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mercredi, 06 janvier 2010

COLD

Certains frémissent à 0°. Chez moi il fait autour de -8°, et le moindre déplacement est une souffrance, quant au lycée le chauffage est réglé par quelqu'un qui pense sûrement que nous faisons des exercices d'échauffement avec nos 36 élèves dans une salle où il y a 40 tables ! Mais de quoi me plains-je ? Dans mon pays, enfin celui où je rêve de partir vivre quand je serai en retraite, il y a de la neige partout. Et beaucoup !

D'après les infos ils n'ont pas connu ce temps depuis 24 ans. Je me souviens qu'à l'hiver 81/82 il avait neigé ! j'avais fait de belles photos (mais des diapos, que je ne peux montrer ici...) et avais eu 8 heures de retard pour mon retour aux vacances de noël. Cette année, des britanniques sont restés bloqués 3 nuits dans un pub "grâce" à la neige, ce sont eux qui le disent, dans le Yorkshire. http://www.dailymail.co.uk/news/article-1240267/Pub-guest... J'ai lu l'article et me suis dit que je n'aurais pas détesté l'aventure. En plus le Yorkshire est ma région préférée.

Bleak: The Tan Hill Inn, Britain's highest pub, in Swaledale in the North Yorkshire Dales, yesterday where dozens of New Year revellers have been stranded due to poor weather, inadvertently taking part in Britain's longest-lasting New Year's party.

A part ça, j'ai toujours mal à la tête... Un peu de neige me ferait peut-être du bien.

mardi, 05 janvier 2010

QUEL SOUVENIR GARDERAI-JE DE MA JOURNEE ?

C'est pour ça que j'ai pas pu écrire. Je me rattraperai demain !

 

dimanche, 03 janvier 2010

MA JOURNEE DE DEMAIN

Lever 7 h 00. Café, pain grillé, Cheddar. Lecture de mes mails, douche, choix des vêtements qui iront avec la météo et les circonstances. Gros gilet, écharpe et grosses chaussettes obligatoires !

Départ 8 h 00. Plutôt 8 h 30, finalement, car - 8° au tableau de bord, il m'a fallu pas mal de temps pour tout gratter ! Heureusement ADMV est venue m'aider, alors qu'elle était encore en pyjama ! Salle des profs, voeux (beurk), photocopies, café (machine, ça compte pas), visite de mon casier. Passer déposer un papier important au secrétariat que j'ai oublié avant les vacances. Pas trop de bisous forcés. Et tellement de boulot que j'ai peu vu les gens.

8 h 55. Terminales LV1. Suite d'un sujet type bac avec analyse des consignes. En principe, 5 questions ont été préparées et rédigées pendant les vacances. Tout n'était pas fait, certains ne savaient même plus de quel texte il s'agissait. Bon, c'est pour eux qu'ils bossent, comme on dit !Il y en a 8 en tout à terminer. On n'en a fait que 5. Mais l'écoute était plutôt bonne, et la participation active, pas trop embrumée par les lendemains de réveillons arrosés.

10 h 00. Après 10 minutes de récréation, Terminales L anglais renforcé. Exposés. Distribution des nouveaux barêmes et grilles d'évaluation, établies par l'inspection. Tout est OK, là. J'adore mes L.

10 h 55. 2nde LV1, dont je suis PP, groupe 1. Confirmation des trois ou quatre rendez-vous à venir avec les parents. Remise d'un paquet de copies et correction. Ramasser un travail fait pendant les vacances à propos d'une expo. La tronche quand j'ai annoncé qu'il fallait faire signer les devoirs, sinon, cours plutôt sympa.

11 h 50. Pause déjeuner. Je ne connais pas encore le menu à la cantine. Mais en général, c'est bon. Pas hyper copieux, mais bien cuisiné. Oui, ben là, lendemain de vacances, c'était pas top... En général, je mange de 12 h 00 à 12 h 30, puis je vais en salle des profs me repréparer aux cours de l'après-midi. Ai réussi à me caser près de mes potes de sciences éco. Conversation plutôt ciné que tricot et petits-enfants, super.

13 h 05. 2nde LV1. Les autres. Ceux à qui je ne parle que d'anglais, en anglais. Fin de correction d'un devoir, commencée avant les vacances, après vérification des signatures. C'est une nouveauté, j'ai décidé de faire ça, comme au collège, plutôt que de permettre aux parents de faire une surveillance type "big brother" sur internet. Oui, ben ceux-là, on leur a trop dit qu'ils était une bonne classe. Ils sont restés muets comme des carpes, et n'ont guère montré d'enthousiasme à me revoir.

14 h 00. Ouf, une pause. M'inscrire dans la salle multi-média pour les deux semaines à venir. Passer au CDI rendre des documents (J'ai pas pu, j'avais oublié un RIB), et en reprendre des autres, et aussi des transparents pour le rétro-projecteur (Merde ! j'ai oublié.). Bavarder avec mon stagiaire si je le vois. Il est resté coincé sur les routes en GB pendant les vacances ! Mais il est finalement revenu, et avait l'air en forme.

15 h 05. Après la récré de dix minutes où j'aurai eu le temps de causer un peu pour une fois, deuxième groupe de 2nde LV1. Même programme que dans le groupe du matin. S'arranger pour faire exactement la même chose, tout en sachant que ce cours de l'après-midi est souvent moins efficace que celui du matin... Ben c'est raté. On a pris du retard. Mais surtout parce qu'ils avaient plus de choses à dire que ceux du matin. Je les aime bien ceux-là aussi. Dans l'ensemble, ils ont tous chiadé leur boulot sur la visite au musée. Satisfaction.

