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jeudi, 24 septembre 2009

EMMA ME SAUVE... POUR CETTE FOIS !

Il y a quelques temps déjà, Emma, blonde qui réfléchit et dont le blog n'est pas toujours assez visité (Mais peut-être ne traîne-t-elle pas assez les blogs elle-même ?) m'a taggée.

Faire une note qui présente cinq livres qui ont été écrits par des écrivaines. Je vais vous les présenter dans l'ordre où je les ai lus, mais sans remonter aussi loin qu'Emma. Quoique j'aurais pu vous parler longuement du Club des Cinq en Péril, dont l'héroïne, Claude, a été l'objet de projection chez bien des futures homos !

Je vais commencer avec Ainsi Soit-elle de Benoîte Groult, que j'ai lu en 1977. Livre fondateur de qui je suis aujourd'hui. J'aimerais tant qu'il soit au programme en seconde, au moment où mes élèves rêvent de leurs vies d'adultes et qui me font peur par leur ignorance, volontaire ou non, du féminisme.

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Mon deuxième titre, c'est mon premier titre de "chick-lit", drôle, et très marqué par son époque. Je l'ai lu quand j'étais assistante en Angleterre en 1984. Aujourd'hui il a valeur de témoignage. Il s'agit d'un roman épistolaire "hilarious" comme la couverture m'en avertissait. Love, Mary de Mary Gwynn (un nom d'auteure prédestiné pour une lectrice qui s'ignorait à l'époque comme moi...). On ne le connait plus aujourd'hui, j'ai même dû scanner le mien pour vous offrir cette image !

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Le troisième, c'est en fait une trilogie, signée Marie Chaix, la soeur d'Anne Sylvestre. Un beau livre de femme qui raconte comment on se construit quand on a un père "collabo". Ca doit être tellement plus lourd à porter que d'avoir un héros dans la famille, bien que ça aussi, ça puisse marquer une famille de manière indélébile et profonde. Je parle donc de Les Lauriers du Lac de Constance, Les Silences de la Vie d'une Femme et L'Âge du Tendre. Je les ai lus de 1985 à 1988.

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Mon quatrième choix est un pavé de Marge Piercy, écrivaine américaine, dont peu de romans ont été traduits et pourtant tous ses romans m'ont emmenée loin, sans que je puisse leur résister. Mon préféré reste le premier que j'ai lu d'elle : Gone to Soldiers. Une saga à multiples points de vue sur la Deuxième Guerre Mondiale. En 1990, mon projet était de le traduire avec mon amie anglaise Alison, et puis... Mais internet est là, on s'y mettra peut-être.
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Il y en a eu bien d'autres depuis, mais vous les connaissez sans doute, surtout les petites jeunes qui me lisent, alors que les titres ci-dessus, faudra peut-être les acheter d'occase. Mais mon dernier titre, c'est du récent, et je ne l'ai pas encore lu. ADMV vient de me l'offrir. Il est arrivé par courrier. En français cela l'a fait mourir de rire. Alors je suis très impatiente de le commencer : The Spellman Files de Lisa Lutz.

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Comme à chaque fois que je réponds "présente" à un tag, je n'oblige personne à me suivre, mais s'il vous en dit de parler d'un livre écrit par une femme, je serai ravie de prendre des idées.

mercredi, 23 septembre 2009

SOON

Hockney

Loustal

C'est la mode des notes sans texte. Et ça me va bien, vu la fatigue et l'heure tardive.

Je ferai mieux la prochaine fois.

vendredi, 28 août 2009

UN JEU OU L'ON VOIT BIEN LES FENTES

Je ne sais pas si mon lectorat n'est plus au niveau, mais depuis quelques notes, vous vous plaignez de ce que mes photos ne sont pas nettes, que c'est trop difficile, qu'on ne voit pas les fentes... Des arguments discutables, mais pour que tout le monde se sente chez soi chez moi, voici un jeu qui fera l'unanimité j'espère :

QU'EST-CE QUE C'EST ET A QUOI CA SERT ?

1.

2.

 

3.

Si c'est trop dur, dites-le, je vous donnerai des indices !

 

mercredi, 26 août 2009

WAITING FOR ED AGAIN

Je me recasse pour deux jours. Pour vous faire patienter, un jeu en deux parties.

1) Voici où je me trouvais le jeudi 20 août 2009.

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Si quelqu'un reconnait sa voiture et me donne la preuve de son immatriculation, il ou elle aura un cadeau ! (je ne sais pas encore quoi, je personnaliserai.)
2) Pouvez-vous me dire où ça se trouve exactement ? Voici ce qu'on a vu au bout de notre promenade !
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Allez, y'aura un ch'tiot cadeau aussi !

lundi, 17 août 2009

UN CH'TIOT JEU POUR LA ROUTE

Bon, je me fais encore avoir. Il fait une chaleur à étouffer un animateur de jeu, je pars demain aux aurores, mais comme je veux pas que mes bloggers fidèles pleurent, je vous propose un petit jeu, très improvisé.

