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vendredi, 04 janvier 2013

Devant le musée du Louvre, un agent hurlait : Circulez ! Y a rien à voir. *

Quand on arrive à Londres le 26 décembre on peut faire les soldes. Mais il y a tellement de monde qu'on cherche des endroits un peu moins courus. (Quoi que courir, vu la foule, c'est quasi impossible.) Le climat étant pluvieux cette année, on a opté pour les musées plutôt que pour les parcs.

Et on a visité :

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The Museum of London : l'histoire de Londres, de la préhistoire à nos jours. C'est un peu fouillis, labyrinthique, un peu superficiel comme explications, mais il y a plein de petits trucs à voir, et quand on arrive au 20 ème siècle, on se sent un peu plus concernés.

 

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The Courtauld Gallery  : Un petit musée, peu connu par les français, mais où l'on trouve une magnifique collections de peintures impressionnistes, et où le café est accueillant et sert de bonnes petites choses légères et recherchées. Evidemment, nous n'avons pas mangé dehors !

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 The National Portrait Museum : Malheureusement, on n'a pas le droit d'y prendre de photos... Mais ce qu'on y voit est beau, surprenant, émouvant. On y retrouve plein de gens dont on n'imaginait pas le visage. Et les portraits exposés ( peintures, sculptures, photos...) ne sont pas les mêmes exactement d'années en années.

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The Natural History Museum : Arrivez plutôt le matin, dès l'ouverture, et ne vous laissez pas intimider par la file d'attente. Pendant le parcours dans la galerie des dinosaures, apprenez à respirer malgré la foule compacte de japonais, dont tous les membres de chaque famille ont tous des tablettes pour prendre des photos, ce qui envahit pas mal l'espace. Il y a d'autres départements dans ce musée, où il y a moins d'enfants, et où on voit des trucs intéressants, même si c'est un peu simpliste parfois. Néanmoins il y a aussi un système de cartes que l'on peut prendre, scanner pour sélectionner les infos qu'on veut conserver, et qu'on pourra lire plus tard en tapant le n° de la fameuse carte sur le site du musée. On comprend que tous les touristes y amènent leurs enfants, c'est grandiose et gratuit.

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The Victoria and Albert Museum : Un musée où rien n'est fait pour les enfants, et ça fait du bien parfois. Avoir l'impression qu'on apprend quelque chose, sans qu'on nous explique niveau 6ème. Je ne peux pas vous décrire tout ce qu'on trouve là, il y a tout !

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The Design Museum : dans un quartier récemment rénové pour l'année 2012 si importante pour Londres. L'entrée est un peu chère, mais les expos surprenantes, et on y passe du temps finalement, y compris dans la boutique et le café !

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Demain, je vous ferai une note sur les visites "extérieures". 6 musées pour 5 nuits, ce n'est pas mal quand même !

* Yvan Audouard

mardi, 01 janvier 2013

Les grandes âmes ont de la volonté, les faibles n'ont que des souhaits.*

Ca y est, on y est. Je suis rentrée de Londres hier et ai du coup troqué les pork pies, mince pies et pints of bitter pour du foie gras, du saumon et du champagne. Ces 5 jours ont passé à une vitesse dingue. Heureusement que j'ai noté dans mon petit carnet tout ce que j'ai fait, vu, visité, car sinon, j'aurais à peine l'impression que ça a vraiment eu lieu. ADMV retravaillant demain, je vais pouvoir me remettre à ma vocation (ah, ah, ah) et corriger quelques copies, faire quelques recherches sur internet, essayer quelques trucs technique enseignés par notre jeune collègue pour numériser et modifier des vidéos, faire le bilan des parents à voir en janvier, parce que sûrement ils avaient un truc bien plus important à faire le 14 décembre que de sacrifier un vendredi soir pour voir les profs de leur enfant. Y'en a des qui bossaient, et ceux-là m'en ont informée et je les ai reçus à des heures qui leur convenaient.

Alors, prenons quelques résolutions :

S'occuper de son boulot, mais réussir à garder un peu de temps pour soi et la personne avec qui l'on vit, si on a la chance d'avoir une personne avec qui l'on vit.

Limiter la casse en ce qui concerne le poids et le vieillissement, mais là, je sens que mes pouvoirs sont limités eux aussi.

Ecrire sur ce blog un peu plus souvent, et essayer d'être drôle. Pas toujours facile, mais peut-être qu'avec une bonne guinness et/ou un chocolat, ça peut être possible... Mince ! Cela entre en collision avec ma précédente résolution!!!

Lire, plutôt que de rester accro à l'écran. Ca, je devrais y arriver, ma vue semble s'améliorer, et je vais encore avoir de nouvelles lentilles très bientôt.

Faire un peu de sport. J'ai beaucoup failli de ce côté là. Mais je vais me concentrer pour trouver des solutions.

Vos résolutions sont-elles différentes des miennes ?

* Proverbe chinois

Je vais appliquer ce proverbe : Je VEUX que tous mes bloggers amis aient une chouette année 2013, qu'ils parviennent à suivre toutes leurs résolutions ou non.

jeudi, 27 décembre 2012

Je lâcherais tout, même la proie, pour Londres.*

London is often calling me !

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Et parfois, comme hier, je réponds présente ! Nous sommes donc arrivées, un jour de grève du métro, ajouté à celui du premier jour des soldes, tradtionnellement le 26 décembre (Boxing Day), et cela nous a pris plus longtemps que prévu pour arriver à notre studio. 