16 h 00. T technologiques LV1. Brainstorming sur le thème "War". Parler de films de guerre avec ce vocabulaire, avant d'aborder un nouveau texte. Ce groupe est très sympa. J'ai de la chance de terminer la journée avec eux. Sympa. Malgré le thème.

16 h 55. Fin de mes cours. Retour à la maison. Revoir rapidement mes cours pour demain. En principe, c'est prêt, car j'ai bossé 6 heures ce dimanche !

Avant que l'ADMV ne rentre de son cours d'anglais, à 19 h 15, passer au supermarché acheter des assiettes en plastique et des verres pour la petite bouffe de nouvel an que je fais avec quelques collègues demain. Tout en se concertant, bien sûr ! ADMV ayant séché son cours, on a pu faire nos courses ensemble, et là, on va décider de quel dvd on regarde.

Puis soirée tranquille, peut-être un peu de blog, un coup de fil, coucher pas trop tard, si on peut, car le mardi on se lève très tôt, et je pars cette semaine pour une journée 8 h / 18 h ! Heureusement qu'il y aura la coupure conviviale du midi. Je ne suis pas encore de mauvaise humeur. Attendons quelques jours... Eh bien, encore d'humeur acceptable. Les marrons glacés font leur effet.

samedi, 02 janvier 2010

FESTIN DE REINES

Je sais, plein de gens trouvent qu’on mange trop à Noël. La solidarité, c’est pas de se gaver pendant que d’autres n’ont rien à bouffer. Pour répondre à toutes les critiques du genre : je paye mes impôts sans tricher, je verse aux Restos du Cœur tous les ans, et à d’autres œuvres (mais pas au téléthon et aux Pièces jaunes, mais c’est un autre débat encore), espérant qu’un gouvernement digne de ce nom pourrait faire aussi des efforts de solidarité nationale. Et puisqu’arrivée à la cinquantaine, je ne suis pas sûre de pouvoir encore digérer longtemps le foie gras et le champagne, et que j’adore la cuisine un peu recherchée, j’ai décidé pour une fois, de ne pas me taper tout le boulot, ou de l’imposer à quelqu’un en disant avant de partir « ça me fait chier de te laisser tout ce chantier » et d’entendre la copine crevée me dire « mais non, t’inquiète pas, ça va aller » tout en sachant très bien que ce n’est pas vrai. J’ai donc opté pour la version « c’est quelqu’un d’autre qui cuisine, fait les courses, met la table, etc. , mais je paye. » Pas de scrupules, donc.

Je vais vous faire un compte-rendu détaillé et illustré de notre soirée de rêve. Tout à commencé par un amuse-bouche au moment de l’apéritif. 100_7684 copie.jpgNous avions décidé d’être raisonnables, c'est-à-dire de commander une bouteille de champagne, et une autre de Vittel. Pas de mélange d’alcool, pas d’abus, pas de casquette demain matin. Nous avons quand même élu comme victime de notre gourmandise une Blanc de Blancs Roederer, millésime 2004. La classe ! Et un nectar.

Autour de nous des gens en tous genres, mais tous sur leur 31. Pas loin de nous, mais assez pour qu’on n’entende pas les conversations des autres, un Dutronc junior qui fait 42 ans alors qu’il doit en avoir 35, et plus loin, un mec à la tête de comptable dans une agence d’assurance, en garde à vue dans PJ. Une musique d’ambiance qu’on oublie, légère, discrète, subtile, comme la cuisine servie. 100_7685.jpg

L'entrée offrait à nos palais un fois gras chaud, un foie gras froid et sur la même assiette, magnifique, une petite brochette de homard sur une tranche de pomme, le tout caramélisé. Ensuite, un filet de bar exotique qui vous met dans un état extatique, un sorbet fruits de soleil et Pitu du Brésil (que je 100_7690.jpgm’obstine depuis à appeler Kitu du Brésil). 100_7694.jpgLe Kitu, j'ai oublié de le prendre en photo avant, alors vous ne le verrez qu'après ! 100_7697.jpgUne tranche de filet de bœuf à la polenta aux cèpes (sans cèpes pour moi, merci pour cette délicatesse), une assiette de fromages savoureux100_7699.jpg, et une assiette de desserts, variée et douce comme son nom. 100_7704.jpgPlus assez faim pour goûter les mignardises servies avec le café, mais encore assez en forme pour les prendre en photo. 100_7705.jpg

Un grand merci à la police qui ne nous attendait pas au rond-point qu’on ne peut pas éviter en sortant du restaurant. Une soirée tranquille, mais qui nous laissera un beau souvenir et à nos papilles aussi.

18 h 50. Edit : J'ai agrandi la police pour zapette et corrigé une petite faute qui traînait...

Et une photo pour Cunégonde qui s'interroge sur le vert : 100_7692.jpg

jeudi, 31 décembre 2009

Y'AVAIT AUCUNE RAISON DE RESTER EN 2009

J'ai passé au moins une heure à traîner sur internet pour vous trouver une petite vidéo sympa pour vous souhaiter une bonne année 2010. J'ai choisi ce clip parce qu'il me rappelle les Monty Python et que je suis fan d'eux depuis toujours.