Pendant ma première semaine de vacances, j'ai fait du shopping, peu, car il fallait faire pas mal de bornes pour trouver un magasin ouvert. Dans la région touristique où j'étais, les magasins prennent leurs congés annuels au mois d'août. On a même vu un restaurant qui annonçait qu'il réouvrirait le 23 août ! La baisse de la TVA, ça leur a pas fait du bien...

Bref, la vitalité commerciale locale m'a fait faire des économies, et j'ai pu dans le seul lieu un peu "ouvert" que j'ai croisé dépenser un peu de sous. J'aime toujours pas dire "euros". Voici ce que je me suis offert :

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Dans l'emballage, il y a 9 objets identiques, comme ceux de mes photos (excusez le flou, je me suis dépêchée...). Dites-moi comment ça s'appelle, et à quoi ça sert !!!

jeudi, 06 août 2009

NOTE A L'OEIL

On m'a accusée de fixette, alors je change. Cette fois-ci, voici dans chaque photo l'oeil d'un chanteur. Attention, certains sont morts.

1.

chanteur2 copie.jpgchanteur2.jpg
ARTHUR H
Bravo Emy !
2.
chanteur4 copie.jpgchanteur4.jpg
JEAN-MICHEL CARADEC
Bravo Sarah
3.
chanteur3 copie.jpgchanteur3.jpg
Vincent Delerm, des yeux, des textes...
Bravo Pascale !
4.
chanteur5 copie.jpgchanteur5.jpg
MICHEL BERGER
Bravo Sarah !
5.
chanteur1 copie.jpgchanteur1.jpg
JEAN FERRAT
Bravo Pascale !
6.
chanteur7 copie.jpgchanteur7.jpg
CHRISTOPHE WILLEM
Bravo Frederique !

mardi, 04 août 2009

QUI SONT-ELLES ?

Et qu'ont-elles en commun ??? Bravo Max ! Tu as trouvé 4 réponses sur 5 et il n'est que 9 h 03...

                                              Bravo à Zapette qui a trouvé la n°5 ET le point commun : il s'agit de femmes politiques de GAUCHE.

1.

politiquenormal_clementin copie.jpgpolitiquenormal_clementineautain_20060318_31.jpg
Clémentine Autain 
2. 
politiqueW-Voynet copie.jpgpolitiqueW-Voynet.jpg
Dominique Voynet
3.
politiquearlette-laguille copie.jpgpolitiquearlette-laguiller.jpg
Arlette Laguiller
4.
politiqueportrait-eg copie.jpgpolitiqueportrait-eg.jpg
Elisabeth Guigou
5.
politiqueBourchardeau_PSU copie.jpg200px-Bourchardeau_PSU.jpg
Huguette Bouchardeau

mardi, 28 juillet 2009

MA SEMAINE DERNIERE (2)

J’ai donc passé six heures par jour pendant six jours à écrire. L’animateur nous énonçait une proposition d’écriture, nous donnait environ une heure pour y répondre. Puis ajoutait une piste, puis une autre. A chaque fois on reprenait notre texte, on le retravaillait en approfondissant une description physique, où en développant les réactions d’un personnage, et tout cela à propos de nos origines. Parfois pour qu'on s'en inspire ou pour nous rendre compte du contenu exact de la consigne, P. nous lisait des extraits littéraires. Pour ne pas que l’atelier tourne à la psychanalyse sauvage, on n’avait le droit que d’écrire à partir de nos grands-parents et au-dessus. Quand on manquait d’informations, on inventait, en fonction du peu qu’on savait. C’est comme ça que j’ai réussi à écrire à propos de la grand-mère de mon arrière-grand-mère ! Qui l’eût cru ?

 

Analyse de mon comportement et de mes compétences en atelier d’écriture :

J’écris vite. Je suis concise. Je suis les consignes à la lettre. Je n’ai pas un vocabulaire sophistiqué. J’utilise peu d’images ou de métaphores. Je sais rester silencieuse sans rien faire pendant une demi-heure. Le bruit des claviers d’ordinateurs m’agaçait, mais je ne me suis jamais plainte. Je suis parfois étonnée et admirative devant certains textes. J’ai souvent l’impression que mes textes sont plats. Certains textes m’étaient abscons, et je me suis demandé si quelqu’un d’autre rencontrait les mêmes difficultés.

 

L’ambiance était bonne, avec bien sûr les petites anicroches inévitables dans un groupe de douze personnes, mais dans l’ensemble, c’était bon enfant, et j’ai bien grandi, je n’ai volé dans les plumes de personne, j’ai gardé le sourire toute la semaine (sauf dans quelques moments de grande émotion, mais personne n’a rien vu). Le midi je me faisais ma petite pause en solitaire, car Ed est un cheval qui ne peut pas rester tout le temps en troupeau. Et c’est comme ça que j’ai goûté à quelque chose de nouveau pour moi dans un chinois : des pâtes au soja farcies aux crevettes. La consistance m’a légèrement étonnée, mais le tout était d’une grande fraîcheur et très subtil. Par la suite, j’ai mangé libanais, mexicain, et le dernier jour, nous avons fait un repas des ancêtres, chacun ayant apporté quelque chose en rapport avec ses origines. C’était très sympa, et fort délicieux. Heureusement que j’ai marché toute la journée de Samedi pour éliminer !

