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jeudi, 22 août 2013

Vieillir, c’est savoir perdre. *

En partant pour le Québec, j'ai perdu ma veste et mes clés à l'aéroport. Une fois dans l'avion seulement, après avoir passé les étapes de la fouille détaillée des bagages, du passage dans le sas de verre où l'on vérifie le passeport biométrique et deux fois deux empreintes de doigt sur un lecteur à infra-rouge (enfin, c'est rouge, quoi), j'ai réalisé que j'avais laissé ma veste avec dans la poche gauche mon gros trousseau de clés où y'a toutes mes clés, de la maison et du lycée, des antivols de vélo, et même ma petite carte fidélité Carrouf. Y'avait pas mort d'homme vu que rien sur les clés ne laissait mon adresse (je me demande si avec ma carte carrouf on peut retrouver ma trace. J'essaierai.) Mais ça m'a moyennement perturbée quand même, juste après l'épisode du toit et du dégât des eaux. 

Durant ces trois semaines ou presque au Québec, j'ai perdu autre chose : deux kilos ! C'est étonnant vu tout ce qu'on a mangé, mais faut croire que ce qu'on m'a servi n'était pas trop gras. Je n'ai mangé que deux ou trois fois des frites. Nous avons également remarqué que malgré l'américanisation de la culture (même si les québécois prétendent que non, c'est pas vrai, ils ne sont pas américains, ils sont avant tout français... ha!ha!ha!) il y a beaucoup moins d'obèses qu'aux USA. Il y a en revanche beaucoup de SDF, de mendiants, de gens qui ont l'air complètement à l'Ouest. (bon, je sais, ça n'a rien à voir avec le poids.)

Au retour, j'ai retrouvé mes clés ! je n'entrerai pas dans les détails, mais il y a un employé pas très honnête chez Frenchy's, une brasserie du Terminal D2, qui a prétendu rapporter ma veste et mes clés au service des objets trouvés. Et il y a une employée adorable à ce service qui a tout fait pour me les restituer, alors que la personne qui les avait rapportées les avait trouvées sur une poubelle, et sans la veste ! Miracle donc, j'ai retrouvé tout mon trousseau. C'est l'intendante du lycée qui va être contente, sans le savoir. Elle aurait eu à me refaire au moins 5 clés. Et c'est ADMV qui a été contente, car je me suis tellement dépêchée qu'on a eu notre TGV ! 

Autre bonne nouvelle. Deux jours après mon retour, je n'ai toujours pas retrouvé mes kilos.

http://histoiredefils.canalblog.com/archives/2010/09/10/1...


*Wolinski

mercredi, 14 août 2013

Le moustique pique et la miss tique

Nous sommes à Cap-Chat, à l'entrée de la Gaspésie. On nous avait promis des lynx(s?), des orignaux, on a vu des grenouilles et des chenilles, mais en tout cas, pas de chat. Nous sommes dans un village "grande nature". On peut marcher, respirer, voir les montagnes quand il ne pleut pas, ce qui est le cas ce matin. Cet endroit est situé à la lisière d'une réserve faunique, non, nous n'y entendons pas de musique particulière, si ce n'est nos éternuements et le bruit d'un essaim d'abeilles qui devaient butiner quelque part hier pendant notre balade.

Mais l'animal qui n'est dans aucun document publicitaire et que l'on peut rencontrer et admirer phoniquement et corporellement, sans difficulté, c'est le moustique ! En trois jours j'en suis à 13 piqûres, dont trois sur le visage, et je n'ose imaginer ce que serait la situation si nous n'avions pas apporté divers sprays (naturel et nocif), bracelets répulsifs (ils ne sont répulsifs qu'à la vue pour ce que j'ai à en dire), vendus en France en pharmacie, ou chez Nature et Découvertes. La découverte, ce fut mon visage au lendemain de l'île. Rien que 10 piqûres concentrées sur cette peau d'ange ! Esthétiquement, si vous aimez les pommettes carrées, je suis votre idéal féminin ! En effet, si le moustique québéquois fait mal quand il vous agresse, les boutons ne démangent pas trop, mais en dessous cela gonfle d'une manière encore inédite pour moi.

 

 

mercredi, 24 juillet 2013

Nuisances de vacances et solutions diverses

C'est l'été, et vous en avez peut-être marre de ça :

Quoique ça m'étonnerait vu que je n'ai pas trop de parisiens pure souche dans mes lecteurs. Mais quand même, la chaleur, ça vous poussera sans doute à trouver des solutions, genre, la piscine. Mais là aussi, méfiez-vous :

Si vous préférez faire du sport chez vous, il y a aussi cette solution :


Si vous n'avez pas d'animaux, prenez des enfants. Passé deux ans, ça risque d'être éprouvant malgré tout.

Bon, voilà, c'était ma note "conseils et vidéos neuneus". La chaleur, sans doute. 

mercredi, 17 avril 2013

Ma participation à ce mercredi en Angleterre

vendredi, 05 avril 2013

Le monde est une caricature perpétuelle de lui-même ; à chaque instant il moque et contredit ce qu'il prétend être.

J'entends tout au long de la semaine des trucs dont je me dis, il faudra que j'en parle dans mon blog, et puis j'oublie. Je me rappelle quand même une pub radio émanant d'un club de foot qui demandait à ses supporters d'envoyer de l'argent pour les aider ! Je me suis dit "il y avait déjà le denier du culte, il y a maintenant le denier des cons."

