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vendredi, 07 décembre 2012

LES FILMS DONT PASCALE NE PARLE PAS (2)

Vous avez dû vous demander si j'étais devenue invisible. Eh non ! Juste submergée par le boulot, copies, conseils de classe, et la folie d'aller passer tout mon samedi à Paris. Du coup encore plus de boulot en semaine. Mais je ne regrette pas. Les Invisibles, * je les ai vus, au cinéma. C'est un docu honnête où s'expriment 9 homosexuel(les). A mon goût il y a eu quelques longueurs et un peu trop de chèvres et de panoramas pastoraux pseudo-lyriques . Les moments de témoignages sont en revanche très vrais, sans pathos, et du coup c'est un bon film. A part quelques images d'archives, ce n'est pas un documentaire généralisant sur la condition homosexuelle. Disons que ce sont neuf portraits filmés avec respect, ce qui n'est pas si courant. Je n'ai pas appris grand chose de nouveau. J'ai plusieurs amis qui ont passé la soixantaine et qui m'ont déja bien raconté leur jeunesse, leurs amours dans les années 50/60. Mais si certains croient encore qu'ils ne connaissent pas d'homos dans leur entourage, qu'ils aillent voir le film, et ces gens ressembleront forcément à quelqu'un de proche, qu'ils voient sans voir. Dans ce film ce sont d'ailleurs en majorité des gens qui ont été visibles et en ont subi les conséquences. Mais l'invisibilité n'a pas disparu avec les années 70, ni 80, ni depuis. Je l'ai connue dans ma famille même si depuis la mort de mes parents, j'ai réussi à faire mon coming-out. Je l'ai même connue au début parmi mes amis à qui je ne savais pas comment annoncer que leur amie hétéro vivait à présent avec une femme. Enfin, au boulot, mon invisibilité n'a pas besoin de cape. Quelques personnes sont au courant, mais la plupart n'imaginent même pas que je puisse être lesbienne. J'ai parlé de la manif de dimanche prochain à table, personne ne savait de quelle manif il s'agissait. Nous étions quand même 12 à table ! J'avoue, je me censure moi-même. Et devant mes élèves aussi. Tant de profs pourtant mentionnent sans penser à mal leur conjoint ou leurs enfants à une occasion ou une autre. Bien que cela ne choque personne, ne provoque aucune réaction, ils "s'affichent" donc hétéros ! Terme employé par une collègue (qui se croit pourtant ouverte d'esprit) pour parler de deux filles qui s'embrassaient sur un banc du lycée il y a environ 3 ans. A ce propos, je suis tombée par hasard sur mon premier couple de filles en train de s'embrasser au coin d'un couloir et je ne pense pas qu'elles soient beaucoup plus visibles que moi, vu comme elles sont parties rapidement et sans me regarder surtout  dès qu'elles ont entendu mon pas. Enfin, d'ici qu'elles l'assument, elles, elles pourront peut-être se marier et adopter sans faire croire qu'elles sont célibataires. Je leur souhaite, mais l'ambiance politique du moment me fait même douter de ça.

*Bien qu'il semble y avoir une erreur dans le sous-titre (tous ces acteurs n'apparaissent pas dans le film) c'est un article assez juste.

C'est aussi un beau film sur le féminisme.

Edit, samedi 8 décembre 2012.

A réécouter sur France Culture, une émission où participent le metteur en scène et une de ses personnages, celle, justement, qui est sur la photo au-dessus ! Ecoutez vite, car cela ne restera sans doute pas longtemps sur le net :

http://www.franceculture.fr/emission-l-invite-des-matins-...

mardi, 27 novembre 2012

LES FILMS DONT PASCALE NE PARLE PAS

Mon Frère se Marie, un film suisse qui mériterait d'être belge. Mais non, je ne vais pas encore vous citer Coluche... Dans le rôle de la mère, Aurore Clément, une de mes actrices fétiches depuis que j'ai découvert le Cinéma de Chantal Akerman en 1990. Dans le rôle du père, Jean-Luc Bideau, idéal dans la peau de ce père vieillissant comme il peut. Il y a un film dans le film. Le fils fait une vidéo pour que les différents personnages racontent comme ils ont vécu les évènements que nous raconte le film dont nous regardons le DVD. C'est presque en temps réel, en ton réel. C'est parfois tragique, comme peuvent l'être certaines implosions familiales et pourtant il y a de l'humour, subtil, distillé, au douzième degré, du coup. Il y a un fils adoptif, une mère biologique, une fille et une mère caractérielles, et ça vous donne un samedi soir différent et bien agréable.

vendredi, 23 novembre 2012

Dell'albero caduto Tutti si fan legna.*

Cet après-midi, je n'avais pas cours, comme tous les vendredi. Et comme presque tous les vendredi, j'ai eu du mal à m'en rendre compte. Encore un peu moins que d'habitude, où j'ai du mal à quitter le lycée avant 15 h, car il y a toujours un truc à faire, à dire, à expliquer, photocopier, ou autre verbe au choix.