 

 

dimanche, 26 juillet 2009

MA SEMAINE DERNIERE (1)

Envie de vous parler de ma dernière journée. La plus belle finalement. ADMV m’a rejointe vendredi soir et nous avons mangé avec l'amie qui me logeait toute la semaine (il y a des gens courageux !) dans un petit coin de paradis pas loin du tumulte du boulevard Magenta. Un endroit où l’on s’est senti en vacances pour la soirée, à déguster des produits du sud-ouest. Le Graves a suffi à mon bonheur.

 

Samedi avec ADMV on a joué les touristes. Le matin nous avons d’abord passé deux heures au Musée Picasso, pas trop rempli à cette heure. C’était ma troisième visite, et je ne m’en lasse pas. En plus, cette fois il y avait une oeuvre de Buren qui semblait habiter le musée sans aucune incongruité. 100_7015.jpgPeut-être planifierai-je une visite avec mes élèves. Ensuite nous sommes parties par la rue Elzévir où nous avons croisé un restaurant africain récemment ouvert et là, la pause déjeuner fut une merveille. Délicieuse, lente, confortable et amicale. Le jus de gingembre nous ayant redonné des forces, nous avons marché dans le Marais, pas tout à fait au hasard, croisant la maison de Nicolas Flamel (la plus vieille maison de Paris)100_7024.jpg, le musée Carnavalet (qui avait perdu son calme envahi qu’il était par les touristes), la cour de la bibliothèque historique de Paris, la rue Saint-Paul et son village. Un espresso pour tenir le rythme et nous voilà reparties vers l’Ile Saint Louis, avec un regard vers Paris-Plage, puis les bouquinistes, pour en conclure que nous aurions de quoi tenir un stand. Enfin, retour par le 47. 100_7025.jpgL’impression d’avoir beaucoup fait et vu, une vraie journée de vacances, le TGV en a été plus supportable. Dommage que l’ingénieur qui a conçu ce train n’a pas pu s’empêcher de caser les lampes dans un moule en plastique contondant qui empêche les amoureux d’être proches pendant le voyage…

 

De retour chez nous, la maison est entière, la terrasse est toujours au soleil. Et voilà, j’ai 15 jours pour me reposer avant de repartir.

 

Le reste de ma semaine vous parviendra dans un doux désordre.

vendredi, 17 juillet 2009

QUAND J'ETAIS PETITE JE CROYAIS QUE SA LECTURE AIDAIT A DIGERER...

Saviez vous qu'on peut éviter les mauvaises odeurs des poubelles en répandant un peu de litière pour chat à bas d'argile au fond, mais qu'avec cette même litière, enfin, pas vraiment la même, de la fraîche et propre, on peut se faire un masque de beauté ? Auriez-vous pensé à utiliser du dentifrice pour nettoyer votre fer à repasser ? Et dire qu'il suffit de recouvrir une étiquette d'adresse sur un colis de vernis à ongles incolore pour la rendre imperméable... 

Toutes ces bonnes idées je les ai trouvées dans un livre que nous avons offert récemment à des amies : « Usages extraordinaires de produits ordinaires. » C'est publié par Sélection du Reader's Digest. ADMV s'est tellement extasiée sur notre cadeau toute la journée, ce qui ne se fait pas, je lui ai dit, que nous nous en sommes acheté un exemplaire le lendemain. C'était le dernier. Soit les stocks étaient légers, soit ça a fait un tabac ! 

Il me reste une question : La revue du Reader's Digest existe-t-elle encore ? Je lisais ça avec délice quand j'allais chez ma grand-mère quand j'étais petite. Il y avait les blagues, les débuts de romans dont on ne connaissait jamais la fin, des faits-divers américains racontés avec des détails sordides, et même quelques passages plus osés, qui, perdus dans la diversité, échappaient à la vigilance des parents.

 

L'arme fatale

Contre

 

jeudi, 16 juillet 2009

JE TE TIENS PAS LA BARBICHETTE

Quand je suis en vacances, j'aime bien qu'on me rende des visites. Mais tout le monde est parti. C'est vide, c'est mort, c'est triste. Et sur mon blog, je trouve que c'est un peu pareil. Alors, comme les jeux, pas intellos, comme chez Pascale, ont l'air d'attirer du monde. Je m'y mets. Elle coupe les têtes, montre des cous. J'ai décidé de vous montrer des mentons. En voilà 8, tous étant apparu assez souvent à la télé, 4 pris dans des fictions, 4 dans d'autres types d'émissions. A vous de retrouver le nom de l'humain entier et vivant. (y'en au moins un qui est mort).