En parlant de cons, je ne résiste pas à vous faire profiter d'une vidéo que j'ai vue sur facebook. Les gens qui sont moqués ne sont pas seulement cons, mais dangereux. Un ancien élève a trouvé ça "un peu radical". Pauvres petits jeunes qui ne savent même plus être radicaux...

Pourtant ce n'est qu'une caricature. On ne va pas en faire un scandale dans un pays démocratique ! Ce n'est certes pas aussi radical que les menaces envers les homos faites par les opposants au mariage pour tous ! Cliquez sur ça:

 

Capture d’écran 2013-04-03 à 11.49.04

 

* George Santayana

dimanche, 24 mars 2013

CA VA BIEN FINIR PAR ALLER MIEUX

Y'en a qui râlent. Et elles ont raison ! Une semaine sans rien écrire, c'est une honte. Mais pas une semaine sans rien faire !

J'ai commencé à faire passer le bac. Oui, cette année on innove. Une réforme d'il y a trois ans, concoctée par les sbires de Châtel, qui n'avaient sans doute jamais mis les pieds dans une salle de langue, réforme donc, maintenue telle quelle par notre nouveau ministre, Peillon, qui, lui, a pourtant été prof. (9 ans seulement pour rappel). On a déjà fait passer l'épreuve de compréhension orale juste avant les congés de février. Et cette semaine, j'ai commencé à interroger mes élèves de bac STI qui suivent un enseignement professionnel en anglais, donné par moi-même (qui n'y connait absolument rien dans le domaine, mais il parait que c'est sans importance) en collaboration avec une jeune collègue de la matière en question, mais qui n'avait jamais enseigné avant cette année, et n'a reçu absolument aucune formation ni avant, ni pendant, puisqu'elle est contractuelle. Bref, que du bonheur et de la facilité. On doit interroger en anglais chaque élève 5 minutes sur leur projet individuel. Ce n'est pas un examen, c'est de l'abattage. Je me réjouis donc. Sur les 140 oraux que je dois faire passer d'ici le 29 mai, j'en ai déjà fait passer 5 !

Et j'ai allégé le travail du Ministre, des Inspecteurs Généraux, des Inspecteurs Pédagogiques Régionaux, des Recteurs, des secrétaires du ministère et du rectorat qui n'ont ni sujets à concevoir ou taper et imprimer, sans parler des grilles d'évaluation à photocopier, du personnel d'entretien de mon lycée qui n'a pas de salle à préparer, de mon chef d'établissement qui n'a pas de planning à concevoir (il doit quand même donner des convocations !). Je n'ai pas allégé le porte-monnaie du Ministère (M. Hollande sera content) puisque nous ne serons pas payés pour tout ce travail. Nous organisons donc 50 % du baccalauréat en langues vivantes. Nous l'évaluons aussi. Nos propres élèves ! Tout cela sans que l'opinion publique ne frémisse d'un poil.

Enfin, comme disent nos inspecteurs, nous serons bienveillants. (Même si eux ne le sont pas envers nous...)

Photo : merci à Titi pour l'anecdote

Merci au CPE qui a trouvé ce dessin qui me va comme un gant.

Cette semaine c'est des gants de boxe que j'ai eu envie d'enfiler pour taper sur une IPR qui a dans l'idée de modifier les règles du jeu de ce fameux bac, en nous en informant deux mois avant l'épreuve en question !!! J'en connais qui font appel au peuple pour se payer des vélos électriques, moi, je lance un Ed-thon pour l'achat d'un punching ball !

Ah, j'ai oublié : cette semaine j'ai passé deux heures et demie à rentrer des appréciations sur mes élèves de terminales et post-bac sur le site APB, et il fallait que je devine (c'était pas écrit sur le mode d'emploi...) que je devais me rendre sur "Accès aux AEL".

Pour couronner cette semaine de rêve, je me suis réveillée toutes les nuits entre 2 h 30 et 4 heures. J'étais un cheval fourbu. Ce weekend je me suis "myolastanisée" et j'ai enfin pu faire une nuit de 7 heures. Merveille !

vendredi, 08 mars 2013

When God created man, she was only experimenting.*

Vous avez dû le remarquer, j'ai traversé une semaine un peu chargée. Pas une minute pour écrire ici. J'ai écrit en rouge sur pas mal de copies, en noir sur les feuilles où je prenais les notes pour mes collègues des groupes de compétences pendant les conseils de classes, à l'ordi sur le merveilleux logiciel où l'on rentre les notes et les moyennes, et les appréciations, mais ici, rien. Désolée.

Comment faire une entrée aujourd'hui sans parler de la Journée Internationale des droits des femmes. Je n'ai rien de plus à en dire que les autres années, rien de plus à rappeler, si ce n'est que ces journées qui paraissent inutiles à certains, sont le minimum nécessaire pour symboliser un certain respect et obliger les media à se rappeler qu'il existe encore des inégalités et que des gens se battent contre celles-ci.

Pour illustrer cette note et dire merde à France Inter qui s'est sans doute cru moderne en intitulant cette journée "la journée des filles" et qui à 14 h faisait une émission hyperchiante sur les politiciens italiens, propos d'hommes sur les hommes, voici deux vidéos. La deuxième est directement adressée à ma copine Pascale.