Je suis sûre que chacun(e) d'entre vous a un truc précis qui lui tient à coeur. Eh bien que cela se réalise !

Et voici, pour vos étrennes, les originaux.

mercredi, 30 décembre 2009

LE PN EXISTE, JE L'AI RENCONTRE

Bon, je sais, ce n'est pas original. Y'en a même que ça agace abominablement, mais finalement je ne vous en ai pas encore parlé beaucoup, mais,  c'était Noël ! Pour moi Noël, c'est un moment où les gens font un effort pour que leurs maisons soient jolies, les rues aussi, et même si je ne joue le jeu qu'à 25% (après tout, c'est pareil avec mon ordi, je n'utilise pas 20% des fonctionnalités que j'ai pourtant payées...), parce que je n'ai pas toutes les options disponibles, ça m'amuse. Je m'explique : je n'ai plus de grands-mères ou de grands-pères, plus de pôpô ou de Momon, et encore moins de gosses à pourrir. Moralité je prends ce qui me plait, sans obligation ! Cette année, on m'a même offert une vraie fête de famille sans que ça soit la mienne ! 28 personnes qui dépassaient leur quotidien pour juste être ensemble dans un chalet sous la neige. Un peu bruyant, mais sympa. Et puis y'a les cadeaux ! Ca figurez-vous, c'est pas parce que j'ai pas de famille qu'il faudrait que je m'en passe. Manquerait pu ! Et je ne m'en suis pas passée. J'ai été gâtée ! Dans le désordre j'ai eu un super beau collier en plastique de Venise, une centrifugeuse et un cadre à photos numériques que j'ai pas encore appris à m'en servir (ce qui me rassure, c'est que je connais un djeuns qui ne sait pas encore se servir de son appareil photo !), un tapis de souris avec une belle photo de mon ADMV dessus, la série Damages en DVD, une boule à décontracter qui sourit aussi bien que moi, du gel douche et du lait pour le corps pour que je sente bon, un petit livre pour que je sache bien ma mythologie, parce que j'assure pas en mythologie, et j'en oublie sûrement. Mais surtout, j'ai vu des belles lumières dans ma ville, des trucs rigolos dans les petites maisons en bois du marché de noël que ça va pas la tête, je regarde, mais je vais quand même pas acheter ça, de la neige, tout plein là où j'étais !, et puis j'ai eu des bisous, plein de bisous. Mais surtout, j'ai rencontré le Père Noël, et ceux qui n'y croient pas feraient bien de revoir leurs convictions. C'est pas celui qui a un scooter, c'est pas celui qui se fait prendre en photo aux Galeries Farfouillettes, non, c'est celui qui va dans les maisons des gens qui ont été gentils, même s'ils sont un peu en retard. T'as qu'à voir comme il est cool, le Père Noël ! Et en plus, il cuisine à ravir !

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Post-scriptum : j'ai oublié de dire qu'on a joué aux post-its sur le front avec le Père Noël et sa femme, et qu'on s'est bien marré !

mardi, 29 décembre 2009

RETOUR

Me voilà rentrée. Mais mon home après quatre jours d'absence ne m'a pas semblé si sweet que ça. Surtout froid. La soirée d'hier s'est passée sous ma couverture polaire, recroquevillée sur mon canapé. Et ce matin encore, j'ai laissé mes mains un moment au-dessus du grille-pain et me suis appuyée contre le radiateur pour boire mon café. Pour me réchauffer, j'ai terminé mon conte de noël que j'ai enfin publié ! Allez voir là :

http://defi-ecriture.tinad.fr/?p=69

J'ai trois jours pour :

Faire mon travail pour la rentrée - acheter les derniers cadeaux, ceux pour les gens que je vais voir le 1er, le 2 et le 9 (oui, tout ça de bouffe et de champagne !) - Faire le ménage - préparer le buffet du 9 qui a lieu chez moi - terminer d'écrire mes cartes de voeux aux vieux et aux anglais et américains, et les poster - trouver des idées pour des notes pour que Pascale arrête de se plaindre, alors que chez elle, elle répond même pas à mes commentaires - me trouver une tenue de fête pour le 31 - ne pas déprimer en voyant la liste de ce qu'il me reste à faire.

samedi, 26 décembre 2009

LA CHASSE AUX MUSEES EST OUVERTE

Je vous ai parlé récemment du Musée Montmartre qui est en danger de mort. Je ne sais pas où il en est, mais il y en a un qui est aussi la cible des tueurs de culture : Le Musée du Luxembourg.

Pour en savoir plus et signer la pétition allez là : http://jesigne.fr/nonalafermeturedumuseeduluxembourg

Et pour savoir ce que nous allons perdre, allez visiter l'expo des oeuvres de Louis Comfort Tiffany. C'est splendide !

 

Patientez ! Je rentre bientôt.

jeudi, 24 décembre 2009

PROFITEZ BIEN DE VOTRE REVEILLON


On ne sait pas ce que l'avenir nous réserve !

