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jeudi, 16 mai 2013

Une journée nuageuse ne peut rien contre un tempérament radieux.*

Lever avec un super mal de tête. Pourtant, hier, à part un petit cocktail chinois inoffensif, pas une goutte d'alcool. Ca doit être ça, le fait d'arrêter. Faut pas. Et puis je viens de faire tomber un morceau de fromage de ma tartine en trempant. C'est mauvais signe. Ou alors, c'est la pluie. En tout cas, j'ai pas envie d'y aller. Retrouver Stecie (oui, ça existe !) qui est venue se plaindre en fin de cours de Dave qui fait rien que s'asseoir à côté d'elle en classe alors qu'elle veut pas, et que c'est CA qui va lui faire rater sa seconde ! Retrouver les 8 candidats que je fais passer aujourd'hui pour l'expression orale (en fait, j'avais mal compté, y'en avait 12), épreuve du bac qui compte pour 25 % de la note, mais qui nous prend 120 % de notre temps et de nos angoisses existentielles.  Ben oui, parce que comment préparer des élèves si déjà nous, on n'a pas compris exactement en quoi consiste l'épreuve ! (J'ai quand même mis quelques bonnes notes.) Enfin, pour les 50 candidats que je vais voir d'ici mercredi 15 h, c'est pas trop pénalisant. Ce sont mes élèves et je mettrai bien la note que je veux. Mais le hic, ce sont mes pauvres littéraires (les éternels sacrifiés) qui passeront avec un prof inconnu, et qui n'ont pas eu d'épreuve de compréhension de l'oral (25 autres %) pour les rattraper. Ben oui, ça serait con qu'on évalue les bons là-dessus ! Avant de commencer les tortures je vais voir mes secondes pour leur expliquer comment remplir les feuilles jaunes d'orientation. (Sauf que ce matin j'ai pas retrouvé les fameuses feuilles jaunes... Je me suis dit qu'elles devaient être dans mon casier, mais ce soir je les ai retrouvées dans mon meuble classeur perso, alors qu'elles auraient dû être dans mon meuble classeur pédago. Comment voulez-vous que je m'en sorte, si elles se mettent à migrer !) Un casse-tête dont on change un peu les pièces tous les ans pour que les PP (profs principaux) progressent ! A midi, j'aurais pu faire une pause, mais un collègue a prévu une réunion syndicale. J'ai pas le coeur de sécher. (On n'a pas séché, tout le monde a pleuré !) Et après les tortures, y'aura un super conseil de classe de Bts, fun et tout ! (Vous voyez bien que j'essaye de me motiver.)

Le lever n'est pas top. Vivement le coucher !

C'est maintenant !

*William Arthur Ward

Ben si, elle peut !

jeudi, 09 mai 2013

Les enfants n’ont pas d’appréhension par rapport au mystère ou à l’énigme, parce que le monde leur est énigme.*

CEKOIDON ?

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Je veux du détail, du précis, de l'efficace. Envoyez vos propositions, que ce blog vive par blogos, le dieu des blogs !

*Jean-Pierre Siméon

vendredi, 08 mars 2013

When God created man, she was only experimenting.*

Vous avez dû le remarquer, j'ai traversé une semaine un peu chargée. Pas une minute pour écrire ici. J'ai écrit en rouge sur pas mal de copies, en noir sur les feuilles où je prenais les notes pour mes collègues des groupes de compétences pendant les conseils de classes, à l'ordi sur le merveilleux logiciel où l'on rentre les notes et les moyennes, et les appréciations, mais ici, rien. Désolée.

Comment faire une entrée aujourd'hui sans parler de la Journée Internationale des droits des femmes. Je n'ai rien de plus à en dire que les autres années, rien de plus à rappeler, si ce n'est que ces journées qui paraissent inutiles à certains, sont le minimum nécessaire pour symboliser un certain respect et obliger les media à se rappeler qu'il existe encore des inégalités et que des gens se battent contre celles-ci.

Pour illustrer cette note et dire merde à France Inter qui s'est sans doute cru moderne en intitulant cette journée "la journée des filles" et qui à 14 h faisait une émission hyperchiante sur les politiciens italiens, propos d'hommes sur les hommes, voici deux vidéos. La deuxième est directement adressée à ma copine Pascale.