 

* Graffiti

 "Quand Dieu créa l'homme, elle était encore en train d'expérimenter."

mardi, 26 février 2013

Pour moi, le Dakar, c'est dîner tous les soirs avec cinq cent garagistes. Pas vraiment mon truc.*

Ma voiture est partie passer un examen. J'espère qu'elle sera reçue ! Mais elle a des petits points faibles ces temps-ci. Rien de grave. On lui a changé une sonde récemment et depuis ce weekend de grand froid, la vitre avant ne remonte plus d'un seul coup. Il faut que je l'aide en appuyant plusieurs fois sur le bouton, jusqu'à ce qu'elle soit en haut.

Le garagiste m'a dit ce matin, quand je l'ai laissée, qu'elle avait perdu la mémoire !

Heureusement que je n'oublie pas un truc de plus à chaque fois qu'il gèle. Ca serait radical cette année. Encore quelques jours comme ça, et je ne saurai même plus que j'ai un blog.

Adham, http://www.centre-lecture.com/home/spip.php?article1130

* Florence Arthaud

lundi, 25 février 2013

"les enseignants ne se rendent pas compte des contraintes professionnelles des autres, qui ont des horaires fixes et un chef sur le dos tous les jours. »

Attention, note chiante. Que ceux qui sont d'accord avec la citation-titre aillent faire quelque chose de plus utile pour eux que de me lire.

Je ne sais pas trop de quoi vous parler. Sauf de l'autre qui fait rien qu'à m'énerver en parlant de raccourcir les vacances (quoi que pour l'instant il s'attaque surtout aux instit's du primaire, comme dirait les shadoks, pour faire le moins de malheureux possible, il faut toujours taper sur les mêmes ), mais surtout il parle de zones pour l'été ! déjà qu'avec ADMV un an sur trois (cette année en l'occurrence) on ne peut pas prendre de vacances communes en hiver et au printemps, car sa zone n'a rien de commun avec la mienne, ça va être pareil l'été...

On a raison de prévoir de passer 3 semaines au Canada en août cette année, car plus tard, ça ne sera plus possible. Bon, je sais on va me dire que les enseignants ne veulent jamais rien changer. Bon disons que j'ai regardé, du temps où Peillon a été prof, les vacances commençaient le 8 juillet (aujourd'hui les profs de lycée finissent entre le 10 et le 12 juillet) et s'arrêtaient vers le 9 septembre. Et il a été prof 8 ans, de 84 à 92. Pour avoir aussi été prof à cette époque-là, je peux vous assurer que ça n'avait rien à voir avec aujourd'hui !

C'était avant le grossier ministre injurieur qui se revendiquait socialiste, mais qui a depuis été ramper devant Sharko, sans succès. C'était même avant Bayrou ! Donc, du temps béni où l'on pouvait bosser sans se faire mépriser par tous les média, et dans des conditions correctes. Depuis, des changements, on en a connus, et par exemple récemment l'éducation est devenue "locale" et non plus "nationale" en ce qui concerne le bac, mais comme on fait ça aux profs et aux élèves sans le dire aux média, ou en leur demandant bien de faire semblant de ne pas comprendre, eh bien forcément, personne ne râle. A la rentrée on va avoir 36 élèves minimum par classe, mais ça n'a défrisé aucun parent au dernier conseil d'administration. Il y en a 34 par classe dans les collèges, alors que quand Peillon bossait, il y en avait maximum 28, et en allemand, difficilement 20...

On va pouvoir me dire que ma note est corporatiste. J'adore cette critique. C'est vrai que ce serait plus normal que les routiers viennent défendre les droits des profs et les profs ceux des boulangers/pâtissiers. Mais il m'arrive aussi de défendre d'autres "corporations", seulement , je manque d'arguments. Mais si vous souhaitez que je rédige une note sur le métier de "consultant", de "coach personnel" ou de "pdg", envoyez-moi des notes, des infos, je publierai !

Il y a une corporation qui va être contente, c'est les professionnels du tourisme, comme on dit, qui pourront pratiquer des tarifs "haute saison" pendant 10 à 12 semaines au lieu de 8. Mais les familles dont les enfants sont dans des zones différentes vont être moins ravis. Et de toutes façons, c'est pas l'étalement des zones qui nous fera partir plus ou moins en vacances. Mais nos salaires. Et pour l'instant, on semble envisager que les profs vont accepter de bosser encore deux semaines de plus, sans modification de salaire, comme les fois précédentes.

Cessons de râler, il y a encore 3 paquets de copies qui m'attendent, plus le bac blanc et la conception de mes plannings d'oraux de bac, puisque je fais désormais passer mes propres élèves, que j'évalue toute seule ! (140 oraux rien que pour moi). J'ai déjà trouvé quelques sujets d'examens pour les BTS et corrigé deux paquets. Cette semaine, pas question de grasse mat' !

 

*François Dubet, sociologue à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS)

(qui n'a pas dû observer le métier des profs depuis longtemps. Nous avons nos supérieurs sur le dos en permanence, en direct, ou par mail, ou circulaire ministérielle, ou réunions, et nous ne décidons de quasiment plus rien quant aux contenus ou méthodes de nos cours. Et je ne sais pas si mes horaires ne sont pas fixes, mais ils me le semblaient... )

Article dont est tirée la citation ci-dessus :

http://www.rue89.com/rue89-eco/2013/02/25/profs-cheminots...

Je lui répondrai, à lui, que si nous n'avons pas conscience des conditions de travail des autres, les autres n'ont pas conscience de nos conditions de travail non plus.

vendredi, 22 février 2013

Le travail, c'est le refuge des gens qui n'ont rien de mieux à faire.*

84 % des français sont heureux au boulot. J'ai du mal à croire à ce chiffre.