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Premier soir, pub, bière et cottage pie. Nuit difficile, matelas impossible... Ce matin, négociations, assez rapides je trouve, et nous changeons de studio. Lit meilleur, chauffage mieux réglé, que demande le peuple ?

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Du coup, trois musées : The Museum of London - Histoire de Londres, un peu fouillis, mais sympa. Courtauld Institute's Gallery - Peinture, en particulier des impressionnistes (Van Gogh, Gauguin, Morisot...) et des plus modernes (Van Dongen, Kandinsky, Picasso...). Ce petit musée est à voir ! et sa cafet' aussi. - National Portrait Gallery - Mon préféré, surtout les portraits du XXe et XXIe siècle. Dommage, on ne peut pas y prendre de photos. Lessivées, on passe une soirée cool à l'appart', avec nos ordis et la télé... en anglais, c'est top ! C'est d'autant plus top qu'une dame très bien, nous avait annoncé hier dans le bus que commencerait ce jour trois jours d'"Armaggedon".

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* Alphonse Allais

lundi, 24 décembre 2012

Le temps, c'est quand on va d'un Noël à l'autre. *

Ce soir je suis invitée chez ma copine, la vache qui chante, et je suis chargée d'apporter des douceurs pour l'apéro, j'ai nommé le champagne !

Bon, je sais, tout le monde va pas pouvoir faire vraiment la fête : Entre mon pote Hervé à qui je penserai expréssément toute la soirée parce qu'il sera au lit à l'hosto, et mes potes clowns parties voir des gens qui croient même pas à Noël en Inde et qui seront dans l'avion, ou ma copine qui est en maison de retraite. Mais juré, en dégustant mes samossas pomme de terre-petits pois-gingembre-coriandre-menthe, mes ananas aux graines de moutarde et au piment, mes petites pommes de terre à la tapenade et mes petits morceaux de poulet tikka grillés, j'aurai une pensée pour vous tous, et en cadeau, je voudrais une bonne dose d'inspiration pour continuer ce blog encore quelques années !

Merry Christmas, et que vous soyez tout seul au chaud devant un bon dvd, à deux au chaud à vous regarder les yeux dans les yeux ou à plusieurs autour d'une table, je vous souhaite beaucoup de douceur.

*Paul Villeneuve

samedi, 22 décembre 2012

"Des passages qui font dresser les cheveux à la tête des simples"*

Malgré toutes les alertes lancées par les media concernant la fin du monde, et surtout les bouchons près de Paris hier, je suis rentrée chez moi à 19h30. La description des derniers était à peu près aussi apocalyptique que celle de la première telle que les illuminés se l'imaginaient. Et aucun des deux évènements ne s'est produit.

Le matin au Musée du Quai Branly on a été reçu sans ménagement, exactement comme l'an dernier. C'est à se demander s'ils veulent que tout soit primitif, les arts comme l'accueil. A la vue de la dernière salle de l'expo et des têtes réduites, j'ai eu comme le pressentiment qu'à la prochaine visite on finirait comme ça.

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L'après-midi on a vu l'expo sur les jouets dérivés de Star Wars. Je l'avais déjà vue à la Toussaint, et j'ai été à peu près aussi peu convaincue. Pourtant j'ai aimé les films, et j'aurais adoré voir une expo sur les costumes et les décors. Alors, y aller, je ne le vous conseille pas, jeunes padawans. J'ai quand même acheté des auto-collants souvenirs pour ADMV au magasin du musée. Et heureusement au Musée des Arts Décos, il y a tout un tas de collections permanentes et d'autres expos qui valent le détour. Et ils sont un peu plus aimables qu'au Quai Branly, mais pas trop, faudrait pas qu'on pense que la culture c'est fun, quand même !

Bon le matin, il n'y avait pas que des têtes réduites dans l'expo "Cheveux Chéris", il y avait aussi cette merveille :

 

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* Pascal

mercredi, 19 décembre 2012

QU'EST-CE QU'UN JOURNALISTE ? LA EST LA QUESTION.

Les journalistes ne savent pas dire "Newtown" et prononcent "Newton". Mes élèves vendent des "sweet-shirts" au profit de la recherche contre le cancer. Je m'obstine à essayer de leur faire comprendre qu'être compris par des anglophones est important. Enfin, non, pour les journalistes, la cause est perdue.

Il n'y a pas qu'en anglais que les journalistes parlent comme des pieds. Ce matin sur France Inter, un mec qui s'appelle je crois "Frédéric Michel" et qui a sûrement fait quelques études avant d'arriver là, mais n'en a gardé que peu de séquelles, a dit trois fois "infermière".

Ah ! les bienfaits du silence !!!

lundi, 17 décembre 2012

Et à votre avis, qui a dessiné votre robe de mariée ? *

Moi aussi je veux un power-point pourri à mon mariage !

J'aurais pu ajouter, moi aussi je veux avoir le droit de dire, non, je ne veux pas me marier.

Pour les mêmes raisons, je n'ai jamais entamé de procédure d'adoption. J'avais trop de critères qui risquaient de me faire voir refuser l'agrément. Je n'aurais jamais pu supporter qu'on me dise "vous ne méritez pas d'avoir d'enfants. Vous n'en êtes pas capable."

Au journal de 20 heures, ADMV ne m'a pas vue. D'ailleurs ils ont à peine mentionné les 150 000 personnes venues demander l'égalité en droits pour tous. La tuerie des USA, les gros sous de Depardieu qui filent lui payer des frites, et les résultats sportifs bien sûr, tout cela est bien plus important !