1. Laurent Ruquier, du Havre

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Bravo Babeth

2. Monsieur Zorro, de Monterrey

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Bravo Pascale

3.
Celle dont Pascale n'envie pas le prénom... 
photomenton8 copie.jpgphotomenton8.jpg
Bravo Pascale ! (bon y'a eu des indices...)
4. Nagui l'egyptien
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BRAVO PASCALE !
5. Jennifer Aniston, 40 ans, sans enfants 
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BRAVO CATHERINE !
6. Mehdi,  mon premier amour
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Bravo Pascale
7. Bree, que j'aimerais bien avoir comme femme de ménage
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Bravo Max !
8.
Mme Lucet qu'est devenue insupportable en passant sur la 2.
photomenton5 copie.jpgphotomenton5.jpg
Bravo Max !
Que ça ne vous empêche pas de chercher la réponse à mon jeu littéraire précédent, il n'est pas introuvable.

Chat Rat-bi Ad et Thé

Cette fois, c'est un peu plus tiré par les cheveux que les deux premiers, voire à tiroirs, mais il faut bien vous occuper ! Et puis si c'est trop facile, ma note est caduque au bout de 3 minutes 12...

           

 

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Excusez-moi pour la mise en page, mais la dernière photo je ne pouvais pas la mettre en copier/coller, et du coup, h&f m'a fait un caca mou, et ne voulait pas me la poser au bon endroit...

 

mercredi, 15 juillet 2009

SI SEULEMENT CA POUVAIT DURER TOUT LE TEMPS

Envie de parler de livres, de vacances, de farniente, de démarrages lents, de ce qu'est ma vie en ce moment, quoi. 

Le début des vacances, coïncidant cette année avec le weekend du 14 juillet, est toujours une période charnière. Quand j'étais petite je me sentais à l'entrée d'un temps de liberté que je ressentais comme équivalent au reste de l'année, tout compris ! Aujourd'hui, j'ai encore cette sensation que je peux ne rien faire puisque j'ai tout le temps, mais la réalité est autre. 

Le relâchement et le passage à l'efficacité estivale sont difficiles. Depuis trois jours cela se traduit par une douleur intense aux cervicales. Avec force anti-inflammatoires et un massage magique ce matin, je pense être en train de m'en sortir. Je suis enfin allée à la gare prendre mon billet congés payés pour la semaine d'août où je descends à.... Limoux. Joli port de pêche me direz-vous, mais j'y retrouverai de la famille et des amis allemands (ex-de l'est) que je vois très rarement. Alors disons que ce sera une semaine de sud touristique, que j'évite d'habitude à cette période de l'année, compensée par des retrouvailles sympathiques et un stage linguistique. 

Auparavant, je serai allée en Bretagne, avec ADMV, et nous aurons eu une semaine de repos chez nous aussi, et en aurons encore une autre à la fin du mois. Nous passons si peu de temps ensemble à la maison, que s'y retrouver deux fois une semaine est presque un luxe. A partir d'aujourd'hui, j'ai donc le privilège d'être en vacances, alors qu'ADMV, elle, bosse. C'est pô juste, mais bon, je ne vais quand même pas réclamer de bosser pour la justice ! Je vais en profiter pour préparer quelques petits trucs pour la rentrée, puisque je sais déjà à peu près quels niveaux je vais avoir. (Emy, si t'as des questions, n'hésite pas !) Et puis je me paye une semaine de création, de prise de risque. Certaines années j'ai fait des stages d'aquarelle, de cirque, de clown, de conte, de randonnée/écriture. Cette fois, je vais participer cinq jours de suite un atelier d'écriture à Paris ! Un jour je vous en dirai peut-être le thème. Disons qu'il me poussera certainement à l'introspection, et me fera, j'espère, économiser quelques séances chez le psy. La cinquantaine pousse à se poser des questions existentielles pour pouvoir aller plus loin sans trop de trouille, ni de regrets. 

J'ai donc encore deux ou trois jours devant moi pour traîner, hésiter, passer les coups de fil en retard, envoyer des courriers en attente, aller au ciné et voir quelques dvd, sans vraiment agir. Ensuite, le compte à rebours sera lancé, avec toutes ses dates étapes, qui si j'y pense trop me mènent déjà à la rentrée. 

CHOROBIODETE

Et que nous dit ce rébus-là ?

             

mardi, 14 juillet 2009

CHAR A BIA DES THES

Jeu littéraire pour finir votre journée de fête nationale. Que nous propose ce rebus ?