Gros bisous à tous et pleins de cadeaux et moments sympas.

mardi, 22 décembre 2009

CONTE SOCIOLOGIQUE

Monsieur Marcel Chautard est couvreur. Il a un enfant d'un premier mariage et un autre d'un deuxième. Il chante souvent sous sa douche et en haut de la charpente. Il y a un mois il a dû subir une intervention chirurgicale bénigne. Dans l'hopital de St-Martin-Sur-Bouvion, dans la Nièvre, où il a été opéré il a attrapé une maladie nosocomiale. Mais il ne s'en est pas aperçu tout de suite, et personne ne lui a dit de prolonger son congé, ni d'éviter de se déplacer. Ce n'est qu'une fois sur le chantier de Sauzergues-Les-Buissons, à 70 kilomètres de là, qu'il s'est mis à souffrir au point qu'on a dû le réopérer dans l'hopital le plus proche. Il y est hospitalisé depuis exactement 18 jours. Le téléphone coûte cher à l'hopital, et ne serait pas remboursé par la mutuelle. Alors, depuis une semaine, il arrive à aller à petits pas jusqu'à la cabine du rez-de-chaussée. Il n'y a pas de train entre St-Martin et Sauzergues. Sa femme, qui est au RMI, n'a pas son permis de conduire. Et prendre un taxi est inenvisageable. Il ne reçoit donc aucune visite. S'il est dans cet état, Monsieur Chautard, c'est sûrement à cause de l'hopital de St-Martin. Mais porter plainte ne lui vient même pas à l'esprit, et serait au-delà de ce que ses économies, qui sont toutes placées sur son codevi à la banque de St-Martin, pourraient supporter. Je n'ai rien lu à son sujet dans la presse ou sur internet, n'ai entendu aucun trémolo dans la voix de journalistes me demandant de plaindre Marcel Chautard. Il y en a tant dans son cas me direz-vous ! En revanche, la France, parait-il s'inquiète d'un autre, dont toute la famille et les amis ont pu, sans l'ombre d'une hésitation, se payer un aller-retour France/Californie, certains pour 48 heures ! Et cet autre-là, à qui on avait déconseillé de prendre l'avion, mais qui l'a fait quand même, est celui qui demande une enquête ! Marcel Chautard n'a pas non plus eu la chance d'avoir un eurodéputé subissant le même sort, cela aide aussi à alerter les media et la justice...

Moralité :

Ne restez jamais éloigné d'une star nationale ou d'un eurodéputé et votre vie en sera facilitée !

EDIT : 11 h 48

C'est avec une grande tristesse que je vous fais part du décès de l'actrice de mon feuilleton tv préféré :

http://fr.news.yahoo.com/51/20091223/ten-connie-hines-de-...

Axel, pas de mythe qui s'effondre, j'ai toujours expliqué l'origine de mon nom :

http://whatamidoinghere.hautetfort.com/archive/2006/07/14...

http://whatamidoinghere.hautetfort.com/tag/cheval

mercredi, 16 décembre 2009

RECORD

Entre son pouce, son index et son majeur, un de mes élèves réussit à faire faire 12 tours à son stylo en 15 secondes !

En anglais ce sport s'appelle le pen spinning.

Dans cette discipline la chute est éliminatoire, l'attraction de ses congénères aussi. Mais cette homolagation de record a eu lieu pendant un devoir à l'insu de son plein gré.

mardi, 15 décembre 2009

MERCI MON DIEU !

Rien n'échappe au Canard...

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Le Canard Enchaîné. mercredi 9 décembre 2009

samedi, 12 décembre 2009

ARNAQUE EN STOCK

Ed est dans son bureau après sa journée de boulot et a échappé de peu à une arnaque pour lui faire acheter de l'isolation. La sonnerie du téléphone retentit.

Voix féminine à l'accent asiatique prononcé : "Madame le Cheval qui parle, vous êtes une bonne cliente ELYKONERIEN.

Ed :"hmm."

Voix féminine à l'accent asiatique prononcé : "Madame le Cheval qui parle, j'avoue que nous aimerions vous avoir aussi comme cliente pour la téléphonie mobile."

Ed :"Ah, là, je vous arrête, car je n'ai pas de portable et ne souhaite pas en avoir."

Voix féminine à l'accent asiatique prononcé: "Ah bon, mais, Madame le Cheval qui parle, vous ne souhaitez pas avoir un téléphone pour être joignable à tous moments ?"

Ed :" Mais, je SUIS joignable. Puisque vous avez réussi à me joindre."

Fin des hostilités.

jeudi, 10 décembre 2009

RIEN, DE RIEN, TOUSSA !

Il y a 31 ans j'ai fait un choix. J'avais fait deux ans d'études pour devenir secrétaire de direction trilingue. Le bilan était plus en faveur du secrétariat que du trilingue, quant à la direction sachant très bien qu'elle ne m'embaucherait pas forcément au début, j'ai décidé d'en changer. Pourtant, même pour faire un boulot qui ne m'intéressait pas, et qui consistait à assurer un confort de travail à trois cadres qui à l'époque ne savait pas taper sur un clavier ou se faire un café, au sein d'un service intitulé "Direction de l'exportation", on me proposait 9000,00 FF pour démarrer en région parisienne. Trois ans de fac, un an en Angleterre et un an d'angoisse et de sueur sur concours plus tard, j'ai intégré l'Educnat en province, pour un salaire de début de 6340,00 FF. J'ai eu alors quelques doutes. Avais-je bien fait de repartir à zéro (pas d'équivalence en ce temps-là pour un BTS géré par le Ministère du Travail...) ? J'en ai eu de nouveau au moment de la réforme des retraites. Oui, ce choix m'avait fait entrer dans la vie "active" à 25 ans. Mais hier quand j'ai lu ce petit article sur l'entreprise où je suis restée quelques mois, et malgré tout ce que je peux râler, je me suis dit qu'à 20 ans, j'avais été très clairvoyante. En 1978, on arrivait là-bas dans le bus de l'entreprise qui nous avait ramassés Porte de Vanves, et on fonçait pointer, puis, plus tranquillement, comme un seul homme vers la cafet'. Aujourd'hui, le passage cafet' me semble bien compromis. Un café ou un bureau pour bosser ailleurs que dans un placard, il faut choisir !