La journaliste qui l'a annoncé a donné quelques critères de "bonheur sur son lieu de travail" :

- La machine à café

- Le fond d'écran personnalisé sur l'ordi sur lequel les gens interrogés travaillent.

- La cafet' à midi.

- Les objets persos sur le bureau.

Je comprends mieux pourquoi je ne suis pas heureuse à mon travail.

Au lycée, la machine à café nous demande 45 centimes, et n'a le plus souvent pas de monnaie à nous rendre. Moralité, la plupart des récrés sont sans café. Nous partageons 6 ordinateurs pour 90 profs, alors vous imaginez bien que nous ne personnalisons pas le fond d'écran ! De plus nous sommes en réseau, et n'avons le droit de ne toucher à rien quant aux propriétés de l'ordi. La cafet' le midi, fait ce qu'elle peut, mais elle s'appelle cantine, et a tellement peu de sous par assiette, qu'on se contente des spaghetti bolognaise au cheval et des carottes en boîte qu'elle nous sert. Quant aux conversations, serrés à 10 par table, parfois, je m'en passerais. Les objets persos sur le bureau. Oui, je vois, pour moi c'est ma trousse, mon cahier d'appel, mes photocopies, mon cahier de préparation, et je range tout ça à chaque fin d'heure. J'imagine la tête de mes élèves si je posais un cadre avec la photo d'ADMV à chaque début de cours !

En revanche, l'enquête demandait aussi ce qui était insupportable. Et là, je ne suis pas épargnée : Le voisin qui pue (en l'occurrence, ce sont parfois les ados qui puent), et les blagues à deux balles, là, à la cantine, on est servi. (Sans jeu de mots)

*Oscar Wilde

jeudi, 07 février 2013

Une phrase, c'est comme un vêtement. Il ne faut pas qu'elle gratte dans le dos, qu'elle gêne aux emmanchures ni qu'on s'y sente endimanché, ou tarte.*

JE LANCE UNE GRANDE CAMPAGNE D'INTERÊT PUBLIC.

STOP AUX ETIQUETTES QUI GRATTENT !

Dites NON au fil à pêche pour coudre les étiquettes de nos t-shirts, chemisiers, jeans et autres.

A force d'essayer de les découdre, je finis par avoir deux trous en haut de chacune de mes fringues. Je ne supporte plus, et je ne vois pas pourquoi, au prix où l'on paye tout cela, nous devrions souffrir. Connaissez-vous une pétition que je puisse signer pour montrer leur ineptie aux fabricants ?

Pouvez-vous relayer cette grande cause sur vos blogs ?

*Marie Nimier

mercredi, 19 décembre 2012

QU'EST-CE QU'UN JOURNALISTE ? LA EST LA QUESTION.

Les journalistes ne savent pas dire "Newtown" et prononcent "Newton". Mes élèves vendent des "sweet-shirts" au profit de la recherche contre le cancer. Je m'obstine à essayer de leur faire comprendre qu'être compris par des anglophones est important. Enfin, non, pour les journalistes, la cause est perdue.

Il n'y a pas qu'en anglais que les journalistes parlent comme des pieds. Ce matin sur France Inter, un mec qui s'appelle je crois "Frédéric Michel" et qui a sûrement fait quelques études avant d'arriver là, mais n'en a gardé que peu de séquelles, a dit trois fois "infermière".

Ah ! les bienfaits du silence !!!

lundi, 17 décembre 2012

Et à votre avis, qui a dessiné votre robe de mariée ? *

Moi aussi je veux un power-point pourri à mon mariage !

J'aurais pu ajouter, moi aussi je veux avoir le droit de dire, non, je ne veux pas me marier.

Pour les mêmes raisons, je n'ai jamais entamé de procédure d'adoption. J'avais trop de critères qui risquaient de me faire voir refuser l'agrément. Je n'aurais jamais pu supporter qu'on me dise "vous ne méritez pas d'avoir d'enfants. Vous n'en êtes pas capable."

Au journal de 20 heures, ADMV ne m'a pas vue. D'ailleurs ils ont à peine mentionné les 150 000 personnes venues demander l'égalité en droits pour tous. La tuerie des USA, les gros sous de Depardieu qui filent lui payer des frites, et les résultats sportifs bien sûr, tout cela est bien plus important !

Alors tant pis pour ceux qui sont pas venus. C'était très sympa, festif, solidaire, oserai-je dire "chaleureux"  ? Je vous fais partager mon album photos. Des questions ?

*Humour anglais vu dans la manif.

 

mercredi, 12 décembre 2012

Douces amies, en ce douze douze douze, soyez féministes !

Je terminais ma note précédente par une allusion au féminisme. Il a de beaux jours devant lui, le féminisme, quand on voit ce que j'ai lu en deux jours.

D'abord, je ne dis pas merci à Valérie Bougault, collaboratrice à la revue Connaissance des Arts. Dans le hors-série intitulé Mary Cassatt à Paris, elle écrit : "Femme, certes, mais pour autant son art peut-il être qualifié de féminin ? Les sujets intimistes, la lecture, le thé, la broderie, le repos au jardin, qui mettent souvent en scène son modèle préféré, sa soeur Lydia, qui mourra en  1882, puis toutes ses maternités n'accordent aucune place à la mièvrerie, malgré leur extrême raffinement."

L'homme est un loup pour l'homme et la femme une louve pour la femme ! Cette femme pense donc que "féminin" doit être associé à "mièvre".

Heureusement les commentaires de l'expo au Mona Bismarck American Center for art & culture étaient bien plus modernes et ouverts d'esprit.