                

lundi, 13 juillet 2009

MON PROGRAMME OF ZE DAY

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Hier soir on a regardé Les Gens de Dublin de John Huston. Cet après-midi on va voir les Beaux Gosses.
Si je trouve quelque chose de plus palpitant à vous raconter, promis, je repasse !

mercredi, 08 juillet 2009

LE SENS DE LA VIE POUR $ 9.99

J’ai vu un bijou. C’est un bijou qui peut ne pas plaire à tout le monde. Manque de brillant, peut-être. Il faut savoir le remarquer, puis se l’approprier. Mais en tout cas fabriqué avec beaucoup de savoir-faire, une merveille d’animation en effet. Très réaliste au début, ce long métrage universel, malgré son origine australo-israélienne, va ensuite jusqu’au bout de fantasmes sans nous mettre mal à l’aise comme l’aurait fait un vrai film traitant d’un même sujet. Par moments cette œuvre intellectuelle à l’humour discret et nuancé m’a fait penser à du Woody Allen. J’en sortais ! Mais ici l’amour ne sauve pas de tout, car l’amour si l’on n’y prend garde peut devenir destructeur, dévoreur. Mais malgré tout je suis convaincue qu’il est optimiste. Allez le voir s’il passe près de chez vous, et vous me donnerez votre avis.

Encore une fois les producteurs français nous ont pris pour des débiles qui n'auraient pas pu se contenter d'un titre comme :

9.99 $

Il a encore fallu qu'ils délayent et fassent lourdingues. Mais ne vous arrêtez pas à ce titre, le film vaut qu'on s'y arrête !

jeudi, 02 juillet 2009

PREMIER ESSAI

Pascale a besoin de rire, et je suppose qu'elle n'est pas la seule. Alors j'ai suivi l'exemple d'Elise Titane, et j'ai détourné quelques affiches de films.

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Une esquisse de sourire ? Non rien ? Le cas est vraiment désespéré.

mercredi, 01 juillet 2009

DEFI DU MOIS DE JUIN : PUBLICATION

Qu'on soit clair !

Un défi d'écriture, ça se relève ou non. C'est au choix. Ca se partage ensuite. Mais ça ne se corrige pas et surtout ça ne se note pas ! On peut dire si on aime, ou si ça nous met mal à l'aise, ou si on regrette de ne pas avoir écrit ça, bref tout ce que ça fait à nos tripes, mais surtout pas d'évaluation !

Alors voici le mien :

"Chuis vénère. C’est les vacances et je vais me faire chier. Mon pote qu’on appelle Black Jack, parce qu’il est du Mali, mais qu’en vrai son nom c’est Jules, mais qu’il le kiffe pas ce nom à la noix, eh ben Black Jack, il part deux mois au pays ! La seule nana pas trop conne du quartier, Djamilah, elle va passer son temps rien qu’à bosser parce qu’elle a été prise en prépa. A Henri IV. Grâce qu’elle est défavorisée. Ben oui, nous ici on est défavorisés qu’ils disent. C’est dommage qu’elle veut pas traîner avec moi parce qu’elle est gaulée comme Madonna. En brune. Mais Madonna, en vrai, j’parie qu’elle est brune. Au mois de mai, quand le temps était grave pourri, tu t’rappelles le gris qu’on avait dans la teuci, eh ben Djamilah, dans son imper orange, c’était mon soleil. Moi, mon bacpro, j’lai queuté. Va falloir repasser un an dans c’te taule où y’a tellement de trafics et de bastons en tous genres, que l’CPE, Mr Ragatelli, il dit tout l’temps comme ça, que c’est pire que la Camorra. Moi, ch’sais pas, mais j’voudrais pas moisir ici. Surtout si Djamilah, elle part à Paris. Comment je vais faire pour survivre entre les pov’ profs reacs à la con et ma reum qui m’gueule toujours dessus comme si elle me causait du haut du minaret ? L’aut’ jour à la télé ils parlaient d’une aut’ blonde super canon. Marilyn. Elle était amoureuse d’un mec moche et à l’air hyper intello. Y z’ont dit qu’il s’appelait Arthur Miller. J’ai du boulot avant d’avoir une dégaine aussi naze, moi. C’est ça qui leur plait aux meufs bien roulées ? A mon avis il avait d’la tune. Bon, en même temps, elle est morte dans un plan super glauque. Merde ! 15 heures ! Rachid, l’éduc, il avait dit temps libre jusqu’à 14 h 30. Oui parce que ma reum elle m’envoie à la maison d’quartier, parce qu’ils ont pas voulu m’embaucher au Franprix. Et eux ils nous emmènent au musée parce qu’ils disent que ça va nous faire voir aut’ chose. Tu parles ! Une peinture qui me fait décoller pendant plus d’une heure ! C’est chelou un effet pareil. Comment il s’appelle le bouffon qu’a fait ça ? Ma. Marc Chagall."