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Le Canard Enchaîné. Mercredi 9 décembre 2009

mercredi, 02 décembre 2009

S . O . S

Un jour sur mon blog, j'ai écrit cette note-là :

http://whatamistilldoinghere.hautetfort.com/archive/2007/11/02/vous-donner-envie-de-voir-une-exposition.html#comments

Et une autre fois, celle-ci :

http://whatamistilldoinghere.hautetfort.com/archive/2008/02/14/sourires.html

J'ai lu dans le jdd qu'on abandonne ce musée pour un sombre projet immobilier. Il faut agir d'urgence ! Le Musée Montmartre est un des endroits les plus merveilleux de Paris. Les expos y sont toujours de qualité, et il est le symbole de toute une époque qui a bien plus de valeur que tous les élus et promoteurs véreux.

Pour agir, il faut aller signer la pétition là :

http://www.petitionduweb.com/LAISSERONS_NOUS_DISPARAITRE_LE_MUSEE_DE_MONTMARTRE-5434.html

Je veux pouvoir retourner flâner là, quand je veux !

 

dimanche, 29 novembre 2009

COMMENT ARRIVER A SES FINS

Un facteur avait stocké chez lui 300kg de courrier non distribué !

Ils disent que c'était pour s'éviter du boulot. Certes, mais si c'était un défi d'écriture, et que l'on doive terminer cette histoire, je dirais que l'enquête prouva que l'homme en question avait été payé par le gouvernement qui lui assurait gratuitement un logement F12. En effet son stockage, ainsi que celui opéré par 250 autres facteurs disséminés dans toute la France, permit entre 2005 et 2009 de faire baisser suffisamment la confiance que les français avaient dans leur service public pour qu'ils acceptent sans broncher la privatisation de la poste.

mardi, 24 novembre 2009

PENDANT QU'ON MARCHE, ON OUVRE LES OREILLES

Pendant la manif. Un vieux qui sort de son bureau de tabac, jette un regard vers les jeunes, et nous hurle dessus, nous les adultes qui fermons la marche : "ils savent même pas leur apprendre à lire et à écrire !"

Devant le rectorat, qui a finalement abandonné de descendre le rideau de fer devant la porte, car les lycéens leur auraient grillé le moteur. "Lycéens ! Pas contents ! Lycéens  ! Pas contents !"

Vous voyez qu'ils savent aligner deux mots.

En rentrant de la manif dans le bus… Un peu en live, un peu dans le portable.

«  - Eh, Jordan, t’es grillé ! – Pourquoi ? – Parce que t’es délégué. »

« - Vous avez fait le DS ? Ah. Quoi, samedi matin ? Pour moi, le samedi matin, ça existe pas. »

« - Hein ? On a anglais à 14 heures !!! Eh ben on va aller speaker Angliche. Y’a pas d’blème. Moi qui pensais qu’ça allait être une journée pépère. Putain, les profs qui nous disent qu’ils viendront pas, et puis qui font cours… »

 

Au moment où il sort du bus, je lui dis :  « Dommage, si vous aviez été dans mon lycée, vous n’auriez pas eu anglais ! » Il avait même pas l’air vénère.

 

Une jeune fille s’apprête à descendre du bus. Je ne vois que ses jambes et ses pieds devant moi.

« Oh, les filles. Y’a ma queue qui me gêne.

C’est la dernière fois qu’on m’fait mettre un costume pareil ! »

Je lève les yeux, elle a des moustaches de chat dessinée sur les joues. Quand elle descend, je remarque une espèce de bosse au-dessus de ses fesses sous sa petite veste de minette, justement.

MA NOTE TANT ATTENDUE N'EST PAS GAIE

Vous avez des enfants ? Ils ont l’ambition de faire des études ? Alors ça va être chaud. D’abord avec une réforme, la même que l’an dernier. On leur avait bien dit qu’on n’était pas d’accord. Ils nous ont dit (deux députés se sont même déplacés dans mon lycée pour nous faire du bourrage de crâne…) « qu’ils n’étaient pas du genre à faire sortir par la porte une réforme qu’ils referaient rentrer par la fenêtre. » Heureusement, on ne les a pas crus. On se sentirait très cons aujourd’hui.

Les contenus vont diminuer, certaines matières sont quasi-sacrifiées, comme les Sciences Economiques et Sociales (ben oui, ça fait réfléchir, vaut mieux seulement leur apprendre à compter et placer leur fric.), l’histoire-géographie (oui, vous avez bien lu ! C’est tellement peu important !). Et au lieu de redonner aux jeunes la possibilité de consolider et approfondir leurs connaissances, on va leur offrir un zapping educatif en seconde, dont l'intérêt est loin d'être prouvé. De plus, chaque lycée étant responsable de décider des heures en groupes, ça va être sympa l’ambiance entre les matières qui se feront la guerre pour les obtenir, et pour vos enfants qui n’apprendront pas la même chose d’un lycée à l’autre.