Alors tant pis pour ceux qui sont pas venus. C'était très sympa, festif, solidaire, oserai-je dire "chaleureux"  ? Je vous fais partager mon album photos. Des questions ?

*Humour anglais vu dans la manif.

 

dimanche, 16 décembre 2012

M'a-t-on demandé mon avis sur votre mariage ?

Cette note s'adresse surtout à ceux de mes lecteurs (s'il en reste...) qui habitent pas trop loin de Paris. Il est encore temps de mettre vos baskets ou chaussures de marche aux pieds, d'enfiler un kway, orange ou non, et de partir pour la manif. Le rendez-vous est à 14 h. Le mot d'ordre est le droit au mariage pour tous, ce qui veut dire aussi le droit de ne pas vouloir se marier pour tous, mais surtout l'égalité de regard sur soi en tant que citoyen(ne)s. Aujourd'hui, j'ai décidé de ne pas être invisible. Je vais défiler, crier, me faire remarquer en tant qu'homo, et tant mieux si les caméras de télé me captent par hasard, comme ce fut le cas à la dernière manif politique locale. J'y vais en train, comme ça ADMV qui n'aime pas manifester, tant pis pour elle, se fera moins de soucis. Le ciel est grand bleu. Ma mère aurait dit "tu vois, le Bon Dieu est pour le mariage pour tous, puisqu'il vous donne du beau temps pour la manif." Et si vous êtes trop loin, trop occupés, trop feignants, pour aller manifester, regardez au moins le journal tv ce soir, et dites moi si vous m'y avez vue ! Cheveux orange, manteau marron, écharpe orange, boucles d'oreilles orange. Oui, j'aime bien l'orange. C'est pétillant, remontant, et dynamisant.

mercredi, 12 décembre 2012

Douces amies, en ce douze douze douze, soyez féministes !

Je terminais ma note précédente par une allusion au féminisme. Il a de beaux jours devant lui, le féminisme, quand on voit ce que j'ai lu en deux jours.

D'abord, je ne dis pas merci à Valérie Bougault, collaboratrice à la revue Connaissance des Arts. Dans le hors-série intitulé Mary Cassatt à Paris, elle écrit : "Femme, certes, mais pour autant son art peut-il être qualifié de féminin ? Les sujets intimistes, la lecture, le thé, la broderie, le repos au jardin, qui mettent souvent en scène son modèle préféré, sa soeur Lydia, qui mourra en  1882, puis toutes ses maternités n'accordent aucune place à la mièvrerie, malgré leur extrême raffinement."

L'homme est un loup pour l'homme et la femme une louve pour la femme ! Cette femme pense donc que "féminin" doit être associé à "mièvre".

Heureusement les commentaires de l'expo au Mona Bismarck American Center for art & culture étaient bien plus modernes et ouverts d'esprit.

Le lendemain, je suis tombée sur un article où un avocat bordelais s'interroge sur la capacité d'une femme à être bâtonnière...

Quand je pense que l'autre dinde a osé dire que les femmes de sa génération n'avaient pas besoin du féminisme !

 

vendredi, 07 décembre 2012

LES FILMS DONT PASCALE NE PARLE PAS (2)

Vous avez dû vous demander si j'étais devenue invisible. Eh non ! Juste submergée par le boulot, copies, conseils de classe, et la folie d'aller passer tout mon samedi à Paris. Du coup encore plus de boulot en semaine. Mais je ne regrette pas. Les Invisibles, * je les ai vus, au cinéma. C'est un docu honnête où s'expriment 9 homosexuel(les). A mon goût il y a eu quelques longueurs et un peu trop de chèvres et de panoramas pastoraux pseudo-lyriques . Les moments de témoignages sont en revanche très vrais, sans pathos, et du coup c'est un bon film. A part quelques images d'archives, ce n'est pas un documentaire généralisant sur la condition homosexuelle. Disons que ce sont neuf portraits filmés avec respect, ce qui n'est pas si courant. Je n'ai pas appris grand chose de nouveau. J'ai plusieurs amis qui ont passé la soixantaine et qui m'ont déja bien raconté leur jeunesse, leurs amours dans les années 50/60. Mais si certains croient encore qu'ils ne connaissent pas d'homos dans leur entourage, qu'ils aillent voir le film, et ces gens ressembleront forcément à quelqu'un de proche, qu'ils voient sans voir. Dans ce film ce sont d'ailleurs en majorité des gens qui ont été visibles et en ont subi les conséquences. Mais l'invisibilité n'a pas disparu avec les années 70, ni 80, ni depuis. Je l'ai connue dans ma famille même si depuis la mort de mes parents, j'ai réussi à faire mon coming-out. Je l'ai même connue au début parmi mes amis à qui je ne savais pas comment annoncer que leur amie hétéro vivait à présent avec une femme. Enfin, au boulot, mon invisibilité n'a pas besoin de cape. Quelques personnes sont au courant, mais la plupart n'imaginent même pas que je puisse être lesbienne. J'ai parlé de la manif de dimanche prochain à table, personne ne savait de quelle manif il s'agissait. Nous étions quand même 12 à table ! J'avoue, je me censure moi-même. Et devant mes élèves aussi. Tant de profs pourtant mentionnent sans penser à mal leur conjoint ou leurs enfants à une occasion ou une autre. Bien que cela ne choque personne, ne provoque aucune réaction, ils "s'affichent" donc hétéros ! Terme employé par une collègue (qui se croit pourtant ouverte d'esprit) pour parler de deux filles qui s'embrassaient sur un banc du lycée il y a environ 3 ans. A ce propos, je suis tombée par hasard sur mon premier couple de filles en train de s'embrasser au coin d'un couloir et je ne pense pas qu'elles soient beaucoup plus visibles que moi, vu comme elles sont parties rapidement et sans me regarder surtout  dès qu'elles ont entendu mon pas. Enfin, d'ici qu'elles l'assument, elles, elles pourront peut-être se marier et adopter sans faire croire qu'elles sont célibataires. Je leur souhaite, mais l'ambiance politique du moment me fait même douter de ça.