Voici celui de Pascale :

La Madonna et son Jules (celui qui se prend pour Arthur Miller) font partie de la Cammora.
On en est sûr.
Depuis le mois de mai où on les a vus faire une croisière sur la mer à bord de leur Yatch orange "le Henri IV".
Une photo a été prise par un muezzin paparazzi du haut du minaret.
C'est sûr qu'en plus avec tout ce qu'ils touchent au black jack, ils ont les moyens de se payer un Chagall.

samedi, 27 juin 2009

Et voici celui d'Hervé :

Jack a toujours voulu être chanteur et il a pris des cours de chant à la « Arthur Miller Academy ».
Tu sais, c’est cette école qui formait des sosies de Marilyn pour les faire travailler dans les cabarets comme Drag Queen.
L’école avait été fermée, pour une sombre histoire de trafic de tableaux de Chagall avec la camorra napolitaine. Ils en avaient retrouvé sept au bar le Henry IV à Marseille.
Jack avait passé son concours de fin d’étude, juste avant que l’affaire n’éclate, et pour sa prestation en Marilyn, il s’était pointé en robe fourreau orange, et avait tout donné.
Le jury ne lui avait pas validé sa prestation, et Jack avait vraiment regretté la fermeture de l’école. Il était prêt à redoubler son année, pour pouvoir obtenir le précieux sésame qui lui ouvrirait les portes de chez Michou.
Mais de toute façon, même en redoublant, il n’aurait jamais réussi.
Ah oui, j’ai oublié de te dire, il est black Jack.

Du coup, Jack a laissé tombé sa passion pour Marilyn, et s’est pris d’amour pour Madonna. Il voulait faire le show et avait pris comme nom de scène « Jules Madonna », pour ne pas avoir de procès de la vraie Madonna.
Je l’ai croisé avant-hier et il était super excité de m’annoncer qu’il avait trouvé une scène ou il chantait à la façon de Madonna, plusieurs fois par jour.
Depuis le mois de mai, il est muezzin à la grande mosquée. Il monte en haut du minaret, se tourne vers la mer (m’a-t-il expliqué), monte la sono à fond, et hop….

Laille ke veurjine la la la la la lère Laille ke veu heu heu eurjine

Lundi, 29 juin 2009

Et celui d'Agathe :

Je l’observais assis à la terrasse d’un café de l’autre côté de la rue. J’avais déjà vu cet homme. Je cherchais dans ma mémoire, ah oui l’autre jour chez le marchand de tableaux. J’avais entendu une partie de leur conversation. Il disait être originaire de Pau, la patrie d’Henri IV. Il s’intéressait à un Chagall. Nous étions au mois de mai. Aujourd’hui il avait à la main un bouquet de lys orange, attendait-il une femme ?  J’apercevais devant lui sur la table un roman d’Arthur Miller.

Je regarde sûrement trop de romans policiers, j’étais en train de me demander si ce commerce de tableau était bien licite où si le patron de la galerie d’art ne faisait pas partie de la Camorra. Je n’avais ni les moyens ni le temps de mener l’enquête. J’allais partir en vacances.

Quelques jours plus tard, j’étais chez une amie à Cannes. Nous avions passé l’après-midi au bord de la mer et ce soir nous avions envie de faire une partie de black jack au casino. Mon amie connaissait bien Jules, le croupier. Avant de rejoindre la table de jeu, nous avions échangé quelques mots avec lui, il nous racontait la dernière visite de Madonna au Carlton, il était fan, il la trouvait belle et sexy. Il évoquait pour nous le pays de son enfance, la Tunisie, ses mosquées, ses minarets. Lorsque nous gagnâmes la table de jeu, j’aperçus mon fameux inconnu. Son commerce l’amenait-il à Cannes où avait-il un rendez-vous mafieux ? Je glissais discrètement un mot à l’oreille de Jules.

reçu le 1er juillet à 11 h 27

dimanche, 28 juin 2009

MOTS CROISES DU BAC

Comme tous les ans, j'ai rentabilisé mes surveillances. A vous de jouer :

 

 

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HORIZONTAL

 

A. Ils l'étaient quasiment tous quand je leur ai demandé ce qu'ils pensaient de l'épreuve d'anglais.

B. A une aile près, aurait pu être féminine. / Certain a prétendu l'avoir apprivoisée.

C. La condition n'est pas toujours suffisante en même temps. 

D. Lessive chère à Coluche / Sans brillant et pas en forme. 

E. Cri d'accueil dans les prairies à la campagne. / Nous est apparue à l'Est au lever de rideau.

F. Inscription religieuse. / Il manque une lettre pour que ça fasse de l'effet. / Les élèves préfèrent souvent ça aux cours magistraux.

G. Nique ton inspecteur ! / Mets-le devant -nou et ça plie. / Syndicat étudiant auquel l'adjectif du 6 vertical s'appliquait bien.

H. Hopital pour tuberculeux en déroute. / Fasse du tort.

I. Joli petit mot pour désigner en anglais des choses qui ne sont pas toujours petites.

J. C'est long ! / Participe à une émission que Pascale aime bien. / Derek en son temps.

K. On s'en désintéresse, n'empêche on en fait partie. / Grâce à lui, finalement, j'ai un chat. / Je ne le rencontre que dans les mots croisés.