Aujourd'hui, j'avais d'abord une réunion du Fonds Social. C'est une réunion où de l'argent donné par la Région et l'Etat est versé aux familles qui font un dossier pour obtenir des aides ponctuelles, qui dans certains cas deviennent plus qu'une habitude, malheureusement pour ces familles. Pas malheureusement qu'on les aide, mais malheureusement qu'elles soient obligées de demander tous les trimestres et parfois tous les ans. Nous avions 25 demandes. Nous en avons ajouté une 26ème, car une maman qui vient de perdre en un mois son mari et son emploi n'avait pas encore eu le temps de tout calculer pour faire un dossier.

Nous avons plusieurs familles qui vivent à 4 avec 1000 euros par mois, une qui vit avec 900 euros pour 4, une mère seule avec 3 enfants et pas de pension alimentaire. Et enfin une autre qui vit à 4 avec 450 euros. Ceux-là sont demandeurs d'asile. Ils n'ont pas de compte en banque, pas le droit de travailler, et ne veulent pas se faire remarquer. On les ferait voyager (même si ça coûte cher), mais pas vers des plages qui leur plaisent. Alors on leur donne des "bons d'achat". Comme ça les autorités ne peuvent pas leur reprocher de toucher de l'argent illégalement.

Une réunion comme ça, qui dure deux heures (parce que ma proviseure a passé une demi-heure à expliquer le principe, les critères, à ceux qui venaient pour la première fois) ça remonte le moral, vous pouvez pas savoir. Mais ça énerve et épuise moins qu'une réunion de deux heures aussi (j'ai eu une demi-heure pour prendre un café, faire pipi, donner mon avis sur une évaluation qui posait problème à deux collègues et imprimer un dossier important pour la réunion suivante), une réunion, donc, pour mettre au point l'organisation du bac ! Car le bac en langues, cette année, ça va être une usine à gaz, une fête permanente, un cirque sans filet pour les trapèzes volants, la place de l'Etoile à 18 h, un jour de panne d'électricité, arrêtez-moi pour les métaphores, ou on est encore là dans six mois. Et le bac sera passé... Heureusement nous inaugurons ces nouvelles épreuves avec un proviseur-adjoint aimable, souriant, respectueux, et c'est pour ça que personne n'a pleuré.

En rentrant heureusement, j'ai trouvé dans ma boîte aux lettres un cadeau :

Une amie m'a envoyé ce livre dont rien que la couverture semble raconter son histoire, enfin celle de ses grands-parents et parents. Là, je vais pleurer, j'en suis sûre, mais d'émotion.

Si vous êtes à Grenoble où il y a eu une exposition à propos de ce livre, il y a un festival du Cinéma Italien à ne pas manquer.

Ma copine m'a envoyé le prospectus pour me faire baver d'envie, hennir de jalousie. A moins que ce ne soit à cause de la photo !

*Arbre tombé, Approvisionnement pour tout le monde. (Proverbe sicilien)

vendredi, 16 novembre 2012

Art, Foule et vacances

Donc j'étais à Paris. Il y a une semaine encore, il y a un siècle.

J'ai d'abord vu, grâce à la carte Sésame Duo de Virgibri, gratuitement et sans avoir à attendre trois heures, l'expo des œuvres de Celui-dont-je-ne dois-pas-dire-le-nom (à cause d'une autre copine blogueuse qu'a pas pu lui rendre visite, et que ça lui fout les boules grave). C'était un bon moment, bien que j'aurais préféré qu'on soit vraiment en duo, comme la carte. Là, on était plutôt en mode sardine, avec une mise en espace des panneaux à lire telle, qu'on se demande si le but n'était pas de nous faire jouer au culbuto vivant plutôt que de nous informer. (Des infos chronologiques accrochées dans le sens inverse de celui de la visite). Il y a quelques tableaux célèbres, beaucoup que l'on découvre et des œuvres de jeunesse. Il y a aussi à mon avis un peu trop d'œuvres de gens qui ont finalement peu de rapport direct avec le peintre dont c'est l'expo, et dans les premières salles on se dit qu'on s'est peut-être un peu fait avoir.

Les jours suivants j'ai vu dans l'ordre :

Les jouets de Star Wars au Musée des Arts Décoratifs : c'était pour le boulot, j'aurais pu m'en passer, mais le reste du musée et des expos (particulièrement celle sur les Trompe-l'oeil) était génial. Une expo "Mary Cassatt" au Mona Bismarck American Center for Art and Culture, avenue de New York. Comme j'étais dans le coin, je suis ensuite allée au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris où j'ai surtout apprécié "L'Art en Guerre", foisonnante de tableaux, dessins, sculptures, qui ne peuvent pas laisser insensible. On peut y passer deux heures sans s'ennuyer une minute.

Le temps n'étant pas extensible, j'ai dû me résigner à ne pas visiter le Palais de Chaillot et la Gaîté Lyrique qui sont pourtant parmi mes lieux chouchous.

Mais il me reste assez pour faire encore quelques notes, dès que le temps m'en sera donné, l'approche des conseils de classe se fait sournoisement, mais implacablement sentir.

dimanche, 11 novembre 2012

Toute prison a sa fenêtre.*

Hier et aujourd'hui, même programme. Lever 8 heures, deux heures et demie de boulot le matin, 4 heures et demie l'après-midi. Hier ADMV a fait à manger, aujourd'hui, je m'y colle. Elle a droit à son weekend aussi... Déjà que je lui cause pas beaucoup, du coup.

