mais le clou du spectacle ce fut l'auto-portrait de Pascale, que par modestie sans doute elle est allée faire connaître en Belgique, mais on a bien reconnu ses lunettes !

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 Ensuite, après avoir déjeuné dans un petit restau Italo-portugais situé rue Saint-Martin, à côté du magasin d'affiches de ciné et de marionnettes,  on est parti chez les riches, dans le 16ème. Musée Marmottan, proche du Bois de Boulogne, à l'orée d'un square près du métro La Muette, où les enfants du centre aéré portaient des cravates à 6 ans, et du bleu marine, non, je ne caricature pas. Nous avons vu l'exposition Berthe Morisot, un bonheur reposant, une sérénité et une lumière qui font rêver. Mais un commentaire sur les regrets de Berthe Morisot à la fin de sa vie sur la scolarisation des filles, qui lui faisait perdre des modèles, car ces petites n'avaient plus le temps de poser oisivement, m'a interpellée.

Eugène Manet (frère d'Edouard et mari de Berthe) à l'Ile de Wight.

Les musées français manquant cruellement de convivialité (pas de cafétéria, des toilettes au compte-gouttes [excusez l'expression !] et quasi-impossible à trouver, et quand on les trouve, dix personnes attendent déjà...), nous avons trouvé un café. Et quel café, un lieu très classieux, qui fait restaurant et que nous testerons un jour et qui se situe M° La Muette.

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Ensuite, nous nous sommes dirigées vers la station Iéna, là où je n'aime pas traîner car l'architecture me pèse, mais où il y a quelques musées que je retrouve avec plaisir (La Cité de l'architecture, le Palais de l'Architecture, et le Palais de Tokyo !)

On a donc choisi le troisième et on a visité la Triennale : des découvertes là aussi bien sûr, des expériences grandeur nature, car l'espace s'y prête, de l'humour, du pessimisme, du cynisme, de l'esthétique parfois, mais pas forcément, de l'audace et de la clairvoyance en tout cas. Je vous refais une note demain pour illustrer mon propos.

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Puis il a fallu reprendre le train, dans une vraie gare cette fois, et nous avons apprécié à sa juste valeur le retour "preum's première", qui nous avait été proposé par l'ordinateur.

*M'dame Lebrun qui n'habite pas à la Muette...