*Bien qu'il semble y avoir une erreur dans le sous-titre (tous ces acteurs n'apparaissent pas dans le film) c'est un article assez juste.

C'est aussi un beau film sur le féminisme.

Edit, samedi 8 décembre 2012.

A réécouter sur France Culture, une émission où participent le metteur en scène et une de ses personnages, celle, justement, qui est sur la photo au-dessus ! Ecoutez vite, car cela ne restera sans doute pas longtemps sur le net :

http://www.franceculture.fr/emission-l-invite-des-matins-...

mardi, 27 novembre 2012

LES FILMS DONT PASCALE NE PARLE PAS

Mon Frère se Marie, un film suisse qui mériterait d'être belge. Mais non, je ne vais pas encore vous citer Coluche... Dans le rôle de la mère, Aurore Clément, une de mes actrices fétiches depuis que j'ai découvert le Cinéma de Chantal Akerman en 1990. Dans le rôle du père, Jean-Luc Bideau, idéal dans la peau de ce père vieillissant comme il peut. Il y a un film dans le film. Le fils fait une vidéo pour que les différents personnages racontent comme ils ont vécu les évènements que nous raconte le film dont nous regardons le DVD. C'est presque en temps réel, en ton réel. C'est parfois tragique, comme peuvent l'être certaines implosions familiales et pourtant il y a de l'humour, subtil, distillé, au douzième degré, du coup. Il y a un fils adoptif, une mère biologique, une fille et une mère caractérielles, et ça vous donne un samedi soir différent et bien agréable.

vendredi, 23 novembre 2012

Dell'albero caduto Tutti si fan legna.*

Cet après-midi, je n'avais pas cours, comme tous les vendredi. Et comme presque tous les vendredi, j'ai eu du mal à m'en rendre compte. Encore un peu moins que d'habitude, où j'ai du mal à quitter le lycée avant 15 h, car il y a toujours un truc à faire, à dire, à expliquer, photocopier, ou autre verbe au choix.

Aujourd'hui, j'avais d'abord une réunion du Fonds Social. C'est une réunion où de l'argent donné par la Région et l'Etat est versé aux familles qui font un dossier pour obtenir des aides ponctuelles, qui dans certains cas deviennent plus qu'une habitude, malheureusement pour ces familles. Pas malheureusement qu'on les aide, mais malheureusement qu'elles soient obligées de demander tous les trimestres et parfois tous les ans. Nous avions 25 demandes. Nous en avons ajouté une 26ème, car une maman qui vient de perdre en un mois son mari et son emploi n'avait pas encore eu le temps de tout calculer pour faire un dossier.

Nous avons plusieurs familles qui vivent à 4 avec 1000 euros par mois, une qui vit avec 900 euros pour 4, une mère seule avec 3 enfants et pas de pension alimentaire. Et enfin une autre qui vit à 4 avec 450 euros. Ceux-là sont demandeurs d'asile. Ils n'ont pas de compte en banque, pas le droit de travailler, et ne veulent pas se faire remarquer. On les ferait voyager (même si ça coûte cher), mais pas vers des plages qui leur plaisent. Alors on leur donne des "bons d'achat". Comme ça les autorités ne peuvent pas leur reprocher de toucher de l'argent illégalement.

Une réunion comme ça, qui dure deux heures (parce que ma proviseure a passé une demi-heure à expliquer le principe, les critères, à ceux qui venaient pour la première fois) ça remonte le moral, vous pouvez pas savoir. Mais ça énerve et épuise moins qu'une réunion de deux heures aussi (j'ai eu une demi-heure pour prendre un café, faire pipi, donner mon avis sur une évaluation qui posait problème à deux collègues et imprimer un dossier important pour la réunion suivante), une réunion, donc, pour mettre au point l'organisation du bac ! Car le bac en langues, cette année, ça va être une usine à gaz, une fête permanente, un cirque sans filet pour les trapèzes volants, la place de l'Etoile à 18 h, un jour de panne d'électricité, arrêtez-moi pour les métaphores, ou on est encore là dans six mois. Et le bac sera passé... Heureusement nous inaugurons ces nouvelles épreuves avec un proviseur-adjoint aimable, souriant, respectueux, et c'est pour ça que personne n'a pleuré.

En rentrant heureusement, j'ai trouvé dans ma boîte aux lettres un cadeau :

Une amie m'a envoyé ce livre dont rien que la couverture semble raconter son histoire, enfin celle de ses grands-parents et parents. Là, je vais pleurer, j'en suis sûre, mais d'émotion.

Si vous êtes à Grenoble où il y a eu une exposition à propos de ce livre, il y a un festival du Cinéma Italien à ne pas manquer.

Ma copine m'a envoyé le prospectus pour me faire baver d'envie, hennir de jalousie. A moins que ce ne soit à cause de la photo !