L. Elles ont sûrement envie de changer de prénom aujourd'hui...

 

VERTICAL

 

1. Les matheux recherchent toujours celui, de petite taille, qui appartient à tous.

2. Plus très maternelle.

3. Est le bienvenu en cas d'attaque ou de chute.

4. Une manière de se marrer. / Lettres pour ceux qui aiment s'approprier un maître tout puissant. / Moitié de meuf.

5. Je ne sais même pas en envoyer. / Une copine de Pascale chez qui elle s'invite parfois.

6. Depuis quelques temps dans notre pays, il me semble que l'environnement politique le devient.

7. Ne trouvent plus leur chemin, mais ce n'est pas définitif.

8. Une monarque en mauvaise posture. / Ce que fait le milan. / Une tête et un doigt dont on se souvient encore tous.

9. Sans but et dans le désordre. / Régine l'a chanté ainsi que sa proprio.

10. Vu en Angleterre / Souvent ils restent dans leur zone.

 

 J'ai surligné les définitions qui me semblent "trouvables", en tous cas sans piège.

 

jeudi, 25 juin 2009

DEFI D'ECRITURE DE JUIN

Pour ceux qui ne le sauraient pas encore, je suis joueuse. Je suis tombée dans le scrabble à 10 ans, mais depuis j'ai découvert tout un tas d'autres jeux, comme récemment, le Composio chez Pascale. A la télé je regarde beaucoup de jeux, mais quand même pas ceux d'Arthur et Jean-Pierre Foucault. Un jour à Motus j'ai gagné 2000 euros, et ADMV voudrait que je tente ma chance à Tout le Monde veut prendre sa place, mais là, j'hésite, parce quand même il fout bien la honte à tout le monde, le Nagui ! Alors je me contente de m'entrainer sur internet. Et c'est en jouant à Questions Pour Un Champion que j'ai réalisé que la liste des réponses était hétéroclite et réjouissante.

J'ai conscience que tout le monde n'a pas la tête à l'écriture ces temps-ci et que la chaleur fait un peu fondre nos neurones, mais j'avais envie d'un petit défi pour terminer cette année scolaire. Alors que tous ceux qui passent ici se sentent libre d'écrire un texte de la longueur qu'ils souhaitent,( bon si ça dépasse 300 pages, h&f va encore fermer mon blog !), et ce texte doit inclure les mots suivants qui ont été les réponses à toutes les questions la dernière fois que j'ai joué et que je me suis qualifiée pour le 4 à la suite :

orange - black jack - Camorra - Arthur Miller - Henri IV - mai - Chagall - la mer - Jules - minaret - Madonna

Ce qui change ici par rapport à d'habitude, c'est qu'il y a beaucoup de noms propres. Mais je me dis que ça peut donner quelque chose d'intéressant.

Un délai ? Disons qu'il faudrait qu'on ait publié pour mercredi 1er juillet dernier délai...

Publiez ici dans mes commentaires, ou envoyez votre texte par email, ou publiez chez vous, et laissez un lien !

mardi, 23 juin 2009

POUR VOUS FAIRE PATIENTER

C'est un peu comme un tag. C'est chez Telle. Et elle obligeait personne à faire pareil. Et moi, c'est ça qui m'a plu. Oui, j'aime pas qu'on me dise ce que je dois faire. Alors, voilà, si j'ai bien compris, le matin, il fallait prendre une photo à l'intérieur, et une autre à l'extérieur, et indiquer à quelle heure on avait pris ces deux photos.

Alors, mes photos, c'était samedi matin dernier, vers 8 h 45 si je ne me trompe pas. Il a fait très beau, et ça n'a pas vraiment duré. Mais aujourd'hui, c'est re-grand beau ! Et puis c'est une belle journée, j'ai réussi à organiser mes vacances.

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mercredi, 17 juin 2009

LA MUSIQUE OU LA VIE

Deux morts évitées de peu devant mes yeux. Point commun : les écouteurs dans les oreilles. Une ado perdue dans son mp3 et ses textos qui pourtant traverse un carrefour en diagonale sans regarder bien sûr. Je suis certaine qu’elle n’a pas entendu du tout le crissement des freins, ni le visage terrifié du conducteur, peut-être lui-même ébloui par la lumière du soleil de 18 heures. Un jeune loup en costard, parlant tout seul avec des réponses passionnantes dans les oreilles, qui traverse lui aussi sur les clous sans un regard aucun vers les voitures. Oui, c’est une rue, l’heure de pointe, il y a des voitures. Pouvez-vous en informer vos proches adeptes des écouteurs ? Même les compagnies d’assurance s’en inquiètent.

http://www.maaf.fr/assurances/fr/d_15989/maaf-fiche-age?idArt=12523

Comme ce comportement n’a pas d’âge (contrairement à ce que semble penser la Maaf), on peut espérer que les parents eux-mêmes auront des écouteurs sur les oreilles et n’entendront pas la mauvaise nouvelle apportée par les flics.

samedi, 06 juin 2009

NOTRE NOUVEAU DEFI !