Le lendemain, je suis tombée sur un article où un avocat bordelais s'interroge sur la capacité d'une femme à être bâtonnière...

Quand je pense que l'autre dinde a osé dire que les femmes de sa génération n'avaient pas besoin du féminisme !

 

vendredi, 23 novembre 2012

Dell'albero caduto Tutti si fan legna.*

Cet après-midi, je n'avais pas cours, comme tous les vendredi. Et comme presque tous les vendredi, j'ai eu du mal à m'en rendre compte. Encore un peu moins que d'habitude, où j'ai du mal à quitter le lycée avant 15 h, car il y a toujours un truc à faire, à dire, à expliquer, photocopier, ou autre verbe au choix.

Aujourd'hui, j'avais d'abord une réunion du Fonds Social. C'est une réunion où de l'argent donné par la Région et l'Etat est versé aux familles qui font un dossier pour obtenir des aides ponctuelles, qui dans certains cas deviennent plus qu'une habitude, malheureusement pour ces familles. Pas malheureusement qu'on les aide, mais malheureusement qu'elles soient obligées de demander tous les trimestres et parfois tous les ans. Nous avions 25 demandes. Nous en avons ajouté une 26ème, car une maman qui vient de perdre en un mois son mari et son emploi n'avait pas encore eu le temps de tout calculer pour faire un dossier.

Nous avons plusieurs familles qui vivent à 4 avec 1000 euros par mois, une qui vit avec 900 euros pour 4, une mère seule avec 3 enfants et pas de pension alimentaire. Et enfin une autre qui vit à 4 avec 450 euros. Ceux-là sont demandeurs d'asile. Ils n'ont pas de compte en banque, pas le droit de travailler, et ne veulent pas se faire remarquer. On les ferait voyager (même si ça coûte cher), mais pas vers des plages qui leur plaisent. Alors on leur donne des "bons d'achat". Comme ça les autorités ne peuvent pas leur reprocher de toucher de l'argent illégalement.

Une réunion comme ça, qui dure deux heures (parce que ma proviseure a passé une demi-heure à expliquer le principe, les critères, à ceux qui venaient pour la première fois) ça remonte le moral, vous pouvez pas savoir. Mais ça énerve et épuise moins qu'une réunion de deux heures aussi (j'ai eu une demi-heure pour prendre un café, faire pipi, donner mon avis sur une évaluation qui posait problème à deux collègues et imprimer un dossier important pour la réunion suivante), une réunion, donc, pour mettre au point l'organisation du bac ! Car le bac en langues, cette année, ça va être une usine à gaz, une fête permanente, un cirque sans filet pour les trapèzes volants, la place de l'Etoile à 18 h, un jour de panne d'électricité, arrêtez-moi pour les métaphores, ou on est encore là dans six mois. Et le bac sera passé... Heureusement nous inaugurons ces nouvelles épreuves avec un proviseur-adjoint aimable, souriant, respectueux, et c'est pour ça que personne n'a pleuré.

En rentrant heureusement, j'ai trouvé dans ma boîte aux lettres un cadeau :

Une amie m'a envoyé ce livre dont rien que la couverture semble raconter son histoire, enfin celle de ses grands-parents et parents. Là, je vais pleurer, j'en suis sûre, mais d'émotion.

Si vous êtes à Grenoble où il y a eu une exposition à propos de ce livre, il y a un festival du Cinéma Italien à ne pas manquer.

Ma copine m'a envoyé le prospectus pour me faire baver d'envie, hennir de jalousie. A moins que ce ne soit à cause de la photo !

*Arbre tombé, Approvisionnement pour tout le monde. (Proverbe sicilien)

dimanche, 04 novembre 2012

Les droits de l'homme sont universels et indivisibles.*

Le regain de médiatisation d'une éventuelle autorisation du mariage pour les homosexuels et, subséquemment, du droit pour eux à l'adoption m'a donné l'occasion de faire une recherche sur les supporters et opposants de cette loi, tout en faisant quelques découvertes, moi qui vis parfois loin des media :

Vous le saviez, vous ? Il y a eu un prêtre candidant dans l'émission "secret story" ! Et voici ce qu'il pense:

http://www.closermag.fr/content/73325/laurent-lenne-le-pr...

La Blondasse ne nous déçoit pas :

http://www.fait-religieux.com/derniere_minute/2012/11/02/...

Et l'inénarrable Monsieur 23 a fait preuve d'un raisonnement assez abscons, mais comme diraient les Guignols, "c'est rassurant, il y a aussi des fous chez les catholiques."

http://actu.voila.fr/actualites/societe/2012/11/04/mgr-vi...

Pourquoi il parle du meurtre dans son argumentation m'échappe... Ma grand-mère croyait bien que les communistes élus dans ma ville allaient bouffer des curés, peut-être Monsieur 23 croit-il que les homos se tuent après l'amour, comme les mantes. (Religieuses, d'ailleurs !)

Suit une possible explication à cette soudaine opposition des dirigeants catholiques en France :

 

Que les cathos se rassurent ! Les Anglicans ont leurs fous aussi :

http://www.lepoint.fr/monde/mariage-pour-tous-en-grande-b...

Aux USA, des prêtres souhaitent la mort des homos, mais Brad Pitt relève le niveau en défendant le mariage homosexuel au nom des Droits de l'Homme.

http://www.allocine.fr/article/fichearticle_gen_carticle=...