 

* Graffiti

 "Quand Dieu créa l'homme, elle était encore en train d'expérimenter."

dimanche, 03 mars 2013

Le poète se souvient de l'avenir *

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C'est le nombre de copies que j'ai corrigées pendant les vacances. Il m'en reste 108, dont 46 de bac blanc (3 heures d'épreuve !).

Mais on ne va pas que se plaindre ! Il y a des bons moments. Quand vous demandez de repérer sur une page de site web les symboles du Canada. Et que l'on vous répond :

"The shit" !

En fait, c'est pour désigner la feuille d'érable. Mes élèves ne connaissent pas le mot "leaf", mais le mot "sheet" pour dire une feuille de papier. Enfin ils sont censés le connaître, car le rendu orthographique est surprenant.

J'ai aussi eu droit à celle qui préfère aller travailler au Canada qu'à Londres, parce que comme ça elle pourra "speak French a little beet".

(Pour les non anglicistes, ça donnerait une phrase du genre : parler français une petite betterave).

Je me marre ! comme disait mon ami Coluche.

Pour me détendre, j'ai essayé la lecture de l'avenir dans la cire de bougie fondue.

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Mais tout ce que cela m'a dit, c'est que demain, ce ne serait pas le pied !

*Jean Cocteau

vendredi, 01 mars 2013

Un soir, l'âme du vin chantait dans les bouteilles.*

Je n'avais jamais réalisé que la réincarnation existait aussi pour les monuments historiques...

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* Charles Baudelaire

vendredi, 22 février 2013

Le travail, c'est le refuge des gens qui n'ont rien de mieux à faire.*

84 % des français sont heureux au boulot. J'ai du mal à croire à ce chiffre.

La journaliste qui l'a annoncé a donné quelques critères de "bonheur sur son lieu de travail" :

- La machine à café

- Le fond d'écran personnalisé sur l'ordi sur lequel les gens interrogés travaillent.

- La cafet' à midi.

- Les objets persos sur le bureau.

Je comprends mieux pourquoi je ne suis pas heureuse à mon travail.

Au lycée, la machine à café nous demande 45 centimes, et n'a le plus souvent pas de monnaie à nous rendre. Moralité, la plupart des récrés sont sans café. Nous partageons 6 ordinateurs pour 90 profs, alors vous imaginez bien que nous ne personnalisons pas le fond d'écran ! De plus nous sommes en réseau, et n'avons le droit de ne toucher à rien quant aux propriétés de l'ordi. La cafet' le midi, fait ce qu'elle peut, mais elle s'appelle cantine, et a tellement peu de sous par assiette, qu'on se contente des spaghetti bolognaise au cheval et des carottes en boîte qu'elle nous sert. Quant aux conversations, serrés à 10 par table, parfois, je m'en passerais. Les objets persos sur le bureau. Oui, je vois, pour moi c'est ma trousse, mon cahier d'appel, mes photocopies, mon cahier de préparation, et je range tout ça à chaque fin d'heure. J'imagine la tête de mes élèves si je posais un cadre avec la photo d'ADMV à chaque début de cours !

En revanche, l'enquête demandait aussi ce qui était insupportable. Et là, je ne suis pas épargnée : Le voisin qui pue (en l'occurrence, ce sont parfois les ados qui puent), et les blagues à deux balles, là, à la cantine, on est servi. (Sans jeu de mots)

*Oscar Wilde

jeudi, 21 février 2013

Pour tout peindre, il faut tout sentir.*

N'ayez pas peur pour moi. Je vais bien. Ma migraine est passée, mais c'est vrai que c'est à son début que j'ai commencé cette peinture. Le Sujet : Représenter les 5 sens, en ayant un miroir pour observer chez soi leurs différents organes. Toutes lumières éteintes dans la salle (de 18 h à 20 h la semaine dernière il faisait nuit noire) et une bougie sur un tabouret haut près de nous. Du coup, on voit les formes que l'on dessine, enfin à peu près, mais on ne peut que deviner les couleurs, les imaginer plutôt, en essayant de se rappeler où on les a déposées sur la palette. C'est assez étonnant comme expérience, agréable, et très drôle et scotchant quand on rallume la lumière. J'ai continué ma composition cette semaine, à la lumière cette fois. Ce n'est pas vraiment terminé, mais ça valait le coup que je vous montre ça.