*Arbre tombé, Approvisionnement pour tout le monde. (Proverbe sicilien)

mardi, 20 novembre 2012

L'erreur, comme le rire, est le propre de l'homme. Mais infiniment plus créatrice. *

 

Vous voulez des nouvelles ? Eh bien côté boulot, je nage un crawl effréné, mais inefficace pour faire toutes mes corrections à temps pour les bulletins. C'est mieux que la brasse, mais ça épuise. Comme je dors peu et mal, j'essaye le traitement homéopathique de mon médecin, mais je vous dirai dans un mois si j'ai senti un changement. Pour revenir à mes copies, j'en ai lu des marrantes récemment, qui m'ont appris que Beigbeder était un écrivain de la fin du XIXème siècle (ce qui m'a le plus épatée, c'est d'apprendre que c'était un écrivain) et que Scorcese avait réalisé Pulp Fiction. Je n'ai vraiment pas à me plaindre, comme aurait dit Coluche "Je me marre!" A part ça, j'ai réussi (ça n'a rien à voir, mais j'y pense, là.) à me payer un billet de TGV à un prix raisonnable pour un samedi à Paris en décembre. Et sur You Tube j'ai découvert une petite chanteuse que j'aurais pu avoir comme élève, ou presque, et qui se débrouille plutôt bien je trouve. Allez, je lui fais un peu de pub ! Elle s'appelle Paulette Wright.

 

*Roland Topor

vendredi, 16 novembre 2012

Art, Foule et vacances

Donc j'étais à Paris. Il y a une semaine encore, il y a un siècle.

J'ai d'abord vu, grâce à la carte Sésame Duo de Virgibri, gratuitement et sans avoir à attendre trois heures, l'expo des œuvres de Celui-dont-je-ne dois-pas-dire-le-nom (à cause d'une autre copine blogueuse qu'a pas pu lui rendre visite, et que ça lui fout les boules grave). C'était un bon moment, bien que j'aurais préféré qu'on soit vraiment en duo, comme la carte. Là, on était plutôt en mode sardine, avec une mise en espace des panneaux à lire telle, qu'on se demande si le but n'était pas de nous faire jouer au culbuto vivant plutôt que de nous informer. (Des infos chronologiques accrochées dans le sens inverse de celui de la visite). Il y a quelques tableaux célèbres, beaucoup que l'on découvre et des œuvres de jeunesse. Il y a aussi à mon avis un peu trop d'œuvres de gens qui ont finalement peu de rapport direct avec le peintre dont c'est l'expo, et dans les premières salles on se dit qu'on s'est peut-être un peu fait avoir.

Les jours suivants j'ai vu dans l'ordre :

Les jouets de Star Wars au Musée des Arts Décoratifs : c'était pour le boulot, j'aurais pu m'en passer, mais le reste du musée et des expos (particulièrement celle sur les Trompe-l'oeil) était génial. Une expo "Mary Cassatt" au Mona Bismarck American Center for Art and Culture, avenue de New York. Comme j'étais dans le coin, je suis ensuite allée au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris où j'ai surtout apprécié "L'Art en Guerre", foisonnante de tableaux, dessins, sculptures, qui ne peuvent pas laisser insensible. On peut y passer deux heures sans s'ennuyer une minute.

Le temps n'étant pas extensible, j'ai dû me résigner à ne pas visiter le Palais de Chaillot et la Gaîté Lyrique qui sont pourtant parmi mes lieux chouchous.

Mais il me reste assez pour faire encore quelques notes, dès que le temps m'en sera donné, l'approche des conseils de classe se fait sournoisement, mais implacablement sentir.

dimanche, 11 novembre 2012

Toute prison a sa fenêtre.*

Hier et aujourd'hui, même programme. Lever 8 heures, deux heures et demie de boulot le matin, 4 heures et demie l'après-midi. Hier ADMV a fait à manger, aujourd'hui, je m'y colle. Elle a droit à son weekend aussi... Déjà que je lui cause pas beaucoup, du coup.

Il va être l'heure de ma pause.

J'en ai fait 12. Youpi ! me dis-je.

Oui, mais les vieilles séquelles d'arithmétique me rattrapent : il m'en reste 24 !

Essayons de regarder du côté éclairé :

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Les fenêtres de Paris ou d'ailleurs m'ont toujours fait plus rêver que les copies. Sûrement parce qu'elles ont chacune leur personnalité malgré le but un peu identique qu'on attend d'elles. Elles arrivent encore à me surprendre. Mais c'est aussi parce que je ne suis pas obligée de les regarder et de les photographier, je ne prends en compte que celles qui me plaisent au premier coup d'oeil.

Je vous parlerai du reste de mon Paris de Toussaint dans une prochaine note.

*Gilbert Gratiant

dimanche, 04 novembre 2012

Les droits de l'homme sont universels et indivisibles.*

Le regain de médiatisation d'une éventuelle autorisation du mariage pour les homosexuels et, subséquemment, du droit pour eux à l'adoption m'a donné l'occasion de faire une recherche sur les supporters et opposants de cette loi, tout en faisant quelques découvertes, moi qui vis parfois loin des media :

Vous le saviez, vous ? Il y a eu un prêtre candidant dans l'émission "secret story" ! Et voici ce qu'il pense:

http://www.closermag.fr/content/73325/laurent-lenne-le-pr...

La Blondasse ne nous déçoit pas :

http://www.fait-religieux.com/derniere_minute/2012/11/02/...

Et l'inénarrable Monsieur 23 a fait preuve d'un raisonnement assez abscons, mais comme diraient les Guignols, "c'est rassurant, il y a aussi des fous chez les catholiques."

http://actu.voila.fr/actualites/societe/2012/11/04/mgr-vi...