 

Personnellement je suis née dans une société où le mariage m'est apparu comme une alternative possible, mais que je pouvais refuser. A 26 ans quand j'ai vécu ma première longue histoire avec une femme, l'idée du mariage ne sest pas imposée. Il était déjà impossible de vivre une relation homo officiellement, alors, se marier !... J'avais toujours plutôt été "contre" dans mon cas, même quand j'étais hétéro ou ne croyais être que cela : Je me trouvais trop jeune pour m'engager dans un contrat à durée indéterminée, je ne possédais rien, je ne voulais pas forcément procréer et surtout l'idée de ma "succession" ne me venait pas à l'esprit. Puis, je me suis mise à perdre mes parents, à hériter, et à voir autour de moi des gens décider du sort des vieux et de leurs biens, et j'ai réfléchi. J'ai donc fait un testament. Ensuite, quand j'ai pu, je me suis pacsée. Cela empêchait d'éventuels gens obtus et profiteurs de risquer de virer ADMV de ma maison et/ou de lui prendre ses biens parce qu'ils se trouvaient dans MA maison si je disparaissais dans un ouragan. Je suis trop vieille pour adopter ou procréer un enfant qui puisse être protégé par les deux personnes qui l'élèveraient, mais je vis avec ADMV depuis plus de dix ans, et je ne vois pas pourquoi elle ne pourrait pas avoir droit à une pension de reversion après ma mort. Je vois des jeunes gays pouvoir avoir des enfants, sans cacher leur couple, et tant mieux. Les idées ont évolué, les faits aussi. Et pour finir, je ne vois pas pourquoi les gays ne pourraient pas choisir, comme les hétéros, de se marier ou non.

 

* Vaclav Havel

 

samedi, 27 octobre 2012

Qu'est-ce qui vaut mieux être, noir ou homosexuel ? C'est mieux d'être noir, parce qu'on n'a pas besoin de le dire à ses parents...*

Deux vidéos qui parlent d'elles-mêmes. Comment peut-on encore hésiter ?

 

Si vous parlez anglais, allez sur Youtube, il y a d'autes vidéos montrant cet homme, plus complètes encore. Mais c'était la seule que j'ai trouvée sous-titrée.

Et si les américains sont capables de le comprendre, pourquoi les français ne le seraient-ils pas ?

*Catherine Bézard

lundi, 08 octobre 2012

Cécité : point de vue.*

'Scusez moi, j'ai été un peu silencieuse ici, mais ma copine clowne est venue me rendre visite, et c'est un truc 'ach'ment rare, surtout que ça a duré de mercredi soir à ce matin, et qu'elle a été disponible quasiment tout le temps ! Elle venait pour un colloque. Les clowns, aujourd'hui, ça participe à un tas de trucs sérieux, vous pouvez pas imaginer.

Elle m'en a raconté une bien bonne quand même, que peut-être si elle faisait un effort, elle pourrait s'en resservir dans un spectacle. (Ah ben non, les clowns ça fait pas des sketches !) Alors, Dany Boon, ou Florence Foresti peut-être.

Un jour elle avait oublié de déclarer ce qu'elle avait travaillé pendant un mois, en panique elle remplit sur internet, imprime, et va porter le papier chez Popaul, parce que internet ça lui suffit pas à Popaul, il lui faut le papier. Mais quand elle arrive, on lui dit qu'il n'y a qu'une personne qui peut prendre son papier, et qu'elle doit prendre rendez-vous. La personne est dans un bureau sur place, mais elle peut pas venir prendre le papier comme ça, là, sans rendez-vous. Alors la clowne, elle dit qu'elle peut laisser le papier. Mais non il lui faut un rendez-vous, qu'on peut pas lui donner comme ça, il faut qu'elle téléphone. Il y a un téléphone gratuit dans le salon d'entrée de chez Popaul, elle a le droit de l'utiliser... pour appeler la dame de chez Popaul qui est dans la pièce d'à côté. Elle l'a, elle lui cause, lui explique qu'elle a fait 35 km pour lui apporter le papier à temps, et que ça l'ennuierait beaucoup de refaire le trajet. La dame d'à côté n'est pas sortie de sa pièce, a accepté (grande seigneuse) que la clowne laisse son papier imprimé au lieu de lui réécrire la liste de ses cachets sur papier libre comme elle lui demandait. Elle est pas belle la vie ? (J'avais encore quasi jamais critiqué Popaul parce que j'ai une copine qui y bosse, et que je sais que pour eux aussi c'est pas drôle, mais y'a quand même des gags qui méritent qu'on en cause !)

La vie n'est pas moche non plus pour moi. J'ai une grande nouvelle je n'ai pas de DMLA. Ceux qui ne savent pas ce que c'est, sont ceux qui ne regardent jamais QPUC. Car avant l'émission, il y a toujours au moins un clip sur la DMLA, un sur les couches pour incontinentes, un sur les monte-escalier et un dernier pour la route sur le cholesterol.

Mais avant d'apprendre la bonne nouvelle, j'ai dû remplir un questionnaire, et accepter qu'on me fasse un examen, qu'on allait peut-être pas me faire, et d'ailleurs qu'on m'a pas fait : un angiographie. Avant de cocher les cases et de signer l'autorisation, on lit deux pages où on nous dit qu'il n'y a quasiment aucun risque, sauf de vomir pendant et après l'examen, de se trouver mal, mais qu'allongé on tombe pas, et qu'on peut mourir soudainement, pendant ou juste après mais que ça (comme aurait dit mon pote Coluche) c'est "ach'ment rare !