 

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* Alphonse de Lamartine 

jeudi, 14 février 2013

On ne se coupe pas une cuisse parce qu’on veut manger de la viande. *

Vous imaginez bien que ce blog est bouleversé par l'actualité !

Mais avec notre habituel souci d'équité, nous publions tous les points de vue :

* Proverbe Mongol

vendredi, 25 janvier 2013

Etre nu n'est pas inconvenant.*

Je tousse, je ressens comme de la fièvre par moments, et je me suis endormie devant mon ordi en rentrant du boulot.

Pourtant, j'ai mangé une succulente part de galette des rois bio avant de reprendre la route. Un collègue récemment retraité pense encore à nous et nous a offert des galettes des rois pour cette récré du vendredi après-midi qui voit souvent les têtes allongées de ceux qui ont encore deux ou trois heures de cours à faire le jour même, voire encore quelques-unes le lendemain. Cette galette fourrée orange/thé noir était délicieuse et j'ai réussi à en emporter deux parts pour ADMV et moi, car le collègue, il faut le dire, m'a à la bonne. Il n'y a pas que moi qui suis fatiguée, ma voiture cale aux démarrages. Je dois bientôt lui faire passer le contrôle technique. Il faudrait que je fasse un peu de ménage, mais j'ai la flemme. Je vais mettre en route Robert, lui, ne râle jamais. Sauf si j'oublie de le recharger. La semaine dernière, mes étudiants ont fait des exposés sur le design associé aux sciences et nous ont présenté des robots. Le plus sophistiqué était utilisé comme professeur ! Vivement qu'on me remplace. Robert est beaucoup moins beau mec que la petite robote japonaise ! Mais coûte sûrement moins cher.

Ce matin, j'ai travaillé sur une vidéo extraite d'un site scientifique, qui parlait de la mémoire. On la regarde, puis on attend une minute, puis on la re-regarde, comme ça trois fois. Seulement une fois la vidéo finie, si on ne ferme pas la page, la vidéo suivante s'annonce. Et aux ricanements de mes élèves, j'ai senti qu'il fallait vite que je change d'image. Car en plus, la vidéo démarrait :

On voyait cette photo là:

Je vous laisse imaginer les gloussements.

Puis ces premières images là :

http://video.nationalgeographic.com/video/science/weird-s...

Heureusement qu'il y a la caution du national geographic, qui par ailleurs fait de belles vestes, et que j'ai fermé la page vite fait, sinon j'aurais fait les gros titres des media pour avoir passé des images inconvenantes à mes élèves...

J'ai vraiment besoin d'un weekend.

*Mahomet

Mais Francis Bacon a dit également :

 "La nudité est inconvenante, celle de l'âme comme celle du corps."

jeudi, 10 janvier 2013

L’oeil est un gourmet comme la bouche. *

Choses et autres lues aujourd'hui :

"Soutien scolaire pour rebondir."

Ce que cela m'évoque :

Ou bien le rebondissement est-il pour ceux qui assureront le soutien et du coup se referont une nouvelle carrière ???

"Trottoir Libre ! Rentrez vos poubelles en dehors des heures de collectes !"

Ce que cela m'évoque :

Si les éboueurs de mon quartier persistent à passer après 7 h 30 et que mon employeur ne me fait pas rentrer plus tôt que 18 h le mardi, ça va être difficile.

Je vais louer un vieux ou un chômeur pour rentrer ma poubelle le matin...

"Soirée Antique" "Récompense pour le meilleur costume"

Ce que cela m'évoque :

Est-ce une soirée où il n'y a que des vieux ou une ou je peux venir en Vénus de Milo ? Mais là, ça va me coûter deux bras !

Elles ont gardé leurs bras, mais ont enlevé le haut :

Des membres du collectif féministe Femen manifestent devant la Vénus de Milo au musée du Louvre à Paris, le 3 octobre 2012.(les membres du collectif féministe Femen au Louvre le 3 octobre 2012)

« Vous me pétez les couilles… Si ça continue, je vous encastre dans la vitre ». dit par une femme à l'institutrice de sa fille, cela lui a coûté 300 euros d'amende.

Ce que cela m'évoque :

Je me demande si je ne serais pas prête à payer cette somme pour aller me défouler sur ceux qui s'obstinent à maintenir une réforme de bac qui va finir par mettre tous les profs de langue vivante en burn out.