Pourquoi il parle du meurtre dans son argumentation m'échappe... Ma grand-mère croyait bien que les communistes élus dans ma ville allaient bouffer des curés, peut-être Monsieur 23 croit-il que les homos se tuent après l'amour, comme les mantes. (Religieuses, d'ailleurs !)

Suit une possible explication à cette soudaine opposition des dirigeants catholiques en France :

 

Que les cathos se rassurent ! Les Anglicans ont leurs fous aussi :

http://www.lepoint.fr/monde/mariage-pour-tous-en-grande-b...

Aux USA, des prêtres souhaitent la mort des homos, mais Brad Pitt relève le niveau en défendant le mariage homosexuel au nom des Droits de l'Homme.

http://www.allocine.fr/article/fichearticle_gen_carticle=...

 

Personnellement je suis née dans une société où le mariage m'est apparu comme une alternative possible, mais que je pouvais refuser. A 26 ans quand j'ai vécu ma première longue histoire avec une femme, l'idée du mariage ne sest pas imposée. Il était déjà impossible de vivre une relation homo officiellement, alors, se marier !... J'avais toujours plutôt été "contre" dans mon cas, même quand j'étais hétéro ou ne croyais être que cela : Je me trouvais trop jeune pour m'engager dans un contrat à durée indéterminée, je ne possédais rien, je ne voulais pas forcément procréer et surtout l'idée de ma "succession" ne me venait pas à l'esprit. Puis, je me suis mise à perdre mes parents, à hériter, et à voir autour de moi des gens décider du sort des vieux et de leurs biens, et j'ai réfléchi. J'ai donc fait un testament. Ensuite, quand j'ai pu, je me suis pacsée. Cela empêchait d'éventuels gens obtus et profiteurs de risquer de virer ADMV de ma maison et/ou de lui prendre ses biens parce qu'ils se trouvaient dans MA maison si je disparaissais dans un ouragan. Je suis trop vieille pour adopter ou procréer un enfant qui puisse être protégé par les deux personnes qui l'élèveraient, mais je vis avec ADMV depuis plus de dix ans, et je ne vois pas pourquoi elle ne pourrait pas avoir droit à une pension de reversion après ma mort. Je vois des jeunes gays pouvoir avoir des enfants, sans cacher leur couple, et tant mieux. Les idées ont évolué, les faits aussi. Et pour finir, je ne vois pas pourquoi les gays ne pourraient pas choisir, comme les hétéros, de se marier ou non.

 

* Vaclav Havel

 

vendredi, 02 novembre 2012

La culture ne s'hérite pas, elle se conquiert.*

Les vacances c'est l'occasion de se déplacer, de voir enfin les gens à qui l'on envoie d'habitude des mails ou des sms quand on en est adepte. Les vacances c'est aussi l'occasion de voir les choses devant lesquelles on passe d'habitude sans les remarquer. Ce n'est pas loin, mais, quand on se laisse dominer par les copies, les réunions, les lectures ardues et sèches du Bulletin Officiel pour comprendre le nouveau bac, on passe à côté de l'essentiel. Hier, il ne faisait pas vraiment beau, mais le soleil a brillé assez pour nous donner envie de sortir, de nous éloigner de l'ordinateur sur lequel on a regardé moult photos de famille, liens vers des sites de vacances lointaines ou de musiques plus ou moins gratuites. Et voici tout ce que j'ai vu, goûté, savouré. C'est à Troyes. Peut-être certains d'entre vous n'auront même pas tant de kilomètres à faire que cela. Sinon, c'est au carrefour de deux autoroutes (A5 et A26), il y a une vieille ville, plein de choses à photographier, un musée d'art moderne (fermé le 1er novembre !) et en ce moment, les Nuits de Champagne, avec plein de gens bien en concert, et une maxi-chorale accompagnée par Maxime le Forestier, si j'ai bien tout compris. Non, je ne travaille pas pour l'Office du Tourisme. D'ailleurs, si j'y travaillais, je m'arrangerais pour qu'il y ait au moins un musée ouvert, un évènement culturel, et un cinéma art et essai pour les gens comme moi qui prennent la peine de venir un jour de congé, ce qui n'est quand même pas une idée aussi eccentrique que cela !

(Message personnel à Michèle Laroque, compagne du maire UMP Baroin : Vous qui êtes actrice, relativement connue, ne pourriez-vous faire quelque chose pour qu'on puisse voir à Troyes autre chose que la programmation indigente et hors de prix de l'unique multiplexe de la ville ????)

Je viens d'envoyer un message sur le site de la ville et à la fin on peut lire :

Merci, votre soumission a été reçue

Pauvre langue française "webisée"...

 

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*André Malraux 

mardi, 30 octobre 2012

Jamais homme noble ne hait le bon vin.*

Je reviens de l'Est où je suis allée participer à une renconter de Sony et "cher" (non, je n'ai pas joué dans Stars 60), mais à une rencontre "Appareils nets et environnement flou".

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L'environnement était flou surtout à cause de ça :

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Ca rend flou autour, et souriant dedans, la preuve:

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Je suis revenue avec un Céquoidon:

Participez ! Vous en sortirez grandis. Mais si !

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La maison exige des réponses précises s'il-vous-plait !

* François Rabelais

samedi, 27 octobre 2012

Qu'est-ce qui vaut mieux être, noir ou homosexuel ? C'est mieux d'être noir, parce qu'on n'a pas besoin de le dire à ses parents...*

Deux vidéos qui parlent d'elles-mêmes. Comment peut-on encore hésiter ?

 

Si vous parlez anglais, allez sur Youtube, il y a d'autes vidéos montrant cet homme, plus complètes encore. Mais c'était la seule que j'ai trouvée sous-titrée.