On t'explique aussi que si on te fait pas l'examen ça peut être grave, les suites de ta maladie, donc, tu signes.

Et puis finalement, on te fait pas le fameux examen, peut-être dans 4 mois si les choses ont évolué (mal), mais en attendant, y'a rien à faire, et tu peux te rassurer, c'est pas la DMLA. C'est vrai je suis rassurée. "Atrophie de la rétine", ça fait vieux quand même, mais moins que "Dégénérescence Maculaire dûe à L'Age"...

Dans la salle d'attente, il était écrit (en grosses lettres, vu le type de clients) que le praticien fixait ses honoraires "avec tact et mesure". Ca m'a coûté 166 euros, sans l'examen qui m'aurait coûté 170 euros. Sans tact et sans mesure, je ne sais pas ce que ça m'aurait coûté...

*Michel Laclos

 

vendredi, 21 septembre 2012

Les arènes gonflées d'une foule en délire regorgent de couleurs et d'âpre envie de sang. *

Depuis ce matin, on le sait, la corrida est "constitutionnelle". Et dans "constitutionnelle", il y a "stitutionnelle".

Quelques points de vue sur le sujet:

 Sinon, je suis rassurée. Je ne vis pas avec une psychopathe. ADMV a en effet un odorat hyper développé.

 

*Gilbert Bécaud.

 

mercredi, 19 septembre 2012

OGM? Moi, j'OGM pas.*

J'ai croisé récemment pas mal d'articles contre les produits issus de l'agriculture biologique, prétendant qu'ils n'étaient pas meilleurs pour la santé que les autres. Je ne sais pas quel lobby soutient ces articles, mais oseront-ils contredire une étude qui vient d'être rendue publique et qui dénonce la dangerosité des OGM ?

A lire dès le 26 septembre un livre "Tous Cobayes !". A voir, un documentaire sur le même sujet.

Et pour l'instant, cet article :

http://fr.news.yahoo.com/étude-choc-relance-débat-toxicit...

*moi.

mercredi, 05 septembre 2012

Un chien mord un homme, c'est un fait divers. Un homme mord un chien, c'est un scoop. *

Mince ! J'ai failli oublier de faire une note de rentrée. Pourtant comment ne pas se rappeler de cet évènement incommensurablement étonnant et exceptionnel ?

Quoi ? Ces adjectifs vous semblent exagérés, hors de propos ?

Que nenni ! Des media très sérieux en ont fait leur une. Cela doit donc être un scoop.

Lundi, ils ont publié ça.

Messieurs et Mesdames du Monde, eh! Il faut vous réveiller !!! Ca ne fait que trente ans ans ou plus que c'est comme ça. Les profs rentrent une journée avant les élèves. Un scoop qui vaut bien tous les articles gougueule a recensés ce jour-là !

Ce même lundi, France Inter, a préféré parler des enfants et a expliqué à leurs parents (oui, je ne crois pas que beaucoup d'enfants retirent leurs mp3 pour écouter le 7/9) que une fois à l'école, les enfants avaient moins de temps libre ! Là encore j'en suis restée bouche bée. Tant d'informations ! Tant d'analyse !

Le lendemain, alors que je finissais mon brushing, et vérifiais ma tenue, ils ont annoncé que, comme tous les profs, j'étais sur le pied de guerre. Pourtant dans mon cartable, pas de kalachnikov, juste une clé usb et mes photocopies.

Bref, je suis rentrée. J'ai trouvé mes 36 élèves de secondes, dans une salle où les 38 places assises tiennent plutôt mal que bien. Et depuis lundi, nous guettons chaque temps libre pour organiser les évaluations de début d'année pour les groupes de compétences, nous alignons les réunions diverses de concertation dûes à la réforme pondue par le gouvernement précédent. Tout ce que nous souhaitons c'est que ces nouveautés soient abrogées pour qu'on puisse, au lieu d'évaluer, diviser les tâches en tant de micro-tâches que ni les élèves ni nous ne savons où nous en sommes, d'essayer de vivre calmement au milieu des 1050 élèves dans des bâtiments prévus pour 700, pour qu'on puisse, tout simplement ENSEIGNER.

Non, les journalistes n'ont pas prononcé les mots en gras ci-dessus. Alors quand on n'a rien à dire sur un non-évènement, on n'a qu'à.............................. .

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C'est lui qui l'a fait, mais ce sont eux qui n'ont encore rien changé. Pourtant, le changement, ça devait pas être maintenant ???

*Lord Beaverbrook

mercredi, 29 août 2012

Let’s stop "tolerating" or "accepting" difference, as if we’re so much better for not being different in the first place. Instead, let’s celebrate difference, because in this world it takes a lot of guts to be different*

Ce soir, c'est la cérémonie d'ouverture des Jeux Paralympiques à Londres. Ici, on en entend à peine parler, un peu au journal télévisé. Il n'y aura aucune compétition retransmise en direct sur France Télévisions. La raison ? On sera trop occupé par la rentrée pour s'y intéresser. C'est vrai que quand un match de foot se passe à la rentrée, au moment de remplir les feuilles d'impôts ou de voter, on ne le diffuse pas...

http://www.20minutes.fr/sport/991949-jeux-paralympiques-d...

Je ne sais pas ce qui m'écoeure le plus, l'indifférence de la France en général pour les handicapés et leurs difficultés à vivre le quotidien, à être des citoyens égaux aux valides, ou bien la mauvaise foi des décideurs sur cette question.