Je pourrais continuer, mais c'est déjà un festival, là, non ? Un beau début d'année en tout cas.

* Hippolyte Taine

 

dimanche, 06 janvier 2013

La rêverie est le dimanche de la pensée. *

Devinette

Intelligente

Malicieuse

Astucieuse

Niaiseuse

Casse-couilles

Hyper agaçante

Epineuse

Qu'est-ce que c'est ???

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*Henri-Frédéric Amiel 

 

mercredi, 19 décembre 2012

QU'EST-CE QU'UN JOURNALISTE ? LA EST LA QUESTION.

Les journalistes ne savent pas dire "Newtown" et prononcent "Newton". Mes élèves vendent des "sweet-shirts" au profit de la recherche contre le cancer. Je m'obstine à essayer de leur faire comprendre qu'être compris par des anglophones est important. Enfin, non, pour les journalistes, la cause est perdue.

Il n'y a pas qu'en anglais que les journalistes parlent comme des pieds. Ce matin sur France Inter, un mec qui s'appelle je crois "Frédéric Michel" et qui a sûrement fait quelques études avant d'arriver là, mais n'en a gardé que peu de séquelles, a dit trois fois "infermière".

Ah ! les bienfaits du silence !!!

mercredi, 12 décembre 2012

Douces amies, en ce douze douze douze, soyez féministes !

Je terminais ma note précédente par une allusion au féminisme. Il a de beaux jours devant lui, le féminisme, quand on voit ce que j'ai lu en deux jours.

D'abord, je ne dis pas merci à Valérie Bougault, collaboratrice à la revue Connaissance des Arts. Dans le hors-série intitulé Mary Cassatt à Paris, elle écrit : "Femme, certes, mais pour autant son art peut-il être qualifié de féminin ? Les sujets intimistes, la lecture, le thé, la broderie, le repos au jardin, qui mettent souvent en scène son modèle préféré, sa soeur Lydia, qui mourra en  1882, puis toutes ses maternités n'accordent aucune place à la mièvrerie, malgré leur extrême raffinement."

L'homme est un loup pour l'homme et la femme une louve pour la femme ! Cette femme pense donc que "féminin" doit être associé à "mièvre".

Heureusement les commentaires de l'expo au Mona Bismarck American Center for art & culture étaient bien plus modernes et ouverts d'esprit.

Le lendemain, je suis tombée sur un article où un avocat bordelais s'interroge sur la capacité d'une femme à être bâtonnière...

Quand je pense que l'autre dinde a osé dire que les femmes de sa génération n'avaient pas besoin du féminisme !

 

vendredi, 02 novembre 2012

La culture ne s'hérite pas, elle se conquiert.*

Les vacances c'est l'occasion de se déplacer, de voir enfin les gens à qui l'on envoie d'habitude des mails ou des sms quand on en est adepte. Les vacances c'est aussi l'occasion de voir les choses devant lesquelles on passe d'habitude sans les remarquer. Ce n'est pas loin, mais, quand on se laisse dominer par les copies, les réunions, les lectures ardues et sèches du Bulletin Officiel pour comprendre le nouveau bac, on passe à côté de l'essentiel. Hier, il ne faisait pas vraiment beau, mais le soleil a brillé assez pour nous donner envie de sortir, de nous éloigner de l'ordinateur sur lequel on a regardé moult photos de famille, liens vers des sites de vacances lointaines ou de musiques plus ou moins gratuites. Et voici tout ce que j'ai vu, goûté, savouré. C'est à Troyes. Peut-être certains d'entre vous n'auront même pas tant de kilomètres à faire que cela. Sinon, c'est au carrefour de deux autoroutes (A5 et A26), il y a une vieille ville, plein de choses à photographier, un musée d'art moderne (fermé le 1er novembre !) et en ce moment, les Nuits de Champagne, avec plein de gens bien en concert, et une maxi-chorale accompagnée par Maxime le Forestier, si j'ai bien tout compris. Non, je ne travaille pas pour l'Office du Tourisme. D'ailleurs, si j'y travaillais, je m'arrangerais pour qu'il y ait au moins un musée ouvert, un évènement culturel, et un cinéma art et essai pour les gens comme moi qui prennent la peine de venir un jour de congé, ce qui n'est quand même pas une idée aussi eccentrique que cela !