Et si les américains sont capables de le comprendre, pourquoi les français ne le seraient-ils pas ?

*Catherine Bézard

jeudi, 25 octobre 2012

Les accidents de la route ne sont pas dus à l'alcool, mais à la voiture. La preuve : mettez un alcoolo dans un fauteuil roulant, il ne tuera personne.*

Dans le hall d'entrée de la salle de spectacles, on attend. Au mur, des projections : extraits de spectacles passés.

Un film. De toute évidence, une parodie contemporaine de vieux films  de Chaplin ou Keaton. Derrière moi, une femme dit à son mari : "C'est entièrement muet." Puis, elle n'arrête pas de le répéter et de causer, très fort.

J'espère qu'il a pu, et ses voisins aussi, voir le spectacle sans qu'elle lui explique tout !

Ma voisine, elle, était sympa. Elle s'est marré et a eu peur tout le temps, tellement bon public que je me suis demandé si elle ne faisait pas partie de la compagnie.

C'était de l'humour un peu décalé, comme j'aime. On aurait pu penser qu'ils étaient belges, mais non.

* Luis Rego

dimanche, 21 octobre 2012

Il n'y a pas de plaisir comparable à celui de rencontrer un vieil ami, excepté peut-être celui d'en faire un nouveau.*

Cette semaine j'ai goûté à deux plaisirs nouveaux :

Lui.

  J'ai gagné deux places à un jeu sur facebook. Un concert super sympa, bien ficelé avec des jeux rigolos de mise en scène et un duo virtuel avec Maxime Le Forestier. Je connaissais son nom, j'ai écouté sur deezer, et je me suis dit "les paroles sont sympas, mais la musique, bof." Eh bien j'avais tout faux. Y'avait 4 musiciens très doué et efficaces, et une ambiance à laquelle je n'ai pas résisté tout en ne connaissant aucune des chansons de ce monsieur. Chapeau Aldebert !

Et un tajine au miel de châtaigne hier soir. Moi, je suis plutôt cuisine indienne. Alors je pratique pas le tajine, je sens que je vais me faire réinviter bientôt !

*Rudyard Kipling

jeudi, 18 octobre 2012

Je ne suis pas vraiment libre si je prive quelqu'un d'autre de sa liberté. L'opprimé et l'oppresseur sont tous deux dépossédés de leur humanité.*

J'ai un métier et j'ai de la chance, j'en conviens. Que vous dire sur ce métier qui est tout de même à l'origine de l'existence de ce blog ? Il m'a permis hier de réaliser que certains de mes terminales "ne savaient absolument rien" à propos de Nelson Mandela. Ils me l'ont dit, un peu comme une excuse légitime au fait qu'ils n'allaient pas pouvoir traiter une partie de la question. Comme il fallait comparer les causes de sa popularité avec celles de Lady Di, il y en a qui ont été bien dans l'embarras, vu qu'à la fin du cours, on m'a posé des questions du genre "Diana elle faisait de l'humanitaire ?", "C'était bien la femme du Prince Charles". Ceux qui ne m'ont rien demandé, ne savaient peut-être absolument rien sur elle non plus. Il est vrai que cette année on ne nous a pas du tout bassiné sur le mariage de son fils, en nous rebattant les oreilles de son destin tragique... (et l'illustration, là, en bas, vous prouvera que c'était une grande philosophe !) J'ai aperçu, en jetant un oeil sur quelques copies ( je l'ai récupéré, ne vous en faites pas.) qu'ils étaient plus savants sur le troisième personnage, James Bond. On est sauvé !

Je ne vous raconterai pas comment j'en bave à expliquer la chanson de Bruce Springsteen, American Land, qui met les immigrants vers l'Amérique du XIX et début du XX siècles au rang de héros. Quand on leur décrit la misère qui les a poussés à partir et les conditions difficiles où ils se sont retrouvés à construire des voies de chemins de fer, bosser dans des fonderies, où parfois ils mourraient, vous cherchez à faire sortir le mot "victim", et ils vous proposent "losers", "héros" et ils ne produisent que "winner". L'an prochain, ils seront en école de commerce.

Heureusement j'en ai d'autres un peu moins formatés, qui s'intéressent à l'art, au design, et ça égaie mes semaines. Et puis mardi, on a mangé bio, et le soir, j'étais convoquée à une réunion inutile et vide, mais où on nous a payé un verre plein à la fin, bien mérité. Le mercredi après-midi, on n'a pas à se demander comment on va occuper notre temps, on corrige les fameuses copies, cauchemar du prof de base. Cette année, j'ai 171 élèves, je vous laisse déduire combien je corrigerai de copies à raison de trois ou quatre devoirs par trimestre... Le problème en vieillissant, c'est que l'on a du mal à ne pas s'endormir dessus pendant la correction, alors que la nuit l'insomnie guette quasiment tous les jours. Allez comprendre !

En conclusion, ne me dites pas que je râle, y'a du bon j'vous ai dit, mais vous avez réclamé une note, voici la seule que j'ai pu écrire.

* Nelson Mandela

jeudi, 11 octobre 2012

La pensée d'un homme est avant tout sa nostalgie.*

Hier en arrivant au lycée, je me suis dit "De mieux en mieux !"

En effet, sur le tableau lumineux dans le hall, j'ai lu :

UNSS : CRS

Résultat déplorable imputable à mes problèmes d'yeux ?

Il fallait lire GRS.

Mais si on se rappelle de ce qui m'avait choqué précédemment dans les activités de mes collègues d'EPS, on comprend que je puisse me tromper.