Il va être l'heure de ma pause.

J'en ai fait 12. Youpi ! me dis-je.

Oui, mais les vieilles séquelles d'arithmétique me rattrapent : il m'en reste 24 !

Essayons de regarder du côté éclairé :

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Les fenêtres de Paris ou d'ailleurs m'ont toujours fait plus rêver que les copies. Sûrement parce qu'elles ont chacune leur personnalité malgré le but un peu identique qu'on attend d'elles. Elles arrivent encore à me surprendre. Mais c'est aussi parce que je ne suis pas obligée de les regarder et de les photographier, je ne prends en compte que celles qui me plaisent au premier coup d'oeil.

Je vous parlerai du reste de mon Paris de Toussaint dans une prochaine note.

*Gilbert Gratiant

dimanche, 04 novembre 2012

Les droits de l'homme sont universels et indivisibles.*

Le regain de médiatisation d'une éventuelle autorisation du mariage pour les homosexuels et, subséquemment, du droit pour eux à l'adoption m'a donné l'occasion de faire une recherche sur les supporters et opposants de cette loi, tout en faisant quelques découvertes, moi qui vis parfois loin des media :

Vous le saviez, vous ? Il y a eu un prêtre candidant dans l'émission "secret story" ! Et voici ce qu'il pense:

http://www.closermag.fr/content/73325/laurent-lenne-le-pr...

La Blondasse ne nous déçoit pas :

http://www.fait-religieux.com/derniere_minute/2012/11/02/...

Et l'inénarrable Monsieur 23 a fait preuve d'un raisonnement assez abscons, mais comme diraient les Guignols, "c'est rassurant, il y a aussi des fous chez les catholiques."

http://actu.voila.fr/actualites/societe/2012/11/04/mgr-vi...

Pourquoi il parle du meurtre dans son argumentation m'échappe... Ma grand-mère croyait bien que les communistes élus dans ma ville allaient bouffer des curés, peut-être Monsieur 23 croit-il que les homos se tuent après l'amour, comme les mantes. (Religieuses, d'ailleurs !)

Suit une possible explication à cette soudaine opposition des dirigeants catholiques en France :

 

Que les cathos se rassurent ! Les Anglicans ont leurs fous aussi :

http://www.lepoint.fr/monde/mariage-pour-tous-en-grande-b...

Aux USA, des prêtres souhaitent la mort des homos, mais Brad Pitt relève le niveau en défendant le mariage homosexuel au nom des Droits de l'Homme.

http://www.allocine.fr/article/fichearticle_gen_carticle=...

 

Personnellement je suis née dans une société où le mariage m'est apparu comme une alternative possible, mais que je pouvais refuser. A 26 ans quand j'ai vécu ma première longue histoire avec une femme, l'idée du mariage ne sest pas imposée. Il était déjà impossible de vivre une relation homo officiellement, alors, se marier !... J'avais toujours plutôt été "contre" dans mon cas, même quand j'étais hétéro ou ne croyais être que cela : Je me trouvais trop jeune pour m'engager dans un contrat à durée indéterminée, je ne possédais rien, je ne voulais pas forcément procréer et surtout l'idée de ma "succession" ne me venait pas à l'esprit. Puis, je me suis mise à perdre mes parents, à hériter, et à voir autour de moi des gens décider du sort des vieux et de leurs biens, et j'ai réfléchi. J'ai donc fait un testament. Ensuite, quand j'ai pu, je me suis pacsée. Cela empêchait d'éventuels gens obtus et profiteurs de risquer de virer ADMV de ma maison et/ou de lui prendre ses biens parce qu'ils se trouvaient dans MA maison si je disparaissais dans un ouragan. Je suis trop vieille pour adopter ou procréer un enfant qui puisse être protégé par les deux personnes qui l'élèveraient, mais je vis avec ADMV depuis plus de dix ans, et je ne vois pas pourquoi elle ne pourrait pas avoir droit à une pension de reversion après ma mort. Je vois des jeunes gays pouvoir avoir des enfants, sans cacher leur couple, et tant mieux. Les idées ont évolué, les faits aussi. Et pour finir, je ne vois pas pourquoi les gays ne pourraient pas choisir, comme les hétéros, de se marier ou non.