(Message personnel à Michèle Laroque, compagne du maire UMP Baroin : Vous qui êtes actrice, relativement connue, ne pourriez-vous faire quelque chose pour qu'on puisse voir à Troyes autre chose que la programmation indigente et hors de prix de l'unique multiplexe de la ville ????)

Je viens d'envoyer un message sur le site de la ville et à la fin on peut lire :

Merci, votre soumission a été reçue

Pauvre langue française "webisée"...

 

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*André Malraux 

samedi, 27 octobre 2012

Qu'est-ce qui vaut mieux être, noir ou homosexuel ? C'est mieux d'être noir, parce qu'on n'a pas besoin de le dire à ses parents...*

Deux vidéos qui parlent d'elles-mêmes. Comment peut-on encore hésiter ?

 

Si vous parlez anglais, allez sur Youtube, il y a d'autes vidéos montrant cet homme, plus complètes encore. Mais c'était la seule que j'ai trouvée sous-titrée.

Et si les américains sont capables de le comprendre, pourquoi les français ne le seraient-ils pas ?

*Catherine Bézard

jeudi, 18 octobre 2012

Je ne suis pas vraiment libre si je prive quelqu'un d'autre de sa liberté. L'opprimé et l'oppresseur sont tous deux dépossédés de leur humanité.*

J'ai un métier et j'ai de la chance, j'en conviens. Que vous dire sur ce métier qui est tout de même à l'origine de l'existence de ce blog ? Il m'a permis hier de réaliser que certains de mes terminales "ne savaient absolument rien" à propos de Nelson Mandela. Ils me l'ont dit, un peu comme une excuse légitime au fait qu'ils n'allaient pas pouvoir traiter une partie de la question. Comme il fallait comparer les causes de sa popularité avec celles de Lady Di, il y en a qui ont été bien dans l'embarras, vu qu'à la fin du cours, on m'a posé des questions du genre "Diana elle faisait de l'humanitaire ?", "C'était bien la femme du Prince Charles". Ceux qui ne m'ont rien demandé, ne savaient peut-être absolument rien sur elle non plus. Il est vrai que cette année on ne nous a pas du tout bassiné sur le mariage de son fils, en nous rebattant les oreilles de son destin tragique... (et l'illustration, là, en bas, vous prouvera que c'était une grande philosophe !) J'ai aperçu, en jetant un oeil sur quelques copies ( je l'ai récupéré, ne vous en faites pas.) qu'ils étaient plus savants sur le troisième personnage, James Bond. On est sauvé !

Je ne vous raconterai pas comment j'en bave à expliquer la chanson de Bruce Springsteen, American Land, qui met les immigrants vers l'Amérique du XIX et début du XX siècles au rang de héros. Quand on leur décrit la misère qui les a poussés à partir et les conditions difficiles où ils se sont retrouvés à construire des voies de chemins de fer, bosser dans des fonderies, où parfois ils mourraient, vous cherchez à faire sortir le mot "victim", et ils vous proposent "losers", "héros" et ils ne produisent que "winner". L'an prochain, ils seront en école de commerce.

Heureusement j'en ai d'autres un peu moins formatés, qui s'intéressent à l'art, au design, et ça égaie mes semaines. Et puis mardi, on a mangé bio, et le soir, j'étais convoquée à une réunion inutile et vide, mais où on nous a payé un verre plein à la fin, bien mérité. Le mercredi après-midi, on n'a pas à se demander comment on va occuper notre temps, on corrige les fameuses copies, cauchemar du prof de base. Cette année, j'ai 171 élèves, je vous laisse déduire combien je corrigerai de copies à raison de trois ou quatre devoirs par trimestre... Le problème en vieillissant, c'est que l'on a du mal à ne pas s'endormir dessus pendant la correction, alors que la nuit l'insomnie guette quasiment tous les jours. Allez comprendre !

En conclusion, ne me dites pas que je râle, y'a du bon j'vous ai dit, mais vous avez réclamé une note, voici la seule que j'ai pu écrire.

* Nelson Mandela

jeudi, 11 octobre 2012

La pensée d'un homme est avant tout sa nostalgie.*

Hier en arrivant au lycée, je me suis dit "De mieux en mieux !"

En effet, sur le tableau lumineux dans le hall, j'ai lu :

UNSS : CRS

Résultat déplorable imputable à mes problèmes d'yeux ?