Et sinon, les yeux de celui qui aimait sa biche se sont fermés. Ce n'est pas que je l'aimais beaucoup à l'époque, d'ailleurs, j'étais trop petite pour que ce soit mon idole, ou alors, des très jeunes, car j'avais 5 ans. Mais sa chanson fait partie de mes souvenirs d'enfance au même titre que les malabars et leurs décalcomanies, le poinçonneur des tickets dans le bus, le bled à copier quand on était puni ou les marrons qui couvraient les trottoirs à l'automne. (Dans Maville, y'en a quasiment plus, des marrons.)

Demain, je vais raconter plein de choses hyper intéressantes à 36 paires de parents. Quelle chance ils ont !

*Albert Camus

 Edit : Ce soir, regardez la 3, le film avec Belmondo ! Je joue dedans.

Enfin, au milieu de la foule sur le quai près du France au Havre, y'a une gamine de 9 ans qui était hyper émue d'être là au moment du tournage, ça la changeait de l'ambiance pourrie de la colo...

lundi, 08 octobre 2012

Cécité : point de vue.*

'Scusez moi, j'ai été un peu silencieuse ici, mais ma copine clowne est venue me rendre visite, et c'est un truc 'ach'ment rare, surtout que ça a duré de mercredi soir à ce matin, et qu'elle a été disponible quasiment tout le temps ! Elle venait pour un colloque. Les clowns, aujourd'hui, ça participe à un tas de trucs sérieux, vous pouvez pas imaginer.

Elle m'en a raconté une bien bonne quand même, que peut-être si elle faisait un effort, elle pourrait s'en resservir dans un spectacle. (Ah ben non, les clowns ça fait pas des sketches !) Alors, Dany Boon, ou Florence Foresti peut-être.

Un jour elle avait oublié de déclarer ce qu'elle avait travaillé pendant un mois, en panique elle remplit sur internet, imprime, et va porter le papier chez Popaul, parce que internet ça lui suffit pas à Popaul, il lui faut le papier. Mais quand elle arrive, on lui dit qu'il n'y a qu'une personne qui peut prendre son papier, et qu'elle doit prendre rendez-vous. La personne est dans un bureau sur place, mais elle peut pas venir prendre le papier comme ça, là, sans rendez-vous. Alors la clowne, elle dit qu'elle peut laisser le papier. Mais non il lui faut un rendez-vous, qu'on peut pas lui donner comme ça, il faut qu'elle téléphone. Il y a un téléphone gratuit dans le salon d'entrée de chez Popaul, elle a le droit de l'utiliser... pour appeler la dame de chez Popaul qui est dans la pièce d'à côté. Elle l'a, elle lui cause, lui explique qu'elle a fait 35 km pour lui apporter le papier à temps, et que ça l'ennuierait beaucoup de refaire le trajet. La dame d'à côté n'est pas sortie de sa pièce, a accepté (grande seigneuse) que la clowne laisse son papier imprimé au lieu de lui réécrire la liste de ses cachets sur papier libre comme elle lui demandait. Elle est pas belle la vie ? (J'avais encore quasi jamais critiqué Popaul parce que j'ai une copine qui y bosse, et que je sais que pour eux aussi c'est pas drôle, mais y'a quand même des gags qui méritent qu'on en cause !)

La vie n'est pas moche non plus pour moi. J'ai une grande nouvelle je n'ai pas de DMLA. Ceux qui ne savent pas ce que c'est, sont ceux qui ne regardent jamais QPUC. Car avant l'émission, il y a toujours au moins un clip sur la DMLA, un sur les couches pour incontinentes, un sur les monte-escalier et un dernier pour la route sur le cholesterol.

Mais avant d'apprendre la bonne nouvelle, j'ai dû remplir un questionnaire, et accepter qu'on me fasse un examen, qu'on allait peut-être pas me faire, et d'ailleurs qu'on m'a pas fait : un angiographie. Avant de cocher les cases et de signer l'autorisation, on lit deux pages où on nous dit qu'il n'y a quasiment aucun risque, sauf de vomir pendant et après l'examen, de se trouver mal, mais qu'allongé on tombe pas, et qu'on peut mourir soudainement, pendant ou juste après mais que ça (comme aurait dit mon pote Coluche) c'est "ach'ment rare !

On t'explique aussi que si on te fait pas l'examen ça peut être grave, les suites de ta maladie, donc, tu signes.

Et puis finalement, on te fait pas le fameux examen, peut-être dans 4 mois si les choses ont évolué (mal), mais en attendant, y'a rien à faire, et tu peux te rassurer, c'est pas la DMLA. C'est vrai je suis rassurée. "Atrophie de la rétine", ça fait vieux quand même, mais moins que "Dégénérescence Maculaire dûe à L'Age"...

Dans la salle d'attente, il était écrit (en grosses lettres, vu le type de clients) que le praticien fixait ses honoraires "avec tact et mesure". Ca m'a coûté 166 euros, sans l'examen qui m'aurait coûté 170 euros. Sans tact et sans mesure, je ne sais pas ce que ça m'aurait coûté...

*Michel Laclos

 

mardi, 02 octobre 2012

Sans langage commun les affaires ne peuvent être conclues. *

Pourquoi il ne faut pas envoyer de SMS sur un téléphone fixe :


podcast

C'est comme de parler intelligemment à Copé.

Anglais à Raffarin.

De musique à Christophe Maé.

De cuisine à M. Mackedaunalde.

D'honnêteté à des sportifs français professionnels.

A comprennent rin !

 

*Confucius