 

* Vaclav Havel

 

vendredi, 02 novembre 2012

La culture ne s'hérite pas, elle se conquiert.*

Les vacances c'est l'occasion de se déplacer, de voir enfin les gens à qui l'on envoie d'habitude des mails ou des sms quand on en est adepte. Les vacances c'est aussi l'occasion de voir les choses devant lesquelles on passe d'habitude sans les remarquer. Ce n'est pas loin, mais, quand on se laisse dominer par les copies, les réunions, les lectures ardues et sèches du Bulletin Officiel pour comprendre le nouveau bac, on passe à côté de l'essentiel. Hier, il ne faisait pas vraiment beau, mais le soleil a brillé assez pour nous donner envie de sortir, de nous éloigner de l'ordinateur sur lequel on a regardé moult photos de famille, liens vers des sites de vacances lointaines ou de musiques plus ou moins gratuites. Et voici tout ce que j'ai vu, goûté, savouré. C'est à Troyes. Peut-être certains d'entre vous n'auront même pas tant de kilomètres à faire que cela. Sinon, c'est au carrefour de deux autoroutes (A5 et A26), il y a une vieille ville, plein de choses à photographier, un musée d'art moderne (fermé le 1er novembre !) et en ce moment, les Nuits de Champagne, avec plein de gens bien en concert, et une maxi-chorale accompagnée par Maxime le Forestier, si j'ai bien tout compris. Non, je ne travaille pas pour l'Office du Tourisme. D'ailleurs, si j'y travaillais, je m'arrangerais pour qu'il y ait au moins un musée ouvert, un évènement culturel, et un cinéma art et essai pour les gens comme moi qui prennent la peine de venir un jour de congé, ce qui n'est quand même pas une idée aussi eccentrique que cela !

(Message personnel à Michèle Laroque, compagne du maire UMP Baroin : Vous qui êtes actrice, relativement connue, ne pourriez-vous faire quelque chose pour qu'on puisse voir à Troyes autre chose que la programmation indigente et hors de prix de l'unique multiplexe de la ville ????)

Je viens d'envoyer un message sur le site de la ville et à la fin on peut lire :

Merci, votre soumission a été reçue

Pauvre langue française "webisée"...

 

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*André Malraux 

mardi, 30 octobre 2012

Jamais homme noble ne hait le bon vin.*

Je reviens de l'Est où je suis allée participer à une renconter de Sony et "cher" (non, je n'ai pas joué dans Stars 60), mais à une rencontre "Appareils nets et environnement flou".

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L'environnement était flou surtout à cause de ça :

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Ca rend flou autour, et souriant dedans, la preuve:

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Je suis revenue avec un Céquoidon:

Participez ! Vous en sortirez grandis. Mais si !

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La maison exige des réponses précises s'il-vous-plait !

* François Rabelais

samedi, 27 octobre 2012

Qu'est-ce qui vaut mieux être, noir ou homosexuel ? C'est mieux d'être noir, parce qu'on n'a pas besoin de le dire à ses parents...*

Deux vidéos qui parlent d'elles-mêmes. Comment peut-on encore hésiter ?

 

Si vous parlez anglais, allez sur Youtube, il y a d'autes vidéos montrant cet homme, plus complètes encore. Mais c'était la seule que j'ai trouvée sous-titrée.

Et si les américains sont capables de le comprendre, pourquoi les français ne le seraient-ils pas ?

*Catherine Bézard

jeudi, 25 octobre 2012

Les accidents de la route ne sont pas dus à l'alcool, mais à la voiture. La preuve : mettez un alcoolo dans un fauteuil roulant, il ne tuera personne.*

Dans le hall d'entrée de la salle de spectacles, on attend. Au mur, des projections : extraits de spectacles passés.

Un film. De toute évidence, une parodie contemporaine de vieux films  de Chaplin ou Keaton. Derrière moi, une femme dit à son mari : "C'est entièrement muet." Puis, elle n'arrête pas de le répéter et de causer, très fort.

J'espère qu'il a pu, et ses voisins aussi, voir le spectacle sans qu'elle lui explique tout !

Ma voisine, elle, était sympa. Elle s'est marré et a eu peur tout le temps, tellement bon public que je me suis demandé si elle ne faisait pas partie de la compagnie.

C'était de l'humour un peu décalé, comme j'aime. On aurait pu penser qu'ils étaient belges, mais non.

* Luis Rego

dimanche, 21 octobre 2012

Il n'y a pas de plaisir comparable à celui de rencontrer un vieil ami, excepté peut-être celui d'en faire un nouveau.*

Cette semaine j'ai goûté à deux plaisirs nouveaux :

Lui.

  J'ai gagné deux places à un jeu sur facebook. Un concert super sympa, bien ficelé avec des jeux rigolos de mise en scène et un duo virtuel avec Maxime Le Forestier. Je connaissais son nom, j'ai écouté sur deezer, et je me suis dit "les paroles sont sympas, mais la musique, bof." Eh bien j'avais tout faux. Y'avait 4 musiciens très doué et efficaces, et une ambiance à laquelle je n'ai pas résisté tout en ne connaissant aucune des chansons de ce monsieur. Chapeau Aldebert !

Et un tajine au miel de châtaigne hier soir. Moi, je suis plutôt cuisine indienne. Alors je pratique pas le tajine, je sens que je vais me faire réinviter bientôt !