Il fallait lire GRS.

Mais si on se rappelle de ce qui m'avait choqué précédemment dans les activités de mes collègues d'EPS, on comprend que je puisse me tromper.

Et sinon, les yeux de celui qui aimait sa biche se sont fermés. Ce n'est pas que je l'aimais beaucoup à l'époque, d'ailleurs, j'étais trop petite pour que ce soit mon idole, ou alors, des très jeunes, car j'avais 5 ans. Mais sa chanson fait partie de mes souvenirs d'enfance au même titre que les malabars et leurs décalcomanies, le poinçonneur des tickets dans le bus, le bled à copier quand on était puni ou les marrons qui couvraient les trottoirs à l'automne. (Dans Maville, y'en a quasiment plus, des marrons.)

Demain, je vais raconter plein de choses hyper intéressantes à 36 paires de parents. Quelle chance ils ont !

*Albert Camus

 Edit : Ce soir, regardez la 3, le film avec Belmondo ! Je joue dedans.

Enfin, au milieu de la foule sur le quai près du France au Havre, y'a une gamine de 9 ans qui était hyper émue d'être là au moment du tournage, ça la changeait de l'ambiance pourrie de la colo...

mardi, 02 octobre 2012

Sans langage commun les affaires ne peuvent être conclues. *

Pourquoi il ne faut pas envoyer de SMS sur un téléphone fixe :


podcast

C'est comme de parler intelligemment à Copé.

Anglais à Raffarin.

De musique à Christophe Maé.

De cuisine à M. Mackedaunalde.

D'honnêteté à des sportifs français professionnels.

A comprennent rin !

 

*Confucius

lundi, 01 octobre 2012

Dans un incendie, entre un Rembrandt et un chat, je sauverais le chat.*

J'ai promis à Hervé qu'aujourd'hui sur mon blog je publierais quelque chose de marrant. En plus il m'a retiré une fière chandelle du pied (comme dit ADMV qui connait bien pas mal de proverbes et expressions venus de sa grand-mère) en me retrouvant le nom du peintre Vettriano. Il y a deux raisons pour lesquels je ne le trouvais pas sur gougueule : 1. je croyais qu'il s'appelait Valenzeno. Et 2. Je pensais qu'il était américain, alors qu'il est écossais.

Voici un de ses tableaux :

Vous allez me dire, c'est beau, mais c'est pas drôle. Alors, je vous réponds "ce qui est normal, c'est ce qui suit, qui est drôle !". Non seulement c'est drôle, mais en plus Pascale n'aime pas les chats. Je suis sûre de publier une note à succès, donc.

* Alberto Giacometti

vendredi, 28 septembre 2012

CE QU'ILS DISENT, CE QU'ON ENTEND.

Ce matin à la radio j'ai entendu une pub pour "La Station de la vache Total". Je savais que Total était "vachement" polluant, menteur, etc, mais je ne savais rien de ces stations. Je regarderai dans mon quartier. Une vache et un cheval pourraient peut-être s'entendre.

Cela ressemble peut-être à ça :

Ou faisaient-ils allusion à ça ? 

 

En tout cas pendant ce temps-là, j'en connais une qui se marre...

vendredi, 31 août 2012

La poésie est mémoire, mémoire de l'intensité perdue.*

Dans le couloir de la maison de retraite, je croise toujours des gens, assis le plus souvent. Je leur dis toujours bonjour. Parfois ils répondent, parfois pas. Hier une femme errait de long en long (en large, elle rentrerait immédiatement chez quelqu'un). J'ai dit "bonjour Madame". Elle ne m'a pas répondu. Elle répétait : "Vous avez vu ma femme ? Où est ma femme ? Vous savez où est ma femme ?" En boucle. J'ai dit que non. Un homme en blanc est arrivé et l'a raccompagnée à sa chambre.

Je me suis demandé si cela m'arriverait un jour, de déambuler quelquepart, l'air perdu, en demandant où est ma femme.

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* Yves Bonnefoy

mardi, 14 août 2012

La nouvelle n'est pas passée à la radio, mais je suis rentrée !