Ensuite il y aura les profs, dont on va supprimer la formation professionnelle. Un grand pas en avant… vers la cata pédagogique, les dépressions nerveuses et les démissions multipliées, et la généralisation des vacataires et contractuels.

Pour finir, si vos enfants survivent à cette destruction de l’école, ils n’auront pas intérêt à traîner pas loin d’une manif, car ces temps-ci on les arrête, on ne prévient pas les parents, on les fait passer en comparution immédiate, et ils se retrouvent avec de la prison avec sursis sur leur casier judiciaire, juste parce qu’il faut des coupables pour décourager les autres. Ca se passe en province, y’a pourtant des ministres présents, et les media nationaux se la ferment.

La France, à force de dire qu’on a la chance d’y être né, et qu’on n’a pas le droit de se plaindre, on est en train de la laisser devenir une sacrée mare de boue non-démocratique.

mercredi, 18 novembre 2009

UN COLLEGIEN MENACE DE TUER SES PROFS SUR SON BLOG: "C'ETAIT UN ELEVE SANS PROBLEME."

Y'en a marre de ces titres à la noix, de ces considérations sans fondements par des journalistes qui n'ont qu'une envie, écrire ce que leurs lecteurs ont envie de lire, ce qui ne choquera ni la ménagère de moins de cinquante ans, ni l'octogénaire paranoïaque. Si ce gamin a pris une carabine avec 25 cartouches dans l'intention déclarée de tuer ses profs, excusez-moi, mais, IL AVAIT BIEN UN PROBLEME.

Le problème, justement, c'est qu'on ne les repère pas toujours ces problèmes, pas qu'ils n'existent pas. D'ailleurs il y a aussi des profs avec problèmes. Il y en a qui les hurlent sur leurs élèves ou en salle des profs, et d'autres qui les gardent pour eux. Comme ce garçon de 13 ans. Et si un jour ils pétaient les plombs, eux aussi, et venaient tirer dans le tas dans leur classe, ou plus probablement au rectorat ? Ce n'est peut-être pas tant que ça de la science-fiction...

Plus loin dans l'article il y avait cette phrase fabuleuse : "C'était un bon élève, il avait 12 de moyenne." Si c'était un bon élève, pourquoi n'avait-il pas 15 ? (Note qu'il avait l'année d'avant.) Il avait peur d'une réunion parents-profs ! Quelle pression tout de même. Cela m'anéantit. Elle vient d'où cette pression ? Des profs qui hésitent à noter au-dessus de 14, des parents qui veulent ce qu'il y a de mieux pour leurs enfants et leur répètent que s'ils ne sont pas excellents à l'école ils rateront leur vie, mais parallèlement leur rabâchent que c'est de la faute de leurs profs s'ils ne réussissent pas, ou des journalistes et des politiques qui se délectent de phrases bâteau, vides de sens sur les jeunes et sur l'école ?

Je suis en plein dans le système, avec ma part de culpabilité, mais j'ai envie de crier "STOP !" et qu'on nous foute la paix. Marre des media qui écrivent et vendent de la soupe, des politiques qui ne pensent qu'au nombre de voix qu'une phrase choc bien qu'éculée va leur rapporter, des parents qui consomment de plus en plus l'école, des Inspecteurs qui n'ont pas plus qu'hier conscience de la réalité de notre travail, des chefs d'établissements qui nous assomment de réunions, papiers à remplir, à distribuer, de délais à tenir, de projets à organiser, de commissions dont il faut faire partie, tout ça pour réussir leur propre carrière, marre de tout cela qui m'empêche de repérer les problèmes de mes élèves, et de ce fait me transforme en cible potentielle lors d'un prochain pétage de plomb.

lundi, 16 novembre 2009

PARCE QUE C'EST AUSSI VOTRE VICTOIRE

Merci à tous et à toutes pour vos votes. Je suis vraiment ravie que vous trouviez mon blog "VERY NICE" et espère que vous vous y sentirez toujours les bienvenus, y compris Pascale dont le blog est très beau aussi, mais moins very nice quand même. Et puis côté honneurs, elle a déjà donné. Il en faut un petit peu pour tout le monde. D'ailleurs, il y a même un blog qui a obtenu 436 votes ! Mais la preums de chez h&f, c'est moi !

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Je suis toujours dans mes expériences diverses de scan, et je viens de découvrir que le papier fluo, eh bien, ça ne rend rien ! J'espère que vous n'en trouverez pas mon blog moins beau.
Pour célébrer ça et faire encore plus plaisir à Pascale, je vous offre une photo de ma petite visiteuse du soir.
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samedi, 14 novembre 2009

MERDE ! J'AI RATE LE 20 000 EME !

Je savais que j'en approchais, alors je m'étais dit que je guetterais le 20 000ème commentaire. C'est le 20 000ème depuis l'ouverture de mon premier blog, qui n'est en fait que le frère jumeau de celui-ci quant à sa forme,  en avril 2006. Trois ans, six mois, 21 jours. Ca nous fait un total de 20 000 commentaires en 1300 jours. Chapeau bas mes lecteurs ! Cela vous fait une moyenne de 15 commentaires par jour ! Vous n'êtres vraiment pas feignants.