*Rudyard Kipling

jeudi, 18 octobre 2012

Je ne suis pas vraiment libre si je prive quelqu'un d'autre de sa liberté. L'opprimé et l'oppresseur sont tous deux dépossédés de leur humanité.*

J'ai un métier et j'ai de la chance, j'en conviens. Que vous dire sur ce métier qui est tout de même à l'origine de l'existence de ce blog ? Il m'a permis hier de réaliser que certains de mes terminales "ne savaient absolument rien" à propos de Nelson Mandela. Ils me l'ont dit, un peu comme une excuse légitime au fait qu'ils n'allaient pas pouvoir traiter une partie de la question. Comme il fallait comparer les causes de sa popularité avec celles de Lady Di, il y en a qui ont été bien dans l'embarras, vu qu'à la fin du cours, on m'a posé des questions du genre "Diana elle faisait de l'humanitaire ?", "C'était bien la femme du Prince Charles". Ceux qui ne m'ont rien demandé, ne savaient peut-être absolument rien sur elle non plus. Il est vrai que cette année on ne nous a pas du tout bassiné sur le mariage de son fils, en nous rebattant les oreilles de son destin tragique... (et l'illustration, là, en bas, vous prouvera que c'était une grande philosophe !) J'ai aperçu, en jetant un oeil sur quelques copies ( je l'ai récupéré, ne vous en faites pas.) qu'ils étaient plus savants sur le troisième personnage, James Bond. On est sauvé !

Je ne vous raconterai pas comment j'en bave à expliquer la chanson de Bruce Springsteen, American Land, qui met les immigrants vers l'Amérique du XIX et début du XX siècles au rang de héros. Quand on leur décrit la misère qui les a poussés à partir et les conditions difficiles où ils se sont retrouvés à construire des voies de chemins de fer, bosser dans des fonderies, où parfois ils mourraient, vous cherchez à faire sortir le mot "victim", et ils vous proposent "losers", "héros" et ils ne produisent que "winner". L'an prochain, ils seront en école de commerce.

Heureusement j'en ai d'autres un peu moins formatés, qui s'intéressent à l'art, au design, et ça égaie mes semaines. Et puis mardi, on a mangé bio, et le soir, j'étais convoquée à une réunion inutile et vide, mais où on nous a payé un verre plein à la fin, bien mérité. Le mercredi après-midi, on n'a pas à se demander comment on va occuper notre temps, on corrige les fameuses copies, cauchemar du prof de base. Cette année, j'ai 171 élèves, je vous laisse déduire combien je corrigerai de copies à raison de trois ou quatre devoirs par trimestre... Le problème en vieillissant, c'est que l'on a du mal à ne pas s'endormir dessus pendant la correction, alors que la nuit l'insomnie guette quasiment tous les jours. Allez comprendre !

En conclusion, ne me dites pas que je râle, y'a du bon j'vous ai dit, mais vous avez réclamé une note, voici la seule que j'ai pu écrire.

* Nelson Mandela

jeudi, 11 octobre 2012

La pensée d'un homme est avant tout sa nostalgie.*

Hier en arrivant au lycée, je me suis dit "De mieux en mieux !"

En effet, sur le tableau lumineux dans le hall, j'ai lu :

UNSS : CRS

Résultat déplorable imputable à mes problèmes d'yeux ?

Il fallait lire GRS.

Mais si on se rappelle de ce qui m'avait choqué précédemment dans les activités de mes collègues d'EPS, on comprend que je puisse me tromper.

Et sinon, les yeux de celui qui aimait sa biche se sont fermés. Ce n'est pas que je l'aimais beaucoup à l'époque, d'ailleurs, j'étais trop petite pour que ce soit mon idole, ou alors, des très jeunes, car j'avais 5 ans. Mais sa chanson fait partie de mes souvenirs d'enfance au même titre que les malabars et leurs décalcomanies, le poinçonneur des tickets dans le bus, le bled à copier quand on était puni ou les marrons qui couvraient les trottoirs à l'automne. (Dans Maville, y'en a quasiment plus, des marrons.)

Demain, je vais raconter plein de choses hyper intéressantes à 36 paires de parents. Quelle chance ils ont !

*Albert Camus

 Edit : Ce soir, regardez la 3, le film avec Belmondo ! Je joue dedans.

Enfin, au milieu de la foule sur le quai près du France au Havre, y'a une gamine de 9 ans qui était hyper émue d'être là au moment du tournage, ça la changeait de l'ambiance pourrie de la colo...

lundi, 08 octobre 2012

Cécité : point de vue.*

'Scusez moi, j'ai été un peu silencieuse ici, mais ma copine clowne est venue me rendre visite, et c'est un truc 'ach'ment rare, surtout que ça a duré de mercredi soir à ce matin, et qu'elle a été disponible quasiment tout le temps ! Elle venait pour un colloque. Les clowns, aujourd'hui, ça participe à un tas de trucs sérieux, vous pouvez pas imaginer.

Elle m'en a raconté une bien bonne quand même, que peut-être si elle faisait un effort, elle pourrait s'en resservir dans un spectacle. (Ah ben non, les clowns ça fait pas des sketches !) Alors, Dany Boon, ou Florence Foresti peut-être.