Les consignes sont ici :

Mon début de roman, lui, est là :

La sexualité de la concierge nous préoccupait depuis quelques mois. Tout avait commencé un lundi. Quand j'étais passée comme tous les matins devant sa loge à 7 h 00 pour savoir si je devais lui raporter un nem ou un rouleau de printemps du Petit Hong Kong Fleuri, le magasin de Monsieur Liu qui fait le coin de la rue de la Vis-qui-Ripe, j'avais remarqué des rougeurs inhabituelles sur ses grosses joues saillantes, qui, même sans cela, la faisaient ressembler à une fermière tatare, mais aussi, et surtout, sur le haut de son décolleté. Chose encore plus étrange, les deux premiers boutons de son chemisier violet étaient défaits. Madame Ricot était très soignée. Jamais elle ne sortait de sa loge sans s'être peignée et habillée avec rigueur, et ce, dès 6 h 00 du matin ! Alors, la voir ainsi dépenaillée ! Et le terme ne revêt aucune exagération. Deux boutons, pensez-donc ! Cette vision, donc, m'avait intriguée. Mais pas autant que la paire de menottes aperçue sur la table par la porte entrebaillée. Inconsciemment mon regard avait glissé sur le satin violet jusqu'aux poignets de Madame Ricot. Mais les gants Mapa assortis montaient quasiment jusqu'aux coudes. "Deux nems" prononça-t-elle dans une sorte de râle. L'inquiétude m'avait saisie alors pour de bon. Et c'est la gorge nouée que j'avais pénétré dans le paradis de l'exotisme quelques minutes plus tard. Les choses ne s'arrangèrent pas par la suite.

Je n'ai rien reçu par mail, mais il est encore temps de m'envoyer vos textes. Allons tout de suite voir chez Zapette ce qu'elle nous a concocté !

jeudi, 21 mai 2009

OU IL FALLAIT SE TROUVER LE JOUR DE LA NUIT DES MUSEES !

Le 16 mai, c’était la Nuit des Musées. Deux fois déjà, j’ai profité dans ma propre ville de cette soirée différente, où les musées s’offrent à nous à une heure inhabituelle, et où notre disponibilité est entière pour flâner dans des murs souvent anciens, admirer des œuvres d’art et échanger devant entourés de gens tout aussi disponibles et décontractés que nous.

 

Cette fois, je suis allée ailleurs. La raison ? J’avais vu que Gilbert Laffaille, (vous en ai-je déjà parlé? J ) lisait des textes de Jehan Rictus, (pseudonyme de Gabriel Randon) extraits de son œuvre poétique : Les Soliloques du Pauvre. Ces textes ont été publiés en 1896, sont écrits en vers octosyllabiques, en français parisien et argotique de l’époque. Le tout, et c’est mis en valeur par la lecture de Gilbert, est d’une incroyable actualité. C’en est étonnant et déprimant à la fois. Ce spectacle d’une heure m’a ravie.

 

Il se déroulait au Musée d’Art et d’Histoire de Saint-Denis, à deux pas du Stade de France que je n’ai pas aperçu, à mon grand soulagement. Je n’ai pas d’atomes crochus avec les stades, quels qu’ils soient. Ce musée, ancien cloître de carmélites, au contraire, vaut le détour. Sur les murs on lit encore les phrases destinées à rythmer la vie de ces prisonnières. C’est ce qu’elles étaient à mes yeux, même si certaines l’avaient choisi. Leurs cellules m’ont rappelé mon internat quand la vie me d100_6358.jpgestinait à devenir secrétaire. L’architecture de ce musée, maintenant qu’il 100_6359.jpgest ouvert à l’extérieur, est apaisante, un oasis dans la banlieue. On y voit des choses merveilleuses et variées. Je dois d’ailleurs y retourner, car je n’ai pas eu le temps de lire tous les cartels et manuscrits de la salle dédiée au fonds Paul Eluard (né à Saint Denis), ni d’aller visiter la basilique. Mais l'exposition sur Steinlen, l'illustrateur, entre autres, des Soliloques, est à ne pas manquer, et elle est temporaire.

Après le spectacle nous avons bavardé autour d’une quiche, qui ne méritait pas d’étoile, mais nous n’étions pas venus pour ça, et avons évoqué les textes lus, mais aussi l’univers de Gilbert Laffaille en tant que chanteur. Un univers tellement unique. Il me donne autant d’émotion en tant que chanteur qu’en tant que lecteur, acteur dans les deux cas.

 

A propos, ce weekend, il y a un festival à Montauban pour les veinards qui habitent par là. « Alors Chante ! » et Gilbert y chante le 24 !

Et pour info, il chantera à Arras dans un autre festival où l’on pourra écouter d’autres chanteurs de qualité comme Isabelle Mayereau,…. Et en plus, là-haut, comme vous pouvez le constater, la place n'est pas chère !