 

http://www.paralympic.org/

En Angleterre, c'est différent. Non seulement on en parle à la télévision, dans tous les autres media aussi, mais tous les jours, dans les rues de toutes les villes grandes ou petites, vous croisez de nombreuses personnes en fauteuils, souvent électriques. Trottoirs, magasins, restaurants sont accessibles. Et les gens ne les regardent pas différemment de ceux qui marchent, car ils sont habitués.

 

*Kate Bornstein

Arrêtons de "tolérer" ou d'"accepter" la différence, comme si, en premier lieu, nous étions tellement meilleurs de ne pas être différents. Au lieu de cela, célébrons la différence, parce que dans ce monde cela demande beaucoup de courage d'être différent.

 

jeudi, 19 juillet 2012

Quand les mouettes ont pied, il est temps de virer.*

Ce sont les mouettes qui gueulent nuit et jour, et c'est moi qui ai mal à la gorge !

Cette nuit, après être rentrée à 23H30 de ma "Quiz Night", j'ai relu et recopié le texte que je devais rédiger pour aujourd'hui. Et puis, j'ai essayé de m'endormir. Mais je voyais et entendais défiler des questions de quiz en anglais, et j'essayais de répondre, et cela m'empêchait de m'endormir. Et mon bras, qui me laissait peinarde depuis mon arrivée, s'est mis à me retitiller. Mais surtout à deux heures du matin, je me suis réveillée avec un super mal de gorge. Aussitôt Oscillo ! Mais le reste de la nuit a été plutôt conscient. Inutile de vous dire que la journée de cours m'a semblé longue. Néanmoins, le contenu s'est nettement amélioré, et comme on lisait nos textes et faisait nos exposés, on ne s'est pas ennuyé.

A tous :

Le travail que je vous donne pour la prochaine fois : POUVEZ-VOUS TROUVER UN RAPPORT ENTRE CHARLES DICKENS ET LA VILLE OU VOUS VIVEZ. C'EST CE QUE J'AI L'INTENTION DE DEMANDER A MES ELEVES. MAIS AUSSI DE CHERCHER A QUOI RESSEMBLAIT LE QUOTIDIEN DANS LEUR VILLE A SON EPOQUE.

1812 - 1870

Vous n'êtes pas obligés de citer le nom de votre ville, vous pouvez même choisir une autre ville si ça vous chante.

*proverbe breton

 

lundi, 16 juillet 2012

Ce qui est mouillé ne craint pas la pluie*

Worthing, la flamme olympique passe ici en ce moment. Elle aura beau me chercher parmi le public, elle ne me verra pas. Elle ne verra pas non plus les deux ados de la famille.

Il fait un temps à ne laisser personne dehors, pas même une flamme. Une quantité d'eau, un bruit, une absence de lumière indescriptibles.

Du coup, j'ai "séché" la sortie à Brighton, qui avait d'abord été prévue, puis annulée, puis réinscrite au programme ce matin ! En train au lieu d'en bus. Du coup, un tour à la bibiliothèque et retour at home, où j'ai bu deux mugs de thé en regardant Monk.

Hier, au musée de Southampton, j'ai vu un tableau dont je ne retrouve malheureusement pas la trace sur internet, qui disait : "Winter, then Autumn, then Winter again !" Cela semble si vrai cette année.

J'ai en tout cas passé un bon weekend, avec un petit garçon de deux ans à qui je disais "If you don't speak clearly to me, I'll speak French to you." Et cela marchait !

 *Proverbe grec moderne.

 

vendredi, 13 juillet 2012

Ministère Amer

30 personnes vont avoir un travail de rédaction à faire bientôt. Les contraintes:1. Respecter les règles de la voie hiérarchique, les formules de politesse adaptées. 2. Etre concis sans oublier de fait et arguments importants.

Vincent ne va en effet pas forcément être content d'apprendre que, malgré l'austérité ambiante, une école anglaise est en train de gaspiller l'argent du ministère et le temps et l'énergie de 30 enseignants. La deuxième semaine risque d'être assez houleuse si aucun effort n'est fait pour que le stage ressemble un temps soit peu au descriptif du Bulletin Officiel.

 

Le seul moment où j'ai eu l'impression de sentir qu'on stimulait mon cerveau et qu'on me poussait à utiliser mes compétences, quitte à les défier, ça a été hier soir, au pub, lors d'une soirée "quiz". Deux demi-pintes de Sussex Best Bitter et des "dry roasted peanuts" (cacahuètes grillées à sec), des questions lues au micro, avec humour, par un patron de pub sympa, entouré d'environ huit équipes animées, rien de mieux pour être stimulé intellectuellement.

Heureusement ce weekend je vois des amis, et cela va me changer les idées. Car ce n'est pas le temps qui me remonte le moral. Partie sous le soleil ce matin, sandales et pantalon blanc, je suis rentrée trempée jusqu'aux os, après avoir passé 4 h 45 dans le bus ou à pied, tout ça pour voir un château, beau, certes, mais dont l'intérêt dans ma formation pédagogique continue m'a échappé.

Pour la semaine prochaine, les profs ont trouvé une autre excuse pour glander : lundi à 16h30 la flamme olympique passe, du coup, suppression d'une excursion qui sera reportée bien sûr à la place d'un cours ! Et hier déjà, au lieu d'un débriefing, analyse d'une observation de cours, ils nous avaient fait faire deux heures de bus A/R rien que pour aller dans une librairie !!!  A l'heure d'internet et d'Amazon, on croit rêver. On ne rate pas une visite, mais une heure de boulot, no sweat !