Un jour elle avait oublié de déclarer ce qu'elle avait travaillé pendant un mois, en panique elle remplit sur internet, imprime, et va porter le papier chez Popaul, parce que internet ça lui suffit pas à Popaul, il lui faut le papier. Mais quand elle arrive, on lui dit qu'il n'y a qu'une personne qui peut prendre son papier, et qu'elle doit prendre rendez-vous. La personne est dans un bureau sur place, mais elle peut pas venir prendre le papier comme ça, là, sans rendez-vous. Alors la clowne, elle dit qu'elle peut laisser le papier. Mais non il lui faut un rendez-vous, qu'on peut pas lui donner comme ça, il faut qu'elle téléphone. Il y a un téléphone gratuit dans le salon d'entrée de chez Popaul, elle a le droit de l'utiliser... pour appeler la dame de chez Popaul qui est dans la pièce d'à côté. Elle l'a, elle lui cause, lui explique qu'elle a fait 35 km pour lui apporter le papier à temps, et que ça l'ennuierait beaucoup de refaire le trajet. La dame d'à côté n'est pas sortie de sa pièce, a accepté (grande seigneuse) que la clowne laisse son papier imprimé au lieu de lui réécrire la liste de ses cachets sur papier libre comme elle lui demandait. Elle est pas belle la vie ? (J'avais encore quasi jamais critiqué Popaul parce que j'ai une copine qui y bosse, et que je sais que pour eux aussi c'est pas drôle, mais y'a quand même des gags qui méritent qu'on en cause !)

La vie n'est pas moche non plus pour moi. J'ai une grande nouvelle je n'ai pas de DMLA. Ceux qui ne savent pas ce que c'est, sont ceux qui ne regardent jamais QPUC. Car avant l'émission, il y a toujours au moins un clip sur la DMLA, un sur les couches pour incontinentes, un sur les monte-escalier et un dernier pour la route sur le cholesterol.

Mais avant d'apprendre la bonne nouvelle, j'ai dû remplir un questionnaire, et accepter qu'on me fasse un examen, qu'on allait peut-être pas me faire, et d'ailleurs qu'on m'a pas fait : un angiographie. Avant de cocher les cases et de signer l'autorisation, on lit deux pages où on nous dit qu'il n'y a quasiment aucun risque, sauf de vomir pendant et après l'examen, de se trouver mal, mais qu'allongé on tombe pas, et qu'on peut mourir soudainement, pendant ou juste après mais que ça (comme aurait dit mon pote Coluche) c'est "ach'ment rare !

On t'explique aussi que si on te fait pas l'examen ça peut être grave, les suites de ta maladie, donc, tu signes.

Et puis finalement, on te fait pas le fameux examen, peut-être dans 4 mois si les choses ont évolué (mal), mais en attendant, y'a rien à faire, et tu peux te rassurer, c'est pas la DMLA. C'est vrai je suis rassurée. "Atrophie de la rétine", ça fait vieux quand même, mais moins que "Dégénérescence Maculaire dûe à L'Age"...

Dans la salle d'attente, il était écrit (en grosses lettres, vu le type de clients) que le praticien fixait ses honoraires "avec tact et mesure". Ca m'a coûté 166 euros, sans l'examen qui m'aurait coûté 170 euros. Sans tact et sans mesure, je ne sais pas ce que ça m'aurait coûté...

*Michel Laclos

 

mardi, 02 octobre 2012

Sans langage commun les affaires ne peuvent être conclues. *

Pourquoi il ne faut pas envoyer de SMS sur un téléphone fixe :


podcast

C'est comme de parler intelligemment à Copé.

Anglais à Raffarin.

De musique à Christophe Maé.

De cuisine à M. Mackedaunalde.

D'honnêteté à des sportifs français professionnels.

A comprennent rin !

 

*Confucius

lundi, 01 octobre 2012

Dans un incendie, entre un Rembrandt et un chat, je sauverais le chat.*

J'ai promis à Hervé qu'aujourd'hui sur mon blog je publierais quelque chose de marrant. En plus il m'a retiré une fière chandelle du pied (comme dit ADMV qui connait bien pas mal de proverbes et expressions venus de sa grand-mère) en me retrouvant le nom du peintre Vettriano. Il y a deux raisons pour lesquels je ne le trouvais pas sur gougueule : 1. je croyais qu'il s'appelait Valenzeno. Et 2. Je pensais qu'il était américain, alors qu'il est écossais.

Voici un de ses tableaux :

Vous allez me dire, c'est beau, mais c'est pas drôle. Alors, je vous réponds "ce qui est normal, c'est ce qui suit, qui est drôle !". Non seulement c'est drôle, mais en plus Pascale n'aime pas les chats. Je suis sûre de publier une note à succès, donc.

* Alberto Giacometti

vendredi, 28 septembre 2012

CE QU'ILS DISENT, CE QU'ON ENTEND.

Ce matin à la radio j'ai entendu une pub pour "La Station de la vache Total". Je savais que Total était "vachement" polluant, menteur, etc, mais je ne savais rien de ces stations. Je regarderai dans mon quartier. Une vache et un cheval pourraient peut-être s'entendre.

Cela ressemble peut-être à ça :

Ou faisaient-ils allusion à ça ? 

 

En tout cas pendant ce temps-là, j'en connais une qui se marre...

jeudi, 27 septembre 2012

Happy GougueuleDay !