Les vraies vacances sont celles où l'on se coupe du monde habituel, et surtout des "informations". J'ai sûrement encore loupé des morts. Dans l'année, je vais parler d'un vieil acteur en le pensant vivant, ou d'une chanteuse sans savoir qu'une OD l'aura décimée. Tant pis. Pour essayer de rattraper un peu mon retard, les deux premiers jours de remontée à la surface, j'écoute france inter. Aujourd'hui c'était super. Ca a beaucoup parlé d'amour, un peu de vacances, pas mal de cinéma italien et même d'yeux. Non, pas de Dieu, d'yeux. Deux phrases m'ont fait sourire, même si elles n'étaient pas destinées à le faire. D'abord une fille a dit "Mon gaz naturel est arrivé avant mes cartons." Le contexte ? Une pub pour GDF (ou ce qu'il en reste). Vu qu'elle parlait de déménagement, heureusement que le publicitaire à pensé à dire cartons et pas caisses... La deuxième phrase que j'ai mémorisée c'était "Restons encore quelques minutes sur la langue." Ca parlait linguistique, heureusement là aussi, car s'il s'était agi de position, ça aurait été difficile pour le speaker et son invité, de rester debout sur leurs langues ! Je ne sais pas s'ils vont l'annoncer dans un flash, mais je repars bientôt !

lundi, 09 juillet 2012

Eau chaude, douche froide, impression mitigée.

Bonsoir !

Réveil une heure en avance... Oublié de changer l'heure de mon portable (j'en ai un exceptionnellement pour ce séjour) qui était resté sur le fuseau français.

Petit-déjeuner rapide et léger, repas froid du midi, encore plus !

Journée de stage décevante.

Impro et pagaille totales.

Heureusement, il a fait plutôt beau, et le café était meilleur que prévu.

Ce soir, repas délicieux.

J'ai une petite chambre où je me sens bien, et un grand stage, vide.

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mercredi, 04 juillet 2012

La télévision, c'est comme la poste, ça transmet. *

Grâce à Zapette, j'ai pu refréquenter un lieu que j'avais réussi à éviter depuis quelques semaines... La Poste.

Depuis qu'ils ont mis des majuscules et sont devenus une entreprise, c'est vrai que se rendre dans leurs bureaux est une épreuve. Pourtant évoquée depuis longtemps par Dany Boon, je crois qu'ils sont en train d'atteindre des sommets. 

Il y a quelques années ils avaient pourtant adopté le principe de la file d'attente unique qui faisait passer les gens dans l'ordre chronologique de leur arrivée et tous les guichets pouvaient tout faire. Cela demandait la polyvalence des agents, mais ils l'avaient puisqu'auparavant ils changeaient régulièrement de guichets, et pour l'usager, c'était équitable.

Il y a une dizaine de jours Zapette m'a demandé tellement gentiment de me procurer une pièce de 10 euros en argent à l'effigie de ma région. Cette pièce, très prisée des collectionneurs, était en vente dès le lundi 25 juin. Mais divers rendez-vous et réunions ont fait que je n'y suis allée que le jeudi... Ma poste étant en travaux, je me suis rendue dans une poste proche du centre ville. Là, je me retrouve dans un immense espace, où sont disséminés des plots, au-dessus desquels se trouvent des panneaux, soit jaune, soit bleu, sur lesquels il est écrit des mots comme : Envoyer, Recevoir, Payer ses Achats, Conseiller bancaire... (je ne suis plus sûre des termes exacts, mais c'est dans ce goût-là). Y'en a pas qui dise : "Acheter une pièce de 10 euros en argent". Donc je dois avoir l'air intelligent d'une poule qui a trouvé un couteau, et comme je vois une dame derrière le plot "Payer ces achats", je m'approche. Pas le temps, elle me hurle presque : "C'est fermé!", là, ce n'est plus un sketch, mais la chanson de Pierre Perret qui me revient à l'esprit. 