Et puis voilà ! Raté ! ça a eu lieu le 6 novembre, sans que je m'en aperçoive, dans la bousculade de la reprise. Le voici :

"Les scones ????? Mais ce sont de vraies estouffades !!!
Quant à speaker english, I have no soucy  !!!"

L'auteure de ce commentaire inoubliable, qui mériterait de rester graver dans la pierre, c'est Zapette sur ma note du 5 novembre ! Ca a failli être moi, et Axel a raté de peu cet honneur.

Je vais réfléchir à une récompense et vous tiendrai au courant.

 

lundi, 09 novembre 2009

UN ANNIVERSAIRE QUI COMPTE POUR MOI

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J'ai pris la première photo en 1974. J'étais en seconde et je participais pendant mes vacances à un séjour itinérant en RDA. Un soir, dans une auberge de jeunesse, un groupe de collégiens est-allemands a demandé à passer la soirée avec nous. Autour de tables rondes, un peu gênés au départ, nous avons parlé, échangé des adresses. J'ai écrit 5 lettres au retour. Deux personnes m'ont répondu. Un garçon qui me demandait régulièrement de lui envoyer des jeans, et dont les dernières lettres me sont parvenues en 1983 ou 84 d'une prison de Berlin Ouest !, et une fille de deux ans plus jeune que moi, qui ne m'a jamais rien demandé, sauf des paroles de chansons en anglais, et m'envoyait plein de cadeaux, objets en bois, papier à lettres démodé, qui me faisaient plaisir à chaque fois. Les années ont passé. En 1982, je finissais mon année d'assistanat, avec un moral dans les chaussettes à l'idée de revenir en France. J'ai fait une demande de visa, pour lequel mon amie devait m'inviter officiellement, et je me suis rendue seule en train en RDA, ai passé la frontière sous la pluie "protégée" par les mitraillettes. J'avais 24 ans, un visa d'entrée, pour le retour il fallait aller voir la police sur place, et ma mère n'en menait pas large avec tout ce qu'on racontait sur le rideau de fer et ce qui se passait derrière ! A 22 ans, M. était mariée et avait déjà un petit garçon de 4 ans. Tout le monde s'étonnait qu'une française vienne voir ses amis, alors que les allemands de l'Ouest, négligeaient souvent de rendre visite à leur famille. On m'a souvent demandé si j'étais au PC, car ils croyaient qu'il fallait avoir sa carte pour obtenir un visa. Ma réponse négative les rassurait. Je me souviens de la grand-mère de G. qui a pleuré en me remerciant d'être venue voir la famille de son petit-fils, d'un petit garçon à qui j'avais apporté une pochette de feutres, et qui avait couru chercher les siens pour me les montrer, d'une pizza dont on avait parlé pendant une semaine avant de réunir les ingrédients un peu tous les jours avant de pouvoir enfin la faire, de la vie pas chère, mais des magasins où on trouvait des choses, mais pas toujours ce qu'on voulait, d'un mariage où je suis allée et où la bière coulait à flots, et dont on est reparti à pied en traversant une forêt, de G. qui me disait de venir vivre en RDA, que là je serais sûre de ne pas être au chômage et qu'on parlerait de moi dans les journaux, je me souviens de tant de gentillesse. Je me souviens des larmes le jour où ils m'ont ramenée à Magdeburg, du train où ils n'avaient surtout pas le droit de monter, de l'impression d'injustice d'être aussi libre, et eux, si peu. Sept ans plus tard, je commençais à me dire qu'il fallait que je retourne les voir et la nouvelle est tombée ! Le mur aussi. Aussitôt, ma lettre d'invitation est partie, celle de M. l'a croisée m'annonçant son arrivée. En mars 1990 ils ont fait tout le voyage en Trabant, avec dans le coffre tout le mélange de carburant nécessaire à l'aller-retour ! Ce séjour chez moi, nécessitant auparavant encore pas mal de démarches administratives, fut magique et ce sont eux qui ont eu les honneurs de la presse locale. Depuis on se voit quasiment tous les ans. En 1992 j'ai pu prendre la deuxième photo, tout près de la porte cette fois. On s'est fait visiter mutuellement les coins qu'on connaissait bien : l'Angleterre, Berlin, la Savoie, la Tchékoslavaquie, et on va se revoir en avril pour fêter ces 20 ans de liberté. Voilà pourquoi cet anniversaire n'est pas pour moi qu'un évènement médiatique.

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lundi, 12 octobre 2009

IL N'EST PAS ARRIVE A PIED...

Non, il n'est pas arrivé à pied par la Chine...

Mais il est arrivé en Chine quand même (par le piston !). Z'êtes pas obligés de regarder jusqu'au bout, y'a qu'un mot qu'on comprend. Quant aux photos, les chinois ont vraiment choisi les meilleures ! Ce qui m'éclate, c'est la mine réjouie de la présentatrice au début. Vu comme ils nous aiment là-bas, ça doit les éclater de cracher un peu sur la France qui leur donne des leçons de démocratie.