Aujourd'hui c'est l'anniversaire de Gougueule. Vous l'avez sans doute tous remarqué en cherchant un truc ou un autre. Eh bien j'ai réalisé que Gougueule et moi on est arrivé sur le net en même temps ! J'ai acheté mon premier ordinateur et ai eu ma première connexion internet en septembre 1998 en rentrant d'un séjour aux USA, où j'avais été convaincue de la magie de ce nouveau moyen de communication.

dimanche, 23 septembre 2012

La gastronomie est l'art d'utiliser la nourriture pour créer le bonheur.*

Ce weekend, c'était la fête de la gastronomie. ADMV, qui ne manque jamais une occasion de réjouir ses papilles et les miennes en dégustant un bon repas ou en goûtant un bon vin, n'a pas raté l'info concernant une opération à laquelle participaient quelques restaurants sympathiques et de qualité à travers la France, et qui, si on arrivait à s'inscrire en un temps record dès l'ouverture du serveur (informatique, pas celui d'un restaurant), offraient un repas gratuit pour un repas payé. Grâce à la célérité d'ADMV donc nous avons pu manger hier dans un des meilleurs restaurants de Maville. Ce n'était pas encore donné, mais quand il s'agit de gastronomie, nous sommes prêtes à certaines folies. Ce repas a duré près de trois heures, où nous avons mangé à un rythme très tranquille presque une dizaine de choses très différentes, toutes subtiles et qui nous ont fait découvrir des saveurs inconnues (de nous). Moi qui croyais ne pas aimer le wasabi, j'ai su l'apprécier sur du homard, et j'ai goûté pour la première fois, et qui sait la dernière, peut-être, du boeuf wagyu. En carpaccio, c'était une merveille. Tout le repas était accompagné de vins impeccablement choisis. Un personnel attentionné et expert chacun dans une fonction, et le chef qui est venu bavarder. Tout le monde était aimable, mais pas trop guindé (enfin, un peu quand même au début), ma conclusion, c'est que ça doit être sympa d'être un peu riche pour pouvoir se payer ça plus d'une fois tous les six ans (on avait eu l'audace d'y venir à plein tarif il y a environ six ou sept ans), à moins qu'ils ne se rendent plus compte de leur bonheur à force que cela devienne une habitude, presque un dû. C'était trop tentant de vous faire partager un peu cette impression savoureusement incroyable.

 

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*Theodore Zeldin

vendredi, 21 septembre 2012

Les arènes gonflées d'une foule en délire regorgent de couleurs et d'âpre envie de sang. *

Depuis ce matin, on le sait, la corrida est "constitutionnelle". Et dans "constitutionnelle", il y a "stitutionnelle".

Quelques points de vue sur le sujet:

 Sinon, je suis rassurée. Je ne vis pas avec une psychopathe. ADMV a en effet un odorat hyper développé.

 

*Gilbert Bécaud.

 

mercredi, 19 septembre 2012

OGM? Moi, j'OGM pas.*

J'ai croisé récemment pas mal d'articles contre les produits issus de l'agriculture biologique, prétendant qu'ils n'étaient pas meilleurs pour la santé que les autres. Je ne sais pas quel lobby soutient ces articles, mais oseront-ils contredire une étude qui vient d'être rendue publique et qui dénonce la dangerosité des OGM ?

A lire dès le 26 septembre un livre "Tous Cobayes !". A voir, un documentaire sur le même sujet.

Et pour l'instant, cet article :

http://fr.news.yahoo.com/étude-choc-relance-débat-toxicit...

*moi.

vendredi, 14 septembre 2012

Il ne suffit pas de partager un patrimoine commun, encore faut-il vivre dans le même monde. *

Toute la semaine j'ai eu envie d'écrire une note. Et toute la semaine j'ai eu des trucs qui m'ont retardée. D'abord not' chat, qu'est pas vraiment not' chat, mais qui nous a adoptées, (d'ailleurs a-t-il le droit ? puisque tant de gens sont contre le droit à l'adoption des homosexuelles), car not' chat s'était battu et avait l'oeil dans un sale état. Puis j'ai eu des coups de fil. ADMV était en stage, loin, toute seule, enfin au début parce qu'après elle est allée au restau avec ses co-stagiaires, mais bon, au début, elle avait besoin de causer. Et puis j'ai eu du boulot. Après un weekend à corriger les évaluations pour faire les groupes de compétences, il a fallu taper les listes. J'ai préparé de beaux cours, mais il a fallu aller en avance au lycée pour vérifier que le vidéo-projecteur fonctionnait, trouver le bon code du portable, le bon câble qui ne donne pas une image verte sur l'écran. Mercredi j'ai mangé chez ma tante, qui aime bien que sa nièce mange chez elle. Mais bien que quittant à 11 h 50, je n'ai pu arriver chez elle qu'à 12 h 50. Bref, à 15 h, re-boulot. A 18 h, visite de E., et petites courses à faire pour manger car le frigo était vide, ou quasi. Hier, c'était presque cool, mais j'ai eu la flemme de rédiger une note. Alors là, malgré une migraine soudaine, que je suis en train d'essayer de tuer avec un zomig et du baume du tigre, je me suis dit "là, il faut faire quelque chose, ou bien ils vont tous se sauver. J'ai plus de visites. A croire que la politique ça les gonfle." Vous avez vu, aujourd'hui, je vous parle pas de politique. Pourtant là, j'avais envie de dire que Peillon, pour l'instant il a pas fait grand chose, mais il a quand même eu une réaction saine vis-à-vis des deux profs qui se sont fait agresser. Je ne résiste quand même pas à exprimer mon agacement quand le 11 septembre, les journalistes ont annoncé la visite de Ségolène Royal à l'Elysée en commençant par donner la couleur de son tailleur, et ont eu du mal à parler du fond, disant seulement qu'elle n'avait pas abordé de question d'ordre privé ! Du non-scoop donc. Autant fermer sa gueule. Mais avec tout ça, je ne connais pas la couleur du costard de François Hollande.  Ce matin, j'ai fait cours avec une de mes anciennes élèves devenues prof. On a une heure de cours à mener ensemble : dans sa matière, mais en anglais. C'est un peu bizarre, mais c'est intéressant et émouvant un petit peu. Ce soir, si ma tête me lâche un peu, je sors, car on inaugure un bâtiment rénové dans ma ville, et y'a un tas de trucs sympas organisés. J'avais rien dit de la semaine, mais je me suis rattrapée ! Merci pour votre patience, pour m'avoir attendue, puis lue.