Je demande timidement à la grosse dame :"Je peux vous poser une question ? Je voudrais acheter une pièce pour ma copine Zapette". "On n'en a plus!!!" Je ne demande pas mon reste et sors.  Je reprends ma voiture (finalement, malgré le soleil j'ai bien fait de ne pas y aller en vélo, car il est 11 h 30 et ça va bientôt fermer) et je me rends dans ma poste de remplacement, située dans un quartier un peu plus périphérique, et un peu plus défavorisé. Ah, mais désolé Madame, mais il n'y a plus de pièces nullepart dans Not'ville, et de toutes façons ici, on n'en a pas eu. Moi : ahhh...???!!! Il y a des gens qui n'ont pas le droit d'en acheter des pièces ? Ou bien les gens intéressés, faut pas qu'ils viennent par ici ? Mais là, c'est encore une file d'attente unique, et la dame est très gentille et me dit, "votre poste rouvre demain après-midi, et je crois qu'ils mettront en vente les pièces lundi." Ouf ! Lundi matin, j'y vais donc, mais le store est à moitié baissé, et en fait après vérification la poste n'ouvre que l'après-midi.  Donc, j'y retourne à deux heures, et victoire !!! Ils ont des pièces, les gens ne sachant pas que la poste est rouverte ne les ont pas achetées, et pour ne rien regretter, j'en achète deux. Cette visite me permet de comprendre le pourquoi des travaux qui ont duré trois semaines ou un mois dans une poste toute neuve, ouverte il y a à peine deux ans : ils nous ont mis des plots !!! Les gens ont tous l'air hagard, errant d'un plot à l'autre ne sachant lequel choisir, et une employée circule de l'un à l'autre en les renseignant en souriant encore, ce n'est que le deuxième jour ! Mais je suppose qu'elle doit être contente de rentrer chez elle le soir après avoir piétiné toute la journée dans son bureau de poste en répétant non-stop les mêmes explications. Je me suis demandée après ces trois visites à des bureaux de Maville si La Poste n'était pas en train de nous concocter d'autres suicides dont ils ont le secret. Après les facteurs auxquels on a imposé des missions impossibles à remplir dans le temps imparti, les postiers que l'on oblige à prendre les "clients" (et plus "usagers" surtout !) pour des cons. La Poste a donc un autre point commun avec la télévision.

* Jean-Luc Godard

jeudi, 28 juin 2012

Sur la terre tout à une fonction, chaque maladie une herbe pour la guérir, chaque personne une mission. *

Il y a un truc qui m'obsède depuis que je suis prof en lycée, c'est l'angoisse de perdre ou détruire par accident les copies de bac que j'ai à corriger. Evidemment, je ne m'amuse pas à aller au square du coin avec et les laisse à la maison si je fais la fête un soir, mais il y a deux moments où l'on ne peut éviter de les avoir avec nous dans un lieu public, et ces moments peuvent être connus par n'importe qui. Le premier, c'est quand on va chercher les copies dans une belle enveloppe marron au centre local où toutes les copies, de toutes les matières sont rassemblées. On les compte, les recompte, on montre sa carte d'identité (il y a quelques années, on ne la montrait même pas, ce qui m'avait beaucoup choquée), on signe, re-signe, et on part la peur au bide. On se gare et jusqu'à ce qu'on ait refermé la porte derrière soi, on a la sensation d'être un agent très spécial de l'état, cible potentielle de terroristes anti-bac. Le deuxième, c'est un matin, quand on part en voiture vers le lieu de délibération de notre jury. Là, on a déjà rentré nos notes sur informatique, mais on rapporte les copies. Il y a toujours la crainte d'un accident, vu qu'on corrige souvent à une distance de 100 à 200 km de chez nous. Et un car-jacking serait fatal.

En 17 ans de bac, rien ne m'est jamais arrivé, mais, néanmoins, l'angoisse m'étreint tous les ans, et ce n'est pas seulement parce que mon père était cheminot.

A Marseille, ville de tous les dangers (voir ici), un mec a dû rester tout con avec sa kalachnikov dans la main gauche tandis qu'il ouvrait avidement la sacoche de la main droite ! Au lieu du fric attendu, 34 copies de philo !!! Et comme dessus il n'y a aucun nom mais seulement des numéros, l'abruti n'a même pas la possibilité, ni de remercier celui qui l'aura le plus fait rire, ni de dézinguer celui qui l'aura le plus fait chier. Enfin, encore faudrait-il qu'il ait pris le temps de lire. Rien n'a été dit sur l'état de la prof. On s'est seulement perdu en compassion sur les 34 chéris qui doivent refaire l'épreuve. Si ça tombe, ça aura été la chance de leur vie ! Et en plus on sera encore plus "bienveillant" avec eux, cela a été précisé. Mais savoir si elle, on va être bienveillant à son égard, là, c'est un mystère.

Le sujet de remplacement ?...

*Sagesse Indienne