 

Si le sujet vous intéresse, Rue89 en parle. Dans les années 70/80, avec un Deug, tout ce qu'on pouvait espérer, c'était faire "maître-Aux". Qui parle de crise ? Deux ans de droit, dont une redoublée, à 23 ans... on peut devenir "Directeur de l'établissement public d'aménagement du quartier d'affaires de La Défense " !

mercredi, 07 octobre 2009

RUBRIQUE A BULLES

Il y a quelques temps déjà je me suis fait un petit plaisir en achetant le 400ème numéro de FLUIDE GLACIAL. Fluide, c’est ma jeunesse, mes trajets en train qui me laissaient le temps de tout lire, du temps où le TGV était de l’ordre d’une vision dans une boule de cristal. Mon père cheminot me parlait encore du turbotrain, se réjouissait du Corail, mais n’aurait pas osé imaginer un train qui ne me laisse pas le temps de lire plus que l’épisode de la vie des Bidochon, la page des Idées Noires de Franquin et quelques bribes de Gai-Luron. Fluide, c’est l’humour potache, mais intelligent. C’est une bande de mecs (oui, y’avait quand même pas l’ombre d’une nana à l’horizon) qui se marraient et me faisaient marrer quand j’avais la boule au ventre à l’idée de retrouver ma piaule sans chauffage ni eau chaude au 5 ème étage, rue du Fbg St Antoine. Je ne l’achète plus. Ou alors quelques numéros spéciaux sur des thèmes improbables. Mais à chaque fois c’est l’éclate. Encore une fois, je n’ai pas pu résister. Pourtant c’était pas gagné, car le format est tel que le magasin n’avait même pas un sac plastique de la bonne taille. A l’intérieur, des clins d’œil, des hommages, des grosses blagues bien grasses dans les marges, bref tout un univers toujours imité, jamais égalé. Merci Fluide de m’avoir fait connaitre Binet, Goossens, Franquin sans Gaston, Edika, et bien d’autres. La Bd évolue, mais celle-ci restera parmi les classiques.

 

 

vendredi, 18 septembre 2009

NOUVELLE VAGUE

Je n'ai pas reconnu les acteurs qu'ils ont choisis pour remplacer De Funès, Lefebvre et Galabru, mais j'ai quand même bien vu que c'était une scène d'un nouveau film de la série « Les Gendarmes » qu'ils passaient l'autre jour à la télé. C'était assez tard le soir, sans doute pour ne pas traumatiser ceux des élèves qui voudraient encore « embrasser » cette carrière. Bon, à mon avis, faut quand même pas être dégouté !

Reprenons. Le décor, un bureau verdâtre. Assis au bureau un homme, grand viril, on sent bien qu'il est pas taillé dans la dentelle, mais bon, faut c'qu'il faut, c'est pas un pédé. On comprend vite qu'il est du Géhigéhenne. La situation est nouvelle et novatrice : dans cette unité musclée, ils ont besoin d'un bulbe, je veux dire d'un cerveau et d'une sensibilité, pour pouvoir causer dans le mégaphone avec ceux qui sont prêts à dézinguer tout le monde à la kalachnikov. Du genre « mais non monsieur Ducschmoll, c'est pas raisonnable, ça va salir partout, et vot' femme elle mérite pas ça », ou, « réfléchissez bien, z'êtes sûr que vous allez pas le regretter ? »

 

Ca, les mecs du Géhigéhenne apparemment, ils sont pas capables ni d'y penser, ni d'y dire. Donc, ils font des entretiens pour recruter un médiateur (ah ! le grand métier hyperfacheune !!!) Et je vous le donne en mille, ils recrutent ... parmi les gendarmes ! C'est vrai que comme gens doux, compréhensifs, subtils et communiquants, y'a pas mieux, je me le dis à chaque fois que j'en rencontre.

Pour bien montrer qu'ils sont gentils, on nous en montre que des polis qu'écoutent bien quand le grand chef pas pédé il leur explique d'une voix qui ferait peur à Hulk toutes les qualités que je vous ai dites en haut. Ensuite, ils les rencontre un par un, et l'ambiance est tendue, mais humaine. Ca donne ça :

Le chef du Géhigéhenne : Quelle est votre plus grande qualité ?

Le gendarme : l'honnêteté.

Le chef du Géhigéhenne : Et votre plus grand défaut ?

Le gendarme : chuis un peu têtu.

Le chef du Géhigéhenne : têtu ou obtus ?

Le gendarme : obtus.

Le chef du Géhigéhenne : Vous savez c'que ça veut dire « obtus » ?

Le gendarme : non.

 

Rires enregistrés. (enfin, non, ils les avaient oubliés, ce n'était qu'une maquette du film, mais je pense qu'ils vont les rajouter.) Y'a encore eu deux trois interviews de gendarmes de ce genre. Pis...

 

Le Récitant : Mais... dans les vingt-six candidats, grande évolution, il y a quelques femmes ! Et les hommes musclés du Géhigéhenne, y sont dôlement contents, parce que les femmes, elles sont aussi capab's que les hommes, etc, etc.

 Le chef du Géhigéhenne à une belle blonde : Bonjour ! Ca nous fait plaisir d'avoir des collègues féminins ! (je le mets en gras, parce que j'ai cru comprendre que c'était le gag-clé.)

Quelle est votre plus grande qualité ?

La blonde en uniforme : Ca, ce sont les gens qui travaillent avec moi qui pourraient le dire. Moi j'ai envie de faire ce métier, mais ceux qui travaillent avec moi savent si j'en suis capable.

Alors, là, on comprends que c'était LA phrase intelligente que Le chef du Géhigéhenne attendait, et qu'elle va être prise pour le poste !

Je sens que ça va être du grand cinéma !