Pour info, c'est comme ça depuis deux semaines, et pourtant je reste de très bonne humeur.

Journées du patrimoine 2012* Edwy Plenel

lundi, 10 septembre 2012

"Y'a qu'la vérité qui fâche"*

D'accord, la une de Libé ne manquait pas d'insolence. Mais finalement la réaction de l'homme dont il était question, porter plainte, prouve au moins que Libé avait raison sur deux points : Premièrement, il est riche.

En attendant que cette photo soit interdite suite au procès, régalez-vous !

 

* Ma grand-mère.

mercredi, 05 septembre 2012

Un chien mord un homme, c'est un fait divers. Un homme mord un chien, c'est un scoop. *

Mince ! J'ai failli oublier de faire une note de rentrée. Pourtant comment ne pas se rappeler de cet évènement incommensurablement étonnant et exceptionnel ?

Quoi ? Ces adjectifs vous semblent exagérés, hors de propos ?

Que nenni ! Des media très sérieux en ont fait leur une. Cela doit donc être un scoop.

Lundi, ils ont publié ça.

Messieurs et Mesdames du Monde, eh! Il faut vous réveiller !!! Ca ne fait que trente ans ans ou plus que c'est comme ça. Les profs rentrent une journée avant les élèves. Un scoop qui vaut bien tous les articles gougueule a recensés ce jour-là !

Ce même lundi, France Inter, a préféré parler des enfants et a expliqué à leurs parents (oui, je ne crois pas que beaucoup d'enfants retirent leurs mp3 pour écouter le 7/9) que une fois à l'école, les enfants avaient moins de temps libre ! Là encore j'en suis restée bouche bée. Tant d'informations ! Tant d'analyse !

Le lendemain, alors que je finissais mon brushing, et vérifiais ma tenue, ils ont annoncé que, comme tous les profs, j'étais sur le pied de guerre. Pourtant dans mon cartable, pas de kalachnikov, juste une clé usb et mes photocopies.

Bref, je suis rentrée. J'ai trouvé mes 36 élèves de secondes, dans une salle où les 38 places assises tiennent plutôt mal que bien. Et depuis lundi, nous guettons chaque temps libre pour organiser les évaluations de début d'année pour les groupes de compétences, nous alignons les réunions diverses de concertation dûes à la réforme pondue par le gouvernement précédent. Tout ce que nous souhaitons c'est que ces nouveautés soient abrogées pour qu'on puisse, au lieu d'évaluer, diviser les tâches en tant de micro-tâches que ni les élèves ni nous ne savons où nous en sommes, d'essayer de vivre calmement au milieu des 1050 élèves dans des bâtiments prévus pour 700, pour qu'on puisse, tout simplement ENSEIGNER.

Non, les journalistes n'ont pas prononcé les mots en gras ci-dessus. Alors quand on n'a rien à dire sur un non-évènement, on n'a qu'à.............................. .

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C'est lui qui l'a fait, mais ce sont eux qui n'ont encore rien changé. Pourtant, le changement, ça devait pas être maintenant ???

*Lord Beaverbrook

vendredi, 31 août 2012

La poésie est mémoire, mémoire de l'intensité perdue.*

Dans le couloir de la maison de retraite, je croise toujours des gens, assis le plus souvent. Je leur dis toujours bonjour. Parfois ils répondent, parfois pas. Hier une femme errait de long en long (en large, elle rentrerait immédiatement chez quelqu'un). J'ai dit "bonjour Madame". Elle ne m'a pas répondu. Elle répétait : "Vous avez vu ma femme ? Où est ma femme ? Vous savez où est ma femme ?" En boucle. J'ai dit que non. Un homme en blanc est arrivé et l'a raccompagnée à sa chambre.

Je me suis demandé si cela m'arriverait un jour, de déambuler quelquepart, l'air perdu, en demandant où est ma femme.

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* Yves Bonnefoy